Bolivie: La Paz, Tiwanaku et Valle de la Luna

Dimanche 24 juillet 2016. Trajet Isla del Sol-Copacabana-La Paz.

Nous prenons le bateau à 8h en direction de Copacabana, où nous devons récupérer nos gros sacs. Nous ne sommes que 7 dans le bateau : 2 Néerlandaises, 3 locaux et nous. Soit les touristes dorment au nord de l’île, soit ils se lèvent plus tard, soit la majorité des touristes viennent juste pour la journée et ne dorment pas sur l’île… Cela restera une énigme. Même si nous ne sommes que 7, le capitaine part à l’heure promise sans attendre que le bateau se remplisse (ouf !) car il faut qu’il arrive à l’heure pour faire le plein de touristes à Copacabana.

Lac Titicaca: retour vers Copacabana. Deux banderoles sont accrochées dans le bateau: "Bendecido en Copacabana". On ne risque rien, il a été béni ;)

Lac Titicaca: retour vers Copacabana. Deux banderoles sont accrochées dans le bateau: « Bendecido en Copacabana ». On ne risque rien, il a été béni 😉

Après une heure seulement de navigation (contre 1h30 à l’aller, wouhouu), nous arrivons vers 9h à Copacabana. Cela nous laisse le temps de prendre un petit-déjeuner avant d’essayer d’attraper un bus pour La Paz.  Nous prenons donc un petit-déjeuner très quelconque, voire un peu mauvais, sur une chouette terrasse ensoleillée d’un restaurant touristique, regrettant un peu de ne pas avoir pris l’option « sandwich œuf avocat » proposé par les stands de rues, 10 fois moins cher et 100 fois meilleurs.

Une fois nos gros sacs à dos récupérés, nous nous rendons sur la place principale où attendent de nombreux transports pour La Paz. Nous essayons de monter dans un bus local qui semble prêt à partir mais on nous indique qu’il faut d’abord acheter un billet à la officina. Mister J se rend donc à la officina et demande un billet de bus pour le prochain bus qui part pour la Paz. Le gars lui demande d’attendre car il est en train de compter ses billets… Hum ! Après 10 minutes, le gars lui répond que finalement nous n’avons pas besoin de billet et qu’il faut monter directement dans le bus. Mister J s’énerve et explique qu’il ne peut pas monter dans le bus sans billet car l’attendant nous a refusé de monter. Le gars nous demande de le suivre jusqu’au bus – ce que nous faisons –  puis il disparaît. Lorsque nous demandons une seconde fois à l’attendant du bus si nous pouvons mettre nos bagages en soute, il nous dit de monter dans le bus suivant. Énervés, nous nous dirigeons vers les minibus, qui se trouvent juste à côté. Nous tombons sur un attendant de minibus qui nous propose gentiment d’aller à La Paz. Nous acceptons ! En plus, le conducteur est sympathique et attentionné. Le gars de l’autre agence de bus cherche maintenant 2 personnes pour remplir son foutu bus. Trop tard, nous avons opté pour un minibus 😉 Nous sommes à l’avant du minibus ; à l’arrière, se trouvent une mamy locale et deux familles sud-américaines avec jeunes enfants en vacances. Les enfants n’ont bien sûr ni Game Boy, ni DVD portable, ni smartphone et ne font pourtant pas de bruit. Parfois ils chantent à voix basse ; d’autres fois, ils posent des questions à leurs parents. Ils ont l’air très curieux et intéressés par tout ce qu’ils voient. Trop chou ! Notre minibus part en même temps que le foutu bus mais avec un avantage : il va plus vite, et en plus, il nous déposera dans le centre-ville à deux pas de notre hôtel ; alors que le bus dépose ses passagers au terminal craignos de La Paz, ce qui nous aurait obligé à prendre un taxi. Tout est bien qui finit bien… 😉

Ce trajet a une particularité : nous devons prendre un ferry pour traverser le lac Titicaca. Arrivés aux ferrys, nous avons la surprise de voir des énormes bus, minibus et voitures sur de simples barques en bois auxquelles on a ajouté un moteur. Heureusement, pour cette traversée, les passagers doivent descendre du minibus et prendre un vrai bateau.

