Pérou: Caraz, le Cañon del Pato et la Laguna 69

Jeudi 23 juin 2016. Trajet de nuit de Trujillo à Caraz et découverte de la ville.

Nous devions arriver tôt (6h40) à Caraz et sommes en réalité arrivés encore plus tôt (5h40). Après ces 8h de trajet de nuit jusqu’à Caraz, nous attendons donc patiemment le lever du jour avant de sortir de la gare de bus. Vers 7h30, nous partons donc à la recherche d’un petit-déjeuner. Nous avons fait confiance au « Café Tourista », qui ne se doute pas de ce que cela peut signifier pour nous, touristes 😉 Le café au Pérou est servi bizarrement avec une petite fiole de concentré de café (cafe pasado ou cafecito) auquel il faut ajouter de l’eau, ou du lait. La patronne nous expliquera qu’il faut en mettre très peu car c’est très fort et très cher !

Une fois le ventre bien rempli, nous partons à la recherche d’une chambre. Mais comme Caraz n’est pas très touristique, le choix d’hôtels n’est pas très important. Les deux premiers que nous visitons ne nous plaisent pas et les chambres ne sont pas du tout mises en valeur. Le troisième est charmant, lumineux, avec une belle vue sur les montagnes. Le gérant refuse de descendre le prix (70 soles, soit 19€ par nuit) mais accepte de nous inclure le petit-déjeuner. Adjugé !

Caraz

Caraz: notre hôtel

Caraz: vue de notre hôtel

Caraz: vue de notre hôtel

Nous profitons du reste de la journée pour visiter la ville et nous reposer un peu. Ce petit village nous fait un peu penser à l’Asie avec ses rues poussiéreuses, ses nombreux tuk-tuk et ses maisons non finies. Les alentours sont superbes : Caraz est entourée de montagnes dont certains sommets sont enneigés. 

Caraz

Caraz, ses tuk-tuk et ses sommets enneigés

Caraz

Caraz et ses sommets enneigés

Caraz

Caraz, ses montagnes, ses tuk-tuk

Caraz

Caraz et ses montagnes

Caraz

Caraz et ses sommets enneigés

Caraz: la Plaza de Armas

Caraz: la Plaza de Armas

Caraz et son église

Caraz et son église

Dans les rues et sur la Plaza de Armas, nous sommes tout de suite agréablement surpris de voir des petites filles, jeunes filles, jeunes femmes et mamys en habits traditionnels et coiffées de beaux chapeaux. Ceux-ci sont d’ailleurs bien différents de ceux des Équatoriens : leurs habits sont plus colorés qu’en Équateur, les jupes ont des froufrous et leurs chapeaux sont plus hauts.

Caraz: petite fille en habits traditionnels

Caraz: petite fille en habits traditionnels

Caraz: petite fille en habits traditionnels

Caraz: petite fille en habits traditionnels

Caraz: chapeau traditionnel !

Caraz: chapeau traditionnel !

Caraz

Caraz et ses habits traditionnels

Caraz

Caraz et ses habits traditionnels. Beau chapeau !

Caraz

Caraz et ses habits traditionnels

Caraz

Caraz et ses habits traditionnels

Caraz

Caraz

Le soir, nous trouvons un chouette petit restaurant qui propose une cuisine fusion. Nous choisissons une « papa rellena tradicional » (plat typique consistant en une boule de purée farcie au bœuf haché, oignons, olives et œufs durs) et un quinoa de curry aux champignons (inspiré de la cuisine asiatique). Considérée comme l’une des plus riches d’Amérique du Sud, la cuisine péruvienne est en fait un curieux mélange de cuisine andine (soupe, truite, cuy), créole ou espagnole (poissons et fruits de mer) et chinoise (arrivée aux 19e siècle en même temps que les travailleurs chinois venus récolter le guano (fiantes d’oiseaux utilisée comme angrais) sur les côtes péruviennes pour le compte d’entreprises britanniques). Nous reviendrons d’ailleurs chaque soir dans ce restaurant qui nous délecte les papilles à prix très raisonnable.

