Bolivie: Potosi

Jeudi 4 août 2016. Trajet de Sucre à Potosi.

Le trajet de Sucre à Potosi ne devrait durer que 3h ; pas besoin de se presser donc, et encore moins de se lever très tôt. Au petit-déjeuner, nous rencontrons un couple de Français d’une bonne cinquantaine d’années qui ont renoncé à visiter l’attraction-phare de la Bolivie, le Salar de Uyuni, de peur d’avoir trop froid. Ils sont complètement fous ! C’est un peu comme aller à Paris sans aller voir la Tour Eiffel, ou à Rome sans visiter le Colisée, ou au Cambodge sans visiter Angkor, ou à Delhi sans visiter le Taj Mahal… Comme ils ont eu trop froid à Lima et à Puno au Pérou (nous, pas du tout), ils recherchent maintenant un peu de chaleur. Quelle idée ! 😉

Ce matin, difficile de faire le sac pour Miss V. Effectivement, nous avons acheté un beau tissu mais comment le faire rentrer dans son sac pour les 2 prochains mois ? Nous décidons alors de nous séparer de notre moustiquaire. Nous l’avions surtout emmenée pour l’Asie ; elle ne nous sera plus d’aucune utilité en Amérique du Sud, surtout que nous n’irons finalement pas en Amazonie. Nous la laissons donc à l’auberge, dans l’espoir qu’elle fasse un heureux !

Après une demi-heure de marche en montée, nous arrivons finalement à la gare vers 10h30 et constatons qu’il n’y a qu’une seule compagnie qui part à 11h ; les autres partent à 12h30 et 13h. Comme nous ne voulons pas attendre, nous achetons un ticket à la guichetière de cette compagnie Villa Imperial, qui malgré le fait qu’elle soit en train d’allaiter son petit dernier, est en pleine possession de ses moyens pour éditer nos billets et nous faire payer 😉 Cette compagnie est moins chère mais – nous le constaterons par la suite – plus lente 😉 Au lieu de 3h, nous mettrons 4h pour arriver à Potosi, sans pause pipi évidemment 😉 Les Boliviens aiment torturer nos vessies, qui, heureusement, sont bien entrainées !

Après avoir fait le tour des agences du terminal de bus de Potosi pour acheter notre ticket de bus pour la prochaine destination, nous prenons un taxi pour le centre-ville et commençons vers 16h à chercher un hôtel. Le premier et le second sont complets, le troisième n’a plus que des chambre sombres sans salle de bains privées, le quatrième ne propose que des dortoirs et le cinquième a bien une chambre avec salle de bain mais que pour une nuit… Grrrr, on voit que les estivants sont arrivés ! Changement de stratégie alors: Miss V se pose sur un banc de la place principale et garde les gros sacs tandis que Mister J, plus léger, continue plus librement à chercher un logement. Le sixième, la Compañia de Jesus, sera le bon : un ancien couvent reconverti en hôtel offre des chambres sommaires, sans chauffage mais avec salle de bain privée, eau chaude et petit-déjeuner pour 120 soles (soit 15€). Cela nous ira très bien ! Jesus (a prononcé « Rézous ») a toujours la solution 😉 Cela caille la nuit à Potosi mais le lit est rempli de couvertures ; nous avons presque trop chaud. Par contre, mieux vaut ne pas devoir se lever la nuit pour aller faire pipi…Il fait -4°C dehors et pas beaucoup plus dans la chambre 😉

Potosi: vue depuis notre auberge. Au fond, le Cerro Rico et ses mines.

Potosi: vue depuis notre auberge. Au fond, le Cerro Rico et ses mines.

Potosi: nous avons découvert le trimate à La Paz. Il se compose de coca, camomille et anis. Très bon !

Potosi:un petit trimate bolivien pour se réchauffer. Il se compose de coca, camomille et anis. Très bon !

