Argentine: Humahuaca, Purmamarca et Tilcara

Mardi 16 août 2016. Trajet Tupiza-Villazon-Humahuaca (Argentine).

Et oui, c’est déjà aujourd’hui que nous passons en Argentine. Cela nous fait un petit pincement au cœur de quitter cet hôtel familial tenu par cette famille si chaleureuse. Faisons un peu de pub : il s’agit de l’Hostal Butch Cassidy à Tupiza. Les parents ont travaillé des années pour les agences qui font les tours dans le Sud Lipez et le salar d’Uyuni en tant que guide et cuisinière. Ils ont ensuite ouvert une supérette auprès de laquelle s’approvisionnent les différentes agences avant de partir en expédition. Ils sont ainsi capables de nous renseigner sur les tours et surtout sur les menus que proposent les agences chaque jour pour manger : le lundi soir chez La Torre, c’est lasagnes tandis que chez Tupiza Tours, c’est spaghettis ! 😉 Ils ont ouvert il y a seulement 7 mois avec une dizaine de chambres et pensaient recevoir quelques locaux. Mais comme il n’y a pas beaucoup de choix d’hôtels à Tupiza, ils ont vite reçu des touristes étrangers, qui les ont très bien notés sur Booking.com et Trip Advisor. Du coup, ils ont une note de 9,6/10 et sont premiers sur Booking.com, devant les grands hôtels de Tupiza. Et depuis lors, ils sont souvent pleins. En réalité, ils ne réalisent pas encore ce qu’ils leur arrivent. Il faut dire qu’ils proposent des chambres nickels, un buffet de petit déjeuner comme on n’en a jamais eu et sont tellement adorables qu’on se sent très vite comme chez nous. D’ailleurs la petite dernière venait voir ce que Mister J cuisinait « en Bolivie, on ne fait pas le quinoa comme ça ! ». 😉 Elle n’a que 12 ans mais est déjà prête à prendre la relève tellement elle est sociable.

Tupiza: le buffet génialissime de notre hôtel pour le petit-déjeuner

Tupiza: le buffet génialissime de notre hôtel pour le petit-déjeuner

Nous disons aussi au revoir aux deux Allemandes avec qui nous avons beaucoup parlé ces deux derniers jours et nous dirigeons vers la gare de bus vers 9h. Un bus un peu pourri et puant les pieds est prêt à partir pour Villazón, la dernière ville bolivienne avant la frontière avec l’Argentine. N’ayant pas du tout envie d’attendre, nous sautons sur l’occasion, montons dans ce bus et ouvrons en grand la fenêtre car l’odeur de pieds est vraiment nauséabonde ! Après seulement 1h30 de trajet, nous arrivons dans le centre de Villazón et marchons 1km jusqu’à la frontière. Reste une inconnue : combien de temps allons-nous mettre pour passer cette frontière apparemment très fréquentée. D’après certaines expériences lues sur internet, cela peut prendre entre 30 minutes et 8h… Mais à nouveau, la chance est avec nous : nous mettrons en tout et pour tout 45 minutes pour passer de l’autre côté, côté argentin, à La Quiaca.

A la frontière, nous n’avons pas pu échanger notre argent. Et aucun touriste voyageant dans l’autre sens ne nous a proposé d’échanger nos Bolivianos. Nous devons donc trouver un distributeur avant de pouvoir prendre le prochain bus. C’est là que la galère commence… Il n’y a qu’une seule banque dans cette ville frontière, avec 3 distributeurs de billets, dont 2 sont déjà vides. De plus, une vingtaine de personnes attendant déjà pour retirer… Mister J dépose Miss V dans un parc avec les sacs et part faire la file. Après 20 minutes, la file avance bizarrement très vite… Mince, le dernier distributeur est maintenant vide ! Un gars de l’agence nous dit que le distributeur devrait être rempli dans 30 minutes. Grrr ! Certains continuent la file, pas Mister J. Nous allons essayer de payer le bus avec des dollars américains. C’est la première fois que cela nous arrive !

Nous allons donc à la gare de bus et payons nos billets de bus en US$ malgré le taux de change désavantageux. Nous arrivons aussi à nous séparer de nos derniers Bolivianos dans une supérette où nous achetons de quoi déjeuner en attendant le bus, qui ne part qu’à 15h.

