Cuba: Varadero

Samedi 27 février 2016. Trajet de Trinidad à Varadero.

Arrivés à Varadero après 6h de bus, personne ne nous attend à la gare de bus comme convenu. Nous décidons alors de nous rendre à pied à la Casa Particular que nous avions réservée via l’agence Infotur (puisque notre casa de Trinidad n’en n’avait pas trouvé de libre, ce qui nous avait un petit peu fait flipper). Sur le chemin, une voiture s’arrête à notre hauteur : « Géronimo? » Si si, c’est pour nous 😉 Le gars qui devait venir nous chercher à la gare de bus était en retard et nous montre alors le chemin de « sa » Casa Particular. La propriétaire a l’air embêtée car sa casa est complète mais elle nous revend à son voisin pour 25$ la nuit (nous avons compris les discussions) alors que nous payons 35 $ par nuit. Explication : il y a 5$ de commission prise par l’agence de voyage Infotur, plus les 5$ de commission prise par la propriétaire de la Casa Particular qui est complète.  La chambre est grande et plutôt propre ; ça nous convient. Lorsque nous demandons si nous pouvons prendre le petit-déjeuner à la casa, notre logeuse nous répond que nous devrions pouvoir le prendre chez sa voisine dont la casa est complète. Par contre, pas de repas du soir. Ah bon ? De toute façon, comme personne ne nous demande quoi que ce soit et ne s’intéressent à nous, cela signifie pour nous qu’elles gagnent suffisamment d’argent comme cela et nous décidons donc de nous débrouiller seuls pour manger le matin.

Le soir, nous décidons de tester un restaurant bien côté : il s’appelle Salsa Suarez, n’est pas bon marché, mais c’est un de ces nouveaux restaurant privé qui essaie de faire une cuisine internationale avec pas mal de succès. Un vrai délice !

Varadero: poisson et poulpe

Varadero: poisson et poulpe

Varadero: les bons flans cubains

Varadero: les bons flans cubains

Varadero

Varadero

Là, nous rencontrons deux jeunes Québécoises dont l’une revient à Varadero pour la 15e fois. Nous lui demandons si elles ont visité autre chose à Cuba. Non, elles restent juste une semaine à Varadero dans un hôtel pas trop cher pour pouvoir s’offrir quelques bons restaurants comme celui-ci (plutôt que de manger la nourriture de l’hôtel). Ce n’est pas du tout notre manière de voyager mais pourquoi pas ?! Toutefois, notre tour du monde les fait rêver…

 

Dimanche 28 février 2016.  Premier jour à Varadero.

Comment décrire Varadero ? C’est une presque-île de 20 kms de long et 1km de large qui s’enfonce vers la mer. Varadero possède une magnifique plage de sable blanc qui s’étend sur 20 kms de long. A un bout de Varadero, il y a la ville, un peu moche, où se trouvent les casa particulares (donc où nous logeons). A l’autre bout, des luxueux hôtels all-inclusive où les superlatifs et les tarifs s’envolent. Et tout cela brasse une quantité de touristes impressionnantes qui font la crêpe toute la journée et profitent des cocktails à volonté de leurs hôtels. Beaucoup d’entre eux ne voient certainement rien d’autre de Cuba ; mais nous ne le diront jamais assez, il en faut pour tous les goûts !

Varadero

La plage de Varadero et ses kitesurfs

Varadero

La plage de Varadero

Au final, du côté ville, la plage est sympathique. Nous trouvons un petit coin d’ombre et pas bondé du tout où nous installer pour profiter de la plage. Que cela fait du bien de se reposer de temps en temps devant une si belle mer !

Varadero

La plage de Varadero

Varadero

La plage de Varadero

Varadero

La plage de Varadero

En fin d’après-midi, arrive un couple de retraités belges qui a loué une voiture et voyage depuis 1 mois à Cuba. Ce sont des voyageurs au long cours et ont d’ailleurs voyagé 3 mois en Thaïlande, au Laos et au Cambodge. Chose étrange, ils n’ont pas aimé le Laos mais ont adoré la Thaïlande. C’est bien la première fois que nous entendons ça ; d’habitude, c’est le contraire : les gens trouvent que la Thaïlande est beaucoup trop touristique et le Laos beaucoup plus authentique. Eux, ils ont trouvé que la Thaïlande, c’était génial, super facile d’y voyager alors qu’au Laos… Bizarre. Ce ne sont peut-être pas de vrais routards après tout, qui sait…Allez, ne soyons pas médisant, il en faut pour tous les goûts ! Et que pensent-ils de Cuba alors? Ils trouvent que c’est surfait et qu’ils n’ont pas réussi à voir le vrai Cuba. Tiens, tiens, ce n’est pas la première fois que nous entendons cela ; nous en reparlerons plus loin dans cet article…

Le soir, nous testons un des restaurants d’état de Varadero et, pour la première fois, prenons chacun un cordon bleu. Excellent choix ! Même en France ou en Belgique, ils ne sont pas toujours aussi bon. Par contre, pour l’accompagnement, c’est comme d’habitude : du riz aux haricots rouges 😉

 

Lundi 29 février 2016. Journée loose ou galères.

Nous terminons notre séjour à Cuba comme nous l’avons commencé : par une journée loose ou galères. La boucle est bouclée, il est temps de quitter Cuba 😉

Comme on nous avait indiqué que les horaires de bus pour l’aéroport de La Havane n’étaient connus qu’un jour à l’avance, nous nous rendons à l’agence de voyage vers 9h. Après plusieurs coups de fil, l’employée de l’agence nous annonce que, pour l’instant, il n’y a pas de bus prévu pour l’aéroport, que la programmation finale ne sera connue qu’à 11h et que nous devons donc repasser plus tard.

Nous nous rendons alors à une autre agence de voyage mais elle n’a pas non plus de bus prévu pour l’aéroport le lendemain. L’employée de l’agence téléphone alors à 3 autres agence de voyage et nous annonce qu’il n’y a qu’un bus programmé à 11h, donc trop tard pour nous car notre vol est à 15h… Elle nous conseille alors de repasser en fin de matinée à la première agence que nous avions consultée. Suspens…

Varadero

Varadero: le saut du bonheur (version masculine)

Varadero

Varadero: le saut du bonheur (version féminine)

Nous profitons donc d’une belle matinée à la plage et vers 13h, nous retournons à la première agence de voyage. Après plusieurs coups de fil, elle nous confirme que, malheureusement, il n’y a pas de bus qui parte assez tôt pour nous. Seule autre option (en dehors de l’auto-stop) : un taxi, qui coute 120$ pour 2h30 de trajet. Nous retournons à la deuxième agence, où le prix d’un taxi est légèrement moins cher, 100$. L’employée nous indique qu’entre-temps, elle a été informée qu’un bus partait aujourd’hui-même à minuit pour l’aéroport mais que nous devrions alors attendre à l’aéroport pendant…12h ! Euuuh, c’est bien gentil mais non merci ! N’ayant pas le choix, nous réservons ce taxi à 100$, soit le double du trajet en bus. Grrrr.

Nous décidons ensuite d’aller manger. Il faut quand même dire un mot sur les restaurants à Cuba. Ils sont très inégaux et il y en a 2 types : les restaurants d’état et les restaurants privés. Dans les restaurants d’état, il y a, en général, le choix entre du porc, du poulet et du poisson. Le tout est invariablement servi avec du riz aux haricots rouges et d’une toute petite salade composée de choux, de 2 rondelles de tomates, et de 3 rondelles de concombre. Niveau dessert, le choix se limite souvent à 2 boules de glace ou un flan. En général, c’est assez bon marché à défaut d’être très bon. Disons que c’est un peu comme un service public : on y va car on en a besoin pour s’alimenter mais on n’y va pas pour se faire plaisir. Dans certains, il faut carrément imaginer un restaurant tenu par des fonctionnaires de la sécurité sociale : pas de sourire, aucune efficacité, rien de disponible sur une carte déjà peu fournie. Pour d’autre, cela peut être une réelle bonne surprise.

Depuis quelques années, des restaurants privés sont apparus. Il y a ceux qui copient les restaurants d’état (ce qui n’aide pas au niveau du choix des plats…) et ceux qui tentent de se différencier, mais ils sont en général beaucoup plus chers et souvent bondés, et donc rarement une option pour nous. Du coup, quand nous cherchons un restaurant, c’est un peu la galère ; et quand nous en tenant un bon, nous avons tendance à y retourner régulièrement.

Ce midi, pour notre dernier jour, nous décidons de manger dans le seul restaurant de la ville que nous aimons bien : le fameux Salsa Suarez, qui est un peu cher mais innovant. Malheureusement, ce midi (enfin il est déjà 14h), le restaurant est entièrement réservé pour un groupe ; nous ne pouvons donc pas y manger. Nous repassons devant le restaurant d’hier midi mais ne nous y arrêtons pas car nous savons délibérément qu’il n’y aura que 3 plats de la carte encore disponibles. Nous décidons alors d’aller manger une pizza dans une restaurant italien indiqué dans le guide mais…suspens…il est fermé ! Grrrr. Nous retournons donc, comme tout le monde, dans un de ces restaurant d’état qui sert de la nourriture pour vous nourrir, pas forcément pour faire plaisir à vos papilles. Vu l’offre limitée de restaurants, celui-ci est bien sûr bondé, et le service n’étant pas très efficace…

Bref, avec ces galères pour trouver un bus et un restaurant, nous retournons à la plage à 15h (soit 3h après l’avoir quittée 😉 et profitons un maximum de ces dernières heures de repos devant cette mer magnifique.

Varadero

Varadero

Le soir, vers 18h30, nous voulons acheter de l’eau dans le seul petit magasin encore ouvert mais, comme par hasard, il n’y a que des petites bouteilles et aucun prix n’est affiché ; c’est à la tête du client. Verdict à la caisse : 1,5$ la petite bouteille d’eau, ce qui est normalement le prix d’une grande. Et comme nous en avons acheté 3, la caissière s’est fait un beau pourboire. Mais comment est-ce possible ? Il suffit de ne pas scanner le code-barres du produit et d’entrer le prix désiré à la main. Ça nous est souvent arrivé. Et c’est à prendre ou à laisser. Ils savent bien qu’on galère à s’approvisionner donc ils en jouent.

