Nicaragua: Granada et la Laguna de Apoyo

 Si vous parlez à un homme dans une langue qu’il comprend, cela va dans sa tête. Si vous lui parlez dans sa propre langue, cela va dans son coeur. » Nelson Mandela

Lundi 25 avril 2016. Trajet Léon-Managua-Granada.

Comment aller de Léon à Granada ? Théoriquement, il y aurait un minibus direct mais ça, c’est la théorie. En pratique, il faut prendre un minibus pour Managua puis un minibus pour Granada. Après 1/2h de file dans une chaleur étouffante, nous embarquons dans le minibus pour Managua. Voici notre technique pour avoir une place : pendant que Mister J s’occupe de caser nos grands sacs dans le mini coffre, Miss V se charge de réserver deux places assises. Une Nicaraguayenne aide même Miss V à sauver la place qu’elle réservait précieusement pour Mister J. Après 1h30 de trajet, nous arrivons à Managua et montons immédiatement dans le minibus pour Granada, sous l’œil protecteur d’un employé de la gare de bus qui nous accompagne jusqu’à l’autre minibus (même si nous savions déjà où le trouver 😉 Trop gentils ces Nicaraguayens ! Là, nous reprenons nos bonnes habitudes : les deux seules places côte à côte se trouve…sur la banquette arrière ! 😉 Le point positif, c’est que si le minibus est presque complet, il ne faudra pas attendre 1/2h qu’il se remplisse 😉 En effet, après 5 minutes, il s’en va déjà. Youpiiiie ! Oui mais…le minibus s’arrête très souvent pour faire monter et descendre des passagers qui restent, eux, debout… Combien de temps va-t-on mettre à se rythme-là pour rejoindre Granada ? Boooh pas tant que ça finalement : 1h30.

A peine descendus du minibus au Parque Central de Granada, nous remarquons toute de suite une différence : plus de touristes (une majorité de gringos), plus de restaurants et donc, plus international. Après une petite marche, nous arrivons à 14h à notre hôtel, où nous sommes accueillis par deux charmantes et jeunes réceptionnistes, qui nous offrent un verre de jus d’orange et font bien attention à parler lentement et clairement afin que nous comprenions tout. Trooop gentilles ! En, plus l’hôtel est très calme, la chambre super et la douche…géniale. Cela faisait longtemps que nous n’avions plus eu une douche comme cela. Rien de bien exceptionnel mais une douche qui n’arrose pas la toilette, c’est déjà du luxe ici !

Granada: notre hotel

Granada: notre hôtel

Granada: notre hotel

Granada: notre hôtel

Granada: le ponton d'où partait le ferry pour l'île de Ometepe. Mais l'eau du lac est désormais trop basse...

Granada: en face de notre hôtel, le ponton d’où partait le ferry pour l’île de Ometepe. Mais l’eau du lac est désormais trop basse… C’est ballot !

En nous baladant brièvement dans la ville pour trouver un restaurant, nous nous rendons vite compte que le quartier derrière la cathédrale est le quartier des touristes avec toutes ces terrasses en enfilade, pubs et parasols, tandis que les quartiers devant la cathédrale sont les quartiers des locaux, plus vivants, plus authentiques et…plus abordables.

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Nous trouvons le restaurant que nous cherchions mais il est vide et nous avons l’impression de déranger la serveuse. Comme il a de bons commentaires sur TripAdvisor, nous y mangerons quand même. En même temps, il est déjà 15h… Est-ce une heure pour manger ? 😉 Mister J commande une orangeade mais la patronne lui répond que c’est de l’orangeade industrielle… Mister J lui demande alors si elle a des jus naturels. Oui mais…nous ne connaissons pas les mots qu’elle énumère. Pas grave, testons ! Mister J prend une « Cebada » (boisson à base d’orge) et Miss V, une « Grama » (boisson à base d’herbe de blé)… Surprenant point de vue goût et couleur mais pas mauvais du tout. Et pour manger, nous commandons une spécialité du pays : un quesillo, çàd une tortilla de maïs avec du fromage fondu, de l’oignon et de la crème. Un plat « sweet and sour » très intéressant.

Granada: une "grama" (boisson brune à base d'herbe de blé) et une "cebada" (boisson rose à base d'orge)

Granada: une « grama » (boisson brune à base d’herbe de blé) et une « cebada » (boisson rose à base d’orge)

Granada: un quesillo (tortilla, fromage, oignon et crème)

Granada: un quesillo (tortilla, fromage, oignon et crème)

 

Sur la terrasse de notre hôtel, Mister J fait la connaissance d’un Québécois qui a passé 1 mois au Nicaragua. Comme tout ceux que nous avons rencontrés et qui sont allés au Nicaragua, il en est ravi. Il y reviendra même peut-être l’année prochaine sur la côte est, la côte des Caraïbes.