Trajet Copacabana-La Paz: bac pour traverser le Lac Titicaca

Trajet Copacabana-La Paz: bac pour traverser le Lac Titicaca

Trajet Copacabana-La Paz: bac pour traverser le Lac Titicaca

Trajet Copacabana-La Paz: bac pour traverser le Lac Titicaca

De l’autre côté de la rive, on a le temps de faire quelques achats pour se restaurer (d’énormes popcorns) et reprendre le minibus pour La Paz. Malheureusement, cette partie de la route est en rénovation et tout le long, des chantiers, déviations et dos d’ânes rendent la route fatigante. Au total, nous mettrons finalement 4h au lieu de 3h pour rejoindre La Paz.

Trajet Copacabana-La Paz

Trajet Copacabana-La Paz: en attendant notre minibus de l’autre côté du lac

Trajet Copacabana-La Paz

Trajet Copacabana-La Paz: : en attendant notre minibus de l’autre côté du lac

En arrivant à La Paz, nous commençons, comme dans toutes les grandes villes sud-américaines, par traverser les quartiers pauvres qui ne donnent vraiment pas envie d’y rester. Le chauffeur nous déposera finalement en centre-ville à 15h. Super ! Nous n’avons plus qu’à marcher 1,5 km jusqu’à notre hôtel. Nous sommes prudents car nous avons entendu beaucoup d’histoires de vol à La Paz. Le classique étant de détourner votre attention en versant un liquide sur votre tête ou épaule, le temps de vous faire les poches.

La Paz

El Alto: en périphérie de La Paz, statue de Che Guevara

Arrivés à l’hôtel, nous avons la bonne surprise d’avoir une superbe chambre avec vue sur La Paz et les montagnes. Et tout cela pour seulement 25$ (petit-déjeuner inclus) alors que dernièrement, nous payions plutôt 40-50$ dans les capitales (Lima, Panama City, San José, etc.). Vive la Bolivie ! 😉 Comme nous connaissons certaines personnes qui n’ont pas trop aimé La Paz et que cette capitale est considérée comme dangereuse, nous n’avons pas choisi n’importe quel quartier : nous avons jeté notre dévolu sur le centre historique. Très bon choix ! Enfin, ville dangereuse, tout est relatif : après avoir vécu deux jours à Tegucigalpa (la capitale du Honduras), rien ne nous effraie plus. A La Paz, il faut juste faire attention aux pickpockets, ne pas prendre n’importe quel taxi (histoire de kidnapping pour vous plumer) et ne pas aller dans n’importe quel quartier.

La Paz: vue de notre chambre

La Paz: vue de notre chambre sur le centre

La Paz: vue de notre chambre

La Paz: vue de notre chambre sur un sommet enneigé

Le soir, nous mangeons dans un restaurant mexicain. Cela nous rappelle des souvenirs mais ce n’est pas aussi bon qu’au Mexique.

La Paz: restaurant mexicain

La Paz: restaurant mexicain

 

Lundi 25 juillet 2016. Brève découverte de La Paz.

Ce matin, et pour la première fois depuis bien longtemps, pas de réveil ! Cela ne nous empêche pas de nous réveiller à 7h. Nous profitons d’un bon petit-déjeuner, puis nous profitons de la matinée pour mettre à jour notre blog.

Étant donné que nous avons voyagé comme des fous en Équateur et au Pérou et qu’en plus, nous avons changé tous les jours d’endroit cette dernière semaine, nous avons décidé de nous reposer à La Paz et en Bolivie de manière générale. Cela tombe bien car en Bolivie, il faut savoir prendre son temps : les routes et les bus sont en moins bon état, sans parler des grèves, des barrages de locaux et des manifestations possibles à tout moment. Nous avons donc remodelé notre itinéraire initial pour le simplifier : nous allons limiter les longs trajets, supprimer certaines étapes, rester un peu longtemps à chaque endroit et explorer les environs.