Caraz: patata rellena tradicional. Boule de purée farcie au boeuf hâché, oignons, olives et oeufs durs. Très bon !

Caraz: « papa rellena tradicional » (boule de purée farcie au boeuf hâché, oignons, olives et oeufs durs). Très bon !

Caraz: quinoa de curry aux champignons (inspiré de la cuisine asiatique). Un régal !

Caraz: patata rellena tradicional. Boule de purée farcie au boeuf hâché, oignons, olives et oeufs durs. Très bon !

Caraz: la chicha morada. Un jus de maïs violet qui est bouilli avec de la cannelle, des clous de girofles et des pelures d'ananas. Super bon !

Caraz: la chicha morada. Un jus de maïs violet qui est bouilli avec de la cannelle, des clous de girofles et des pelures d’ananas. Super bon !

 

Vendredi 24 juin 2016. Visite du Cañon del Pato.

Aujourd’hui, nous sommes déterminés à aller voir le Cañon del Pato (littéralement le Canyon du Canard). Pourquoi ce nom ? Nous ne le savons toujours pas 😉 Après avoir longtemps hésité hier entre une excursion, un taxi ou un collectivo, nous choisissons l’option la plus économique, la plus flexible mais la plus compliquée : le collectivo (minibus local). Le tout est de trouver ce fameux collectivo… Heureusement, il y a une sorte d’office du tourisme à la Plaza de Armas, où un employé nous indique clairement où le prendre.

Le Cañon del Pato est bordé d’un côté par la Cordillère Noire et de l’autre par la Cordillère Blanche. A l’endroit le plus étroit, les deux Cordillères ne se trouvent qu’à 5 mètres l’une de l’autre. Mais quelle est la différence entre ces deux cordillères ? La Cordillère Noire est une roche sédimentaire sombre, très sèche sans trop de vie. Il n’y a quasiment jamais de neige. C’est pour cela qu’on l’appelle la cordillère noire. Quant à la Cordillère Blanche, composée de granite, c’est tout le contraire : elle déborde de vie, de végétations, il y a des précipitations et les monts sont enneigés. Une autre explication est la suivante : la Cordillère Noire est toute asséchée par l’air du Pacifique et la Blanche, étant protégée par la Noire, est resplendissante de blancheur, de végétations et de sommets enneigés.

Cañon del Pato: d'un côté la Cordillère Blanche, de l'autre la Cordillère Noire

Cañon del Pato: d’un côté la Cordillère Blanche (droite), de l’autre la Cordillère Noire (gauche)

Cañon del Pato: d'un côté la Cordillère Blanche, de l'autre la Cordillère Noire

Cañon del Pato: la Cordillère Noire et la Cordillère Blanche se touche presque…

Cañon del Pato: la Cordillère Noire et la Cordillère Blanche se touche presque...

Cañon del Pato: la Cordillère Noire et la Cordillère Blanche se touche presque…

Cañon del Pato: la Cordillère Noire et la Cordillère Blanche se touchent presque...

Cañon del Pato: la Cordillère Noire et la Cordillère Blanche se touchent presque…

Cañon del Pato: la Cordillère Noire et la Cordillère Blanche se touchent presque...

Cañon del Pato: la Cordillère Noire et la Cordillère Blanche se touchent presque…

Le route le long du Cañon del Pato comprend 35 tunnels. Les motos, voitures, collectivos et camions doivent donc continuellement klaxonner pour annoncer leur entrée dans le tunnel, voire parfois faire marche arrière si un véhicule est déjà engagé dans le tunnel. C’est d’ailleurs lors d’une de ces marches arrière que notre chauffeur nous propose de nous débarquer, car nous désirons marcher. L’endroit choisi est parfait : juste là où les deux Cordillères sont les plus proches l’une de l’autre. Le décor est magnifique et très impressionnant !

