Chili: le désert d’Atacama

Dimanche 21 août 2016. Trajet de Purmamarca à San Pedro de Atacama (Chili).

D’après la guichetière, notre bus devrait partir à 9h15 ce matin mais d’après internet, il partirait à 9h40…Nous arrivons à 9h10 à la gare, et le bus est déjà là ! A 9h13 (mieux vaut ne pas être en retard en Argentine), nous partons en direction San Pedro de Atacama au Chili. Nous ne sommes que 8 dans ce bus : 4 en bas et 4 en haut. Du jamais vu ! Et il y a deux toilettes opérationnelles dans le bus, nous avons bel et bien quitter la Bolivie 😉

La route vers San Pedro de Atacama ressemble fort au Sud Lipez de Bolivie et est donc magnifique. Nous traversons tout d’abord le grand salar d’Argentine, apercevons à maintes reprises des vigognes, des rivières glacées, des lagunes, des volcans, tout cela dans des paysages vallonnés, bruns et secs. Nous passons plusieurs fois au-delà de 4000m, jusqu’à 4890m. Mais depuis le temps que nous voyageons en altitude, nous n’en ressentons plus les effets, ce qui n’est pas le cas d’une locale, qui semble à l’agonie et dormira donc tout le trajet.

Un peu avant midi, nous nous dépêchons de manger notre pain, fromage et orange car tout cela est interdit à la frontière du Chili. Nous arrivons finalement vers 13h à la frontière : les employés ne sont pas très aimables, ni du côté argentin ni du côté chilien, mais tout se passe très bien.

Vers 15h30, soit après 6h15 de trajet, nous arrivons à San Pedro. Les rues de la ville en dehors du centre sont désertes, plein de maisons ne sont pas finies, ça ne donne pas du tout envie. Nous n’imaginions pas San Pedro comme cela… Arrivés à notre hôtel, personne ne nous ouvre. Heureusement, 5 minutes plus tard, un couple d’Italiens arrive. Oui mais…ils n’ont pas la clé de la porte d’entrée. Nous sonnons à tour de rôle toutes les 10 minutes mais personne ne nous ouvre. Étrange ! Les Italiens pensent que les patrons sont à une fête. Après 40 minutes d’attente, la patronne arrive toute embêtée : « désolée mais vous aviez écrit dans votre réservation que vous arriviez entre 17h et 18h ». OK mais on ne sait jamais exactement à quelle on arrive. On a plus souvent du retard que de l’avance, donc on vise large ; et aujourd’hui, nous étions à l’avance. C’est bien la première fois que l’on nous répond cela mais bon, ce n’est pas très grave, surtout que cet hôtel familial est tout mignon, la famille est très sympathique, notre chambre est super (la meilleure évidemment) et la salle de bain commune est pas mal du tout (à partager avec une seule autre chambre).

San Pedro de Atacama: à la porte depuis 40 minuntes car personne n'est là pour nous ouvrir ;)

San Pedro de Atacama: à la porte depuis 40 minuntes car personne n’est là pour nous ouvrir 😉

San Pedro de Atacama: à notre chouette petit hôtel familial

San Pedro de Atacama: à notre chouette petit hôtel familial

Le soir, nous nous rendons dans un bon restaurant de viande et comme nous avons très faim, nous optons pour une « parrilla » (prononcez pariCHa ici ;). La quantité de viande est énooorme ! C’est un plat de 4, pas de 2 ce truc 😉 Ils sont complètement fous ces Chiliens ! Nous avons très soif aussi et comme il y a une promo pour le « vino con frutas », nous en commandons un. Délicieuse cette sangria à la fraise !

San Pedro de Atacama: vino con frutas. Sangria quoi ! ;)

San Pedro de Atacama: vino con frutas. Sangria quoi ! A la fraise svp 😉

San Pedro de Atacama: parilla de malade pour deux !

San Pedro de Atacama: parilla de malade pour deux !

 

Lundi 22 août 2016. Visite de la Vallée de la Muerte.

Comme il paraît que le désert de l’Atacama ressemble fort au Sud Lipez de Bolivie, que le Sud Lipez est même encore plus joli et que nous avons peur d’une impression de déjà-vu, nous avons décidé de visiter le désert d’Atacama autrement : en vélo, tout seuls, en dehors de la foule !

