Tibet: Lhassa

Vendredi 9 octobre. Voyage de 31h à bord du plus haut train du monde, à destination du Tibet.

Maintenant que nous avons réussi à avoir nos tickets pour Lhassa, espérons qu’ils nous laissent monter dans le train. En fait, ce sont nos passeports et surtout notre permis d’entrer au Tibet qui les intéressent. Premier checkpoint avant d’entrer dans la gare : OK, pas de souci. Par contre, au contrôle des bagages, Mister J s’est vu confisquer son canif… Après des dizaines de passages aux rayons X, c’est au dernier contrôle qu’ils le voient… Heureusement, Miss V a toujours le sien.

Ensuite, le plus difficile a été de trouver la salle d’attente et le quai de notre train. Nous étions plutôt stressés à l’idée de rater notre train ou de nous voir refuser l’accès. Autant ce ne sera pas très grave si nous n’arrivions pas à prendre un train en Inde et devons faire l’impasse sur une ville, autant ne pas pouvoir aller au Tibet aurait été une grosse déception pour nous. C’est l’une des destinations que nous attendions le plus.

Avant de pouvoir entrer dans notre wagon, nouvelle vérification, minutieuse cette fois, de notre permis d’entrer au Tibet. C’est bon, nous pouvons monter à bord. Notre petite cabine de 4 personnes était déjà occupée par 2 chinois plutôt bruyants (dans tous les sens du terme), surtout quand l’un d’eux regardait des vidéos sur son iPhone sans écouteur. Toute la cabine pouvait en profiter… Heureusement, ils sont descendus au prochain arrêt, à Lanzhou, 6h45 plus tard. Bref, ce ne fut pas la meilleure partie de notre voyage, surtout que les paysages chinois traversés étaient plutôt désertiques et les villes, il faut le dire, assez moches. Les 2h30 suivantes, nous les avons passées seuls dans notre cabine, jusqu’à Xining.

Train couchettes n°1

Train couchettes n°1

Heureusement que nous ne nous étions pas encore complètement installés dans notre cabine car un des contrôleurs, probablement le seul parlant un peu anglais dans ce train, est venu nous prévenir que ce train-là n’allait pas plus loin que Xining. WTF ??! Et on va comment à Lhassa ?

Des 3 mots en anglais (Other, Train & Opposite) que connaissait le contrôleur, nous croyons comprendre qu’un autre train nous attendrait sur le quai d’en face… Ouf, c’était bien cela ! Avant de pouvoir monter dans ce second train, la contrôleuse a voulu à nouveau examiner notre permis d’entrer au Tibet. Elle faisait une bien drôle de tête mais nous a laissé monter à bord. Seul un chinois plus âgé, assez calme, est monté dans notre cabine mais il est descendu à l’arrêt suivant, à Golmud, à 2h du matin.

Train couchettes n°2

Train couchettes n°2

 

Samedi 10 octobre. Poursuite de notre long voyage en train jusqu’ à Lhassa.

Nous sommes alors restés seuls dans notre cabine tout le restant du trajet. Que rêver de mieux, si ce n’est des merveilleux paysages de montagnes enneigées, d’eaux laiteuses, de yaks et moutons que nous avons pu découvrir à notre réveil et ce, jusqu’à Lhassa. Les 8 dernières heures auraient pu être les plus longues, vu la durée du trajet, mais ont en réalité été les plus belles.

Voyage en train jusqu'au TIbet

Voyage en train jusqu’au Tibet

Voyage en train jusqu'au TIbet

Voyage en train jusqu’au Tibet

Voyage en train jusqu'au TIbet

Voyage en train jusqu’au Tibet

Mais nous n’étions pas encore au bout de nos peines. Arrivés à Lhassa, un des policiers s’est emparé de nos passeports, que nous ne quittions bien sûr pas des yeux. Chose rassurante, Miss V a très vite remarqué que les étrangers et les moines étaient tous soumis aux mêmes règles : « confiscation » du passeport et conduite au poste de police quelques mètres plus loin. Plus de peur que de mal, les policiers voulaient juste photocopier notre passeport et notre permis d’entrer au Tibet.