Cañon del Pato: d'un côté la Cordillère Blanche, de l'autre la Cordillère Noire

Cañon del Pato: d’un côté la Cordillère Blanche, de l’autre la Cordillère Noire

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Cañon del Pato

Nous nous sentons tout petits, et surtout seuls au monde. Nous ne croiserons aucun autre touriste, et les véhicules ne sont pas nombreux à s’aventurer par ici. Génial ! Oui mais…il faudra quand même trouver un collectivo pour retourner à Caraz. Alors que nous rebroussons chemin après une petite heure et que nous nous rapprochons de l’endroit où le collectivo nous a laissé tout à l’heure, une voiture passe et nous demande si nous voulons rentrer à Caraz. Merci notre bonne étoile ! Miss V s’installe à l’avant tandis que Mister J s’installe à côté de la mamy en habits traditionnels à l’arrière.

Retour en voiture du Cañon del Pato

Retour en voiture du Cañon del Pato

En fin d’après-midi, nous nous rendons au Musée Municipal de Caraz, qui est gratuit. Sa particularité est de posséder la plus petite momie d’Amérique du Sud (18,5 cm) et probablement du monde. Il s’agit certainement d’un prématuré de 6-7 mois ou alors d’un bébé attient de nanisme. L’état de conservation de cette momie est vraiment impressionnant ! Ce tout petit musée contient également de belles poteries, des instruments à écouter et des crânes déformés volontairement par certaines civilisations précolombiennes dès la naissance à l’aide de bandages pour des raisons esthétiques, sociales ou religieuses.

Ce soir, nous goûtons au « lomo saltado », lui aussi inspiré de la cuisine asiatique et de ses viandes sautées aux légumes. Mister J en raffole !

Caraz: lomo saltado, inspiré de la cuisine asiatique

Caraz: « lomo saltado », inspiré de la cuisine asiatique

 

Samedi 25 juin 2016. Trek d’un jour à la Laguna 69 ou la course contre la montre.

Après un lever bien matinal à 6h30, nous décidons de partir pour la Laguna 69, dans le fameux Parc National Huascarán. C’est une marche d’environ 15km aller-retour qui monte de 3900m à 4550m d’altitude (700m de dénivelé), qui devrait nous prendre environ 6h et lors de laquelle nous pourrons observer une magnifique Lagune et des sommets enneigés. Ce trek est considéré comme un must dans la Cordillère Blanche.

Nous décidons d’y aller par nous-même, sans passer par une agence qui demande 35€ pour deux. Mais ce n’est pas simple du tout ! Nous partons à 7h30 de l’hôtel pour prendre un premier collectivo pour Yungay, et de là nous essayons de trouver un transport qui se rend au point de départ du trek. Seul problème : cette route est très peu fréquentée. Nous tentons notre chance du côté des chauffeurs de taxi : il faut minimum 4 personnes pour que le tarif soit intéressant. Mais les touristes ne se bousculent pas. Par chance, un collectivo presque plein est, selon son chauffeur, prêt à partir d’ici 10 minutes. Il est 8h30, nous devrions arriver vers 10h à la lagune, un timing parfait pour pouvoir faire la marche dans de bonnes conditions ! Mais le chauffeur nous annonce alors qu’il faudra patienter un petit peu plus car des personnes supplémentaires arrivent. Visiblement, les gens prennent le collectivo pour un taxi et appellent le chauffeur pour lui demander de les attendre… Vers 8h50 nous semblons partir. Ouf ! Nous prenons en chemin quelques nouvelles personnes. Mais ce fut une fausse joie : nous revenons à 9h à la gare de bus… Nous commençons à s’impatienter. Un touriste espagnol se joint alors à nous dans le collectivo. Nous attendons encore et toujours. Même l’espagnol nous dit dans un français parfait : « c’est une blague ? ». Un couple de Péruviens un peu plus âgé que nous veut monter mais ne veut pas les places de derrière. Du coup, on nous demande de les prendre parce que nous descendons les premiers (il y a quand même 1h30 de route…) mais bon s’il faut cela pour qu’on puisse enfin partir… Nous nous sommes presque prêts à descendre de ce foutu collectivo et à prendre un taxi, mais le chauffeur nous assure encore qu’on part tout de suite. Le couple de Péruviens monte dans le collectivo mais la femme fait un caca nerveux car elle veut absolument un taxi. Son mari doit la convaincre de monter en lui expliquant que c’est le seul et unique moyen de transport pour cette destination… Finalement elle monte… Il est 9h15 et nous quittons enfin la gare de bus. On passe faire le plein. Puis on passe chercher d’autres personnes en ville. Une femme se plaint auprès du chauffeur car elle est arrivée la première mais se retrouve sur siège cassé. Du coup, nouveau Tétris dans le collectivo pour qu’elle puisse avoir une bonne place. Bref, à 9h30, soit 1h10 après notre arrivée à la gare, nous la quittons enfin 😉