Première bonne surprise en Argentine : contrairement aux bus boliviens, les bus argentins sont tout neufs, tout propres, partent à l’heure et arrivent à l’heure. Après 3h de trajet, nous arrivons donc à Humahuaca et trouvons assez rapidement un petit hôtel. Ouf ! Il faut dire que c’est la première fois que nous arrivons quelque part à 18h sans avoir rien réserver. Mais comme nous avons une nouvelle fois changé d’heure en passant la frontière, il fait encore jour (+1h et donc +5h par rapport à la Belgique/France). Par contre, il faut absolument que nous retirions de l’argent car nous n’avons toujours pas de Pesos argentins. Même blague que toute à l’heure à La Quiaca : il n’y a qu’une seule banque avec 3 distributeurs dans toute la ville. Heureusement, ils sont tous pleins, donc la file avance très vite. Par contre, on ne peut retirer que 2000 Pesos argentins (120€) avec des frais de 90 Pesos (5€, en plus des frais de notre banque). Grrrr. Mais avons-nous vraiment le choix ? Nous retirons tout de même plusieurs fois parce qu’en argentine, avec 120 euros, on ne tient pas très longtemps 😉

Ceci dit, il y a un point qui tourne en notre faveur : le Pesos argentin est régulièrement dévalué face au US$ et à l’euro. La dernière dévaluation (de 30% !) a d’ailleurs eu lieu en décembre 2015. Pour 1 euro, on obtenait 6 Pesos en 2013, on en obtient aujourd’hui 16. On peut facilement imaginer l’impact que cela a pu avoir sur les Argentins ces dernières années. Même si touristiquement parlant, les tarifs sont régulièrement alignés sur la valeur du dollar, nous y gagnons sur les transports, la nourriture, les toilettes… Cela compte ! 😉

Ce soir, nous avons très faim car nous avons peu mangé depuis le matin. Du coup, nous choisissons un bon resto. L’ambiance est sympa. Nous prenons un menu « entrée, plat, dessert », l’occasion de déguster de superbes empenadas farcies à la viande, un bon ragout de quinoa et, en dessert, une crêpe au « dulce de leche ». Mais qu’est-ce donc ? Les Argentins ont compris qu’ils pouvaient faire une sorte de sauce au caramel en faisant caraméliser du sucre dans du lait. En réalité, nous avions déjà pu en goûter au petit-déjeuner lors de notre expédition dans le Sud Lipez en Bolivie 😉

Humahuaca: une crêpe au "dulce de leche" (une confiture de lait très sucrée). Délicieux !

Humahuaca: une crêpe au « dulce de leche » (une confiture de lait très sucrée). Délicieux !

 

Mercredi 17 août 2016. Visite de Humahuaca.

Ce matin, le petit déjeuner est plus que sommaire : un peu de pain sec, de la confiture et une boisson chaude. Cela nous rappelle la chance que nous avions à Tupiza : un délicieux buffet préparé par la mama !

La ville de Humahuaca n’est pas très grande et la matinée nous suffira pour en faire le tour ! Nous commençons par la Plaza Central, qui est entourée par le Cabildo, un bâtiment de style colonial qui abrite la municipalité, ainsi que l’église de la Candeleria. Nous montons ensuite les marches qui mènent au Monument de l’Indépendance et qui offrent également une très belle vue sur la Quebrada de Humahuaca, qui, avec ses roches colorées, ressemble très fort au sud de la Bolivie. Il y a d’autres points au Nord-Ouest de l’Argentine qui nous font également tout de suite penser à la Bolivie : les traits andins des locaux, leur peau tannée par le soleil, leur artisanat (notamment les tissus avec lesquels les dames portent tout et n’importe quoi sur le dos), la lenteur du service dans les restaurants, les petits-déjeuners sommaires et un wifi souvent capricieux 😉

Humahuaca

Humahuaca: en route vers la Place Centrale

Humahuaca: el Cabildo ou encore la Municipalité

Humahuaca: el Cabildo ou encore la Municipalité

Humahuaca: la Iglesia de la Candelaria y del Antonio

Humahuaca: la Iglesia de la Candelaria y del Antonio

Humahuaca: Miss V et son nouveau pantalon devant le Monumento a la Independencia

Humahuaca: Miss V et son nouveau pantalon bolivien devant le Monumento a la Independencia

La Quebrada de Humahuaca et sa roche colorée

La Quebrada de Humahuaca et sa roche colorée

Un peu avant midi, nous remarquons un attroupement sur la Place Centrale, plus précisément devant le Cabildo. Mais que se passe-t-il ? Il y a même une musique de fond… Aaah, c’est San Francisco Solano, l’automate qui bénit la ville tous les jours vers midi. Il est sorti de sa cachette et est entré en action : il bénit d’abord la ville de sa main droite puis d’une croix qu’il tient dans sa main gauche.