 

Mardi 26 avril 2016. Visite de Granada.

Pour le petit déjeuner, nous avons droit au célèbre « Gallo Pinto ». Dit comme cela, ça donnerait presque l’eau à la bouche. Mais il s’agit de riz et haricots rouges… Accompagnement traditionnel qui nous poursuit depuis Cuba et qui nous donnerait presque envie de rentrer… Bon j’ai dit « presque » 😉

Pour visiter Granada, il suffit de flâner dans les rues colorées d’église en église. Pas loin de notre hôtel, nous passons à côté de la Chapelle du Sacré-Cœur, d’un autre style que les églises que nous voyons habituellement.

Granada

Granada: un château ? Non non, une église !

Granada: la Chapelle du Sacré-Coeur ou la Paroisse de Guadalupe

Granada: la Chapelle du Sacré-Coeur ou la Paroisse de Guadalupe

Granada: la Chapelle du Sacré-Coeur et Notre-Dame de Guadalupe

Granada: Notre-Dame de Guadalupe

Granada: la Chapelle du Sacré-Coeur

Granada: la Chapelle du Sacré-Coeur

Nous nous dirigeons ensuite vers le Parque Central et sa cathédrale, toute jaune et aux coupoles rouges. A moins d’être aveugle, on ne peut la manquer. Aaaah c’est donc cette cathédrale-là qui se trouve sur la couverture du Lonely Planet de l’Amérique Centrale. Nous l’avons enfin trouvée !

Grenada: le Parque Central et sa Cathédrale

Granada: le Parque Central et sa Cathédrale

Granada: la Cathédrale

Granada: la Cathédrale

Granada: la Cathédrale

Granada: la Cathédrale

Granada: el Parque Central

Granada: el Parque Central

Nous décidons ensuite d’aller faire quelques petites courses pour le repas du soir dans un supermarché se trouvant à 1,5kms, l’occasion de déambuler hors des sentiers battus, dans les rues populaires de Granada. Un fermier mène ses quelques vaches dans une les rues de Granada, un autre se promène en charrette…Pas étonnant car l’économie du Nicaragua est surtout axée sur l’agriculture.

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés. Ooooh des vaches ! 😉

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés. Ooooh une charette ! 😉

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Nous faisons ensuite un bref détour par l’église et le couvent San Francisco, un peu décevant, mais nous y avons trouvé les ancêtres des parcs d’attractions 😉

Granada: l'église San Francisco

Granada: l’église San Francisco

Granada: le Couvent San Francisco

Granada: le Couvent San Francisco

Granada: l'ancêtre des parc d'attrations

Granada: un ancêtre des parc d’attractions

Granada: l'ancêtre des parc d'attractions

Granada: un ancêtre des parc d’attractions

Après avoir mangé et surtout bu un très étrange « tiste » (boisson à base de maïs grillé et cacao), nous terminons notre visite par la Iglesia de la Merced et ses beaux vitraux.

Grenada: une "tiste" (boisson à base de maïs rôti et cacao)

Granada: une « tiste » (boisson à base de maïs rôti et cacao)

Granada: la Iglesia de la Merced

Granada: la Iglesia de la Merced

Granada: la Iglesia de la Merced

Granada: la Iglesia de la Merced

Granada: la Pentecôte

Granada: la Pentecôte

Granada: la Nativité

Granada: la Nativité

Cette nuit, vers 23h00, au moment où nous nous apprêtions à dormir, voilà qu’il commence à pleuvoir des chiens et des chats (spéciale dédicace aux anglophones). Les gouttières ont immédiatement débordé ; tout cela accompagné de fameux coups de tonnerre et d’éclairs… A un moment donné, Miss V se rend compte que le lit est un peu humide du côté droit. Ah mais il pleut dans la chambre ! Pas grave, nous déplaçons le lit un peu plus vers le milieu de la chambre. Oui mais…Mister J se rend compte qu’il pleut maintenant du côté gauche du lit. Allez, déplaçons le lit de manière à ce qu’il se trouve tout juste entre les deux fuites… Et bien, il ne fallait pas que le lit soit plus large ! 😉 L’orage se terminera vers 2h du matin ! La nuit sera donc courte !

 

Mercredi 27 avril 2016. Repos à Granada.