Vers 11h, nous partons à la recherche d’un supermarché. Oui mais…il n’est pas si facile de marcher à La Paz. Rappelons que, perchée à 4000m d’altitude, La Paz est quand même la plus haute capitale du monde. Le souffle est donc plus court. Enfin, depuis le temps que nous flirtons avec les altitudes élevées en Équateur et au Pérou, nous nous sommes bien acclimatés à l’altitude. Par contre, les gens qui viennent de débarquer en avion souffrent un peu. Oui mais…si seulement La Paz était une ville plate ! Mais non, il y a en plus un dénivelé de 400m entre le haut et le bas. Ça monte sec d’un côté, ça descend sec de l’autre. Du coup, entre 1km en montée à 35% et 1km en descente, les temps de trajets varient du simple au triple ! On doit bien vérifier avant de partir dans quelle direction aller et la jouer « stratégie » : on ne va pas au plus court, on fait surtout attention de ne pas descendre pour remonter ! 😉

Lac Titicaca: notre rue dans le centre historique

Lac Titicaca: notre rue dans le centre historique. Ca mooonte ! 😉

La Paz: notre rue dans le centre historique

La Paz: notre rue dans le centre historique

La Paz: la Iglesia San Francisco, juste à côté de notre hôtel

La Paz: la Iglesia San Francisco, juste à côté de notre hôtel

Mais pourquoi vouloir aller à tout prix au supermarché ? Disons que cela fait quelques temps que nous n’avons pas fait de ravitaillement au supermarché : déodorant pour chaussures, brosses à dents, dentifrice, crème corporelle (car l’air froid et sec dessèche beaucoup la peau ici) et de la super glue. Impossible de se fournir en super glue dans le magasin. Heureusement, une mamy sur le trottoir en propose pour 2 Bolivianos (25 centimes). Mister J en a besoin pour réparer sa montre 😉

A midi, sur les conseils de notre guide de voyage, nous mangeons de la truite en papillote dans un resto qui se trouve à côté de notre hôtel. Malheureusement, elle s’avère beaucoup moins bien réussie qu’à l’Isla del Sol, où ils cuisinaient sans électricité. Le cuisiner d’ici n’a pas compris qu’il fallait cuire le poisson dans la papillote et l’a donc poilée avant. Du coup, après deux cuissons, la truite n’a plus de goût et est toute dure. Et puis les ingrédients ne semblaient pas de première fraicheur. Seul le jus de fruit de la passion valait la peine. Dommage pour un resto qui se veut un peu gastro (la truite était à 10€ tout de même !)

La Paz: des jupes boliviennes

La Paz: des belles jupes boliviennes décorent le plafond du restaurant

Nous rentrons à l’hôtel pour faire un peu de lessive. Mister J doit aussi réparer sa montre ; il faut qu’elle tienne encore 82 jours !

 

Mardi 26 juillet 2016. Visite de La Paz.

Nous ne savons pas si c’est le froid des soirées, l’air sec ou l’altitude mais tout le monde a l’air malade à l’hôtel. Au petit-déjeuner, ça renifle, ça a le nez tout encombré, ça tousse… Beurk 😉 De notre côté, tout va bien, pas même un petit rhume ! 😉

La Paz a une forme de cuvette : le centre-ville en bas et la périphérie en hauteur, avec un dénivelé de plus de 400m. Une configuration pas vraiment facile niveau transport. Mais la ville a trouvé LA solution : el Teleférico. Des lignes de téléphérique sont en cours de construction un peu partout dans la Ville. C’est tout neuf, c’est propre, c’est beau, ce n’est pas cher, et c’est suisse ! Cela a tout pour plaire. Il suffit de fermer les yeux pour se croire aux sports d’hiver 😉 Nous avons donc emprunté El Teleferico pour nous rendre à El Alto à 4010m d’altitude, d’où nous avions une belle vue sur la ville et les sommets enneigés qui l’entourent. Contrairement à ce que pensait Miss V, El Alto n’est pas un quartier de La Paz mais une ville en soi qui fait partie de la banlieue de La Paz. El Alto est d’ailleurs la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde. Par contre, il ne vaut mieux pas trop s’éloigner du téléphérique car c’est une ville très pauvre (où, par exemple, peu de gens ont accès à l’eau) et donc ça craint.