Ce matin, nous faisons la grasse matinée jusqu’à 8h, déjeunons tranquillement, louons deux bons VTTs à notre hôtel et partons vers 10h pour la Valle de la Muerte. Quatre kilomètres seulement et plutôt plats nous séparent de l’entrée du site mais le soleil tape déjà. Bein oui, nous sommes dans un désert !

San Pedro de Atacama: ruta del desierto. La route du désert et ses volcans.

San Pedro de Atacama: ruta del desierto. La route du désert et ses volcans.

Le désert d'Atacama:  la ruta del desierto. La route du désert et de la Valle de la Muerte.

e désert d’Atacama: la ruta del desierto. La route du désert, en direction de la Valle de la Muerte.

Juste après l’entrée du site, nous tombons sur un mini salar. Tout mignon !

Le désert d'Atacama: un mini salar à l'entrée de la Vallée de la Mort

Le désert d’Atacama: un mini salar à l’entrée de la Vallée de la Mort

Le désert d'Atacama: un mini salar à l'entrée de la Vallée de la Mort

Le désert d’Atacama: un mini salar à l’entrée de la Vallée de la Mort

Nous continuons ensuite notre route sur le sable à travers des roches rouges à perte de vue. D’ailleurs, la Vallée de la Muerte (la Vallée de la Mort) s’appelait à l’origine la Vallée de Marte (la Vallée de Mars) car son relief faisait penser à la planète rouge. Sur les tickets d’entrée, il est d’ailleurs encore écrit « Valle de Marte ». Mais au fil du temps, Marte s’est transformé en Muerte. Peut-être aussi à cause de ses paysages : des roches et des roches érodées par le vent, et sans aucune végétation.

San Pedro de Atacama: el Valle de la Muerte o de Marte (la Vallée de la Mort ou de Mars)

San Pedro de Atacama: el Valle de la Muerte o de Marte (la Vallée de la Mort ou de Mars)

Le désert d'Atacama:  el Valle de la Muerte (o de Marte)

Le désert d’Atacama: el Valle de la Muerte o de Marte (la Vallée de la Mort ou de Mars). Bienvenue sur Mars !

Le désert d'Atacama: el Valle de la Muerte o de Marte (la Vallée de la Mort ou de Mars). Bienvenue sur Mars !

Le désert d’Atacama: el Valle de la Muerte o de Marte (la Vallée de la Mort ou de Mars). Bienvenue sur Mars !

A notre grande surprise, nous arrivons à une grande dune de sable, où certains touristes s’adonnent à un nouveau sport : le snowboard sur sable… A moins d’avoir envie de se casser quelque chose (comme un touriste sur une dune d’Ica au Pérou), il vaut mieux passer son tour 😉

Le désert d'Atacama: une dune de sable, des volcans, un canyon, bienvenues à la Vallée de la Mort !

Le désert d’Atacama: une dune de sable, des volcans, un canyon, bienvenues à la Vallée de la Mort !

La partie qui suit la dune est la plus compliquée du trajet car elle est en montée et monter dans le sable n’est pas toujours aisé. Plutôt que de se fatiguer pour rien comme ceux devant nous qui marchent à côté de leur vélo, nous envisageons une autre solution : nous abandonnons nos vélos à la moitié du chemin et continuons à pied 😉

Le désert d'Atacama: el Valle de la Muerte (la Vallée de la Mort). La dernière partie monte, et dans le sable, c'est galère... ;)

Le désert d’Atacama: el Valle de la Muerte (la Vallée de la Mort). La dernière partie monte, et dans le sable, c’est galère… 😉

Nous arrivons finalement au mirador, qui offre une vue époustouflante sur la grande dune de sable, le canyon et les volcans au loin (dont le majestueux volcan Licancabur, que nous avions vu de près en Bolivie, à la Laguna Verde). A part, deux autres touristes, nous sommes seuls au monde depuis le début de la balade. Pas un chat ! Nous y resterons bien une demi-heure.

Le désert d'Atacama: el Valle de la Muerte (la Vallée de la Mort)

Le désert d’Atacama: el Valle de la Muerte (la Vallée de la Mort). Une dune de sable, un canyon et les volcans au loin. Waouw !