Nous allons ensuite manger au restaurant. Nous demandons 4 fois l’addition mais ne la recevons toujours pas. Mister J se rend alors directement au comptoir pour payer. Étrange, le total est légèrement plus élevé que ce que nous avions estimé. Il se rend alors compte après coup que le prix de sa bière a été multiplié par 3. Ça aussi c’est courant à Cuba ! Ils savent bien qu’on ne regarde pas toujours le détail de la note, ou que l’on ne se souvient plus du prix indiqué sur la carte. Nous avons eu le cas avec le prix de deux cafés qui avait été doublé (2$ au lieu de 1$). Au final, cela ne représente pas beaucoup mais nous trouvons ces pratiques particulièrement détestables. Ces notes « gonflées » pour les touristes, sorte de pourboires forcés, nous montrent à quel point certains Cubains prennent les touristes pour des vaches à lait. Nous avions rarement ressenti autant cela qu’ici. Nous sommes vraiment sensibles à la difficulté que peuvent avoir certains Cubains face au coût élevé de la vie sur l’île et, depuis notre arrivée à Cuba, nous laissons de bons pourboires (entre 10 et 15%), mais quand ils font exprès de gonfler la note, cela nous met en rage. Grrrr.

 

Mardi 1 mars 2016. Vol de La Havane à Mexico City.

Après 2 h de taxi, nous voilà à l’aéroport de La Havane un peu trop en avance. Pendant ces deux heures de taxi, nous avons eu la chance de réécouter les chansons anglophones des années 90  et donc de notre (pré-)adolescence : « What is Love » de Haddaway, « This is the Rythm of the Night » de Corona, « Freed from desire » de Gala, « Blue (Da Ba Dee) » de Eiffel 65, etc. 😉 On est bien en 2016, non ? Ah oui, j’oubliais, nous sommes à Cuba ! Et selon le notre chauffeur de taxi, « Varadero es el paradisio de Cuba ».

Pour la première fois, nous sommes plutôt contents de quitter un pays. Une chose que l’on ne pensait jamais écrire : la société de consommation nous manque ! Avoir des restaurants où la majorité des plats de la carte sont disponibles, trouver des bus facilement, retrouver des biscuits corrects, ou du jus de fruit autre que du nectar ; oui, tout cela nous manque !

Nous avons vraiment apprécié notre séjour à Cuba, il y a des paysages magnifiques, des gens sympathiques et souriants, et nous avons tellement appris de leur mode de fonctionnement. Inversement, nous avons été fortement déroutés par leur système de consommation et déçus de voir leur totale dépendance vis-à-vis du tourisme. Le tourisme est un acteur trop important de leur économie, et par conséquent, Cuba nous montre ce que le touriste veut voir : de la musique, des cocktails, des bonnes histoires de Che Guevara. Mais la réalité est masquée, et malgré tous nos efforts, nous ne sommes pas certains d’avoir vraiment tout compris à la société cubaine actuelle. Et puis il y a eu ces enquiquinements, ce système quasi mafieux qui fait en sorte que les touristes dépensent le plus de CUCs possibles sur l’île, parfois sans aucun remords. Après tout, le touriste est richissime, peut payer les toilettes 1$ lorsqu’il a vraiment envie d’y aller, la petite bouteille d’eau 2$ s’il a vraiment soif, le sandwich 6$ s’il a vraiment faim ou le taxi 100$ s’il doit vraiment aller à l’aéroport. Mister J appelle cela le « racket organisé des touristes ». Ceci dit, visiter Cuba vaut vraiment la peine mais il faut y aller maintenant, avant l’invasion américaine, et il faut aussi y aller en connaissance de cause : y voyager en routard n’est pas des plus simples, tout – absolument tout – est cher, le côté surfait des quartiers touristique peut en décevoir certains, etc.

Alors ce vol de retour ?  Nickel chrome, il s’est beaucoup mieux passé qu’à l’aller ! Au lieu d’un siège et demi pour deux, nous avons eu droit à trois sièges pour deux (soit le double de l’aller) car l’avion n’était pas du tout complet. Wouhouuu !

Dès notre arrivée à notre appart-hôtel à Mexico City, nous fonçons vers le supermarché pour faire nos courses pour les petit-déjeuners et les repas du soir. Vous n’imaginez pas le bonheur intense que nous avons ressenti lorsque nous avons retrouvé ce vrai supermarché où nous avions l’embarras du choix ! 😉 Et quel bonheur aussi après deux semaines et demi de pouvoir se cuisiner une grosse casserole de légumes !

 

Cuba: Trinidad

Mardi 23 février 2016. Trajet de Cienfuegos à Trinidad.

Après le dernier petit-déjeuner d’Ernesto, notre super cuisinier personnel, nous décidons de nous reposer un peu car Mister J a le nez bien encombré et n’arrête pas de se moucher. Trinidad ne se trouve qu’à 1h30 de route de Cienfuegos mais le bus ne part qu’à 13h. Nous avons donc le temps de glander toute la matinée 😉 Mais heureusement que nous sommes arrivés bien à l’avance à l’endroit de rendez-vous du bus car il est arrivé 30 minutes d’avance ! Un coup, il arrive une heure en retard (à La Havane) ; un coup, il arrive une demi-heure à l’avance. Il faudrait savoir 😉

Nous arrivons en début d’après midi à Trinidad et nous lançons immédiatement à la recherche d’une Casa Particular. Mister J se mouche de plus en plus et a mal à la tête ; du coup, nous ne sommes pas dans les meilleures conditions. Mais notre premier essai sera fructueux : une chouette petite chambre, dans ce qui ressemble plus à un hôtel qu’à une casa. Il y a 6 chambres mais nous sommes les seuls clients. Et la famille se relaie à tour de rôle pour nous « garder ». A chaque fois que nous passons dans le salon, il y a une personne différente 😉

 

Mercredi 24 février 2016. Visite de Trinidad.

Au petit-déjeuner à la casa, nous prenons du café, un jus de fruit frais, des toasts grillés et une assiette de fruits. Quant à l’omelette, nous passons notre tour car, en ce moment, nous mangeons beaucoup d’œufs ; ils veulent tous nous préparer des œufs au petit-déjeuner 😉 Pour la première fois, nous sommes vraiment déçus par le petit-déjeuner dans une Casa Particular : le café n’était pas bon, le jus de fruit n’avait pas de goût, les toasts étaient du pain rassis grillé et les fruits étaient secs. Ce petit déjeuner nous a laissé sur notre faim ; nous décidons donc de ne plus y prendre le petit-déjeuner les jours suivants. Nous décidons également de ne pas y manger ce soir, nous verrons peut-être demain. Après tout, ce serait sympa d’une fois changer et de manger le soir dans un chouette resto avec de la musique…

Trinidad est une chouette ville typiquement cubaine telle qu’on l’imagine : les couleurs, les odeurs de cigares, les groupes de musiques à chaque coin de rue.

Trinidad: un cigare Montecristo bien roulé

Trinidad: un cigare Montecristo bien roulé

Trinidad

Trinidad et ses papys musiciens

Trinidad

Trinidad et ses papys musiciens

Nous nous rendons tout d’abord à la Place Céspedes et visitons l’église San Francisco de Paula. Ensuite, nous rejoignons la Place Mayor en passant de ruelles colorées en ruelles colorées et visitons l’église de la Très Sainte Trinité.

Trinidad: la Place Cespedes

Trinidad: la Place Cespedes

Trinidad: l'église San Francisco de Paula (sur la Place Cespedes)

Trinidad: l’église San Francisco de Paula (sur la Place Cespedes)

Trinidad et ses rues colorées

Trinidad et ses rues colorées

Trinidad

Trinidad et ses rues colorées

Trinidad

Trinidad et ses rues colorées

Trinidad: la Place Mayor

Trinidad: la Place Mayor et l’église de la Très Sainte Trinité

Trinidad: la Place Mayor

Trinidad: la Place Mayor

Pour le repas de midi, nous nous posons sur un toit-terrasse avec une vue magnifique sur la ville, les montagnes et la mer. Seul problème : il n’y a pas d’ombre, et pas un seul parasol ! Nous croisons un couple d’Écossais, que Mister J aborde en faisant une petite blague « It’s a shame, no one got the idea to put an umbrella on this terrace ». Et là, le serveur nous explique, dans un très bon anglais, qu’à Cuba, il est interdit de mettre des parasols sur les toit-terrasses. Il nous propose discrètement d’en sortir un à condition que nous nous mettions loin du bord de la terrasse, là où personne ne pourra nous voir. Et le voilà qu’il nous installe un petit endroit ombragé, où nous avons pu partager un cocktail avec ce couple d’Écossais retraités.

Trinidad

Trinidad: le toit-terrasse

Trinidad

Trinidad: vue depuis le toit-terrasse

Trinidad: de la cuchancharra (rhum, miel et citron)

Trinidad: de la cuchancharra (rhum, miel et citron)

Ce fut un moment très sympa pendant lequel nous avons pu échanger beaucoup de nos expériences respectives à Cuba. Ce fut notamment l’occasion de dresser une liste de quelques paradoxes cubains :

