Panama: Panama City et le Canal de Panama

Jeudi 26 mai 2016. Trajet Bocas del Toro-Almirante-Panama City

Aujourd’hui, nous devons nous lever à 5h30 car le bateau pour Almirante part à 6h45 (7h en réalité) et que nous devons encore boucler nos gros sacs à dos.

Après 30 minutes de bateau sous la pluie, le dos et les cheveux tout mouillés malgré une bâche en guise de toit, nous arrivons à Almirante, où un taxi nous attend pour nous conduire à la station de bus. Et c’est parti pour un trèèès long trajet : entre 10 et 12h… Youpie 😉

Aucun touriste dans ce bus mais des papys et mamys panaméens qui nous font de grands sourires. Plein de jeunes parents aussi avec de très jeunes enfants (certains n’ont que quelques mois), dont nos voisins qui nous font aussi de très grands sourires. Leur petite fille est toute mignonne, toute vive et en même temps toute calme…jusqu’à ce qu’elle pique une grosse colère pendant 10 minutes. Les jeunes parents ne savent plus quoi faire pour l’arrêter. Surement une dent qui pousse (car elle s’arrête de pleurer dès qu’elle mordille le GSM) et une grosse fatigue. Vous vous imaginez, vous, passer 12h dans un bus avec un très jeune enfant, voire 2 ou 3 ? Aaah que la vie est facile chez nous et nous la rendons si compliquée…

La première partie du trajet, à travers les montagnes verdoyantes, est superbe…sauf pour certains locaux que le trajet rend malades, comme la petite fille d’environ 5 ans à côté de nous. Son grand frère d’à peu près 7 ans semble, lui aussi, un peu malade mais il doit se débrouiller tout seul car sa maman doit gérer la petite sœur malade en même temps que le bébé de quelques mois. Mais elle garde le sourire. Quelle héroïne cette maman ! Cela nous fait penser au Laos, où certains locaux tombaient aussi malades dans le bus. Heureusement, des sacs en plastique sont prévus à cette effet et la deuxième partie du trajet est toute plate.

Après 11h30 de bus, dont 2h de bouchons pour faire les 6 derniers kms (pour passer au-dessus du Canal de Panama via le Pont des Américains), nous arrivons enfin à Panama City, la capitale. Nous avons battu notre record du plus long trajet en bus de jour ! Normalement, à partir de 10h de trajet, nous optons pour le bus de nuit mais comme nous ne restons qu’une petite semaine au Panama, nous voulions voir les paysages. Et puis, nous ne voulions pas non plus débarquer dans une ville que nous ne connaissons pas à 4-5h du matin.

Arrivés à la gare, le premier taxi nous demande 20$, le deuxième 5$. Cherchez l’erreur… En plus d’être honnête, le chauffeur est super sympa et nous pose plein de question : de quelle partie du Panama nous venons, s’il y avait de la pluie là-bas, combien de temps a duré le trajet, combien de temps à Panama City. Quand nous lui parlons des embouteillages que nous avons eus pour traverser le Canal, il nous explique qu’un grand projet pour créer un troisième pont au-dessus du Canal est en cours. Il nous montre aussi la fabrique de bières Panama et une fabrique de café. Arrivés à l’hôtel, Mister J demande par curiosité au gérant le prix d’une course en taxi depuis la gare de bus : 3 à 4$. Boh, nous ne nous sommes pas si mal débrouillés finalement ! 😉

Panama City est apparemment très développée, riche et est la capitale la plus cosmopolite de l’Amérique Centrale. Nous ne devrions avoir aucun mal à trouver un restaurant qui nous plait alors… 😉 Sur les conseils du gérant de notre hôtel et des avis sur internet, nous allons au Trapiche, un restaurant sud-américain. Nous choisissons le plat de spécialités panaméennes et du jus de canne. Super bon ! Au fait, l’eau du robinet est aussi potable à Panama City. Et tout comme à San José au Costa Rica, on nous en sert gratuitement au restaurant.

Panama City: soupe de poulet en entrée

Panama City: soupe de poulet en entrée

Panama City: plat de spécialités panaméennes (purée de pois chiches, riz sautés, banane frite, viande, etc.)

Panama City: plat de spécialités panaméennes (purée de pois chiches, riz sautés, banane frite, viande, etc.)