Après cette nuit pleine d’émotions et de rires, nous décidons de ne rien faire aujourd’hui 😉 Enfin, qui dit repos ne dit pas chômage 😉 Nous avons quand même un peu de pain sur la planche : se renseigner sur les moyens de transport pour aller à l’Isla de Ometepe (prochaine et dernière étape au Nicaragua) ; étudier notre itinéraire au Costa Rica ainsi que les passages de frontières avec le Nicaragua et le Panama ; et finalement s’informer sur ce que l’on pourrait faire demain (Volcan Masaya, Laguna Apoyo ou déjà se rendre à la Isla de Ometepe…). Quel planning ! 😉 Préparer la suite de l’itinéraire au Costa Rica nous met l’eau à la bouche : moins de villes, moins d’églises, plus de nature. Oui, la nature nous maaanque ! Mister J en profitera également pour réparer la paire de jumelles dans laquelle on voyait en double depuis quelques semaines, faire de la couture sur son short tout neuf mais dont la fermeture éclair a déjà cassé et réparer le chargeur de nos lampes électriques. Toutes ces réparations furent un succès, quel homme ! 😉

A midi, vu l’humidité pesante qui règne à Granada et qui nous fait suer dès que l’on marche un peu, nous avons trèèès envie d’une ceviche bien fraiche. Trouvé ! Mais pas bon marché du tout…ça, ce sont les joies de ces villes remplies de touristes Américains 😉

Grenada: une ceviche de poisson, mais avec des oignons et poivrons à la place des tomates et coriandre du Guatemala

Granada: une ceviche de poisson, mais avec des oignons et poivrons à la place des tomates et coriandre du Guatemala

 

Jeudi 28 avril 2016. Visite de la Laguna de Apoyo

Nous nous réveillons un peu ronchon patachon ce matin et nous n’avons à nouveau envie de ne rien faire… Nous sommes un peu blasés de ces villes de Gringos, elles ne nous motivent plus. Mais après mûre réflexion hier, nous décidons, à l’unanimité, d’aller à la Laguna de Apoyo. Mais par notre propre moyen évidemment ! Wouhouuu un peu d’aventures !!

Après un petit déjeuner de champion, nous prenons, près du Parque Central, un minibus en direction de Managua et descendons après 10kms à l’entrée du site d’Apoyo. De là, il est possible de prendre un chicken bus mais nous décidons de marcher les 8kms qui nous séparent du lac. Quelle brillante idée ! Lors de la première partie, qui monte vers le sommet du volcan, nous découvrons enfin la vraie vie nicaraguayenne : les maisons en bois et tôles avec le linge qui pend devant chacune d’elles, les sentiers de terre, les poules et les cochons, une petite fille qui revient de l’école avec un bricolage, etc.

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo et ses maisons

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo et ses maisons

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo et ses cochons

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo et ses maisons

Lors de la deuxième partie de la marche, qui descend sur le lac, nous découvrons petit à petit ce beau paysage qui s’offre à nous : le cratère du volcan au fond duquel s’est formé un lac. Waouw ! Une fois en bas, nous nous dirigeons immédiatement vers la plage publique de sable noir, où nous sommes quasiment tout seuls. Et surtout, nous croisons plus de locaux que de touristes, qui, eux, se trouvent surement dans l’un ou l’autre hôtel all-inclusive du bord du lac.

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo: des locales qui se baignent et font en même temps leur lessive

Laguna de Apoyo: des locales qui se baignent et font en même temps leur lessive

 

Comme nous nous y sentons vraiment bien, nous décidons d’y rester jusqu’en milieu d’après-midi et de surtout partir en quête d’une ceviche de poisson car notre estomac crie famine ! Ça creuse 8kms sous cette chaleur humide ! 😉 Notre dégustation se fera au son d’un xylophone. Peu commun ! 😉

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo: le joueur de xylophone

Laguna de Apoyo: le joueur de xylophone

Après une dernière petite baignade, nous reprenons un chicken bus qui part depuis la route passant derrière la plage publique en direction de Masaya et descendons 8 kms plus loin à l’intersection avec la grande route, d’où nous prenons un autre chicken bus pour Granada. En tout et pour tout, le trajet aller-retour nous a coûté 1€ par personne au lieu des 20€ proposés par les taxis ! Quelle belle découverte et quelle bien belle journée !! Et économique en plus !

Laguna de Apoyo: oui, nous sommes bel et bien dans un chicken bus

Laguna de Apoyo: oui, nous sommes bel et bien dans un chicken bus

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