Le désert d'Atacama: le volcan Licancabur et son acolyte vus depuis la Vallée de la Mort

Le désert d’Atacama: le volcan Licancabur et son acolyte vus depuis la Vallée de la Mort

Le désert d'Atacama: vue sur des volcans enneigés et dont un fume depuis la Vallée de la Mort

Le désert d’Atacama: vue sur des volcans enneigés et dont un fume depuis la Vallée de la Mort

Le désert d'Atacama:  el Valle de la Muerte (o de Marte)

Le désert d’Atacama: el Valle de la Muerte (o de Marte)

Le désert d'Atacama:  el Valle de la Muerte (o de Marte)

Le désert d’Atacama: el Valle de la Muerte (o de Marte). Un petit air de Grand Canyon…

A certains endroits, dans la roche, nous remarquons aussi des lignes de calcaire de couleur blanche. Celles-ci nous rappellent que toute la région était un océan il y a bien longtemps.

Le désert d'Atacama: el Valle de la Muerte (la Vallée de la Mort)

Le désert d’Atacama: el Valle de la Muerte (la Vallée de la Mort). Lignes de calcaire blanches.

Le désert d'Atacama: el Valle de la Muerte (la Vallée de la Mort). Adios !

Le désert d’Atacama: el Valle de la Muerte (la Vallée de la Mort). Adios !

Le retour est plus rapide (car en descente) mais beaucoup plus technique car descendre sur du sable peut s’avérer casse-gueule et donc très dangereux. Nous y sommes allés lentement sans freiner brusquement et donc sans tomber 😉 Ouf ! Au retour, nous croiserons nettement plus de cyclistes qu’à l’aller. Ils sont fous d’arriver si tard sous cette chaleur, mais bon chacun fait ce qu’il lui plaît 😉

Le désert d'Atacama: el Valle de la Muerte (la Vallée de la Mort)

Le désert d’Atacama: el Valle de la Muerte (la Vallée de la Mort)

San Pedro de Atacama: ruta del desierto. La route du désert et ses volcans.

San Pedro de Atacama: ruta del desierto. La route du désert et ses volcans.

A midi, nous prenons tous les deux une lasagne végétarienne accompagnée d’une salade et de quinoa (ou patates ou frites). Ce n’est pas encore aujourd’hui que nous aurons faim 😉

San Pedro de Atacama: lasagne végétarienne (avec, en plus, du quinoa en accompagnement !)

San Pedro de Atacama: lasagne végétarienne (avec, en plus, du quinoa en accompagnement !)

Cet après-midi, nous avons une autre mission : trouver un bus de retour pour l’Argentine pour ce jeudi. Nous nous rendons donc à la gare de bus en vélo. Sur les 4 compagnies faisant le trajet jusqu’en Argentine, seules deux sont ouvertes à 15h30. Et aucune des deux ne fait le trajet le jeudi. Chaque compagnie n’effectue en fait le trajet que 3 fois par semaine. Reste à savoir quelle compagnie opère quel jour. Une employée nous prétend par contre qu’aucun bus ne part ce jeudi pour l’Argentine. Pourtant, il est écrit sur le tableau à l’entrée et dans le bureau de la compagnie que Frontera del Norte effectue le trajet le jeudi… Nous voulons nous adresser à cette compagnie pour en être sûr ! Sur la porte du bureau de la compagnie, nous voyons qu’une autre adresse est écrite, l’adresse de leur agence en ville. Nous nous y rendons donc à vélo mais à l’adresse indiquée, nous trouvons la compagnie Pullman. Étrange ! Celle-ci aurait-elle racheter l’autre ? Nous ne le saurons bien sûr jamais 😉 Vers 18h, nous repartons à la gare, toujours en vélo (heureusement que nous les avions loués pour la journée entière), car à cette heure-là, tous les guichets sont censés être ouverts. En effet, mais l’employée de Frontera del Norte nous confirme qu’aucun bus ne part ce jeudi… Nous devons donc rester un jour de plus à San Pedro de Atacama et partir vendredi. Heuresement que nous avons le temps 😉 Deux compagnies effectuent le trajet ce jour-là : Pullman et Geminis. Nous choisissons cette dernière, qui a de meilleurs commentaires sur internet.