  • 1) La double monnaie : Il y a deux monnaies en circulations les CUCs (Pesos Convertibles) et les CUPs (Pesos Cubains). 1 CUC vaut 1 US$ (fixe). Et 1 CUC vaut 24 CUPs, mais cela peut varier. Toutefois, seuls les CUCs sont convertibles en monnaies étrangères, fixé au cours du dollar (1 CUC = 1US$ = x €). Sauf que si on change 100 US$, on obtient que 90 CUCs car l’état n’aime pas les dollars américains et taxe donc de 10% l’échange de cette monnaie. Il est donc bien plus avantageux de changer des Euros ou des Livres Sterling. Pour l’histoire, le dollar américain était trop utilisé au goût du gouvernement cubain par les touristes ainsi que par les cubains pour les achats de gros montants. Il a donc décidé de mettre en place les CUCs au même cours que le dollar américain. Mais pour éviter que les dollars américains ne circulent encore, il a mis en place cette taxe ingénieuse de 10%. Cela a permis également au gouvernement d’instaurer plus de contrôle sur qui achète quoi. En effet, certains magasins ne pouvaient percevoir que des CUCs et d’autres que des CUPs, ce qui permettait ainsi de maintenir une double économie, l’une pour les touristes et l’autre pour les locaux. Ce système de double monnaie est en voie de disparition et, depuis quelques mois, tous les commerces acceptent les CUCs et les CUPs.
  • 2) A Cuba, le chauffeur d’un cyclo-taxi pour touristes peut être un chirurgien reconverti. C’est ce que nous a raconté le couple d’Écossais. Leur chauffeur leur a expliqué que le salaire moyen d’un chirurgien est de 40 CUCs (=40 US$) par mois, ce qui ne lui suffisait pas pour subvenir aux besoins de sa petite famille. Celui d’un taximan peut être 10 fois plus élevé. C’est un des plus gros problèmes à Cuba : les personnes travaillant en relation avec les touristes gagnent démesurément plus que les autres.
  • 3) Certains produits sont introuvables à Cuba : un poivrier par exemple. Un restaurateur l’a fait importer par sa famille des États-Unis et a dû payer 110% de taxe à l’importation. Par conséquent, il y a un marché noir pour tout : dans certaines rues, on vous vend « sous le manteau » des prises électriques d’occasion, de la super glue ou du gel pour les cheveux. Et des produits que l’on considère de première nécessité, comme du dentifrice ou du savon, sont tout simplement inaccessibles pour les cubains moyens. Depuis, nous regardons différemment certains objets.
  • 4) Cuba a 2 faces : une face touristique remplie de couleurs, de musique live, de danse et de cocktails, et une réalité beaucoup plus terne qui concerne la majorité des Cubains. La difficulté de s’approvisionner, les maisons délabrées… En s’éloignant un peu des sentiers battus, on est bien loin de l’image de carte postale. Le Cuba touristique a un côté superficiel, entretenu par les cubains car le tourisme est leur principale source de revenu. « Surfait » est probablement un des mots qui est sorti le plus souvent de la bouche des touristes que nous avons rencontrés pour décrire Cuba. Les touristes qui restent plutôt dans les quartiers touristes, comme La Vieille Havane, sont alors choqués lorsqu’ils osent s’aventurer dans des quartiers moins touristiques, voire carrément populaires, comme La Nouvelle Havane. Dans notre cas, nous avons tout de suite été mis dans le bain puisque nous avons découvert La Nouvelle Havane, plus délabrée et où nous logions, avant la Vieille Havane, toute pimpante. En utilisant le mot « surfait », les touristes se plaignent aussi de ne pas voir le vrai Cuba. Nous, nous estimons l’avoir entre-aperçu car dans chacune des villes que nous avons visitées, sans exception, nous nous sommes promenés dans les quartiers populaires, où nous n’avons croisés que quelques rares touristes. Et puis, nous avons essayé de nous faire à manger à La Havane et nous sommes donc confrontés à la difficulté de faire ses courses à Cuba. Mais avons-nous pour autant compris la réelle vie des Cubains. Pas sûr à 100%. Que nous cachent-ils d’autre ?

Si ces paradoxes nous font sourire (ou pleurer, selon les cas), la société cubaine a de très bons côtés et il faut les souligner. Les soins de santé sont gratuits et l’espérance de vie (78,4 ans) côtoie celle des pays développés. De même, l’éducation est gratuite et obligatoire et le taux de d’alphabétisation atteint 99,8%. La culture a aussi une place très importante à Cuba, où les places de concerts ou de théâtre se vendent à un prix dérisoire, même pour les Cubains. Et c’est cela qui nous attire dans ce pays : la richesse de leur culture. Cela passe surtout par la musique et la danse. La musique live est partout à Cuba. Et qui dit musique cubaine, dit danse. On voit parfois un serveur qui s’ennuie gratouiller la guitare du groupe qui fait une pause. Et ils sont pluridisciplinaires : on peut même parfois voir les membres d’un groupe échanger leurs instruments. 

L’après-midi, nous décidons de monter en haut de la Tour de la Lutte contre les Bandits, qui nous offre une vue imprenable sur toute la ville, les montagnes et la mer.

Trinidad: la Place Mayor

Trinidad: la Place Mayor et la Tour de la Lutte contre les Bandits

Trinidad: Che Guevara

Trinidad: Che Guevara est décidément partout à Cuba

Trinidad

Trinidad: vue sur les montagnes depuis la Tour de la Lutte contre les Bandits

Trinidad: vue de la Tour de la Lutte contre les Bandits

Trinidad: vue sur la Place Mayor depuis la Tour de la Lutte contre les Bandits

Le soir, nous retournons manger sur le même toit-terrasse pour assister au coucher de soleil sur Trinidad.

Trinidad

Coucher de soleil sur Trinidad

Trinidad

Coucher de soleil sur Trinidad

 

Jeudi 25 février 2016. Excursion dans la Valle de Los Ingenios.

Comme tout est cher à Cuba, nous avons démarché plusieurs agences de voyage pour cette excursion. Et au final, nous avons pris le moins cher : Infotur. Nous pensons que le gars de l’agence de voyage a demandé à un de ses potes de faire office de guide pour nous. Il semble avoir développé son petit business perso. D’ailleurs, nous avons remarqué que, dans l’agence, il y a deux systèmes de tickets : l’un officiel issu d’un carnet officiel qui dispose d’une copie carbone numérotée pour la comptabilité de l’agence de voyage ; et l’autre, une simple photocopie d’un ticket officiel qui rentre plutôt dans la comptabilité personnelle du gars de l’agence.

L’excursion n’en a été que plus amusante car nous nous sommes coltinés, avec un couple de jeunes français, un guide « francophone » qui ne connaissait pas beaucoup plus le français que nous l’espagnol ! Il répondait « oui, c’est bien ça » à toutes nos questions et semblait inventer la plupart de ses explications. Le point positif, ce fut la voiture qu’il a utilisée pour nous conduire sur les différents sites : une voiture américaine des années 60, un voyage dans le temps !

Trinidad: notre taxi pour la matinée (dans la Valle de los Ingenios)

Trinidad: notre taxi pour la matinée (dans la Valle de los Ingenios)

Malgré les connaissances très approximatives du guide sur l’histoire de cette vallée, nous ne sommes pas déçus d’y être allés. Nous voulions absolument aller voir cette vallée, un must-see de la région. Qu’a-t-elle de si particulier ? C’est une vallée dans laquelle des exploitations gigantesques de canne à sucre se sont développées afin produire du sucre et du rhum. Le sucre était exporté en URSS tandis que le rhum était destiné au marché local.

La Valle de los Ingenios ou la Vallée des Moulins à Sucre

La Valle de los Ingenios ou la Vallée des Moulins à Sucre

La Valle de los Ingenios: la canne à sucre

La Valle de los Ingenios: la canne à sucre et une presse pour en extraire le jus

La Valle de los Ingenios: la demeure des propriétaires de la sucrerie

La Valle de los Ingenios: la demeure des propriétaires d’une sucrerie

De nombreux esclaves africains étaient utilisés pour travailler dans les champs. Pour les surveiller et veiller à ce qu’ils ne s’enfuient pas, des tours gigantesques ont été construites, dont certaines offrent une vue imprenable sur la vallée. Ils nous rappellent alors que deux autres pays avaient aussi recours à l’esclavage : le Brésil dans les champs de canne à sucre, comme à Cuba, et les États-Unis dans les champs de coton. Le travail dans les champs de canne à sucre était tellement harassant que les esclaves n’y travaillaient que 7 à 10 ans ; ensuite, ils s’attelaient à des tâches « moins difficiles », comme aller chercher de l’eau au puits. Le guide nous raconte aussi que les esclaves étant très chers à l’achat, un propriétaire avait eu l’idée d’acheter des couples d’esclaves, dont la progéniture lui assurait une relève…

La Valle de los Ingenios: la tour servant à surveiller les esclaves dans les champs de canne à sucre

La Valle de los Ingenios: une tour servant à surveiller les esclaves dans les champs de canne à sucre

La Valle de los Ingenios: les chambres des esclaves africains, où ils s'entassaient à 15

La Valle de los Ingenios: les chambres des esclaves africains, où ils s’entassaient à 15

La Valle de los Ingenios: l'eau du puits, qui était transportée par les esclaves, servait à notamment à remplir le bain des propriétaires

La Valle de los Ingenios: l’eau du puits, qui était transportée par les esclaves, servait notamment à remplir le bain des propriétaires

La Valle de los Ingenios: la plus haute tour servant à surveiller les esclaves dans les champs de canne à sucre

La Valle de los Ingenios: la plus haute tour servant à surveiller les esclaves dans les champs de canne à sucre

La Valle de los Ingenios: vue de la tour

La Valle de los Ingenios: vue de la plus haute tour

La Valle de los Ingenios: vue de la tour

La Valle de los Ingenios: vue de la plus haute tour

Et qu’en est-il aujourd’hui ? Depuis la chute de l’URSS, le sucre est devenu invendable et les exploitations ont fermé les unes après les autres. L’embargo américain y est certainement pour quelque chose aussi mais le guide prétend que non…

L’excursion se terminant plus tôt que prévu (midi au lieu de 14h), il nous reste l’après-midi pour continuer à découvrir Trinidad et partir notamment hors des sentiers battus. Nous passerons notamment par la Place des Trois Croix et la Place Jigüe.

Trinidad: Place des Trois Croix

Trinidad: Place des Trois Croix

Trinidad: en dehors des sentiers battus

Trinidad: en dehors des sentiers battus

Trinidad: suivant un rituel afro-cubain de purification, certaines femmes ne s'habilent qu'en blanc pendant un an (accessoires compris)

Trinidad: suivant un rituel afro-cubain de purification, certaines femmes ne s’habilent qu’en blanc pendant un an (accessoires compris)

Trinidad

Trinidad: en dehors des sentiers battus

Trinidad: Place du Jigüe

Trinidad: Place du Jigüe avec son bar « La Bodeguita del Medio ».

Trinidad: Place du Jigüe

Trinidad: Place du Jigüe

Le soir, nous mangeons à notre casa. Après tout, ce n’est pas parce que le petit-déjeuner n’est pas bon que le repas du soir le sera également…Et bein si ! La soupe de poulet était grasse, le riz beaucoup trop cuit et le jus de fruit toujours sans goût. C’est décidé : pour une fois, nous boycotterons la nourriture de notre casa et irons manger au restaurant !

 

Vendredi 26 février 2016. Excursion à Topes de Collantes.

Pour cette excursion, nous avons également essayé de trouver la moins chère car les différences de prix entre les agences de voyage étaient faramineuses (entre 35$ par personne pour 1 journée chez Cubanacan et 60$ chez Cubatour). Cette fois-ci, nous avons vraiment eu une bonne surprise : le groupe était très sympa, la promenade super chouette, la guide était très intéressante et parlait excellemment bien anglais. Merci Cubanacan !

Nous prenons tout d’abord place dans un camion-bus et partons en direction d’un superbe point de vue sur Topes de Collantes et la mer. 