Située à 4090m d’altitude, Potosi est la seconde ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde (après El Alto en périphérie de La Paz). Mais pourquoi construire une ville si haut ? Potosi est surtout connue pour sa colline « Cerro Rico », qui surplombe la ville et qui contient tout un tas de minerais (notamment de l’argent). Ces mines sont encore exploitées aujourd’hui par des mineurs qui ne gagnent pas trop mal leur vie (tout dépend de la mine à laquelle ils sont affectés) mais dont l’espérance de vie ne dépasse pas 45 ans… Les mines se visitent mais nous ne le ferons pas car il faut une excellente condition physique et surtout ne pas être claustrophobe. Surtout qu’une visite dure au minimum 2h. Euuuh, rester 2h à ramper dans des tunnels minuscules et escalader des échelles qui tiennent à peine ?! Non vraiment, ce n’est pas pour nous. Du temps des Conquistadors, ces mines furent exploitées par les Espagnols, qui déplacèrent des milliers de paysans pour les faire travailler dans les mines mais beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement. Ils firent également venir des esclaves noirs pour travailler dans les mines ainsi que dans les plantations de coca et de raisins.

Le soir, nous retrouvons notre ancien couvent. Charmant, mais un peu bruyant. De jeunes voyageurs allemands et brésiliens ont décidé de boire du vin et de la bière au milieu du couvent qui est couvert par une verrière. Le niveau sonore était globalement correct, sauf qu’une Brésilienne, certainement complètement bourrée, a passé la soirée à s’esclaffer et à crier malgré les nombreux « shuuut » exprimés par ses amis. Lorsqu’une mamy bolivienne leur a demandé de faire moins de bruit vers 22h car elle devait se lever à 6h, la Brésilienne lui a répondu que c’était un hostel, donc pour les jeunes qui veulent se rencontrer et parler. Bon, on ne vous cache pas qu’elle était vraiment stupide et mal élevée.

Heureusement, vers 22h40, le propriétaire est venu éteindre les lumières et leur demander d’aller se coucher. Du coup, le couvent a retrouvé son calme !

 

Vendredi 5 août 2016. Visite de Potosi.

Aujourd’hui, autour de la Plaza 10 de Noviembre et dans les rues principales de la ville, c’est un peu (beaucoup) la fête nationale avant l’heure : tous les collèges de la ville et des environs défilent en fanfare. « Viva Bolivia libre ! Viva Bolivia plurinacional ! Viva Bolivia independiente ! » crie le présentateur. Et cela dure toute la matinée.

Potosi: la Plaza 10 de Noviembre

Potosi: la Plaza 10 de Noviembre

Potosi: la Plaza 10 de Noviembre et sa cathédrale

Potosi: la Plaza 10 de Noviembre et sa cathédrale

Potosi: la Plaza 10 de Noviembre et sa petite statue de la liberté

Potosi: la Plaza 10 de Noviembre et sa petite statue de la liberté

Potosi: J-1 avant la fête nationale. C'est déjà l'effervescence ! Défilé, fanfare, etc.

Potosi: J-1 avant la fête nationale. C’est déjà l’effervescence ! Défilé, fanfare, etc.

Potosi: J-1 avant la fête nationale. C'est déjà l'effervescence ! Défilé, fanfare, etc.

Potosi: J-1 avant la fête nationale. C’est déjà l’effervescence ! Défilé, fanfare, etc.

Potosi: J-1 avant la fête nationale. C'est déjà l'effervescence ! Défilé, fanfare, etc.

Potosi: J-1 avant la fête nationale. C’est déjà l’effervescence ! Tout le monde s’y met.

Potosi: J-1 avant la fête nationale. C'est déjà l'effervescence ! Défilé, fanfare, etc.

Potosi: J-1 avant la fête nationale. C’est déjà l’effervescence ! Tout le monde participe.

