Costa Rica: Cartago et le volcan Irazu

 Voyager est fatal pour les préjugés, l’intolérance et l’étroitesse d’esprit. » Mark Twain

Samedi 14 mai 2016. Trajet de Santa Elena à San José.

Enfin un bus direct ! 😉 Comme nous retournons à San José, en territoire connu, pas besoin d’arriver très tôt. Et comme nous n’avons pas du tout envie de nous lever à l’aube pour prendre le bus de 6h30, nous prendrons l’autre, celui de 14h30. Nous profitons donc de la matinée pour (encore et toujours) papoter avec notre hôte suisse et sa fille de 25 ans, qui est éducatrice sociale en Suisse et qui aime également beaucoup voyager. Elle a travaillé pendant 3 ans dans une prison pour mineurs mais vient de démissionner car les conditions de travail étaient trop dures pour cause de manque de personnel. Par chance, elle a rapidement retrouvé du travail dans un centre pour demandeurs d’asile mais avant de commencer ce nouveau job, elle s’est octroyée 10 semaines de vacances chez son papa au Costa Rica. Et si elle n’avait pas retrouvé de travail rapidement, elle aurait voyagé pendant un bon bout de temps, comme nous 😉 Cela est tellement enrichissant de rencontrer depuis tant de mois des gens d’horizons professionnels totalement différents (infirmière, sage-femme, cuisinier, boulanger, musicien, éducateur, etc.) et avec qui nous avons de toute façon au moins un point commun : les voyages. Mais en réalité, nous nous découvrons beaucoup plus de points communs que nous aurions pu le penser ! Cela nous a également prouvé (mais on le savait déjà) qu’on n’a pas besoin de beaucoup d’argent pour voyager… En choisissant de rester plus longtemps dans les pays les moins cher (qui ne sont pas forcément les pays les moins intéressants) ou en alliant couchsurfing, workaway et autres bon plans, il est possible de voyager pas cher.

Cela nous fait un petit pincement au cœur de quitter Monteverde, où nous nous sentions tellement bien. Nous n’étions encore jamais restés aussi longtemps au même endroit, excepté à Panajachel au Guatemala mais pour d’autres raisons (turista !). Après 4h30 de trajet au chauuud sans airco, nous voilà de retour à San José, qui nous servira à nouveau de base pour visiter cette fois-ci Cartago et le volcan Irazu. Au début, nous comptions loger à Cartago même, qui est sur la route du volcan Irazu, mais vu le nombre très limité d’hôtels dans cette ville, nous avons décidé de retourner à San José, qui est plutôt pas mal du tout pour une capitale 😉

Monteverde: en route pour San José

Monteverde: en route pour San José

Monteverde: en route pour San José

Monteverde: en route pour San José

Tiens, nous n’entendons pas le fameux train klaxonner à tout bout de champ… Peut-être qu’il ne roule pas le WE ? En effet, quelle bonne nouvelle ! Nous allons enfin bien dormir à San José 😉

 

Dimanche 15 mai 2016. Visite de Cartago.

C’est impressionnant comme les rues de San José sont désertes le dimanche ! Où sont-ils tous passés ? 😉 Ah, nous les avons trouvés, ils font la file pour prendre le bus pour Cartago ! Trêve de plaisanterie, la file n’est pas si longue que cela ; pas la peine de s’affoler. Enfin, tout dépend de la fréquence du bus. Alors ? Il faut avouer que sur ce coup-là, ils sont efficaces : un bus part toutes les 15 min pour Cartago, voire avant s’il est plein.

Cartago n’est pas plus jolie que San José mais il y a une raison pour laquelle il faut y aller : la Basilique Notre-Dame des Anges, la plus belle église que nous ayons jamais vue. Encore plus belle de l’intérieur que de l’extérieur. Et nous n’aurions pas pu être mieux inspirés que de venir ici un dimanche de Pentecôte ; la Basilique est pleine à craquer ! Ah bien voilà pourquoi tant de gens prenaient le bus pour Cartago depuis San José. Et ce n’est pas parce que la messe se termine que la Basilique se désemplit : ceux qui n’ont pas pu assister à la première messe sont déjà assis et attendent la deuxième. Pour notre part, nous observons en silence son magnifique plafond en bois, ses colonnes de bois peint, ses vitraux et les pèlerins qui avancent à genoux jusqu’à l’autel. Émouvante toute cette ferveur religieuse !