Trinidad: notre camion-bus pour notre journée dans les montagnes à Topes de Collantes

Trinidad: notre camion-bus pour notre journée dans les montagnes à Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes: vue sur les montagnes et la mer

Nous visitons ensuite une plantation de café, où nous recevons un expresso (moins bon que le café des casas particulares) puis commençons notre balade à pied.

Topes de Collantes: un pilon pour les graines de café

Topes de Collantes: un pilon pour les graines de café

Topes de Collantes: et une expresso inclus dans le prix de la visite

Topes de Collantes: et une expresso inclus dans le prix de la visite !

Topes de Collantes: une plantation de café, bien à l'ombre des arbres

Topes de Collantes: une plantation de café, bien à l’ombre des arbres

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes; une ferme de plantations de café et bananiers

Topes de Collantes; une ferme de plantations de café et bananiers

Topes de Collantes: un arbre à guavas

Topes de Collantes: un arbre à guavas

Topes de Collantes: un palmier royal, l'emblème de Cuba

Topes de Collantes: un palmier royal, l’emblème de Cuba

Topes de Collantes

Topes de Collantes

L’excursion se termine par un petit bain dans une magnifique cascade. Cela fut d’autant plus magique que nous ne sommes que 4 (2 Anglais et nous 2) à avoir tenté l’expérience de la baignade. Mais nooon, l’eau n’était pas si froide que ça 😉

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Nous avons ensuite partagé le repas de midi avec tout notre groupe, le moment d’échanger sur notre voyage. Un couple de Canadiens nous apprend que c’est la 5e fois qu’ils viennent à Cuba, qu’ils ont aussi fait une voyage d’un an l’année passée mais en Europe et en Afrique, et que dans les années 90, ils ont voyagé 6 mois en Asie du Sud-Est. Waouw, pas mal ! Une retraitée Française, qui a également beaucoup voyagé an Asie et Amérique Latine, nous a, elle, donné quelques conseils sur le Chili et l’Argentine. Chouette groupe de voyageurs aux longs cours ! 😉

Topes de Collantes: une autre bonne bière cubaine, plus forte et (donc) meilleure ;)

Topes de Collantes: une autre bonne bière cubaine, plus forte et (donc) meilleure 😉

Après cette très agréable excursion, nous nous rappelons qu’il reste une place que nous n’avons pas encore visitée à Cuba : la Place Santa Ana. On y va, on n’y va pas ? Allez, pour ne pas avoir de regrets, allons-y ! En plus, nous sommes tout prêts ! Nous avons pu y observé des Cubains faire la file avec leur bouteille ou bidon pour acheter de la bière et de l’agua cola. En rigolant, une Cubaine a expliqué à deux autres touristes : « Vous, c’est du Coca-Cola et nous, de l’agua cola ».

Topes de Collantes: l'église Santa Ana

Trinidad: l’église Santa Ana

Topes de Collantes: la Place Santa Ana

Trinidad: la Place Santa Ana

Topes de Collantes

Trinidad: une des rues menant à la Place Santa Ana

Topes de Collantes: "vous, c'est du Coca-Cola et nous, de l'agua cola"

Trinidad: « vous, c’est du Coca-Cola et nous, de l’agua cola »

 

 

Cuba: Cienfuegos

Samedi 20 février 2016. Trajet de Viñales à Cienfuegos.

Partis tôt le matin, nous arrivons à Cienfuegos en début d’après midi, comme prévu. Nous avions demandé à notre logeuse de Viñales si elle connaissait une Casa Particular à Cienfuegos. Bien entendu, elle ne répondra jamais non, cela se fait beaucoup comme cela ici. Elle nous a trouvé une chouette Casa Particular à 25$ par nuit. Mais en arrivant Mamy essaie de nous la louer à 35$ ! Nous décidons de partir… Ah finalement 25$ c’est bon ! Pour ce prix-là, nous avons une grande chambre, une immense salle de bain et un jardin pour nous tout seuls. On va s’y plaire…

En route vers Cienfuegos sur une aire d'autoroute

En route vers Cienfuegos sur une aire d’autoroute

Cienfuegos: notre casa particular à Punta Gorda

Cienfuegos: notre casa particular à Punta Gorda

Comme le cuisinier de la casa est en congé aujourd’hui, nous mangeons le soir au grill tenu par le fils de notre logeuse. Un très bon rapport quantité-qualité-prix, comme on n’en trouve pas à Cuba ! Des Cubains viennent même y manger alors que, jusqu’à présent, nous n’avions vu que des restaurants pour touristes. Ce petit jeune a tout compris et son petit restaurant affiche d’ailleurs complet. Certains, touristes ou Cubains, font même la file pour venir manger là. Une bonne découverte !

 

Dimanche 21 février 2016. Visite de Cienfuegos.

Aujourd’hui, le cuisinier de la casa, Ernesto, est de retour. Il nous a préparé un petit-déjeuner de roi, dont des fruits que nous ne connaissons pas forcément ou, du moins, juste le nom, pas leur goût. Nous sommes tout contents de les découvrir et de pouvoir les goûter :

  • la Guava, aussi appelée Guayaba ou encore Goyave (de couleur verte et de chair rougeâtre avec de mini pépins jaunes).
  • la Guanabana, aussi appelée Corossol (de couleur noire écaillée et de chair blanche avec de gros pépins noirs).
  • la Pouteria Sapota ou encore Sapote (de couleur brune et de chair orange)
  • Et surtout, n’oublions pas l’ananas, la banane plantin, la papaye, la mangue, etc. Nous qui adorons les fruits, nous sommes servis !

Cienfuegos: le petit-déjeuner

Cienfuegos: un petit-déjeuner de roi

Cienfuegos: plein de fruits qu'on ne connait pas pour le petit-déjeuner

Cienfuegos: plein de fruits qu’on ne connait pas pour le petit-déjeuner

Cienfuegos: le petit-déjeuner et sa confiture de guava, un délice

Cienfuegos: confiture de guava faite-maison, un délice!

Cienfuegos: le petit-déjeuner

Cienfuegos: des biscuits et cakes

Maintenant que nous sommes bien repus, partons à la découverte de la ville de Cienfuegos. Comme nous ne logeons pas dans le centre de Cienfuegos mais à Punta Gorda, nous devons emprunter le Paseo del Prado (càd le boulevard de mer) pour nous rendre dans le centre de Cienfuegos. Cette balade, très agréable, nous permet de découvrir tous ces bâtiments coloniaux colorés et dotés de belles arches.

Cienfuegos: el Paseo del Prado, le boulevard de mer

Cienfuegos: el Paseo del Prado, le boulevard de mer

"Cienfuegos est la ville que j'aime le plus" (extrait d'une chanson de Benny Moré)

« Cienfuegos est la ville que j’aime le plus » (extrait d’une chanson de Benny Moré)

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: oui, les cabines téléphoniques sont toujours utilisées à Cuba et, si possible, en faisant de grands gestes

Cienfuegos: oui, les cabines téléphoniques sont toujours utilisées à Cuba et, si possible, en faisant de grands gestes

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos

Cienfuegos: Che Guevara, le cavalier sans reproche et sans peur.

Nous nous dirigeons ensuite vers le Parc José Martí, qui est bordé de beaux monuments tels que le Palacio de Gobierno, la Cathédrale Puríssima de la Concepción, le Collège San Lorenzo, le Théâtre Tomas Terry et l’Arc de Triomphe.

Cienfuegos: el Palacio de Gobierno

Cienfuegos: el Palacio de Gobierno

Cienfuegos: la Cathédrale de la Purísima Concepción

Cienfuegos: la Cathédrale de la Purísima Concepción

Cienfuegos: le Collège San Lorenzo (dans le Parc José Martí)

Cienfuegos: le Collège San Lorenzo (dans le Parc José Martí)

Cienfuegos: le Théâtre Tomas Terry

Cienfuegos: le Théâtre Tomas Terry

Cienfuegos: le Théâtre Tomas Terry et ses mosaïques

Cienfuegos: le Théâtre Tomas Terry et ses mosaïques

Cienfuegos: un taxi collectivo, le plan B si les bus sont complets

Cienfuegos: un taxi collectivo, le plan B si les bus sont complets

Cienfuegos: statue de José Martí

Cienfuegos: statue de José Martí

Cienfuegos: l'Arc de Triomphe (dans le Parc José Martí)

Cienfuegos: l’Arc de Triomphe (dans le Parc José Martí)

Cienfuegos: le Parc José Martí

Cienfuegos: le Parc José Martí

Pour finir, nous nous rendons au Cementerio de la Reina, qui se trouve en dehors des quartiers touristiques. La plupart des touristes s’y rendent en calèche ou en taxi mais nous y sommes allés à pied. C’est l’occasion de se rendre compte de la vraie vie des Cubains : camion-bus, maisons délabrées, rues poussiéreuses, match de football, etc. C’est le seul cimetière cubain à avoir des tombes hors-sol (à cause du niveau d’eau élevé) et des niches murales. Il est également doté de belles statues de marbre italien ainsi que de tombes de soldats français et espagnols. Il a malheureusement été fortement endommagé par plusieurs cyclones. Intéressant mais le Cimetière du Père Lachaise à Paris et le Cimetière Monumental de Milan n’ont rien à lui envier.

Cienfuegos: un bus pas comme les autres...ou comment recycler un camion...

Cienfuegos: un bus pas comme les autres…ou comment recycler un camion…

Cienfuegos: el Cemeterio de la Reina et ses statues

Cienfuegos: el Cemeterio de la Reina et ses tombes hors-sol et niches murales

Cienfuegos: el Cemeterio de la Reina et ses statues

Cienfuegos: el Cemeterio de la Reina et ses statues de marbre

Cienfuegos: en revenant du cimetière

Cienfuegos: en revenant du cimetière dans un quartier populaire.

Le soir, Ernesto, notre cuisinier personnel (puisque les deux autres chambres de la casa ne sont pas occupées), nous prépare une bonne soupe de légumes, un poisson grillé à l’ananas et, en dessert, de la noix de coco et de petits morceaux de fromage, typique de Cuba (une variante est de remplacer la noix de coco par de la confiture de guava).

Cienfuegos: en dessert, de la noix de coco et du fromage

Cienfuegos: en dessert, de la noix de coco et du fromage

 

Lundi 22 février 2016. Visite de Punta Gorda.