En arrivant en Argentine et au Chili, pays dits développés, nous pensions que tout serait facile. Que nenni ! Pour la deuxième fois, nous nous rendons compte que réserver un bus s’avère à certains endroits encore plus difficile que dans les autres pays d’Amérique Latine 😉

Maintenant que nous avons notre bus, nous devons demander à notre hôte si nous pouvons rester une nuit de plus… Mister J prend les devants et va d’abord voir sur Booking. Il leur reste juste une chambre, mais avec salle de bain privée à 70$. Hors de question de payer ce prix-là. Mais comme nous ne réserverons pas par Booking mais en demandant directement à notre hôte, peut-être qu’elle nous fera un prix (puisque Booking prend une commission)… Au début, notre hôte nous répond que l’hôtel est complet ce jeudi, mais en regardant de plus prêt son planning, elle se rend compte qu’il lui reste encore une chambre mais avec salle de bain privée. Sans blague ?! 😉 Elle nous explique qu’elle ne peut pas la faire à 50$ puisqu’elle a une salle de bain privée mais qu’elle peut nous la proposer à 60$ au lieu de 70$. Adjugé ! Cela nous arrive d’ailleurs souvent de réserver la première nuit sur Booking puis de prolonger au fur et à mesure en demandant directement à notre hôte ; parfois, le prix est le même mais parfois, il est moins élevé 😉

 

Mardi 23 août 2016. Visite de la Vallée de la Luna.

Aujourd’hui, nous nous levons à 7h car nous avons nettement plus de kilomètres à parcourir que la veille et comme le soleil tape très fort dans le désert d’Atacama, mieux vaut partir tôt et revenir avant l’après-midi.

Après une bonne dizaine de kilomètres, nous arrivons vers 9h10 à l’entrée du site de la Vallée de la Luna mais celle-ci n’ouvre qu’à 9h30. Les barrières ne sont pas encore ouvertes mais comme nous sommes à vélo, nous pouvons passer 😉 Waouuuw, nous sommes seuls à l’intérieur du site !

Le désert d'Atacama: en route vers la Valle de la Luna

Le désert d’Atacama: en route vers la Valle de la Luna

Le désert d'Atacama: en route vers la Valle de la Luna

Le désert d’Atacama: en route vers la Valle de la Luna

Le désert d'Atacama: el Valle de la Luna

Le désert d’Atacama: el Valle de la Luna

Le désert d'Atacama: el Valle de la Luna. Du sable et de la roche à perte de vue.

Le désert d’Atacama: el Valle de la Luna. Du sable et de la roche à perte de vue.

Le désert d'Atacama: el Valle de la Luna. Ca monte, ça monte...et ça tourne ;)

Le désert d’Atacama: el Valle de la Luna. Ca monte, ça monte…et ça tourne 😉

Après 7 kms principalement en montée, nous arrivons à la Duna Mayor et l’Amphitéâtre. Nous montons par un petit sentier au sommet de la Duna Mayor, qui offre une vue magnifique sur une autre dune de sable, l’Amphitéâtre et son paysage lunaire, ainsi que sur le volcan Licancabur et son acolyte. Nous y resterons une bonne demi-heure, seuls, sans une âme qui vive.

Le désert d'Atacama: el Valle de la Luna et sa Duna Mayor.

Le désert d’Atacama: el Valle de la Luna et sa Duna Mayor.

Le désert d'Atacama: el Valle de la Luna et sa Duna Mayor.

Le désert d’Atacama: el Valle de la Luna et sa Duna Mayor.

Le désert d'Atacama: el Valle de la Luna et son Amphitéâtre (à droite)

Le désert d’Atacama: el Valle de la Luna et son Amphitéâtre (à droite)

Le désert d'Atacama: vue sur l'Amphitéatre depuis le sommet de la Duna Mayor (Valle de la Luna)

Le désert d’Atacama: vue sur l’Amphitéatre depuis le sommet de la Duna Mayor (Valle de la Luna)

Le désert d'Atacama: paysage lunaire vu depuis le sommet de la Duna Moyr (Valle de la Luna)

Le désert d’Atacama: paysage lunaire vu depuis le sommet de la Duna Moyr (Valle de la Luna)

Le désert d'Atacama: vue depuis le sommet de la Duna Mayor (Valle de la Luna). Au loin, le volcan Licancabur.

Le désert d’Atacama: vue depuis le sommet de la Duna Mayor (Valle de la Luna). Au loin, le volcan Licancabur.