Assis au restaurant, nous nous rendons vite compte qu’il y a effectivement beaucoup d’étrangers ici : expatriés (aussi bien étudiants que retraités promenant leur chien), hommes d’affaires (aussi bien jeunes cadres que seniors), américains, français ou espagnols.

 

Vendredi 27 mai 2016. Visite du Parque Natural Metropolitano ou une journée qui commence bizarrement.

Alors que nous venons de quitter notre hôtel et marchons dans la rue, Mister J ressent soudainement une douleur au pied gauche : un clou rouillé est venu se loger en oblique dans la semelle de sa sandale, la transpercée et a atteint son pied ! Difficile de l’en déloger en plus ! Mister J saigne un peu mais pas trop. Nous devons donc retourner à l’hôtel pour désinfecter tout cela, et mettre un pansement. Heureusement, nous sommes à jour côté vaccins du tétanos… Après 15 minutes, nous reprenons la route en direction du Parque Natural Metropolitano. Selon la description de l’hôtel, il se trouve à 2,5km de l’hôtel. Hum, oui mais pas à 2,5km de l’entrée et le chemin n’est pas du tout fait pour les piétons ! Enfin, cela nous permet de marcher à travers Panama City, dont la plus grande partie de la ville est une nouvelle ville sans aucun charme, toute bétonnée, sans bâtiment à visiter, et faite uniquement pour les voitures. Après 45 minutes de marche, nous tombons enfin sur un panneau « Bienvenidos al Parque Natural Metropolitano ». Nous y sommes alors enfin ? Euuuh non pas vraiment, il y a un panneau mais pas d’entrée… Si nous continuons à droite, nous arrivons à l’autoroute ; et si nous continuons à gauche, il y a des chances que nous tombions sur l’entrée mais il s’agit d’une grande route sans trottoir…Que faire ? Las, nous pensons un moment à renoncer…mais non, pas si près du but. Nous marchons alors le long de cette grande route, sur la bande des pneus crevés, et arrivons finalement à une entrée du Parc. Yeeeessss, après 1h de marche, nous y sommes ! Oui mais…le garde nous annonce qu’il faut d’abord que nous achetions un ticket à l’entrée officielle, qui se trouve à 300m. Heureusement, il accepte que nous empruntions le petit chemin qui y mène (et non la grande route). C’est là que nous tombons sur des tortues. Sympa ! 😉

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: les tortues du Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: les tortues du Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: les tortues du Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: mais qui voilà ?

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: les tortues du Parque Natural Metropolitano

A l’entrée officielle, l’employé du parc nous explique les différents chemins que nous pouvons suivre. Malgré que nous sommes déjà tout suants d’avoir marché une grosse heure à travers la ville, nous décidons d’aller le plus loin : jusqu’au Mirador, le deuxième point le plus haut de Panama City. Selon lui, l’aller et le retour devrait, chacun, nous prendre 1h. Remontés à bloc, nous marchons à toute allure et avalons l’aller en 30 minutes 😉 Le mirador offre une belle vue sur les gratte-ciels de Panama, sur les collines avoisinantes et il permet aussi d’apercevoir une petite partie du début du Canal, les bateaux qui attendent pour entrer dans le Canal et les bateaux qui en sortent. Chouette vue !

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Vue sur les gratte-ciels de Panama City depuis le Parque Natural Metropolitano

Vue sur les gratte-ciels de Panama City depuis le Parque Natural Metropolitano

Vue sur les gratte-ciels de Panama City depuis le Parque Natural Metropolitano

Vue sur les gratte-ciels de Panama City

Panama City: vue sur le Canal de Panama depuis le Parque Natural Metropolitano

Panama City: vue sur le Canal de Panama depuis le Parque Natural Metropolitano

Panama City: joli porte-conteneurs !

Panama City: joli porte-conteneurs !

Vu notre expérience à l’aller, nous décidons de prendre un taxi pour retourner dans le centre-ville. Le premier nous demande 6$, alors que l’employé du Parc nous avait dit de n’accepter que les courses à 3 ou 4$. Nous refusons donc. Le deuxième chauffeur de taxi nous demande 3$. Adjugé ! En plus, il est super sympa. Il nous demande si nous avons aimé le Parc, ce que nous y avons vu et combien coûte l’entrée car il n’y est jamais allé 😉 Quand nous lui parlons du Mirador, il nous répond qu’il faut absolument qu’il y aille une fois. Il nous explique aussi qu’il est incapable de prendre de l’avion plus de 2h. Et encore 2h, c’est déjà de trop (comme quand il est allé en République Dominicaine). Les voyages en avion l’ennuient énormément car il n’y a rien à voir : que des nuages et la mer tout le long.