Punta Gorda est le quartier résidentiel dans lequel nous logeons, à quelques enjambées du centre de Cienfuegos. En partant de l’autre côté, en direction de la pointe de la presqu’île de Punta Gorda, nous tombons sur de magnifiques bâtiments impressionnants tels que le Palacio Azul, le Club Cienfuegos, la Casa Verde et la Villa del Valle. Cette dernière est plutôt kitsch et très éclectique (mélange de style cubain, marocain, italien, etc.).

Cienfuegos: un vendeur ambulant  d'ail et d'oignons

Cienfuegos: un vendeur ambulant d’ail et d’oignons

Cienfuegos: el Palacio Azul

Cienfuegos: el Palacio Azul

Club Cienfuegos

Le Club Cienfuegos, ou la future maison de la soeur de Miss V avec un terrain de tennis 😉

Cienfuegos: la Casa Verde

Cienfuegos: la Casa Verde

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: Punta Gorda

Cienfuegos: la presqu’île de Punta Gorda

Cienfuegos

Punta Gorda: nous pensons avoir trouvé la casa où a logé Bart, un collègue de Miss V.

En fin d’après-midi, un couple canadien de 70 ans arrive avec leur guide à notre Casa Particular. Les pauvres, ils ont attrapé la tourista à cause de crustacés ou d’un jus de mangue de la production de l’année passée acheté dans la rue. En plus, ils sont malades à tour de rôle : quand l’un va mieux, l’autre rechute et vice-versa. Et pour couronner le tout, madame tousse beaucoup ; coup de froid ou pollution, nous ne savons pas… Petit détail cocasse : lorsque leur guide a appris que nous voyagions à Cuba sans réserver de logement, il a regardé Mister J comme s’il était un extra-terrestre 😉 En creusant un petit peu, Mister J devina très vite que leur voyage devait bien coûter le double du nôtre et pour une qualité pas toujours supérieure à la notre. Par exemple, nous nous rendons compte qu’il paie 35$ pour leur petite chambre avec deux lits simples et une petite salle de bain alors que nous avons négocié la grande chambre avec lit double et une immense salle de bain pour 25$… Aaaah les commissions. Mister J, l’œil averti, verra d’ailleurs la mamy de notre casa glisser, vite fait, un billet à leur guide le matin de leur départ…

Cuba: Viñales

Mercredi 17 février 2016. Trajet de La Havane à Viñales.

En attendant le bus, nous rencontrons 3 allemands, dont 1 parle espagnol. Ils sont arrivés en même temps que nous à La Havane. Nous en profitons pour partager nos expériences. Eux n’ont pas vu l’invasion d’américains (vous êtes sûrs qu’ils sont américains ?…). Et pire, ils trouvent que la nourriture n’est pas cher, surtout les légumes. Nous nous rendons compte que par légumes ils parlent d’une assiette de riz avec des haricots rouges et qu’ils se contentent des pizzas vendues à 1$ dans la rue (qui se résument à du pain et de la sauce tomate). Effectivement, ce n’est pas cher. Mais si nous ne mangeons que cela, nous n’allons pas pouvoir continuer le voyage bien longtemps 😉

Dans le bus, nous rencontrons deux françaises (mère et fille) qui font plus ou moins le même tour que nous. L’occasion d’échanger nos expériences à nouveau. Elles concordent plus ou moins. Ouf, nous ne sommes pas fous 😉 Laure, qui a peu près notre âge, utilise régulièrement un mot pour décrire Cuba : IMPROBABLE. Nous le lui piquons immédiatement, tellement il colle bien à ce pays! Elle a déjà visité Cuba avec des amis il y a 2 ans ; elle nous apprend qu’il y avait encore des tickets de rationnement à ce moment-là et nettement moins de touristes à la même saison. C’est le moment où jamais de s’y rendre car Cuba est déjà en train de changer et de devenir ultra touristique, remplie d’Américains.

Arrivés à Viñales, nous nous dirigeons vers les Casas Particulares pour voir si des chambres sont encore disponibles… Comme attendu, beaucoup sont déjà réservées. Une mamy nous propose d’appeler une connaissance pour voir si une chambre est disponible pour nous (le système de commission, vous vous souvenez ?). Elle en trouve une. Nous avons un peu peur vu notre expérience à La Havane de tomber sur un trou à rats. Sur le chemin, la propriétaire nous dit qu’à Viñales, les casas sont full, etc… On se dit qu’elle essaie de nous préparer psychologiquement à dormir dans son taudis. Suspens… Au final, une très bonne surprise nous attend. Nous sommes vraiment tombés dans une casa familiale telle que nous l’attendions : nous entrons par un tout petit salon où la famille nous accueille avec sympathie ; la chambre, située à l’étage, est neuve et a une terrasse avec vue sur la montagne ; et la gentille propriétaire nous offre un jus de papaye pour la maison. Malheureusement, cette chambre n’est disponible que 2 nuits au lieu des 3 que nous voulions passer ici, mais la propriétaire nous promet de nous trouver une chambre aussi sympathique pour la dernière nuit.

Viñales: la suite de casas particulares de notre rue

Viñales: la suite de casas particulares de notre rue. La nôtre est la turquoise après la jaune.

Viñales

Viñales: notre chambre

Viñales: jus de papaye offert par la casa

Viñales: jus de papaye offert par la casa (sur la terrasse de notre chambre)

Viñales: vue de la terrasse de notre chambre

Viñales: vue sur les mogotes depuis la terrasse de notre chambre

Viñales: une bonne bière cubaine pour fêter notre arrivée dans cette superbe région

Viñales: une bonne bière cubaine pour fêter notre arrivée dans cette superbe région

Après avoir fait un petit tour en ville, nous rentrons manger à la Casa Particular. Un véritable festin nous attend : une soupe de légume, des beignets de maïs, une énorme cuisse de poulet, des légumes, du riz et, en dessert, de la papaye confite. Nous n’avons évidemment pas pu tout manger. Nous nous rendons compte à quel point cela doit être difficile (et cher) de rassembler tous ces ingrédients pour cuisiner ce repas, ce qui compte d’autant plus pour nous. Selon le Lonely Planet, il faut environ 3 heures pour faire les courses pour un repas dans les casas particulares. Vu notre expérience à La Havane, cela ne nous étonne pas du tout, même si nous pensons que cela est sous-traité à des voisins ou des membres de la famille pour gagner du temps. Et notre hôte a la chance de posséder un énorme congélateur qui lui permet certainement de faire de bonnes économies de temps.

En tous cas, la famille qui nous accueille est très sympathique, et comme nous souhaitons apprendre l’espagnol, elle nous promet de ne plus dire aucun mot en anglais 😉

 

Jeudi 18 février 2016. Les Mogotes du Parc National de Viñales.

Après un petit déjeuner de champion à notre casa (œufs, fruits, jus de fruit, fromage, jambon, pain, et le café le plus fort du monde), nous voilà partis à la conquête des mogotes de Viñales. Plutôt que de le faire en groupe (trop nul) ou de louer les service d’un guide (trop cher), nous décidons d’aller pêcher des infos au Tourist Info Center pour faire un balade tout seuls. Une chose est certaine, les infos au Tourist Info Center ne sont pas très claires et le personnel peu aidant. Ce n’est pas grave, nous tracerons notre itinéraire avec le GPS de Mister J et suivrons ainsi la direction. Nous avons marché une bonne 15aine de kms et croisés très peu de touristes. La plupart d’entre eux font la balade en groupe à cheval. Heureusement, nous avons pu demander notre chemin aux locaux grâce à notre espagnol qui s’améliore de jour en jour. Alors ces mogotes?  Les mogotes sont des pains de sucre, comme à Muang Ngoi au nord du Laos ou dans la Baie d’Along au Vietnam. A la différence qu’ici, nous ne sommes pas le long de l’eau. Nous y avons passé un moment magique! Presque seuls au monde dans un endroit magnifique, que demander de plus?!

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales et ses mogotes

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: descente dans la vallée

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: dans la vallée

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: dans la vallée

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: euuuh que fait-on quand on se trouve sur la route d'une maman cochon et de ses petits?

Parc National de Viñales: euuuh que fait-on quand on se trouve sur la route d’une maman cochon et de ses petits?

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales et ses mogotes

En route, nous avons visité une fabrique de tabac où le propriétaire, qui ne parlait qu’espagnol, nous a expliqué la fabrication des cigares. Nous avons (presque) tout compris et Mister J a acheté ses premiers cigares cubains.

Parc National de Viñales: les feuilles de tabac après fermentation

Parc National de Viñales: les feuilles de tabac après fermentation

Parc National de Viñales: les cigares

Parc National de Viñales: les cigares

Parc National de Viñales: Mister J en plein achat

Parc National de Viñales: Mister J en plein achat

Sur le chemin du retour, nous croisons de nombreux vautours au dessus d’un champ de tabac. Nous demandons à un Cubain qui se balade avec un balais brosse sur l’épaule ce que sont ces oiseaux, et il nous explique que ces vautours observent le champ en espérant trouver des bestioles à manger. Il commence à nous taper la discute en espagnol. Nous comprenons plus ou moins bien ce qu’il nous dit et essayons tant bien que mal de répondre. Un chouette échange totalement désintéressé.

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales, ses plantations de tabac et ses vautours

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales et ses vautours

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: un ramasseur de feuilles de tabac

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: feuilles de tabac fraichement coupées

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: Mister balai, une sacrée bonne rencontre!

Au final, se balader seuls fut une brillante idée, même si cela n’était pas des plus simples vu l’absence totale d’indications, la boue à certains endroits ainsi qu’une longue portion de boue suivie d’une flaque toutes deux infranchissables à pied (mais pas à cheval). Mais nous fûmes plus malins que la boue et cette flaque. Enfin, cela nous a quand même demandé un bon quart d’heure de réflexion, d’observation (du passage des chevaux qui s’enfonçaient presque jusqu’aux genoux dans la boue) et de repérage du terrain (barbelés, champs spongieux à coté mais pas marécageux) car nous n’avions pas du tout envie de rebrousser chemin si près du but. Nous nous en sommes sortis avec les sandales et les pieds mouillés et boueux mais sains et saufs.

Parc National de Viñales: la flaque qui a bien failli nous faire faire demi-tour...

Parc National de Viñales: la flaque qui a bien failli nous faire faire demi-tour mais nous venons de passer outre…

De retour à la Casa Particular, nous dégustons un bonne Piña Colada bien méritée sur notre terrasse ensoleillée avec vue sur les Mogotes. Nous commençons à vraiment aimer la vie à Cuba ! 