Le désert d'Atacama: vue sur le volcan Licancabur et son acolyte depuis le sommet de la Duna Mayor (Valle de la Luna)

Le désert d’Atacama: vue sur le volcan Licancabur et son acolyte depuis le sommet de la Duna Mayor (Valle de la Luna)

Nous empruntons ensuite un sentier en face de la Duna Mayor et marchons le long d’une crête qui donne le vertige à Mister J. A nouveau, la vue est très jolie.

Le désert d'Atacama: petite balade sur une crête, avec vue sur une dune et l'Amphitéâtre (Valle de la Luna)

Le désert d’Atacama: petite balade sur une crête, avec vue sur une dune et l’Amphitéâtre (Valle de la Luna)

Le désert d'Atacama: l'Amphitéâtre (Valle de la Luna)

Le désert d’Atacama: l’Amphitéâtre (Valle de la Luna)

Le désert d'Atacama: Miss V au sommet d'une crête (Valle de la Luna). Vue sur un petit salar au loin.

Le désert d’Atacama: Miss V au sommet d’une crête (Valle de la Luna). Vue sur un petit salar au loin.

Le désert d'Atacama: crystal de sel trouvé au pied de la Duna Mayor (Valle de la Luna)

Le désert d’Atacama: crystal de sel trouvé au pied de la Duna Mayor (Valle de la Luna)

Sur le chemin du retour, qui est encore plus en pente et donc casse-gueule qu’hier, nous arrêtons à la caverne de sel, creusée par l’érosion et qui pourrait tout aussi bien s’appeler le labyrinthe de sel. Joli et amusant !

Le désert d'Atacama: el Valle de la Luna

Le désert d’Atacama: el Valle de la Luna. Chemin du retour.

Le désert d'Atacama: la caverne de sel de la Valle de la Luna

Le désert d’Atacama: la caverne de sel de la Valle de la Luna

Le désert d'Atacama: la caverne de sel de la Valle de la Luna

Le désert d’Atacama: la caverne de sel de la Valle de la Luna

Le désert d'Atacama: la caverne de sel de la Valle de la Luna

Le désert d’Atacama: la caverne de sel de la Valle de la Luna

Le désert d'Atacama: la caverne de sel de la Valle de la Luna

Le désert d’Atacama: la caverne de sel de la Valle de la Luna

Le désert d'Atacama: la caverne de sel de la Valle de la Luna. Il s'agit bien de sel, recouvert de sable et de poussière.

Le désert d’Atacama: la caverne de sel de la Valle de la Luna. Il s’agit bien de sel, recouvert de sable et de poussière.

Sur la route nous ramenant à San Pedro, nous restons subjugués par le volcan Licancabur, un de ces rares volcans en forme de cône parfait. Nous l’avons approché de bien plus près dans le Sud Lipez en Bolivie lorsque nous avions visité la superbe Laguna Verde mais il nous fascine encore et toujours.  Il appartient majoritairement au Chili, seuls les deux-tiers du versant nord-est appartenant à la Bolivie.

Le désert d'Atacama: el Valle de la Luna. Volcans au loin.

Le désert d’Atacama: el Valle de la Luna. Volcans au loin.

Le désert d'Atacama: retour de la Valle de la Luna. Le volcan Licancabur et son acolyte.

Le désert d’Atacama: retour de la Valle de la Luna. Le volcan Licancabur et son acolyte.

Le désert d'Atacama: retour de la Valle de la Luna. Le volcan Licancabur et ses acolytes.

Le désert d’Atacama: retour de la Valle de la Luna. Le volcan Licancabur et ses acolytes.

Le Sud Lipez: la Laguna Verde et le volcan Licancabur (à la frontière avec le Chili)

Petit rappel du Sud Lipez: la Laguna Verde et le volcan Licancabur (à la frontière avec le Chili)

A midi, nous retournons manger au même resto que la veille. Il faut dire qu’il sert des légumes et de bons petits plats. Pour chaque plat, nous avons droit à deux accompagnements au choix parmi patates, riz, taboulé de quinoa et salade. Mister J se lance pour le saumon, qui lui fait de l’œil depuis hier sur la carte. Il faut dire que cela fait presque un an que nous n’avons pas mangé de bon filet de saumon ! Il choisit en accompagnement le taboulé de quinoa et de la salade. La serveuse revient vérifier : juste de la salade ? Pas de patates ou de riz ? Oui oui. Ils ont dû penser qu’il allait mourir de faim (ni patates, ni viandes, que se passe-t-il ?), alors ils lui ont servi une montagne de taboulé de quinoa et une énorme salade 😉

San Pedro de Atacama:  succulent pavé de saumon, qui a peut-être rendu malade Mister J...