La Paz: la gare du téléphérique

La Paz: la gare du téléphérique

La Paz: el teleférico !

La Paz: el teleférico !

La Paz: en sommet du téléphérique

El Alto: au sommet du téléphérique

La Paz

EL Alto

La Paz

El Alto: vue sur la cuvette de La Paz

La Paz

La Paz: el teleférico

La Paz

La Paz: et on resdecend !

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le quartier colonial. Enfin, ce qu’il en reste. Certains bâtiments coloniaux sont jolis et bien entretenus, d’autres complètement délabrés attendent plutôt la démolition.

La Paz

La Paz: une rue coloniale

La Paz: le drapeau bolivien

La Paz: le drapeau bolivien

La Paz: la Cathédrale Métropolitaine et la Plaza Murillo

La Paz: la Cathédrale Métropolitaine et la Plaza Murillo

La Paz: el Palacio Legislativo (le Congrès)

La Paz: el Palacio Legislativo (le Congrès) sur la Plaza Murillo

La Paz: el Palacio del Gobierno (le palais présidentiel)

La Paz: el Palacio del Gobierno (le palais présidentiel) sur la Plaza Murillo

La Paz

La Paz

La Paz: la calle Jaen, la rue coloniale

La Paz: la calle Jaen, la rue coloniale la plus touristique

La Paz: la calle Jaen, la rue coloniale et ses balcons de bois

La Paz: la calle Jaen, la rue coloniale et ses balcons de bois

La Paz n’est pas vraiment une jolie ville et elle ne mérite pas vraiment qu’on s’y attarde trop longtemps. Surtout que niveau gastronomie, il n’y a rien de vraiment intéressant : au total, nous avons testé 5 restaurants (1 mexicain, 1 italien, 3 internationaux dont un de haute gamme) et seul l’italien valait le coup. Nous regrettons vraiment le Pérou où nous y avions trouvé de nombreux restaurants délicieux, innovants (et cher aussi). Ceci dit, tant mieux, cela nous fera faire des économies car au Pérou, nous avons un peu fait exploser le budget nourriture 😉 Enfin, malgré tout cela, nous nous sommes quand même bien plu à La Paz. Nous avons même choisi de rester 5 nuits à La Paz non seulement par ce que nous avions besoin de repos mais aussi parce qu’il y a quelques sites qui nous intéressent dans les alentours.

Le soir, nous retournons manger dans un restaurant mexicain qui résume malheureusement la gastronomie mexicaine aux nachos et aux burritos… Et les fajitas alors ? Un restaurant mexicain sans fajitas est-il vraiment un vrai restaurant mexicain ?! 😉

 

Mercredi 27 juillet 2016. Repos à La Paz.

Cela fait déjà 300 jours que nous sommes sur les routes. Il ne nous en reste donc plus que 80 jours, comme Phileas Fogg (dans le livre de Jules Verne). La maman de Mister J a d’ailleurs commencé le décompte : J-80 😉

Aujourd’hui, nous nous octroyons une vraie journée repos. Enfin, pas tout à fait quand même car nous devons trouver un endroit avec un bon internet pour publier un article, réserver un bus de nuit pour après-demain et trouver une agence pour l’excursion de demain. Pour le bus de nuit, nous devons d’abord éplucher les avis sur internet concernant les différentes compagnies de bus. Pas si facile de choisir une compagnie de bus en Bolivie : certaines ont de bons bus, d’autres ont des bus tout pourris ; pire, au sein d’une même compagnie, certains bus sont bien et d’autres pourris. Après s’être renseignés sur internet pour avoir une idée des meilleures compagnies (ou plutôt des moins pires), il vaut donc mieux se rendre à la gare pour contrôler l’état des bus. Beaucoup de touristes voyagent apparemment avec El Dorado mais les avis et les bus de la compagnies Bolivar ont l’air un peu mieux. Adjugé, nous partirons avec un « bus cama (lit)» de la compagnie Bolivar !