Le repas du soir sera aussi gargantuesque, ou pantagruélique, que celui de la veille. Cette fois-ci, nous avions commandé du poisson. Au secours, c’est trop bon mais notre estomac va exploser!

Viñales: festin de roi à la casa (poisson)

Viñales: festin de roi à la casa (poisson)

 

Vendredi 19 février 2016. Petit tour de la ville et repos.

Nous profitons de notre séjour à Viñales pour nous reposer un petit peu. Après les 15 kms parcourus la veille, nous le méritons bien. Et puis, nous devons changer de casa aujourd’hui après-midi. Nous décidons alors de passer la matinée en ville, autour de la place du village, à déambuler dans les rues, à regarder les souvenirs et à observer la vie cubaine.

Viñales: la place et l'église du village

Viñales: la place et l’église du village

Viñales: l'église du village

Viñales: l’église du village

Viñales: la Maison de la Culture sur la place du village

Viñales: la Maison de la Culture sur la place du village

Viñales: un bus pas comme les autres

Viñales: un bus pas comme les autres…

Viñales: un bus pour locaux

Viñales: un bus pour locaux

Viñales

Viñales a aussi ses vieilles voitures

Viñales: une belle casa particular

Viñales: une belle casa particular

Cuba nous étonne toujours. Ce qu’on peut dire, c’est que ce pays est différent de tous les endroits, même les plus touristiques ou les plus pauvre, où nous avons mis les pieds. Le tourisme est la première industrie du pays (oui oui, c’est une industrie ici) et pratiquement la seule qui permet d’apporter de l’argent frais dans le pays (avec le tabac et le rhum). On sent que les Cubains ont le sens des affaires pour tirer le meilleur parti des touristes. Nous pensions que les Indiens étaient plutôt forts à ce petit jeu mais ils n’arrivent pas à la cheville des Cubains. A Cuba, on arrive à payer des prestations bien plus chères que chez nous alors qu’ici le salaire moyen avoisinerait les 30 CUCs (toujours difficile de connaître la fiabilité des chiffres donnés…). Dans ce pays, on peut payer une pizza 1$ et un jus de fruit riquiqui à 2$. Les touristes sont pressés, de toute part, comme des cannes à sucre pour en extraire leur substantiel jus : leurs CUCs. Lorsqu’on entend parler les autres touristes de trajets en taxi à 300$, des journées en tuk-tuk à 50$, d’un cocktail à 6$ ou des bus à 4$ pour faire 6km… Cela laisse songeur et fait mal à nos CUCs.

D’ailleurs, nous croisons peu de routards. Et les seuls que nous croisons semblent avoir un assez gros budget pour 2 semaines de vacances. Nous ne croisons pas non plus de routards en voyage pour plusieurs mois à travers l’Amérique Centrale. C’est comme si nous étions l’exception (qui confirme la règle), c’est bien la première fois depuis que nous sommes partis. Si nous ne sommes pas très près de nos CUCs, nous essayons de garder la raison. Il y a plein de choses que l’on peut faire sans dépenser un CUC : marcher dans la nature, flâner dans les rues, discuter avec des locaux… car au final c’est cela que nous préférons faire en voyage.

Pour ce soir, nous avons dû changer de Casa Particular et celle-ci nous plait aussi. Notre ancienne hôte, chez qui nous avons découvert les plaisirs de la casa particular, nous a trouvé une chambre chez une soi-disant tante. En écoutant les cubains, soit les familles sont énormes, soit il y a des mensonges « gentillets » pour nous faire croire que l’on est envoyé en terrain connu. Selon notre expérience :

  • Si on vous dit que c’est la casa d’un ami, c’est un inconnu qu’il n’a jamais vu. Dans le meilleur des cas, c’est l’ami d’un ami. Dans le pire des cas, c’est le nom d’un gars trouvé dans l’annuaire.
  • Si on vous dit que c’est la casa d’un membre de la famille (cousin, tante), c’est plutôt un ami plus ou moins proche suivant le degré de relation qu’ils vous donneront. Sœur peut être la voisine. Tante, une connaissance.
  • Si on vous dit que c’est sa casa, cela peut aussi bien être vrai, qu’être à son frère, son cousin.

Dans cette casa, nous profiterons également d’un bon repas et d’un bon cigare cubain fumé sur la terrasse 😉

Cuba: La Havane

Samedi 13 février 2016. Journée loose, galère ou des désillusions.

Primero : l’aéroport. Nous décidons de partir pour l’aéroport très tôt (6h30 pour un vol à 10h30) car la venue du Pape risque de perturber la circulation dans la ville. Et heureusement que nous sommes arrivés tôt : impossible de comprendre comment fonctionne cet aéroport ! Il comporte 5 halls et impossible de savoir à quel hall nous devons-nous rendre. Mister J demande à un agent d’Aéromexico (notre compagnie) qui nous indique le Hall L et les machine de check-in automatique. Après avoir fait la file un bon quart d’heure, impossible de nous enregistrer via la machine. Mister J demande à un autre agent d’Aéromexico et celui-ci lui qui indique une autre file qui mène à un seul guichet, avec bien 20 personnes devant nous. Après avoir attendu à nouveau un bon quart d’heure, une autre personne d’Aéromexico vient voir nos billets, nous signale que ce n’est pas le bon Hall et qu’il faut aller au hall K. Mister J lui demande alors comment elle le sait ; elle répond que c’est parce que c’est pour Cuba : « Cuba, c’est le hall K ». Mais comment peut-on le savoir ? Mystèèère ! Arrivés au Hall K il n’y a que des guichets pour les gens qui ont déjà leur carte d’embarquement, que nous n’avons pas évidemment puisque nous n’arrivons pas à nous enregistrement aux machine du self check-in! Rebelote, nous demandons à un agent, qui nous confirme que nous pouvons nous enregistrer ici malgré les indications. Ouf ! Mais pourquoi ces indications alors qu’au final, personne n’a l’air d’avoir de carte d’embarquement dans la file ? Mystèèère. Heureusement, nous serons bientôt à Cuba…

Segundo : le vol. Arrivés dans l’avion composé de 2 rangées de 3 sièges, nous nous rendons compte que nous sommes assis à côté d’un jeune homme qui prend déjà un siège et demi en raison de sa corpulence. Heureusement que ce n’est pas un long courrier et que Miss V n’est pas très épaisse. Nous passerons le vol collés l’un à l’autre, épaule sur épaule.

Vol Mexique-Cuba: arrivée à Cuba

Vol Mexique-Cuba: arrivée à Cuba

Vol Mexique-Cuba: arrivée à Cuba

Vol Mexico-La Havane: arrivée à Cuba

Vol Mexique-Cuba: on se rapproche de La Havane

Vol Mexique-Cuba: on se rapproche de La Havane

Tercero : les bagages. Arrivés à Cuba, le pilote se félicite d’être arrivé avec 20 minutes d’avance. Par contre, nous attendrons plus d’1h nos bagages. Cela ne nous était pas arrivé depuis bien longtemps. Mais cela nous a permis de voir les Cubains américains débarquer à Cuba avec des tonnes de bagages et de cartons : Télés, Stéréos, Couettes, des rouleaux de Papier toilette… On ne peut pas tout énumérer ici, c’est assez impressionnant. Apparemment, ils passent chaque valise et colis au rayons X, mais seule 1 machine de rayons X est allouée à ce contrôle…

Cuarto : Aïe. Dans le taxi, nous nous rendons compte que la Kindle de Mister J a reçu un coup et est cassée. Elle est inutilisable. En même temps, on est à Cuba, on n’aura pas le temps de s’ennuyer, pas besoin de Kindle 😉

Quinto : le logement. Nous essayons de trouver une « Casa Particular », càd un logement chez l’habitant comprenant 1, 2 ou 3 chambres à louer. Selon le Lonely Planet, il y en a des milliers à La Havane. Reste à pouvoir les trouver. Les adresses renseignées dans le guide sont toutes complètes et on nous signale par ailleurs que les gens les réservent à l’avance. Oups, serait-ce la saison touristique ? Suite à la fin de l’embargo, Cuba serait-il en plus pris d’assaut par les touristes américains ? Nous commençons alors à visiter des Casas Particulares que des Cubains chasseurs de commission nous proposent en nous voyant arriver avec nos gros sacs. Quelle expérience ! Il y a eu celle où la propriétaire, complètement sur une autre planète, fume on-ne-sait-quoi sur le canapé et remarque à peine qu’on est dans la pièce avec elle pour visiter notre chambre. Il y a eu celle où un monsieur à moitié déshabillé se brosse les dents sur son lit en fin d’après midi. Et enfin celle chez les grands-parents où il n’y a en fait pas de chambre disponible… Non merci ! Nous nous rendons alors dans une Casa Particulares du guide qui est bien sûr complète mais où on nous propose de chercher une chambre pour nous (via commission bien sûre). Après une 30aine d’appels, la femme nous dit avec enthousiasme qu’elle a trouvé un super appartement nickel (« super clean » selon ses mots) qu’une de ses amies propose à 25$ la nuit. On nous emmène le voir : le pire taudis qu’on ait visité. L’appartement est sur deux étages : un mini salon que l’on partage avec la famille, une toilette-douche derrière un rideau qui donne dans le salon et une chambre en haut, qui ressemble plus à un ancien placard sans fenêtre dans lequel ils ont mis un lit 2 places et 1 clim, et où ils ont laissé les chaussures de toute la famille pendre derrière la porte. Vu l’heure, malgré la disposition (horrible) des lieux, Mister J envisage d’accepter… Miss V refuse catégoriquement ; elle préfèrerait encore prendre un taxi pour l’aéroport et prendre le premier vol retour pour Mexico que de dormir dans ce taudis… Du coup, c’est clair, on refuse. De retour à la Casa Particulares qui essaie de nous dégoter un logement, la patronne, un peu agacée de notre refus, nous dit qu’elle a une autre solution mais un peu plus chère que ce que nous souhaitions (35$). Nous y allons sans trop nous faire d’illusion, en se disant que l’étape prochaine, c’est de prendre une nuit à l’hôtel à un prix exorbitant. Nous arrivons devant un hall d’immeuble de la Nouvelle Havane. Hum, qu’est-ce que cela nous réserve comme surprise ?? Une super bonne surprise : le propriétaire, qui est super sympa et qui nous parle en espagnol en glissant quelques mots d’anglais par-ci par-là, nous fait visiter un appartement rien que pour nous avec un petit salon, une petite cuisine, une grande chambre et une chouette salle de bain. Ce n’est pas une bonne affaire çà ?! Nous avons peut-être mis 2-3h à trouver un logement mais nous avons dégotons une perle ! Cela nous a appris qu’il ne sert à rien de se précipiter (même le couteau sous la gorge, sans logement à la tombée de la nuit) et que la persévérance paie toujours… Certes, nous sommes un peu hors budget mais nous ferons des économies sur la nourriture puisque nous avons une cuisine.