Cartago: la Basilica Nuestra Señora de los Angeles

Cartago: la Basilica Nuestra Señora de los Angeles

Cartago

Cartago: la Basilica Nuestra Señora de los Angeles

Cartago

Basilica Nuestra Señora de los Angeles: plafond en bois

Cartago: les fidèles marchent à genoux jusqu'en l'autel

Cartago: les fidèles marchent à genoux jusqu’en l’autel

Cartago: Jésus et Marie après la dépendaison

Cartago: Jbeaux vitraux

Mais pourquoi une Basilique à cet endroit ? Car une jeune fille indigène y avait trouvé une petite statuette noire en pierre de la Vierge. Elle l’avait mise dans son coffre à jouet et l’avait retrouvée le lendemain non plus dans son coffre à jouets mais à l’endroit-même où elle l’avait découverte la veille. Elle l’a alors enfermée à double tour dans son coffre à jouets mais rebelote. Elle est alors allée voir un prêtre pour raconter son histoire et il plaça la statuette dans le tabernacle. Le lendemain, il fut très surpris de découvrir que la statuette avait disparu ? Il se rendit alors à l’endroit où la jeune fille l’avait découverte et…y trouva la statuette. Persuadé que cela était un message de la Vierge, il fit construire une chapelle à cet emplacement, qui fut transformée en diverses églises, jusqu’à devenir une Basilique. Au début du mois d’août, des milliers de pèlerins viennent rendre hommage à la Negrita (Notre-Dame des Anges).

Les fidèles y viennent aussi chargés de petites bouteilles-statuettes noires de la Vierge, de simples bouteilles d’eau ou carrément d’un bidon afin de les remplir d’eau bénite, qui coule de fontaines en contrebas de la Basilique.

Avant d’aller manger, petit passage aussi par les ruines d’une église reconverties en parc. Mais quelle bonne idée !

Cartago: les ruines d'une église transformée en parc

Cartago: les ruines d’une église transformées en parc

Cartago: les ruines d'une église transformée en parc

Cartago: les ruines d’une église transformées en parc

Cartago: un cheese cake (encore faut-il aimer la gélatine ;)

Cartago: un cheese cake (encore faut-il aimer la gélatine 😉

 

 

Lundi 16 mai 2016. Visite du volcan Irazu.

Après 2h de bus, nous arrivons enfin au sommet du volcan Irazu…dans le brouillard évidemment !

Tierra Blanca: foire aux bestiaux

Dans le bus pour Irazu, passage par Tierra Blanca et sa foire aux bestiaux

Tierra Blanca: foire aux bestiaux

Dans le bus pour Irazu, passage par Tierra Blanca et sa foire aux bestiaux

Volcan Irazu

Volcan Irazu: le désert noir

Volcan Irazu: nada ! Tout est dans le brouillard ;)

Volcan Irazu: nada ! Tout est dans le brouillard 😉

Après 30 minutes d’attente sous un vent glacial (nous étions bien sûr en short et sandales mais avec un coupe-vent), le cratère daigne se dévoiler à nous. Waouuuw ! Nous en venons alors à la conclusion que pour voir certains cratères de volcans, il faut de la patience, de la chance et du courage 😉 Petite déception quand même : il n’y a plus d’eau au fond du cratère ! Mais comment se fait-ce ? L’activité intense du volcan Turrialba, situé non loin de là, et dont on parle très régulièrement à la TV costaricaine, en est la cause. Ce volcan Turrialba crache des cendres tous les jours (on en trouve même à San José), l’eau est contaminée et il a craché de la lave la semaine passée, juste après notre départ de San José.

Volcan Irazu

Volcan Irazu

Volcan Irazu

Volcan Irazu

Volcan Irazu

Volcan Irazu

Volcan Irazu: la playa hermosa

Volcan Irazu: la playa hermosa

Là-haut, nous faisons la rencontre d’une jeune fille, qui grelotte encore plus que nous. Elle est originaire du Bahreïn, est partie vivre toute seule il y a 8 ans au Brésil et étudie depuis 2 ans aux États-Unis. Waouw quel parcours ! Elle passe seulement 1 semaine au Costa Rica puis 1 semaine au Panama. A sa place, nous aurions passé 2 semaines au Costa Rica mais chacun fait ce qu’il veut 😉

Le soir, nous ne pouvons nous empêcher de retourner à notre restaurant argentin favori. On ne change pas une équipe qui gagne : un steak saignant pour Mister J et des gnocchis pour Miss V. Petite pensée quand même pour la dent de Mister J car c’est ici que son plombage était tombé 😉

San José: notre restaurant argentin

San José: notre restaurant argentin un peu classe

San José: steak saignant pour Mister J

San José: steak saignant pour Mister J

San José: gnocchis pour Miss V

San José: gnocchis pour Miss V

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