Paraguay: Encarnación et Trinidad

Dimanche 4 septembre 2016. Trajet Posadas-Encarnación (Paraguay) et visite de celle-ci.

Une petite dizaine de kilomètres seulement séparent le centre de Posadas et le centre d’Encarnación au Paraguay. Pour se rendre à Encarnación, il suffit de prendre un bus local international dans le centre-ville de Posadas. Le trajet consiste surtout à passer le pont qui surplombe le Rio Paraná ainsi que les deux bureaux d’immigration. Aussi bien du côté argentin que du côté paraguayen, ils sont très efficaces ; nous n’avons jamais passé une frontière aussi vite. En 1h, vous êtes au Paraguay. Facile ! Beaucoup d’Argentins y viennent donc le week-end pour faire des emplettes car c’est meilleur marché ici. Juste après la frontière, on a l’impression de se retrouver dans un bazar un peu glauque mais où on trouve de tout : des essuie-glaces, des pneus, des nains de jardin, des vêtements en vrac, des garagistes etc.

Encarnación: vue sur Posadas en Argentine

Encarnación: vue sur Posadas en Argentine de l’autre côté du Rio Paraná

Encarnación

Encarnación: un bel oiseau à longue queue

Après le passage de la frontière, plutôt que d’attendre le prochain bus, nous décidons de marcher jusqu’à notre « casa », qui ne se trouve qu’à 2kms de la frontière. Les quartiers que nous traversons sont déserts, un peu délabrés ; bref, ça ne donne pas envie… Quelle idée de venir au Paraguay quand même ! 😉

Arrivés à la Casa de Yolande, nous découvrons une mamy vraiment trop chou, qui se plie en quatre pour nous. Elle parle bien lentement pour être sûr que ses hôtes la comprennent parfaitement, nous explique très clairement ce qu’il y a à voir à Encarnación, comment aller à Trinidad et quelles sont les missions jésuites à visiter. Elle nous offre ensuite un thé et nous informe qu’il y a 1h en moins au Paraguay. Ah bon ? C’est toujours mieux de le savoir 😉

Encarnación: décoration dans notre chambre

Encarnación: décoration dans notre chambre

Les Paraguayens parlent bien sûr espagnol mais 80% d’entre autres parlent encore aussi guarani, une langue indigène, la langue parlée avant la conquête espagnole. D’ailleurs, sur les billets de banque paraguayens, tout est écrit en espagnol et en guarani.

Pourquoi venir à Encarnación ? Elle est appelée « la Perla del Sur » (car elle s’avère être la ville la plus attrayante du Paraguay), « la Capitale du Carnaval » (presqu’aussi bien qu’à Rio de Janeiro selon certains locaux) ou encore « la Capitale de la Plage ». Non, le Paraguay n’est pas bordé par la mer mais bien par le Rio Paraná. Et, en été, la plage est bondée et les gens se baignent dans le Rio Paraná.

Encarnación: la "Capitale de la Plage" au Paraguay

Encarnación: la « Capitale de la Plage » du Paraguay

Encarnación: plage de sable ocre

Encarnación: plage de sable ocre

Encarnación: la cathédrale

Encarnación: la cathédrale

Avant de pouvoir aller manger, il faut que nous nous procurions des « guaranies », la monnaie paraguayenne. Nous partons donc à la recherche d’un distributeur. Le premier ne fonctionne pas, la deuxième demande des charges trop élevées, et le troisième…est le bon. Celui-ci permet même de retirer des dollars. Mister J décide d’en retirer pour les écouler en Argentine. En effet, pour la première fois, nous devons faire des réserves de cash car, dans les petites villes argentines, il est très difficile de retirer de l’argent et on ne peut retirer que l’équivalent de 120€ en une fois… Mieux vaut faire des réserves de dollars américains car les coupures sont plus grosses (la plus grosse coupure argentine équivaut à 5€) ; ça donc prend beaucoup moins de place. En plus, le dollar bénéficie d’un taux très favorable quand il est échangé au marché noir (on peut gagner jusqu’à 5 voire 10%). Comment expliquer cela ? Les Argentins n’ont pas confiance en leur monnaie qui dévalue tous les 3 mois ; du coup, ils veulent se procurer des dollars américains pour économiser ou voyager. Mais l’État ne leur autorise qu’un certain montant par mois, qui dépend du salaire ; mais comme beaucoup d’activités ne sont pas déclarées, ils sont prêts à dépenser plus que le taux officiel pour se fournir en billets verts.