Après une telle matinée sportive, nous avons faim et surtout soif 😉

 

Panama City

Panama City

Panama City: pas vraiment de goût cette bière Panama ;)

Panama City: pas vraiment de goût cette bière Panama 😉

 

Samedi 28 mai 2016. Visite du Canal de Panama.

Ce matin, nous partons visiter le Canal de Panama. Il y a une écluse à 10 km du centre-ville (l’écluse de Miraflores), qui comporte un musée, un film 3D et une terrasse au 4ème étage avec vue sur l’écluse et les bateaux qui traversent le canal. Pour y aller, les taxis ont pour habitude de charger 6$ l’aller ou 20$ l’aller-retour en patientant 30 minutes devant le centre. Nous, nous voulons prendre notre temps sur place ; nous prenons donc le métro et un bus. En plus, cela est économique : 1,25$ aller-retour pour deux ! Qui dit mieux ? 😉

Nous arrivons vers 9h pour voir les plus gros bateaux ; ceux-ci passent en général entre 9h et 11h). Ils sont effectivement au rendez-vous ! Les gros porte-conteneurs sont vraiment impressionnants, d’une hauteur d’un immeuble de 10 étages ! L’écluse, elle, fait 33m de large ; il ne reste que 60 cm de chaque côté du bateau, qui est guidé par des locomotives pour éviter qu’il ne touche les bords. Le commandant du bateau doit d’ailleurs laisser les commandes à un pilote spécialisé du canal. La manœuvre est tellement délicate que c’est le seul endroit où les commandants acceptent que quelqu’un d’autre conduise leur bateau à leur place. De toute façon, ils n’ont pas le choix, c’est une obligation. Si le navire touche un bord en béton de l’écluse, la coque du bateau pourrait facilement être transpercée…

Canal de Panama: oufti, l'énorme porte-conteneurs ! Il se dirige vers l'Atlantique

Canal de Panama: oufti, l’énorme porte-conteneurs ! Il se dirige vers l’Atlantique.

Canal de Panama: ce bateau vient de Suède (Stockholm plus précisément). Regardez bien la taille du bateau par rapport aux voitures et aux bâtiments. Impressionant non ? ;)

Canal de Panama: ce bateau vient de Suède (Stockholm plus précisément). Regardez bien la taille du bateau par rapport aux voitures et aux bâtiments. Impressionant non ? 😉

Canal de Panama: l'eau de la première voie de navigation est assez descendue, on peut maintenant ouvrir les portes de l'écluse pour laisser passer le bateau...

Canal de Panama: l’eau de la première voie de navigation est assez descendue, on peut maintenant ouvrir les portes de l’écluse pour laisser passer le bateau…

Canal de Panama: un des trains qui tirent et guident les gros bateaux dans les écluses

Canal de Panama: un des trains qui tirent et guident les gros bateaux dans les écluses

Canal de Panama: un "petit" porte-conteneurs pas très chargé

Canal de Panama: un « petit » porte-conteneurs pas très chargé

Canal de Panama: il n'y a pas que des gros bateaux qui passent par le Canal de Panama; il y a aussi des voiliers...

Canal de Panama: il n’y a pas que des gros bateaux qui passent par le Canal de Panama; il y a aussi des voiliers…

Canal de Panama: allez, on tire le voilier !

Canal de Panama: allez, on tire le voilier !

Canal de Panama: un autre bateau attend pour passer dans l'autre voie de navigation

Canal de Panama: un autre bateau attend pour passer dans l’autre voie de navigation

Canal de Panama: on se sent tout petit...

Canal de Panama: on se sent tout petit…

C’est un véritable spectacle : on se croirait au milieu d’un jeu de Lego, grandeur nature. Nous visionnons ensuite un film en 3D sur l’histoire du canal, mais il est vraiment nul. Nous n’avons pas vraiment compris l’utilité du 3D dans ce film, qui ne fait que relater des dates et des chiffres pendant 10 minutes, sans explication réelle du fonctionnement du canal. En tout cas, ils se sont bien amusés à faire des effets spéciaux, mais c’est tout 😉 Puis, nous visitons le musée qui est, par contre, assez intéressant.