Potosi: les vendeuses de glaces

Potosi: les vendeuses de glaces

Nous réussissons tout de même – tant bien que mal –  à nous frayer un passage pour aller voir quelques églises et ruelles typiques. Franchement, pour visiter Potosi une veille de fête nationale bolivienne, il faut le vouloir ! 😉

Potosi: la Iglesia San Bernardo

Potosi: la Iglesia San Bernardo

Potosi: la Iglesia San Bernardo

Potosi: la Iglesia San Bernardo

Potosi: la Iglesia Jerusalen

Potosi: la Iglesia Jerusalen

Potosi: défilé et fanfare

Potosi: défilé et fanfare, qui nous poursuivent partout

Potosi: la Iglesia San Lorenzo

Potosi: la Iglesia San Lorenzo

A midi, nous nous rendons compte que la fête nationale s’est même invitée dans nos assiettes : une gélatine tricolore (rouge, jaune et verte). Les Latino-Américains adorent la gélatine !

Potosi: le drapeau bolivien s'invite même dans nos assiettes ;)

Potosi: le drapeau bolivien s’invite même dans nos assiettes 😉

L’après-midi, nous préférons nous éloigner de toute cette agitation et de tout ce bruit pour déambuler dans les petites rues colorées aux balcons de bois.

Potosi: ses maisons colorées et ses balcons de bois

Potosi: ses maisons colorées et ses balcons de bois

Potosi: ses maisons colorées et ses balcons de bois

Potosi: ses maisons colorées et ses balcons de bois

Potosi: ses maisons colorées et ses balcons de bois

Potosi: ses maisons colorées et ses balcons de bois

Potosi: ses maisons colorées et ses balcons de bois

Potosi: ses maisons colorées et ses balcons de bois

Potosi

Potosi et ses maisons colorées

Nous rentrons tôt à l’hôtel car nous commençons à en avoir un peu marre des défilés. Ils défilent tous dans les rues avec la même musique de fanfare. Ils semblent adorer cela ; nous moins 😉 Les défilés bloquent les rues et les fanfares nous cassent un peu les oreilles à la longue ;).

Et devinez quoi ? Le soir, ça recommence : après les collégiens, défilent maintenant les mineurs, les postiers, etc.

Potosi: la Plaza 10 de Noviembre by night

Potosi: la Plaza 10 de Noviembre by night

 

Samedi 6 août 2016. Fête nationale bolivienne à Potosi.

Aujourd’hui, c’est le jour J, la fête nationale bolivienne. Nous nous posons donc sur un banc de la Plaza de 10 Noviembre en attendant de voir comment s’organisent les festivités. Hier, nous avons eu droit à des défilés jusque tard dans la nuit. Et aujourd’hui ? Encore des défilés ! C’est au tour des politiciens, des policiers, des militaires, etc. de défiler. Et toujours la même musique de fanfare. Nous resterons toute la matinée assis sur la place principale à regarder le défilé de loin, et surtout à observer la vie locale : les dames qui vendent des glaces, les jeunes filles qui vendent des gélatines, le monsieur qui vend des barbes-à-papa, les enfants qui s’amusent avec l’eau de la fontaine, les familles qui prennent la pause devant la fontaine, etc.

Potosi

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Potosi: la fête nationale

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Potosi: qui veut du jus de pomme ? 😉

Potosi et ses vendeuses de glaces

Potosi et ses vendeuses de glaces

Potosi: un jeune consommateur de glace. Les Latinos adorent les glaces !

Potosi: un jeune consommateur de glace. Les Latinos adorent les glaces !

Potosi

Potosi et ses dames en habits traditionnels

Nous entendons aussi le présentateur vanter les mérites de la Bolivie : « Nous avons des montagnes, des lacs, des lagunes et le grand Salar de Uyuni ! ». « Vive notre pays rouge, jaune et vert ! ». Il rend aussi hommage à Simon Bolivar et le remercie d’avoir libérer le pays (des Espagnols).

Potosi

Potosi

Potosi: la Iglesia de San Augustin

Potosi: la Iglesia de San Augustin

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