Nous partons ensuite à la recherche d’un restaurant. Quelle galère ! Nous sommes dimanche et le dimanche, tout est fermé à Encarnación, même les restaurants. Nous tombons quand même sur une chaîne de restaurant « Lo de José », qui fait un petit peu penser au Pizza Hut. Nous n’avons pas vraiment le choix, nous y entrons. Mister J prendra des spaghettis carbonara et Miss V une pizza. Très local tout cela 😉

En sortant du restaurant, nous décidons d’aller au supermarché acheter de quoi manger pour ce soir. Oui mais…le dimanche, les supermarchés sont fermés l’après-midi ; ils ne ré ouvrent qu’à 16h. Hum ! En plus, il commence à pleuvoir. Bon, nous allons rentrer et ressortirons plus tard…

Nous partons au supermarché vers 16h30 et découvrons qu’on y vend plein de fruits venant du Brésil (qui se trouve vraiment tout près) : des prunes, des pommes, des mangues, des ananas, des noix de coco. Nous jetterons notre dévolu sur les pommes et surtout les prunes, qui sont bien mures, bien juteuses, bien gouteuses. Elles sont rarement aussi bonnes chez nous !

 

Lundi 5 septembre 2016. Visite de la mission jésuite de Trinidad.

Ce matin, la mamy de notre casa nous offre un petit-déjeuner paraguayen typique : deux chipas (pain dont la pâte est faite à partir de farine de maïs et de fromage) et du pain à l’anis qu’il faut tapisser de confiture de guayaba et recouvrir le tout d’une petite tranche de fromage de chèvre frais. Super !

Encarnación: deux chipas en vant-plan (petits pains dont la pâte est faite à base de farine de maïs et de fromage) et pain à l'anis en arrière-plan

Encarnación: deux chipas en vant-plan (petits pains dont la pâte est faite à base de farine de maïs et de fromage) et pain à l’anis en arrière-plan

Le temps se joue à nouveau de nous : il pleut, il pleut et…il pleut des cordes. Selon la météo, la pluie devrait s’arrêter à 8h… Faux, archi faux ! Vers 9h, nous nous mettons quand même en route vers terminal de bus, qui se trouve à 15 minutes de marche de notre casa. Heureusement, il ne pleut plus très fort. Arrivés au terminal de bus, un rabatteur de bus se jette sur nous pour nous vendre un ticket de bus pour Trinidad. Adjugé, le bus part dans 30 minutes ! En attendant, nous faisons un petit tour du parking de bus pour découvrir les bus paraguayens… Comment dire ? Au vu de la tronche des bus – comprenez de la vétusté des bus – nous sommes finalement bien contents d’avoir écourter notre séjour au Paraguay et de ne pas devoir faire de longs trajets 😉 Au départ, nous avions prévu de commencer notre séjour au Paraguay par sa capitale, Asunción, mais comme il n’y avait pas de bus direct depuis l’Argentine et que nous avons besoin de quelques jours de plus que prévu pour visiter l’Argentine (si grande), nous avons passé cette étape. Et l’intérieur du bus n’est pas mieux que l’extérieur ! A l’aller, les sièges étaient complètement défoncés. Et au retour, il pleuvait dans le bus, à tel point que Miss V a dû mettre son capuchon 😉

Bref, après 45 minutes de route, nous arrivons à Trinidad. « Señor, señor, las ruinas ! » nous crie l’attendant du bus. Trop chou ! Il ne voulait surtout pas que l’on rate notre arrêt 😉 Mais bon, avec notre GPS, cela ne nous arrive jamais ! Malheureusement, il pleut de plus belle et l’eau dévale déjà des rues 😉 Boh, ce n’est pas la pluie qui arrêtera deux petits Belges (oui, Mister J est belge d’adoption 😉 L’avantage, c’est que nous serons tout seuls sur le site !

Trinidad: après la route des vins à Salta, voici la route jésuite ;)

Trinidad: après la route des vins à Salta, voici la route jésuite 😉

Trinidad: la dépendaison du Christ

Trinidad: la dépendaison du Christ

Fondée en 1706, peu de temps après celle de San Ignacio en Argentine, la mission jésuite de Trinidad est nettement mieux conservée que celle de San Ignacio. Dès le début, en rentrant dans les ruines de la cathédrale, nous sommes conquis : des statues par-ci (malheureusement presque toutes décapitées), des bas-reliefs par-là, deux beaux porches.