Sexto : le bus. Nous entendons deux autres voyageurs demander de l’aide à la casa qui nous essaie de nous trouver un logement car ils n’ont pas réussi à réserver de bus ; tout est complet. Whaaaat ? Gros moment de doute : non seulement c’est la galère pour trouver un logement décent mais en plus nous n’arriverons peut-être pas à nous déplacer sur l’île et donc visiter Cuba… Au pire, nous resterons 2 semaines à La Havane et suivrons des cours d’espagnol… Notre première mission de demain sera donc de trouver un bus pour notre (potentielle) prochaine destination !

Septimo : le restaurant. Pendant une bonne heure, nous avons cherché un restaurant en vain. Soit il fallait une réservation, soit il y avait une file jusque sur le trottoir, soit c’était des restaurants chinois, soit après avoir pris place dans le restaurant, comme par hasard, les plats à 5$ qui nous ont fait choisir le resto ne sont pas disponible mais seuls ceux à 15$… Nous sommes rentrés bredouille et nous nous sommes préparé à l’appart la seule chose que nous avions dans nos bagages : du riz blanc (encore plus blanc que blanc). Un peu médusés par notre premier jour, nous espérons découvrir le Cuba que nous espérons.

L’introduction du site du Lonely Planet dit ceci : « Dès votre arrivée, lors de votre premier voyage à Cuba vous serez confronté à toutes sortes de chocs et de paradoxes car le Cuba du XXIe siècle ne ressemble à aucune autre destination au monde. Économiquement pauvre, mais culturellement riche, délabrée mais dotée d’une architecture éblouissante, Cuba est à la fois étrangement euphorisante et exaspérante ». Pour le moment nous avons surtout vu le côté exaspérant…

Et la suite du voyage promet d’être intéressante car le site du Lonely poursuit son introduction par ceci : « Un voyage à Cuba oblige à une perpétuelle adaptation. À peine croit-on l’avoir comprise qu’elle vous déconcerte par une nouvelle énigme. C’est bien là tout son charme… ».

En effet, comme tout monde à part, voyager à Cuba se révèle être une réelle aventure et demande effectivement un certain temps d’adaptation ; d’autant plus que nous n’y étions pas (assez) préparés, contrairement à la Chine et à l’Inde, où nous nous attendions au pire. Nous idéalisions peut-être Cuba mais c’est certainement le fait que l’île soit pleine de touristes (notamment américains qui réservent tout à l’avance et ne regardent pas les prix) qui nous déroute le plus. Surtout dans un monde où la demande n’a pas forcément d’influence sur l’offre ! Ceci dit, nous savons déjà que cette expérience unique va nous plaire et que nous auront plein d’histoires à vous raconter…

Info People du jour : nous n’avons peut-être pas trouvé à manger mais devinez qui nous avons croisé le soir dans une des rues du Centre de La Havane ? Laissez tomber vous ne devinerez jamais. Voici un indice : l’histoire des rues de Paris. Alors, vous avez la réponse ? Non, toujours pas ?! La voici : l’acteur français Lorànt Deutsch ! Faut le faire quand même !! Cela nous rappelle que nous avions croisé le présentateur Tex (Les Zamours) sur une plage de l’île de Lopud en Croatie 😉 Nous sommes tellement « People » ! 😉

 

Dimanche 14 février 2016. Découverte de La Havane.

Comme nous étions fatigués, nous nous levons vers 10h et préparons notre journée : centre d’information, restaurants, librairies et supermarchés sont au programme pour réserver un bus pour la prochaine destination, essayer la nourriture cubaine, trouver un guide papier de Cuba et remplir le frigo. Mais ce qui serait très simple chez nous, paraît difficile, voire impossible, à Cuba…

Alors ce bus, vous avez réussi à le réserver ou vous êtes toujours coincés sur l’île ? En réalité, c’est un jeu d’enfants…si vous réservez suffisamment à l’avance ! En réservant trois jours à l’avance, nous étions dans les temps et n’avons donc eu aucun souci ; mais réserver pour le lendemain (comme nous procédions en Asie), c’est une toute autre histoire… Il existe en fait deux compagnies de bus : Viazul et Conectando. Conectando est géré par l’agence de voyages Cubanacan et est légèrement plus cher (2$ de plus) mais, contrairement à Viazul, il ne faut pas se rendre à 3 kms du centre de La Havane pour acheter son ticket et prendre le bus. Avec Conectando, l’achat des tickets et le pickup peut se faire à l’hôtel Inglaterra, qui se trouvait à deux pas de notre appart. Ce n’est pas beau çà ?! Wouhouuu, Cuba, nous voilà ! Au fait, pour avoir testé Viazul par la suite, Conectando est bien mieux: les chauffeurs, les accompagnateurs, les temps de pause, les toilettes, la cafétaria à midi, tout est mieux.

Cuba ne ressemble vraiment à aucun autre pays. Premièrement, on ne voit personne le nez sur son téléphone portable à regarder ses mails ou surfer sur Facebook dans la rue. Il faut avouer que cela a un côté plutôt agréable. Mais comment se fait-ce ? L’internet 3G est cher et a une couverture minable. Il n’y a pas non plus de Wifi gratuit dans les restaurants ou dans les hôtels, ce qui change aussi de l’Asie où la première chose demandée par certains touristes avant même la carte, c’est le mot de passe du Wifi ;-)) Mais comment accède-t-on à Internet alors ? En se baladant dans la rue, au détour d’une ruelle, on tombe sur une place où TOUT LE MONDE a le nez scotché sur son smartphone et où un gars un peu louche vous aborde pour vous proposer, non pas de la drogue, mais un mot de passe Wifi pour 5$. Pas de doute, on y est, c’est d’ici qu’on peut accéder à Internet. On peut aussi y accéder dans les lobbys de certains grands hôtels pour un peu plus cher mais, en échange, c’est plus confortable.

Trinidad: la "file" pour acheter un accès de quelques minutes à internet

La « file » pour acheter un accès de quelques minutes à internet

Viñales: point internet

Borne internet

Deuxièmement, ce qu’on appelle un supermarché ici, c’est un regroupement de comptoirs ayant chacun sa spécialité : les boissons alcoolisées, les boissons non alcoolisées, la nourriture, les produits de beauté… Ce qui frappe le plus, c’est le choix extrêmement restreint qui y est offert : 2 marques de riz, 2 formes de pates de la même marque, 1 marque de sauce tomate, 1 marque de jus de fruit proposant du nectar de poire, ou de pêche… Les rayons sont remplis des dizaines de fois des mêmes produits mais paraissent au final très vides. Bref, nous sommes très loin de la société de consommation telle que nous la connaissons. Notez aussi qu’il faut faire la file et payer devant chacun des comptoirs. Pas question non plus de vous servir dans les rayons vous-même. Comme vous pouvez l’imaginez, cela peut facilement prendre un temps fou si vous voulez une brique de lait (premier comptoir), du rhum (2e comptoir), de la sauce tomate et du riz (3e comptoir). En plus, seuls les Cubains avisés pourront vous dire dans quel supermarché il faut aller pour trouver tel produit car tous les supermarchés ne vendent évidemment pas tous les produits. Dans les deux seuls supermarchés que nous avons trouvés sur notre chemin, pas de bouteilles d’eau ! Nous finirons par en trouver dans une rare petite échoppe de rue.

Les librairies, c’est un peu la même chose. Peu de choix de livres neufs mais chacun d’eux est exposé par centaines d’exemplaires. Seuls le marché d’occasion de la Place des Armes semble plus fourni en terme de références.

Bref, un mélange de communisme et d’embargo… Bien ou mauvais ? Cela reste un point de vue. En tous cas, c’est un des modes de consommation les plus perturbants que nous ayons connu jusqu’à présent. On sent que la période du rationnement n’est pas loin.

Côté restaurant, ça se confirme, Cuba est rempli de touristes. Du coup, les restaurants indiqués dans le Lonely Planet sont littéralement pris d’assaut par les touristes. On peut voir une bonne vingtaine de personnes qui attendent devant chacune de ces adresses. Nous essayons de trouver un peu au hasard un restaurant qui soit abordable mais les prix s’envolent facilement. Nous finirons dans un petit restaurant près de la Vieille Place, où nous payerons 26$ à deux pour deux poulets grillés avec du riz… Disons que c’est loin de ce que nous imaginions manger à Cuba !

En déambulant des les rues, il est impossible de ne pas tomber sur ces vieilles voitures, ces coco-taxis, ces façades colorées et ces musiciens qui font sa particularité.

La Havane

La Havane, ses vieux bus et ses vieilles voitures

La Havane

La Havane

La Havane: le Capitole

La Havane: le Capitole

Deux tuk-tuk, une vieille voiture et un coco-taxi. Bienvenue à La Havane!

Deux tuk-tuk, une vieille voiture et un coco-taxi. Bienvenue à La Havane!

La Havane: El Parque Central, la statue de Joseph Marti  et l'hôtel Inglaterra

La Havane: El Parque Central, la statue de Joseph Marti et l’hôtel Inglaterra

La Havane

La Havane et ses façades colorées

La Havane

La Havane et ses musiciens

De retour à l’appartement, nous profitons de la musique de la voisine (fenêtre en face, avec qui nous partageons aussi les cordes à linge) qui fait le ménage dans son appartement. Ça change du RNB que nous entendions en Asie sur des enceintes bon marché poussées à fond. Ici, ce sont des rythmes endiablés de salsa, de rumba et de chachacha que nous entendons ! On en redemande encore !! Que ce soit dans la rue ou chez eux, la musique et la danse fait définitivement partie de leur vie de tous les jours. Il paraît d’ailleurs que si un Cubain vous répond qu’il ne sait pas danser, soit il ment, soit ce n’est pas un vrai cubain…

Le bilan de la journée ? Nous avons acheté du thon, du riz et de la sauce tomate pour faire notre repas de Saint Valentin 😉 ainsi qu’une brique de nectar de pêche et du pain pour le petit-déjeuner (à défaut d’avoir trouvé mieux). Quant au restaurant, ce n’était franchement pas une bonne affaire. Et pour finir, nous n’avons pas trouvé de guide papier de Cuba.