Après 10 minutes de montée, le chauffeur réarrange les bagages sur le toit car ils sont mal répartis. Finalement, nous partirons vraiment à 9h40.

Nous arrivons au départ du trek à 11h, relativement fatigués et énervés ; bref, pas dans les meilleures conditions pour commencer cette ascension ! Mais dès le départ, les paysages sont tellement époustouflants que nous ne pouvons renoncer à ce trek.

Parque Nacional Huascarán: la Laguna Llanganuco

Parque Nacional Huascarán: la Laguna Llanganuco

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Nous nous mettons donc en route après avoir mâché quelques feuilles de coca que l’Espagnol nous a données pour combattre le mal d’altitude. Nous commençons par marcher dans la vallée toute plate, où nous croisons un beau cours d’eau, des vaches, des ânes et des chevaux en liberté. Le cadre verdoyant, avec des chutes d’eau, entourées de sommets enneigés nous enchante de plus en plus et nous fait vite oublier les déboires du matin.

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69 et sa vallée

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69, sa vallée et ses sommets enneigés

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69 et sa vallée

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69 et sa vallée

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69, sa vallée et ses sommets enneigés

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69 et sa vallée

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69 et ses cascades

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69 et ses cascades

Mais après 15 minutes de marche, nous attaquons déjà la première montée. Et c’est parti pour 2h15 de montée ! L’altitude est bien présente. Au-delà de 4000m, le souffle est très court, nos jambes deviennent subitement très lourdes. Parfois, à la fin de cette première montée, nous nous arrêtons tous les 200m ! Mister J n’en peut plus ; Miss V souffre nettement moins de l’altitude mais vu l’état de Mister J, elle est persuadée que nous n’irons pas plus loin que le petit lac qui nous attend en haut de cette première montée… Lors de cette fameuse montée, nous rencontrons deux Québécoises, une qui fait l’ascension à cheval, et l’autre à pied. C’est d’ailleurs très réconfortant de voir que nous ne sommes pas les seuls à souffrir de l’altitude. Elle nous raconte qu’à Cusco, leur première destination au Pérou (où nous irons dans 10 jours) elles étaient même essoufflées en étant assises. Waouw !

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: dans la première montée du trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: vue sur la vallée, que nous avons traversée tout à l’heure

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: dans la première montée du trek de la Laguna 69

Heureusement, après cette première montée, un plat nous attend et nous permet de reprendre notre souffle. Et là, un gros doute s’installe avant la dernière montée ! Quoi ? Il faut encore gravir tout cela ? Non je ne peux pas, pense Mister J ! La Québécoise, elle, est dégoutée de voir ce qui nous attend encore. Cela fait déjà 2h30 que nous marchons, il nous reste encore bien 1h de marche avec une telle montée à cette altitude.

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: dernière montée bien abrupte (à droite dans l'ombre) jusqu'à la Laguna 69...

Parque Nacional Huascarán: dernière montée bien abrupte (à droite dans l’ombre) jusqu’à la Laguna 69…

La Québécoise s’élance en premier. Allons-y quand même, qui ne tente rien n’a rien ! Nous avançons très doucement, buvons beaucoup et finalement, après 1h de montée, nous arrivons au sommet ! La récompense est au rendez-vous : une vue magnifique sur des sommets enneigés, de la glace et un lac turquoise… Il y a finalement quand même un avantage non négligeable à être arrivés si tard : tous les groupes ont déjà entamé la descente. Nous sommes donc presque seuls, avec les deux Québécoises, devant ce paysage magnifique.