San Pedro de Atacama: succulent pavé de saumon, qui a peut-être rendu Mister J malade…

San Pedro de Atacama: plat du jour pour Miss V. Une soupe avec une patate, un morceau de potiron, un morceau de maïs et un morceau de boeuf. Pas excellent mais ça remplit et ce n'est pas cher...

San Pedro de Atacama: plat du jour pour Miss V. Une soupe avec une patate, un morceau de potiron, un morceau de maïs et un morceau de boeuf. Pas excellent mais ça remplit et ce n’est pas cher…

Au fait, pourquoi choisir du saumon au Chili ? Car c’est le deuxième producteur de saumon après la Norvège… On vous rassure, le morceau de poisson était d’une taille normale comparé à ce qu’ils servent en viande. Nous étions à nouveau effarés devant ce que nos voisins de table ont choisi. Devant nous, un Chilien s’attaque à un énorme jambonneau (idéalement pour 2 chez nous) accompagné de pommes de terre, alors qu’un autre Chilien ou Argentin dévorera un demi poulet-frites en 15 minutes. Ce sont vraiment des OVNIS pour nous mais c’est normal ici !

 

Mercredi 24 août 2016. Le désert médical de San Pedro de Atacama.

Aujourd’hui aurait dû être une journée de repos pour se remettre des deux précédentes journées à vélo et se reposer avant une éventuelle excursion demain aux lagunes et salar du désert d’Atacama. Oui mais…vers 10h Mister J commence à se sentir très fatigué, à avoir un peu mal à l’estomac, mal à la tête et froid (même avec son polar sous deux couvertures). Vers 12h30, Miss V retourne toute la chambre pour trouver le thermomètre que Mister J a rangé dans une de ses nombreuses trousses. Verdict ? 38 de température sous le bras. Merde, à partir de 38, il faut que nous consultions un médecin car cela pourrait être la malaria ou la dengue (dixit notre médecin belge du voyage). Nos hôtes nous expliquent qu’il n’y a pas de cabinet de médecins à proprement dit à San Pedro de Atacama mais que nous avons quand même deux possibilités : une clinique privée ou un hôpital public. Nous nous rendons alors en taxi à la clinique privée du centre-ville. Elle semble toute petite (genre cabinet de médecins), il n’y a pas un chat mais le médecin n’arrive qu’à…18h. Pas question d’attendre jusque-là. Nous nous rendons alors à pied jusqu’à l’hôpital public, qui n’est pas très éloigné. N’imaginez pas un grand hôpital comme chez nous : il n’y a pas d’étage et est relativement petit, en forme de U. Il ne semble y avoir qu’un service de maternité, un service de pédiatrie et un mini service d’urgences. Bref, impossible de se perdre dans les couloirs 😉 De toute façon, nous n’avons pas été plus loin que la porte d’entrée, la réception, la salle d’attente et la salle d’observation. A tout casser, nous avons fait 10 mètres dans cet hôpital 😉 Après 30 minutes d’attente, le médecin-réceptionniste fait entrer Mister J dans la salle d’observation, prend sa tension et sa température. Verdict ? tension à 10/7 (au lieu de 12/8) et température à 38,5. Il lui pose alors consécutivement (et sans gants bien sûr) deux poches d’eau salée en perfusion pour voir si la température descend. Ils doivent surement avoir l’habitude de recevoir des touristes déshydratés 😉 Comme nous sommes dans un désert, nous avons beaucoup bu et ne pensons pas que Mister J soit déshydraté mais c’est normal qu’il essaie. Après ces deux poches, la température n’est effectivement pas vraiment descendue : de 38,5 à 38,2.

San Pedro de Atacama: tourisme médical ou plutôt désert médical...Poche de réhydratation pour faire descendre la fièvre mais Mister J n'est pas déshydraté ;) Il doit surement avoir une petite infection à l'estomac...