Le Canal de Panama joint l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Il offre au bateau un gain de distance, de temps (8-10h au lieu de 15 jours en contournant l’Amérique du Sud) et d’argent (même si le prix d’accès au canal atteint parfois des centaines de milliers de dollars en fonction du type de bateau et du tonnage). Ce chantier titanesque fut commencé en 1880 par les Français, qui s’y cassèrent les dents, et fini en 1914 par les Américains, qui l’ont exploité jusqu’à 1999. De nombreuses manifestations du peuple panaméen, qui dénonçaient cette exploitation étrangère du canal, ont eu raison des Américains qui, malgré de nombreux arguments (les Panaméens ne pourront jamais exploiter le canal par eux-mêmes, les Chinois risquent d’envahir le Panama…etc) ont fini par céder le canal aux Panaméens. Et paraît-il, depuis, le canal s’en porte bien mieux. Les innovations sont constantes pour réduire le temps de traversée des bateaux ; et les Panaméens sont acteurs de ce développement, l’élargissement du canal ayant d’ailleurs été voté par référendum. Les bateaux étant de plus en plus larges et la demande pour passer le Canal étant de plus en plus grande, ils sont en train de construire une de voie de navigation parallèle à l’actuelle pour pouvoir accueillir plus de bateaux en un jour (en moyenne 38 par jour, 45 max), accueillir de plus gros bateaux et faire en sorte que les gros bateaux puissent passer aussi vite que les petits. Et vous savez quoi ? Une entreprise belge de dragage, Jan De Nul, participe à l’élargissement du Canal. Cela, Miss V l’a appris à son cours de néerlandais en lisant un article de journal à ce sujet 😉

Canal de Panama: bateau de dragage proposé par une entreprise belge ! Oui, les Belges participent au projet d'extension du Canal !

Canal de Panama: bateau de dragage proposé par une autre entreprise belge, DEME ! Oui, les Belges participent au projet d’extension du Canal !

Il existe actuellement 3 ensembles d’écluses tout le long du Canal de Panama : un ensemble en deux étapes à Miraflores (où nous étions) puis d’une étape à Pedro Miguel, qui amènent les navires au niveau du lac Gatun ; et enfin un ensemble à trois étapes à Gatún, qui ramène les navires au niveau de l’Atlantique.

Canal de Panama: ensembles de 3 écluses (dont Miraflores) et un lac

Les chiffres concernant ce Canal et ses écluses sont complètement délirants : les portes d’écluses peuvent, par exemple, atteindre 25 mètre de haut (ce qui est le cas à Miraflores), 2m de large et peser jusqu’à 662 tonnes. Petit détail technique : les portes se ferment en forme de « V » pour empêcher qu’elles ne s’ouvrent sous la force de l’eau.

Panama City: jus de fruit de la passion

Panama City: jus de fruit de la passion

Panama City: assiette de calamars à la plancha

Panama City: assiette de calamars à la plancha

 

Dimanche 29 mai 2016. Repos à Panama City.

Aujourd’hui nous profitons de notre dernier jour sans M&M’c, qui nous rejoignent demain en Équateur, pour nous reposer un peu, trier les photos et se mettre à jour sur le blog.

Et surtout appeler la maman de Mister J pour la fête des mères « version française ». Les mamans belges ont, quant à elles, déjà été fêtées début du mois de mai.

Panama City: Mister J rêvait depuis quelques temps d'une bonne Carbonara. C'est chose faite! Made by Mister J !!

Panama City: Mister J rêvait depuis quelques temps d’une bonne Carbonara. C’est chose faite! Made by Mister J !!

Nous sommes tout excités à l’idée de changer, une nouvelle fois, de continent, surtout que nous n’arrêtons pas d’entendre des avis ultra-positifs au sujet du Pérou et de la Bolivie. Enfin, nous sommes un tout petit peu moins excités et beaucoup moins stressés que lorsque nous sommes passés de l’Asie à l’Amérique Centrale. Un tout petit peu moins excités car le changement sera moins marqué qu’en venant d’Asie, et beaucoup moins stressés car l’adaptation sera moins rude, nous nous débrouillons bien en Espagnol et l’Amérique du Sud n’est pas réputée aussi dangereuse que l’Amérique Centrale.

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