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: vue sur la vallée depuis la dernière montée

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: vue sur la vallée depuis la dernière montée

Parque Nacional Huascarán: la Laguna 69, we did it !

Parque Nacional Huascarán: la Laguna 69, we did it !

Parque Nacional Huascarán: la Laguna 69 (4550m), au pied du Chacraraju (6112m)

Parque Nacional Huascarán: la Laguna 69 (4550m), au pied du Chacraraju (6112m)

Parque Nacional Huascarán: la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: la Laguna 69 (4550m), au pied du Chacraraju (6112m)

Parque Nacional Huascarán: la Laguna 69 (4550m), au pied du Chacraraju (6112m)

Parque Nacional Huascarán: le Chacraraju (6112m)

Parque Nacional Huascarán: le Chacraraju (6112m)

Nous pique-niquons devant le Laguna 69, prenons quelques photos puis entamons la descente. Nous aurions bien profité un peu plus de la vue là-haut, mais nous devons déjà rebrousser chemin car si nous arrivons en bas trop tard, nous ne trouverons peut-être plus de collectivo, au mieux un taxi bien cher. La descente est bien plus facile, l’occasion de rattraper la Québécoise et de papoter un peu plus avec elle. Elle nous donne plein de conseils car elle est à la fin de son séjour au Pérou. Arrivés en bas, nous leur demandons si nous pouvons éventuellement partager leur taxi avec elles pour rentrer jusqu’à Yungay, ce qui nous évitera de devoir trouver un collectivo à la nuit tombée… Le chauffeur de taxi n’est pas très d’accord mais lorsque Mister J lui propose de payer un peu plus, il accepte tout de suite 😉 Arrivés à Yungay, nous prenons un collectivo jusque Caraz. Les Québécoises, elles, comme la majorité des touristes, logent à Huaraz, qui est apparemment beaucoup moins typique, beaucoup moins jolie mais idéale pour préparer les treks (vu la pléthore d’agences) et pour s’acclimater à l’altitude (située à 3050m).

Parque Nacional Huascarán: et c'est parti pour la descente !

Parque Nacional Huascarán: et c’est parti pour la descente !

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: trek de la Laguna 69

Parque Nacional Huascarán: la Laguna Llanganuco

Parque Nacional Huascarán: la Laguna Llanganuco

Parque Nacional Huascarán: la Laguna Llanganuco

Parque Nacional Huascarán: la Laguna Llanganuco

Au final, nous avons passé une superbe journée de marche sous le soleil et relevé un beau challenge. Il faut le dire, nous sommes tout de même assez fiers de notre performance : 3h30 à l’aller et 2h au retour. Le temps pour l’aller est estimé à 3h-3h30 ; certains mettre 4h, d’autres, plus acclimatés à l’altitude, arrivent à le faire en 2h30. Mais la montée nous a beaucoup éprouvés, les jambes tirent et le mal de tête est bien présent. Nous sommes contents de retrouver une altitude beaucoup plus basse (2250m à Caraz), un restaurant et surtout notre lit.

 

Dimanche 26 juin 2016. Repos à Caraz.

Aujourd’hui, c’est repos. Il y a des nuits où malgré la fatigue, on ne dort bizarrement pas très bien. Cette nuit fut une de celle-là…

Une question se pose tout de même : déménageons-nous aujourd’hui, comme prévu, vers Huaraz pour se renseigner sur le trek de Santa Cruz tout en se reposant ou renonçons-nous à ce trek et restons à Caraz ? Nous décidons finalement que nous ne ferons pas le trek de Santa Cruz (4 jours/3 nuits) car Mister J supporte moins bien l’altitude au-delà de 4000m, et surtout la motivation pour le faire (voir des glaciers, des sommets enneigés et des lacs turquoises) s’est envolée depuis que nous avons vu tout cela lors du trek de la Laguna 69 ! Autrement dit, ce trek de la Laguna 69 nous a amplement comblé en termes de paysages, efforts physiques et altitude. En plus, cela nous fait faire quelques économies et allège notre planning du Pérou, qui était un peu trop chargé. Il y a tellement de choses à faire et à voir dans ce pays ! Nous allons maintenant pouvoir avancer à notre aise et avons hâte d’arriver à notre prochaine étape pour découvrir encore d’autres aspects du Pérou 😉