Humahuaca: cherchez San Francisco, l'automate qui bénit la ville tous les jours à midi...

Humahuaca: cherchez San Francisco, l’automate qui bénit la ville tous les jours à midi…

Humahuaca: San Francisco Solano, l'automate qui bénit la ville tous les jours à midi...

Humahuaca: San Francisco Solano, l’automate qui bénit la ville tous les jours à midi…

A midi, nous nous dirigeons vers un resto qui a l’air sympa. Mister J prendra un steak de lama et Miss V un « estofado mixto » composé de chevreau et de lama cuits à l’étouffée ! Pas mauvais du tout !

Humahuaca: un lomo de lama. Succulent !

Humahuaca: un lomo de lama. Succulent !

Humahuaca: un estofado mixto, composé d'un morceau de chevreau et d'un morceau de lama. Pas mauvais du tout !

Humahuaca: un estofado mixto, composé d’un morceau de chevreau et d’un morceau de lama. Pas mauvais du tout !

L’après-midi, nous déambulons au hasard dans les quelques ruelles pavées de la ville. Mignon !

Humahuaca

Humahuaca

Humahuaca

Humahuaca et ses ruelles pavées

Humahuaca

Humahuaca

Humahuaca

Humahuaca: le soleil du drapeau argentin

Humahuaca

Humahuaca et ses ruelles pavées

Le soir, nous choisissons une spécialité argentine en entrée : des triangles de fromage de chèvre. Très bon mais le fromage est toujours un peu caoutchouteux par ici ! 😉 En plat principal, Mister J reprend du lama bien saignant et délicieux, tandis que Miss opte pour une autre spécialité argentine : un locro, càd une soupe de haricots, de maïs blanc, de viande de porc et d’une rondelle de chorizo. Pas terrible du tout…

Humahuaca: triangulitos de queso de cabra (petits traingles de fromage de chèvre). pas mauvais du tout !

Humahuaca: triangulitos de queso de cabra (petits traingles de fromage de chèvre). pas mauvais du tout !

Humahuaca: un locro, une spécialité argentine qui consiste en une soupe de haricots, de maïs blanc, de viande de porc et d'une rondelle de chorizo. Pas terrible...

Humahuaca: un locro, une spécialité argentine qui consiste en une soupe de haricots, de maïs blanc, de viande de porc et d’une rondelle de chorizo. Pas terrible…

Humahuaca: el Cabildo by night

Humahuaca: el Cabildo by night

 

Jeudi 18 août 2016. Trajet de Humahuaca à Purmamarca et visite de cette dernière.

Ce matin, nous partons pour Purmamarca. Après un petit déjeuner à nouveau très sommaire, nous voilà partis pour 1h30 de bus. Arrivés à Purmamarca, Mister J dépose Miss V dans un parc et part à la recherche d’un hébergement. Et cela lui prendra bien 1h car les hébergements sont soit vraiment nuls, soit trop chers ! Finalement, il trouvera une chouette petite chambre dans un camping. Les autres chambres de cet hostel-camping sont nuls (petites, très sombres) mais la nôtre est grande et bien claire grâce à deux grandes fenêtres qui donnent sur les montagnes colorées.