Alors que nous revenions de la gare, il nous est arrivé un truc de fou : nous avons recroisé un jeune Français que nous avions rencontré à Muang Ngoi au nord du Laos le 24 décembre ! Dommage qu’il était pressé (ses parents l’attendaient quelques mètres plus haut) et que nous aussi (nous devions encore trouver une agence pour l’excursion de demain et passer au supermarché). Il a quand même eu le temps de nous dire que sa copine et lui étaient restés 7 mois en Asie, qu’ils venaient de passer un mois au Pérou et qu’après la Bolivie, ils iraient au Chili puis essaieraient d’aller en Équateur et en Colombie. Tiens tiens, il semblerait qu’il y ait eu du changement dans leur itinéraire : non seulement, ils devaient rester à l’origine 6 mois en Asie et 6 mois en Amérique du Sud (et non 7 mois et 5 mois) mais en plus, ils nous avaient parlé de l’Argentine et du Brésil, et non de l’Équateur et de la Colombie 😉 Qui sait, on se recroisera peut-être en Bolivie ou au Chili…

 

Jeudi 28 juillet 2016. Excursion à Tiwanaku.

Nous avons longtemps hésité à nous rendre à Tiwanaku tout seuls (téléphérique puis collectivo) ou en groupe. Vu que nous avions lu qu’il n’y avait aucune explication sur le site et qu’un guide était donc bien utile, nous avons, pour une fois, opté pour l’excursion en groupe.

Après 1h pour sortir des embouteillages de La Paz et 1h30 de trajet supplémentaire pour arriver à Tiwanaku, nous descendons enfin du bus vers 11h. Vive le trafic des capitales !

La civilisation Tiwanaku est celle qui a précédé les Incas en Bolivie. Elle a disparu suite à une période de 40 ans de sécheresse. C’est alors que les Incas sont apparus. Pour la petite histoire, l’Empire Inca s’étendait de la Colombie au Chili, en passant par l’Équateur, le Pérou et la Bolivie.

Le site de Tiwanaku comprend les restes d’une large pyramide, dont les pierres ont été pillées par les conquistadors espagnols pour construire des églises, une grand-place servant probablement d’observatoire solaire (solstice, équinoxe) et comprenant deux superbes monolithes sculptés et la fameuse Porte du Soleil ainsi que d’un temple semi-souterrain doté de 172 têtes anthropomorphes de roche volcanique.

Tiwanaku: la pyramide dont les pierres ont été pillées par les Espagnols pour construire des églises

Tiwanaku: la pyramide dont les pierres ont été pillées par les Espagnols pour construire des églises

Tiwanaku: vue depuis la pyramide sur le Kalasasaya (l'Observatoire solaire où se trouvent les 2 beaux monolithes)

Tiwanaku: vue depuis la pyramide sur le Kalasasaya (l’Observatoire solaire où se trouvent 2 beaux monolithes)

Tiwanaku: le monolithe à 2 couleurs El Fraile (le prêtre)

Tiwanaku: le monolithe à 2 couleurs El Fraile (le prêtre)

Tiwanaku: le monolithe El Ponce (du nom de celui qui l'a découvert) représentant une personne de très haut rang

Tiwanaku: le monolithe El Ponce (du nom de celui qui l’a découvert) représentant une personne de très haut rang

Tiwanaku: le Temple sous-terrain et ses 172 têtes anthropomorphes de roche volcanique