Nous profitons encore une journée de Caraz, petite ville de 12 000 habitants, peu touristique où nous avons déjà nos habitudes. Comme tous les midis, nous allons dans le même restaurant local et comme tous les midis, nous prenons le menu du jour. Aujourd’hui, en entrée, nous goûtons à une spécialité péruvienne : la « papa al ocopa » (pommes de terre à la vapeur recouverte d’une sauce verte à base de cacahuète, de piment rouge et d’herbe huacatay). Miam miam !

Caraz: une "papa al ocopa" en entrée (pomme de terre vapeur recouverte d'une sauce à base de cacahuète et de piment rouge mirasol. Sa couleur légèrement verte vient de l’herbe huacatay).

Caraz: une « papa al ocopa » en entrée (pomme de terre vapeur recouverte d’une sauce à base de cacahuète et de piment rouge mirasol. Sa couleur légèrement verte vient de l’herbe huacatay).

Pour recharger les batteries ? Rien de tel que l’Inca Kola. Vous ne connaissez pas ? Eh bien les Péruviens sont pourtant très fiers de leur Inca Kola. Ils sont d’ailleurs très contents quand les touristes leur en commandent. Mais en vérité, ce n’est pas très bon. Cela ressemble à de la pisse fluo et a le goût de chewing-gum… L’Inca Kola est préparé à partir d’une plante locale, la Hierba Luisa (verveine odorante), qui est aussi souvent proposée en infusion. Et figurez-vous que l’Inca Kola a tellement de succès au Pérou (comparativement au Pepsi et au Coca) que la firme Coca Cola a racheté une partie d’Inca Kola 😉

Caraz: l'Inca Kola vs le Coca Cola

Caraz: l’Inca Kola vs le Coca Cola

Aujourd’hui, ça parle Brexit et foot dans la chambre et sur la terrasse. Saluons les exploits de l’équipe française (2-1 contre l’Irlande) et de l’équipe belge (4-0 contre la Hongrie). Nous avons suivi les buts quasiment en direct grâce à la maman de Mister J qui nous envoyait un sms à chaque fois qu’un but était marqué 😉 Nous avons quand même tenu à regarder la vidéo du gigantissime but d’Eden Hazard. Un vrai but à la Messi ! 😉

 

Lundi 27 juin 2016. Repos à Caraz avant notre bus de nuit pour Lima.

Ce soir, nous prenons un bus de nuit pour Lima, la capitale. Encore un bus de nuit ? Vous les enchaînez au Pérou ! Et oui, il faut dire que les distances sont longues dans ce pays tout en longueur. Et puis, prendre un bus de nuit comporte quelques avantages : alors que 8h de trajet de jour peuvent parfois paraître longues, 8h de trajet de nuit passent à une vitesse ! D’ailleurs, c’est un peu trop court pour un trajet de nuit, nous préférons 10h voire 12h ! 😉 Sans oublier que nous économisons une nuit d’hôtel.

Aujourd’hui, en entrée, dans notre restaurant habituel, nous goûtons à une autre spécialité péruvienne : la « papa al huancaína » (pommes de terre à la vapeur recouverte d’une sauce jaune à base de fromage frais, d’œuf et de piment jaune).

Caraz: une "papa a la huancaína" en entée (pomme de terre vapeur recouverte d'une sauce jaune à base de fromage frais, d'oeuf et de piment jaune)

Caraz: une « papa a la huancaína » en entée (pomme de terre vapeur recouverte d’une sauce jaune à base de fromage frais, d’oeuf et de piment jaune)

4 thoughts on “Pérou: Caraz, le Cañon del Pato et la Laguna 69

  1. Caussanel Solange

    bonjour les amis,
    Quelles journées passionnantes ! Les paysages sont somptueux et récompensent votre courage ! aïe, les papattes…
    Et les photos sont magnifiques !
    Super les explications sur les deux cordillères ! je me régale….
    J’attends impatiemment la suite…
    gros bisous

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