San Pedro de Atacama: tourisme médical ou plutôt désert médical…Poche de réhydratation pour faire descendre la fièvre mais Mister J n’est pas déshydraté 😉 Il doit surement avoir une petite infection à l’estomac…

Après 15 minutes, le médecin-réceptionniste donne alors deux Dafalgan à Mister J et lui dit qu’il va appeler un médecin. Ah bon, vous n’êtes pas médecin ? Vous avez quand même mis sous perfusion et donner deux médocs, mais bon… Tiens, il passe le thermomètre au patient suivant sans le laver. Heureusement qu’il le place sous l’aisselle 😉 Après 20 minutes, le médecin arrive. Grâce aux Dafalgan, la fièvre est retombée ; cela ne peut donc pas être la malaria ou la dengue, nous dit le médecin. Ouf ! Il nous explique que, de toute façon, ils n’ont pas le matériel pour faire un examen de sang à San Pedro de Atacama ; il faut aller à Calama, à environ 2h de route de San Pedro de Atacama. Le médecin demande alors à Mister J s’il a mal à la gorge. Non ! Il vérifie quand même sa gorge au cas où, non pas avec une lampe de poche mais avec…son iPhone 6. Tiens tiens, étrange, nous pensions que les téléphones portables étaient remplis de bactéries… Bref, Mister J n’a affectivement pas d’angine. Il lui demande alors s’il y a la diarrhée. Non ! Ce n’est donc pas une turista non plus. Il est bien embêté, les touristes ont généralement soit une angine, soit la turista. Oui mais…comme Mister J a de petite douleur à l’estomac, il suppose qu’il s’agit d’une petite infection à l’estomac. Le saumon d’hier peut-être ? Mince, Miss V voulait prendre cela au restaurant aujourd’hui. Ou alors les crudités ? Mais l’eau est censée être potable dans tout le Chili et l’Argentine… Bref, il faut que Mister J suive un régime alimentaire (pas de condiment, pas d’ail, pas de crudités, surtout de la soupe), surveille sa température et si elle ne descend pas, il faudra aller dans un hôpital plus grand pour faire une prise de sang et découvrir de quelle infection il s’agit. Si son état empire demain nous irons à l’hôpital de Calama (à 2h de route), sinon nous verrons cela à Salta, la plus grande ville du nord-ouest argentin et accessoirement notre prochaine destination.

Nous sortons finalement de l’hôpital vers 16h30, soit 4h après notre arrivée, et sans trop vraiment savoir de quoi souffre Mister J. Très sympa cette après-midi de tourisme médical – ou plutôt de désert médical 😉 Tout cela pour seulement 30€, et sans avoir mangé à midi ! Heureusement que nous n’avions pas encore réservé d’excursion pour demain car elle serait tombée à l’eau. Point positif : tout cela va nous faire faire des économies car les excursions dans le désert d’Atacama ne sont pas du tout données (70-80$ par personne pour une agence réputée sérieuse) ! Pas trop de regret donc, surtout que ce qu’il nous restait à voir dans le désert d’Atacama sont des lagunes, des flamants roses, des salars et des geysers. Nous avons déjà vu tout cela et pour bien moins cher en Bolivie ! En réalité, même si Mister n’était pas tombé malade, nous ne sommes pas sûrs d’être partis en excursion. Trop cher ! Il y a juste une chose que Miss V aurait quand même aimé faire : se rendre à la Laguna Piedras Rojas et se baigner dans son eau vert pâle, où apparemment on flotte aussi bien que dans la Mer Morte. Mais si nous n’avons pas pu y aller, c’est que cela devait être ainsi, un point c’est tout. Ce sera pour une prochaine fois…ou pas 😉 Mais si nous y allons un jour, ce sera en louant un véhicule, pas en excursion.

Le désert d'Atacama: Laguna Piedras Rojas

Photo volée pour avoir un idée de la Laguna Piedras Rojas

Tiens, et Miss V dans tout cela ? Elle est en pleine forme ! Cela doit venir du fait que nous ne partageons plus systématiquement nos repas ou alors du patrimoine génétique topissime que lui a transmis sa maman 😉

Le soir, Miss V tente le « salmon a lo pobre » dans un autre restaurant plus chic. Au lieu de recevoir un pavé de saumon et un œuf sur le plat, elle reçoit trois pavés de saumon, deux œufs sur le plat et tout cela, sur un immense tas de frites. Ce sont de vrais malades ces Chiliens ! 😉