Purmamarca: arrivée à la gare de bus juste devant le marché artisanal pour touristes

Purmamarca: arrivée à la gare de bus, juste devant le marché artisanal pour touristes

Purmamarca: la Plaza Centrale, ses arcades et son marché artisanal

Purmamarca: la Plaza Centrale, ses arcades et son marché artisanal

Purmamarca: la Plaza Centrale entourée du marché artisanal pour touristes

Purmamarca: la Plaza Centrale entourée du marché artisanal pour touristes

Purmamarca: la Iglesia de Santa Rosa

Purmamarca: la Iglesia de Santa Rosa

Purmamarca: la Iglesia de Santa Rosa

Purmamarca: la Iglesia de Santa Rosa

Purmamarca: l'arbre millénaire

Purmamarca: l’arbre millénaire

Vers midi, nous cherchons un restaurant mais ils semblent tous fermés… Heureusement, celui qu’on convoitait semble ouvert, mais nous nous faisons refouler car « on ouvre dans 30 minutes, à 12h30 » ! Plutôt que de nous inciter à rester boire un apéro en attendant, ils nous éjectent carrément du resto ! Nous avons du mal à nous faire au rythme argentin ! Le petit-déjeuner proposé par les hôtels est sommaire, voire carrément minable (2 toasts avec de la confiture + 1 café ou thé). Nous avons donc faim très tôt mais le midi, les restos n’ouvrent pas avant 12h30… Il faut encore y ajouter le temps de se faire servir un plat, on ne peut donc pas manger avant 13h15 ! Et le soir, les restos n’ouvrent pas avant 19h30. Nous qui avions pris l’habitude d’aller manger tôt, vers 18h-18h30, parce que dans le reste de l’Amérique Latine, la majorité des restos ne servent plus après 20h. Bref, aujourd’hui, nous goûtons une nouvelle fois une spécialité argentine : des ravioles de quinoa. Non, les ravioles ne sont pas préparées avec de la farine de quinoa mais elles sont fourrées avec du quinoa. C’est un peu comme manger des pâtes et du quinoa… Pas mauvais mais cela ne vaut pas de bons raviolis ricotta-épinards 😉

Purmamarca: ravioles de quinoa à la sauce tomate. Non, les ravioles ne sont pas préparées avec de la farine de quinoa mais elles sont fourrées avec du quinoa. C'est un peu comme manger des pâtes et du quinoa...

Purmamarca: ravioles de quinoa à la sauce tomate.

IL y a une autre chose qui nous perturbe beaucoup en Argetine : la prononciation. Ici, le « LL » et le « J » se prononce « CH » alors que dans le reste de l’Amérique Latine, le « LL » se prononce comme un « Y » et le « J » plutôt comme un « R ». Cela donne : « aCHa » (alla = là-bas), « Como te CHamas » (como te llamas = comment t’appelles-tu), « Un Lomo de CHama » (llama = du lama), « un poCHo » (pollo = du poulet). Et quand on regarde les JOs, on a droit à « Una medaCHa de oro » (una medalla de oro = une médaille d’or). C’est super moche en plus. Cha fait portugèch 😉 Alors du coup, demander le mot de passe du WIFI à notre hôte, qui parle déjà super vite en mâchant ses mots, devient une aventure. Il en a déduit qu’on ne parlait pas du tout espagnol ! Ça alors, on ne nous l’avait encore jamais faite celle-là 😉

Ceci dit, nous ne sommes pas les seuls à nous moquer de cet accent… En effet, quelqu’un de très connu doit son surnom à cette prononciation en CH des Argentins (particulièrement ceux venant de la région de Buenos Aires). Mais de qui s’agit-il ? Le CHé bien sûr ! Eh oui, lorsqu’il a traversé les autres pays d’Amérique Latine (notamment en motocyclette), ils se moquaient déjà de son accent ! Il s’appelait Ernesto Guevara et s’est donc fait surnommé Ché Guevara.

A part cela, les Argentins que nous rencontrons sont très sympathiques et aimables. Cela ne change pas beaucoup par rapport à la Bolivie. Sauf peut-être ceux mal élevés qui viennent en tant que touristes, principalement de Buenos Aires…