Trinidad: les ruines de la mission jésuite

Trinidad: les ruines de la mission jésuite

Trinidad: les ruines de la cathédrale

Trinidad: les ruines de la cathédrale

Trinidad: les ruines de la cathédrale et ses statues décapitées

Trinidad: les ruines de la cathédrale et ses statues décapitées

Trinidad: les ruines de la cathédrale

Trinidad: les ruines de la cathédrale

Trinidad: les ruines de la cathédrale

Trinidad: les ruines de la cathédrale

Trinidad: les ruines de la cathédrale

Trinidad: les ruines de la cathédrale

Trinidad: les ruines de la cathédrale

Trinidad: les ruines de la cathédrale

Nous passons ensuite par le cloître, puis le tour de la cloche et l’église, et enfin les maisons des indigènes. Nous imaginons tout de suite mieux (qu’à San Ignacio) à quoi cela devait ressembler à l’époque.

Trinidad: le cloître

Trinidad: le cloître

Trinidad: le cloître

Trinidad: le cloître

Trinidad: les ruines de la mission jésuite et ses murs de grosse pierres comme ceux des Incas

Trinidad: les ruines de la mission jésuite et ses murs de grosse pierres comme ceux des Incas

Trinidad: maisons des indigènes de la mission jésuite

Trinidad: maisons des indigènes de la mission jésuite

Trinidad: la tour de la cloche

Trinidad: la tour de la cloche

Trinidad: les ruines de l'église

Trinidad: les ruines de l’église

Trinidad: maisons des indigènes de la mission jésuite

Trinidad: maisons des indigènes de la mission jésuite

Avec notre chance de cocus, la pluie s’est quasiment arrêtée le temps de la visite ; le soleil a même pointé le bout de son nez. Mais maintenant que nous avons terminé, il pleut à nouveau à grosses gouttes. Il est 11h30 et nous irions bien manger… Il n’y a que deux restaurants d’ouverts ; nous rentrons dans le premier, qui fait également office d’hôtel. Qui sait, nous serons peut-être leurs seuls clients de la semaine… Ils ne servent que deux plats ; nous choisissons l’escalope milanaise. Zut, nous avons oublié de demander avec quoi ils la servent. Des patates surement ! Et bien non ! Oh surprise : pour accompagner ces deux escalopes milanaises (deux par personne bien sûr), nous avons juste deux rondelles de tomates et de la salade, que nous ne pouvons pas manger puisque ce sont des crudités… Nous achèterons un goûter 😉

Lorsque nous arrivons à Encarnación, il pleut des cordes. Nous faisons quelques courses pour le repas de ce soir et nous dépêchons de renter à notre casa. Nous y arrivons trempés. La veste, le pantalon, les chaussettes et les chaussures sont bons à mettre sous le chauffage 😉

Malgré le temps (qui n’était apparemment pas mieux en Argentine), nous sommes bien contents de nos 2 jours passés au Paraguay, qui nous ont permis d’en savoir un peu plus sur ce pays encore méconnu et de rencontrer des locaux vraiment choux.

4 thoughts on “Paraguay: Encarnación et Trinidad

  1. solange Caussanel

    bonjour les amis,
    J’ai une question à poser :
    « Trinidad: la dépendaison du Christ » c’est une expression belge ?
    Pour ce que j’en sais le Christ n’a pas été pendu… Ne doit on pas plutôt dire « la descente de croix » ?….
    Je vous taquine, pas de bol avec le temps au Paraguay, mais vous aviez eu beaucoup de chance avec la météo jusqu’ici…
    gros bisous
    Solange

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    • bdmadroite Post author

      Non non, ce n’est assurément pas une expression belge. Ce terme est utilisé par certains auteurs – à tort peut être car le Christ n’a en effet pas été pendu. Il vaudrait alors mieux parler de déclouage ou décrochage 😉 Le terme que j’ai le plus souvent vu est effectivement « la descente de la croix » mais ce terme me donne l’impression que le Christ est descendu tout seul de la croix 😉 Ceci dit, merci pour la réflexion ! J’approfondirai le sujet un jour si je n’oublie pas 😉

      Virginie

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    • bdmadroite Post author

      Haha, pas faux. Mais quand il fait beau ici, il fait 30°C alors que c’est la fin de l’hiver. Visiblement, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne l’hiver. Nous tacherons quand même de ramener un peu de soleil dans nos valises pour égayer notre hiver belch 😉

      A bientôt ! 😉

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