Un dernier mot sur le système de commission mis en place par les Cubains pour trouver une Casa Particular. Ce système quasi mafieux en rendrait jaloux plus d’un, notamment les Indiens. En effet, c’est le système le plus organisé et le plus efficace que nous ayons vu. Le système est simple : chaque intermédiaire prend une commission de 5 CUC (soit environ 5€) par nuit sur votre hébergement. Si vous avez deux intermédiaire, cela revient à 10 CUC…etc, etc. Passons alors en direct, ce sera moins cher.  Oui mais…ce n’est pas si simple. En tant que touriste, il est très difficile de se débrouiller tout seul pour trouver une Casa Particular : soit parce que les Casa Particulares ne sont pas indiquées, soit parce que personne ne sera dans la casa pour vous y accueillir. Et de toute façon, vous serez très vite abordés par un soi-disant neveu de la famille (première commission) qui va appeler son soi-disant cousin (deuxième commission) pour que sa soi-disant mère ouvre la porte de sa casa. Cela va très vite et cela se fera sans aucune transparence, c’est à dire qu’on vous annoncera toujours le prix toutes commissions comprises. C’est un peu ce qui s’est passé pour nous à La Havane. Nous nous sommes rendus dans une Casa Particular qui affichait complète mais ils nous ont gentiment proposé de chercher une chambre pour nous. Enfin, ce n’est pas désintéressé, hein, il y a la commission. Ce système est plutôt bien fait, cela permet aux Cubains proposant une Casa Particular de vaquer à leurs occupations toute la journée ; ils savent que des centaines de chasseurs de commissions travaillent d’arrache-pied pour remplir les chambres. Du coup, le tarif par nuit peut monter très vite sans refléter la qualité du logement proposé.

 

Lundi 15 février 2016. Cuba se révèle à nous.

Nous nous levons à nouveau un peu tard mais prenons, en guise de petit déjeuner, des petites boules de pain blanc un peu brioché ayant un léger gout de maïs. Par contre, pas de confiture ni de pâte à tartiner. Nada !

Nous laissons ensuite un mot à la femme de ménage pour qu’elle passe un message au propriétaire concernant l’heure de notre départ. Notre premier mot écrit en espagnol 😉

La Havane: nos premiers pas en espagnol. Y a plus qu'à...

La Havane: nos premiers pas en espagnol. Y a plus qu’à…

Nous partons ensuite à l’assaut de la Vieille Havane : le Malecón (la promenade de bord de mer), la Place des Armes et la Vieille Place.

La Havane: le Malecón

La Havane: le Malecón, la promenade en bord de mer

La Havane: le Malecón

La Havane: le Malecón

Statue du Christ de La Havane

Statue du Christ de La Havane

La Havane

La Havane

La Havane: la Place des Armes

La Havane: la Place des Armes et son marché aux puces

La Havane

La Vieille Havane: mais où est Mister J?

La Havane

La Vieille Havane

La Havane: la Vieille Place

La Havane: la Vieille Place

La Havane commence vraiment à nous plaire. Il faut dire que ce fond de salsa qui berce nos pas dans la ville est très agréable. Nous nous arrêtons souvent écouter les groupes qui jouent dans les restaurants. Beaucoup de sourires, beaucoup de musique, beaucoup de danse et surtout beaucoup d’alcool sont les ingrédients de la vie à La Havane. Le rhum (5$ le litre) n’est pas cher ici, comparé aux autres aliments ou boissons.

Le midi, nous trouvons plus facilement un restaurant sur la Vieille Place, et sans faire la file. Le WE étant fini, La Havane s’est visiblement vidée de quelques groupes de touristes. Cela n’en est que plus agréable. Toutefois, nous sommes une nouvelle fois déçus par la carte qui propose des sandwichs à 6€, des salades à 7€ et un plat de poulet à 10€… On est loin du plat entre 3€ et 7€ indiqué dans le guide… On s’en sortira avec un repas plutôt simpliste à 25€ pour deux… Bon il sera agrémenté d’un superbe Mojito et d’une bonne Piña Colada. Les cocktails, ça, ils savent faire 😉

La Havane: premier Mojito

La Havane: premier Mojito

La Havane: première Piña Colada

La Havane: première Piña Colada

Nous poursuivons l’après-midi par la visite de l’église Nuestra Señora de la Merced, La Foire de l’Artisanat (Mister J aurait bien acheté une peinture) et la Place St François d’Assise.

La Havane: église Nuestra Señora de la Merced

La Havane: l’église Nuestra Señora de la Merced

La Havane: église Nuestra Señora de la Merced

La Havane: l’église Nuestra Señora de la Merced

La Havane: église de Paula, en face de la Foire de l'Artisanat

La Havane: l’église de Paula, en face de la Foire de l’Artisanat

La Havane: la Cathédrale orthodoxe russe Notre-Dame de Kazan

La Havane: la Cathédrale orthodoxe russe Notre-Dame de Kazan

La Havane

La Havane

La Havane: Che Guevara. Hasta la victoria siempre!

La Havane: Che Guevara. Hasta la victoria siempre!

La Havane: la Place St François d'Assise

La Havane: la Place St François d’Assise

Sur le chemin du retour, nous nous disons que comme nous sommes lundi, il devrait y avoir plus de choix dans les supermarchés. Que neni ! Exactement le même choix qu’hier. Nous nous arrêtons à la même boulangerie qu’hier : plus de pain. Ils ne font de toute façon qu’un seul type de pain (des petites boules de pain blanc un peu brioché avec un léger gout de mais ?), et quand il n’y en a plus, il n’y en a plus ! Nous tentons une autre boulangerie, il y a du pain. Les même petites boules de pain blanc un peu brioché avec un léger gout de mais… Si si, on commence à s’y faire à ce côté communiste de la consommation.

Nous retournons au supermarché le plus fourni que nous ayons trouvé à la Havane pour y faire nos dernières emplettes. Voici ce que l’on a pu acheter avec l’équivalent de 15€ :

  • 10 petits pains blanc (1€)
  • 2 boites de thon (2,40€)
  • 1L de nectar de pêche (1,60€)
  • 200ML de purée de tomate (1,60€)
  • 1 boite d’ananas en rondelles (5,70€)
  • 1kg de riz (2,70€)
La Havane: les seules choses que nous ayons trouvées pour notre petit-déjeuner et repas du soir

La Havane: les seules choses que nous ayons trouvées pour notre petit-déjeuner et repas du soir

Ce qui nous a le plus frappé, c’est le prix des fruits en conserve ! Nous avions besoin de fruits pour agrémenter notre repas, et à défaut de pouvoir en trouver des frais qui soient bon… On commence à mieux comprendre le prix des restaurants, et la faible diversité dans les assiettes, si tout est aussi cher !

 

Mardi 16 février 2016. Visite de La Havane (suite et fin).

Notre dernier jour à La Havane, nous le passerons à flâner dans les rues typiques de la ville et tomberons finalement sur la Place de la Cathédrale, où nous mangerons d’ailleurs à midi.

La Havane

La Havane: el Paseo en travaux

La Havane

La Havane: el Paseo en travaux

La Havane: l'égise du Christ

La Havane: l’église du Christ et ses palmiers. Plutôt exotique comme église, non?

La Havane: la Place de la Cathédrale

La Havane: la Place de la Cathédrale

La Havane: la Cathédrale San Cristóbal de La Habana

La Havane: la Cathédrale San Cristóbal de La Habana

La Havane: la Place de la Cathédrale

La Havane: la Place de la Cathédrale

La Havane: poisson

La Havane: poisson et légumes. Yessss, nous avons trouvé des léguuumes!

La Havane: Vieja Roja (boeuf)

La Havane: Vieja Roja (plat typique à base de boeuf) et malanga (tubercule)

Nous poursuivrons la journée en allant jeter un œil au célèbre bar « La Bodeguita del medio », en visitant l’église Santo Angèl Cutodio et en continuant à déambulant çà et là dans les rues de la Vieille Havane.

La Havane: la Bodeguita del Medio

La Havane: la Bodeguita del Medio ne désemplit pas

La Havane

La Havane: devant la Bodeguita del Medio

La Havane: la Forteresse

La Havane: la Forteresse

La Havane: el museo de la Revolución

La Havane: el museo de la Revolución

La Havane: tank SAU-100 utilisé par Fidel Castro contre le bateau Houston lors de la Bataille de la Baie des Cochons en 1961

La Havane: tank utilisé par Fidel Castro contre le bateau Houston lors de la Bataille de la Baie des Cochons en 1961

La Havane: l'église du Santo Angèl Cutodio

La Havane: l’église du Santo Angèl Cutodio

La Havane: l'église du Santo Angèl Cutodio

La Havane: l’église du Santo Angèl Cutodio

La Havane

La Vieille Havane

 Nous commençons à avoir nos habitudes dans cette ville que nous sommes heureux d’avoir découvert comme cela, c’est à dire en logeant dans un appartement de la Nouvelle Havane, qui fait un peu moins rêver que la Vieille Havane, et en devant nous approvisionner nous-même pour cuisiner. Contrairement à la grande majorité des touristes, cela nous a permis de bien comprendre à quel point il est difficile pour les Cubains d’accéder à certains produits et que faire ses courses peut devenir un parcours du combattant. Il y a encore quelques années, (je ne saurais dire quand exactement, sans Internet !), il fallait encore une carte de rationnement pour faire ses courses. Cela nous fait remarquer que pour la première fois lors de ce voyage, nous n’avons pas de biscuits en cas de petite faim, juste du pain blanc. C’est un peu triste mais au final on s’en accommode bien. Certainement parce que l’on sait que cela ne va pas durer, et que, de retour à Mexico City, on pourra avoir accès à un vrai supermarché !

Il y a encore une chose que nous avons oublié de mentionner : Cuba, c’est aussi une histoire de métissage, issu des colons espagnols et de leurs esclaves noirs africains (car les indigènes avaient été décimés lors de la colonisation). En effet, les Cubains sont aussi bien blancs, noirs ou métisses. Un bien joli mélange.

Photos de Cuba

Gallery

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire à Cuba.

Bien arrivés à Cuba!!!

Tout se passe super bien! Internet coûtant 2$ de l’heure ici, il faudra attendre notre retour au Mexique pour connaître  la suite de nos aventures… Et qu’on se le dise, nous sommes très inspirés par Cuba. Nous avons plein d’aventures et d’histoires à raconter 😉