Au fait, nous avons une mission aujourd’hui : acheter des billets de bus pour San Pedro de Atacama au Chili. Nous avons vu sur internet qu’un bus de la compagnie AndesMar passe le dimanche à 9h15 à Purmamarca, qu’il coute 700 Pesos Argentins et que le trajet devrait durer 7h. Mais où s’arrête-t-il ? A l’entrée du village ? Sur la place centrale ? Ou à la gare de bus encore en construction ? Le guide du Routard nous indique un hôtel « El Manantial del Silencio » un peu excentré dans lequel se situent les agences des compagnies de bus qui passent par Purmamarca. Ils pourront surement répondre à nos questions. Nous nous y rendons ; l’hôtel est chic mais vide. A l’accueil, nous nous adressons à une hôtesse qui se demande bien ce qu’on lui veut. Non, pas de possibilité de réserver des bus ici ! Nous nous rendons alors à l’office du tourisme, qui nous indique le seul et unique endroit où acheter un ticket de bus pour le Chili : un magasin de souvenirs, qui est fermé. Nous y retournerons trois fois dans la journée mais trouverons à chaque fois porte close. Nous passons alors à la gare de bus flambant neuve qui ne comporte qu’un seul guichet, de la compagnie Evelia. Oui, la guichetière très peu aimable peut nous réserver un bus pour dimanche en direction de San Pedro, mais il part à 9h40, coute 900 Pesos et le trajet dure 8h. Mince, est-ce bien le même bus ? Car aucune des informations n’est identique à celles trouvées sur internet… Nous décidons finalement de réserver le billet de bus sur Internet. Oui mais…au moment de payer, le site plante ! Grrr. Nous réessayons une deuxième fois, en vain. Sans compter la lenteur d’internet. Nous demandons finalement à notre hôtel où nous pouvons réserver le billet de bus ; elle nous indique la gare de bus.

Purmamarca et ses montagnes colorées

Purmamarca: nous ne perdons pas tout à fait notre temps car toutes ces recherches vaines pour acheter nos tickets de bus nous font découvrir de magnifiques montagnes colorées

Purmamarca et ses montagnes colorées

Purmamarca et ses montagnes colorées

Purmamarca et ses montagnes colorées

Purmamarca et ses montagnes colorées

Purmamarca et ses montagnes colorées

Purmamarca et ses montagnes colorées

Après avoir tourné en rond pendant 2h, nous décidons finalement d’acheter notre ticket à la gare de bus. La guichetière, toujours aussi aimable, prend nos passeports et, tout en mangeant sa glace qui dégouline partout, tente de nous réserver nos billets de bus. Cela prend bien 30 minutes… Mais au final, c’est bien Andes Mar qui part à 9h15, qui coûte 700 pesos et qui prend 7h. Quand nous lui avons demandé des infos tout à l’heure, elle s’en foutait totalement et nous a donc donné des infos un peu au pif. Mais après avoir passé 30 minutes à réserver nos billets de bus, le courant passe bien maintenant. La guichetière paraît même sympathique et nous dit même que le guichet sera ouvert dimanche matin au cas où nous aurions des questions pour le bus.

Reste maintenant à réserver un hébergement car San Pedro de Atacama est très touristique et nous n’y arriverons pas tôt. Waouw, les prix sont beaux ! Même pour un dortoir, c’est méga cher ! Nous choisissons finalement un petit hôtel bien côté sur internet mais avec une salle de bain commune. Les salles de bain privées sont vraiment hors de prix là-bas ! Quant au bus de retour pour l’ Argentine, nous verrons sur place…

Ce soir, nous reprenons nos bonnes habitudes d’Amérique Centrale, que nous avions perdues en Amérique du Sud : manger un avocat, une tomate, des carottes et une pomme dans notre chambre. C’est notre budget et notre estomac qui vont être contents ! En effet, Mister J en a marre de manger autant et en plus, notre budget va exploser si nous allons deux fois par jour au restaurant. Voilà une bonne résolution de prise 😉

Ce soir, nous allumons pour une fois la TV en espérant pouvoir regarder un peu les JO. Nous tombons alors sur le podium du hockey masculin sur gazon. Incroyable, la Belgique a remporté la médialle d’argent ! Le médaille d’or revient étonnament à l’Argentine tandis que la médaille de bronze à l’Allemagne. Mais où sont passés les Pays-Bas, les rois de la discipline ? A la plus mauvaise place : la 4e.

 

Vendredi 19 août 2016. Balade dans la Quebrada de Humahuaca.

Ce matin, nous avons une bonne surprise pour le petit déjeuner : trimaté, café, pain, jambon et fromage. Cela nous cale bien !

L’estomac plutôt bien rempli, nous partons à l’assaut des montagnes colorées de la Quebrada de Humahuaca, qui entourent aussi Pumarcarca. De l’autre côté de la grand-route, nous montons sur une colline qui offre une vue splendide sur la Montagne aux Sept Couleurs. Du brun, du rouge, du rose, du vert, du jaune, du mauve, il y en a pour tous les goûts. Purmamarca se trouve vraiment dans un cadre magnifique !