Tiwanaku: le Temple sous-terrain et ses 172 têtes anthropomorphes de roche volcanique

Tiwanaku: le Temple sous-terrain et ses 172 têtes anthropomorphes de roche volcanique

Tiwanaku: le Temple sous-terrain et ses 172 têtes anthropomorphes de roche volcanique

Tiwanaku: le Temple sous-terrain et ses 172 têtes anthropomorphes de roche volcanique

Tiwanaku: le Temple sous-terrain et ses 172 têtes anthropomorphes de roche volcanique

Tiwanaku: le Temple sous-terrain et ses 172 têtes anthropomorphes de roche volcanique

Tiwanaku: le Temple sous-terrain et ses 172 têtes anthropomorphes de roche volcanique

Le site de Tiwanaku nous fait tout de suite penser à un mélange de culture inca (pour ses murs en grosses pierres et son système d’irrigation) et de culture maya (pour ses statues monolithes et ses dessins sur les portes ou statues).

Tiwanaku: mur du Kalasasaya

Tiwanaku: mur du Kalasasaya (faisant penser aux murs incas)

Tiwanaku: la Porte du Soleil (pachamama, des femmes condors, des soleils entourés de la croix andine)

Tiwanaku: la Porte du Soleil (pachamama au centre, des femmes condors en-dessus, et des soleils entourés de la croix andine en-dessous). Un petit air de dessins mayas.

L’après-midi, nous nous rendons à un autre site tout proche : le site de Pumapunku, qui abrite aussi une pyramide dont il ne reste quasiment rien. Ce site renferme quand même quelques énigmes : comment la civilisation tiwanaku a-t-elle fait pour transporter ces énormes blocs de pierres jusque-là ? Comment ont-ils pu couper des H parfaits dans de la roche volcanique alors qu’ils utilisaient des outils en bronze (moins durs que la roche volcanique) ? Pourquoi les croix s’emboîtent-elles parfaitement dans les H ? Tant de mystères qui ne risquent pas d’être résolus d’aussitôt car la civilisation tiwanaku ne connaissait pas l’écriture et parlait une langue qui a totalement disparu.

Pumapunku: voici à quoi ressemblait la pyramide

Pumapunku: voici à quoi ressemblait la pyramide

Pumapunku: voici à quoi ressemble la pyramide maintenant après le pillage des Espagnols et l'érosion

Pumapunku: voici à quoi ressemble la pyramide maintenant après le pillage des Espagnols et l’érosion

Pumapunku: personne ne sait comment ils ont réussi à transporter ces énormes blocs de pierre

Pumapunku: personne ne sait comment ils ont réussi à transporter ces énormes blocs de pierre

Pumapunku: personne ne sait comment ils ont réussi a taillé ses H parfaits. Habituellement, ils utilisaient des outils en bronze mais la roche volcanique de ces H est bien plus dure que le bronze...

Pumapunku: personne ne sait comment ils ont réussi a taillé ses H parfaits. Habituellement, ils utilisaient des outils en bronze mais la roche volcanique de ces H est bien plus dure que le bronze…

Pumapunku: ces croix s'emboitent parfaitement dans les H de la photo précédente...

Pumapunku: ces croix s’emboitent parfaitement dans les H de la photo précédente…

Pumapunku

Pumapunku

Pumapunku

Pumapunku

Ce soir, nous décidons de nous faire plaisir en allant dans un restaurant plus chic. Mister J choisit un délicieux magret de canard tandis que Miss V opte pour du lama, malheureusement beaucoup trop cuit. Il n’arrivait vraiment pas à la cheville du délicieux steak d’alpaga de Cusco 😉

La Paz: du lama et de la purée de petit pois pour Miss V. Beaucoup trop cuit ! :(

La Paz: du lama et de la purée de petit pois pour Miss V. Beaucoup trop cuit ! 🙁

La Paz: du magret de canard pour Mister J. Délicieux!