San Pedro de Atacama: Salmon a lo Pobre (saumon du pauvre). Eh bien, on dirait pas! 3 pavés de saumon, 2 oeufs sur le plat et un tas immense de frites. Ce sont de vrais malaaade ces Chiliens ! ;)

San Pedro de Atacama: Salmon a lo Pobre (saumon du pauvre). Eh bien, on dirait pas! 3 pavés de saumon, 2 oeufs sur le plat et un tas immense de frites. Ce sont de vrais malaaade ces Chiliens ! 😉

San Pedro de Atacama: Salmon a lo Pobre (saumon du pauvre). Eh bien, on dirait pas! 3 pavés de saumon, 2 oeufs sur le plat et un tas immense de frites. Ce sont de vrais malaaade ces Chiliens ! ;)

San Pedro de Atacama: Salmon a lo Pobre. Ce sont de vrais malaaade ces Chiliens ! 😉

San Pedro de Atacama et son centre-ville

San Pedro de Atacama et son centre-ville. On se croirait presque dans un western américain.

 

Jeudi 25 août 2016. Vrai repos à San Pedro de Atacama.

Mister J n’a pas de fièvre ce matin mais encore quelques douleurs à l’estomac et aucune envie de manger… Sans surprise, il doit encore se reposer. Miss V en profite alors pour faire leur lessive à la main. Et il y en a de la lessive car nos vêtements ont bien pris la poussière lors de nos balades à vélo 😉

A midi, nous prenons tous les deux un poulet-nouilles au curry. Un vrai délice et pour une fois, les proportions sont raisonnables.

San Pedro de Atacama: poulet au curry et nouilles de riz. Un délice !

San Pedro de Atacama: poulet au curry et nouilles de riz. Un délice !

San Pedro de Atacama et son centre-ville

San Pedro de Atacama et son centre-ville

San Pedro de Atacama et son église en adobe

San Pedro de Atacama et son église en adobe

En revenant, Mister J a une poussée de fièvre mais moins élevée qu’hier (37,9). Comme son état (pas envie de manger) lui fait vraiment penser à notre turista du Guatemala, nous pensons de plus en plus qu’il a peut-être bien une infection à l’estomac, avec fièvre mais sans diarrhée (pour l’instant). Il prendra donc un antibiotique de notre cru et continuera à se reposer l’après-midi pendant que Miss V triera les photos et écrira.

Ce soir, Mister J pète la forme. Merci l’antibiotique ! Heureusement que nous en avions avec nous car avant qu’un médecin d’ici en prescrive, on peut attendre 3 jours. Mister J est tellement en forme qu’il nous préparera même un superbe spaghettis à la sauce tomate, qu’il dévorera avec envie. C’est fou ce que les tomates ont du goût en Amérique du Sud !

Dans la cuisine, nous rencontrons un couple de retraités allemands qui vit en Australie depuis des années et qui part deux mois chaque été depuis 15 ans. Vous l’aurez deviné : ils étaient profs. Elle, qui était prof de français, nous parle dans un français presque parfait. Impressionnant ! Cette année, ils ont un itinéraire un peu particulier, voire biscornu : ils sont arrivés à Buenos Aires en Argentine, puis ont pris un vol pour Santiago de Chile, ils achèvent maintenant 2 semaines au Chili (Santiago, Valparaiso et le désert d’Atacama), passeront ensuite 2 semaines au Pérou. Puis, ils s’envoleront pour la Floride, où monsieur va assister à une conférence et où ils visiteront le Parc National des Everglades. De là, ils partiront 2 semaines en croisière jusqu’à Lima au Pérou, en passant par le Canal de Panama. Ils avouent qu’à leur âge, c’est encore plus difficile de s’adapter au décalage horaire et à l’altitude. Ils ont d’ailleurs l’air très fatigués. Elle nous explique qu’après 8 jours de voyage, elle se réveille toujours à 1h du matin. A leur âge, nous visiterons donc l’Europe 😉

3 thoughts on “Chili: le désert d’Atacama

    • bdmadroite Post author

      Faut dire que c’est fatigant de voyager et puis, quand le petit déj’ se termine à 9h30, il faut bien se lever 😉

      Heureusement que vous nous avez prévu un bon paquet de frites pour notre retour au plat pays, et pas de la viande ! 😉

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