Purmamarca: el Cerro de los Siete Colores (la Montagne aux Sept Couleurs)

Purmamarca: el Cerro de los Siete Colores (la Montagne aux Sept Couleurs)

Purmamarca: el Cerro de los Siete Colores (la Montagne aux Sept Couleurs)

Purmamarca: el Cerro de los Siete Colores

Purmamarca: el Cerro de los Siete Colores (la Montagne aux Sept Couleurs)

Purmamarca: el Cerro de los Siete Colores

Purmamarca: el Cerro de los Siete Colores (la Montagne aux Sept Couleurs)

Purmamarca: el Cerro de los Siete Colores

Ce midi, nous prenons une nouvelle fois des empanadas en entrée. On en trouve aussi bien au Pérou qu’en Bolivie (où ils les appellent salteñas) mais les empenadas viennent apparemment du nord de l’Argentine. D’ailleurs, en plus des traditionnels empanadas au poulet ou à la viande, on en trouve aussi au quinoa ou au fromage ici.

Purmamarca: empenadas

Purmamarca: empenadas

Purmamarca: una empanada de quinoa et una de queso (fromage)

Purmamarca: una empanada de quinoa et una de queso (fromage)

Autre curiosité argentine : quasiment tous les hébergements que nous avons visités en Argentine comporte un… bidet ! Non Miss V, ce n’est pas pour se laver les pieds :-)) !!! D’ailleurs, on trouve des tutoriaux sur internet pour savoir comment s’en servir efficacement.

 

Samedi 20 août 2016. Visite de Tilcara.

Tilcara ne se trouve qu’à 40 minutes en bus de Purmamarca. Pourquoi ne pas y aller, surtout qu’elle possède une forteresse précolombienne, surement notre seul site archéologique en Argentine.

Il y avait apparemment de nombreuses « pucaras » (forteresses) dans la Quebrada de Humahuaca. Celle de Tilcara a été partiellement reconstruite et consiste en un labyrinthe de petites maisons en pierre dotée d’un toit en bois de cactus et boue. Mignon mais sans plus. C’est surtout le décor, ces montagnes colorées de la Quebrada de Humahuaca, qui est joli.

Tilcara

Tilcara et sa forteresse

Tilcara: une des nombreuses maisons en pierre de la forteresse

Tilcara: une des nombreuses maisons en pierre de la forteresse

Tilcara: toit en bois de cactus

Tilcara: toit en bois de cactus

Tilcara: toit en bois de cactus recouvert de boue

Tilcara: toit en bois de cactus recouvert de boue

Tilcara

Tilcara et sa forteresse

Tilcara

Tilcara et la Quebrada de Humahuaca

Tilcara et la Quebrada de Humahuaca

Tilcara et la Quebrada de Humahuaca

Tilcara et la Quebrada de Humahuaca

Tilcara et la Quebrada de Humahuaca

Pour midi, Mister J commande une escalope, qui s’avère énoooorme ! Elle est accompagnée de frites, mais pas un seul légume à l’horizon. C’est sûr, nous sommes bien en Argentine 😉

Tilcara: une escalope argentine (càs énooorme !)

Tilcara: une escalope argentine (càd énooorme !)

Nous rentrons vers 15h à Purmamarca et nous enfermons dans notre chambre car un vent froid souffle depuis ce matin et cet après-midi, il est devenu glacial. C’est fou comme le temps a changé en un jour : alors que nous étions en t-shirt les autres jours, aujourd’hui nous avons froid même avec un merinos et un polar.

Ce soir, nous allumons la TV pour regarder à nouveau les JO et tombons sur le début de la finale de football opposant l’Allemagne au Brésil. Quel suspens et ce, jusqu’à la fin des tirs au but ! Viva Brasilia ! Nous supportions le Brésil car cela faisat un petit temps qu’ils n’avaient plus rien gagné, qu’ils ont complètement loupé leur Coupe du Monde à domicile il y a deux ans et qu’ils n’avaient jamais remporté cette médaille d’or aux JO.

3 thoughts on “Argentine: Humahuaca, Purmamarca et Tilcara

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