La Paz: du magret de canard pour Mister J. Délicieux!

 

Vendredi 29 juillet 2016. Visite de la Valle de la Luna et trajet de nuit jusqu’à Sucre.

Taxi ou collectivo ? Vu la différence de prix entre un taxi et un collectivo (35 contre 5,2 Bolivianos) nous décidons de prendre un collectivo.

Après une grosse heure de trajet, nous arrivons à La Valle de la Luna. Celle-ci se trouve à Mallasa, un petit village en périphérie de La Paz. Ce qui est intéressant avec ce trajet, c’est que nous passons par des quartiers cossus. Alors que le centre-ville de La Paz est bondé de taxis et surtout de minibus, nous découvrons des gens conduisant leur propre voiture dans les quartiers cossus, des magasins de marque (tel que Hermès) et de très belles et grandes demeures, surement des ambassades.

Mais qu’a-t-elle de particulier cette Valle de la Luna ? Il s’agit en fait d’un canyon dont les eaux ont érodé la roche très friable en centaines de cheminées de fée et de pitons filiforme. Une promenade avec des passerelles a été aménagée à travers les cheminées. Disons que c’est mignon mais beaucoup plus petit que nous le pensions. Disons que c’est un nice-to-see mais certainement pas un must-see, surtout pour ceux qui ont déjà vu Bryce Canyon aux États-Unis, qui est beaucoup plus étendu, beaucoup plus coloré et beaucoup plus impressionnant.

El Valle de la Luna se trouve à Mallasa, une petite village en périphérie de La Paz

El Valle de la Luna se trouve à Mallasa, une petite village en périphérie de La Paz

El Valle de la Luna

El Valle de la Luna

El Valle de la Luna

El Valle de la Luna et ses cheminées de fée

El Valle de la Luna: la canyon assèché

El Valle de la Luna: la canyon assèché

El Valle de la Luna

El Valle de la Luna et ses cheminées de fée

El Valle de la Luna

El Valle de la Luna et ses cactus

El Valle de la Luna: Espiritu de los Andes

El Valle de la Luna: Espiritu de los Andes

El Valle de la Luna: les montagnes rouges en arrière-plan

El Valle de la Luna: les montagnes rouges en arrière-plan

Après un petit dessert en guide de goûter et une pizza en guise de dîner, nous nous rendons à la gare de bus à pied. C’est peut-être plus sûr et plus rapide après tout 😉 Une demi-heure avant le départ prévu à 20h, un employé de la compagnie nous emmène à la porte d’embarquement. Le troisième bus à côté duquel nous passons est bien un bus Bolivar mais il est nettement moins bien que ceux que nous avions vus avant de réserver…Ouf, celui-là part en fait pour Santa Cruz. Nous devons donc attendre ici que ce bus-là parte et que le nôtre arrive. L’endroit est un peu glauque ; tout le monde, même les locaux, cherchent leur bus ; c’est le bordel mais tout va bien 😉 Nous voyons un beau bus Bolivar qui attend derrière et espérons que c’est le nôtre. Vers 20h, le bus de Santa Cruz de 19h30, s’en va enfin. Un autre bus s’avance alors mais il est à nouveau tout pourri. Nooon ! Miss V est persuadée que ce n’est toujours pas le nôtre…Ouf, en effet, celui-là part pour Cochabamba ! Une fois parti, un troisième bus s’avance alors…le beau bus ! Celui-là va à…Sucre ! Wouhouuu, c’est le nôtre !! L’intérieur ressemble aux beaux bus péruviens mais en beaucoup moins neuf, en moins propre et surtout avec la porte de la toilette condamnée. Par contre, les sièges sont confortables ; nous dormirons bien. Départ avec une demi-heure de retard, à 20h30. Espérons juste que le bus s’arrêtera de temps en temps pour faire pipi…Car apparemment, ce n’est pas toujours le cas en Bolivie. Par précaution, nous n’avons pas bu de toute l’après-midi, mais quand même…

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