Le chauffeur de notre tour organisé, qui nous attendait bien à la sortie de la gare, nous a conduit à notre hôtel et nous a aidé pour le check-in. Yes, nous y sommes arrivés : nous sommes à Lhassa !!! Et autre bonne nouvelle : nous n’avons pas été victimes du mal d’altitude, contrairement à certaines personnes sous oxygène dans le train. Rendez-vous demain à 10h30 pour rencontrer notre guide et les autres participants du tour organisé.

Notre hôtel à Lhassa

Lhassa: notre hôtel à Lhassa

 

Dimanche 11 octobre. Visite du Potala Palace et du Jokhang Temple à Lhassa.

Notre guide est bien sûr tibétain, raison pour laquelle nous avons choisi l’agence de voyage Explore Tibet. Notre groupe est composé de 6 autres jeunes très sympas et grands voyageurs: un couple de néerlandais en lune de miel pendant 3 mois en Asie, 2 amis allemands passant 5 semaines en Chine et  2 amies néerlandaises dont l’une va voyager pendant 2 mois et demi fin de cette année.

A peine sortis du minibus, après avoir fait 10m en parlant avec un des allemands, Miss V était déjà essoufflée. Et ne parlons pas de la visite du musée situé en bas du Potola Palace: dès qu’il fallait monter quelques marches, nous étions si essoufflés. Il faut dire que Lhassa se trouve quand même à 3600m d’altitude ! My God, comment allons-nous monter jusqu’au Potola Palace ? Il faut croire que notre corps s’y habitue assez rapidement car nous n’avons pas eu trop de mal à y arriver.

Lhassa: Potala Palace

Lhassa: Potala Palace

Potala Palace

Potala Palace

Superbes le Potola Palace et le centre historique de Lhassa avec son Barkhor Square, le Jokhang Temple et la Barkhor Street! 

Lhassa: Barkhor Square

Lhassa: Barkhor Square

Lhassa: Jokhang Temple

Lhassa: Jokhang Temple

Barkhor Street

Barkhor Street

De plus, notre guide nous a appris plein de choses intéressantes à propos du Tibet et des tibétains. D’ailleurs, nous avions réservé notre tour auprès d’une agence tibétaine afin que notre argent aille directement aux tibétains mais n’avions pas pensé au fait que de cette manière, nous apprendrions aussi la vraie histoire du Tibet et des tibétains, alors qu’avec un guide chinois…(suite censurée).

Alors que dire de notre première impression au Tibet ? Les Tibétains sont souriants, aimables et heureux de voir des étrangers. Cela nous change un peu de Pékin et Xi’An. Selon les allemands qui voyagent avec nous, c’est aussi le cas dans la campagne chinoise… Les gens y sont plus avenants qu’en ville.

Pas de chiffres officiels bien sûr, mais Lhassa serait maintenant peuplée de 70% de chinois aidés par les autorités à s’installer, en favorisant leur embauche, etc. Et malheureusement, lorsque l’on s’éloigne du centre historique, Lhassa ressemble désormais à une grande ville chinoise moderne sans aucune cohérence architecturale. Quel dommage !

 

Lundi 12 octobre. Visite des monastères Drepung et Sera.

Superbes aussi ces deux monastères, à flanc de montagnes. Quant aux toilettes, ce sont les pires que nous ayons vues jusqu’à présent: une rigole séparée en 4 espaces par un mini muret;  bonjour les odeurs et la vue. Mais quand il faut, il faut…surtout qu’il est conseillé de bien s’hydrater pour éviter le mal d’altitude. Et qui dit bien s’hydrater, dit passer par la case « toilette ».

Monastère Drepung

Monastère Drepung

Monastère Sera

Monastère Sera

Après cette journée de visite, nous avons suivi les 2 allemands et les 2 néerlandaises dans un « salon » de thé traditionnel tibétain. Comment dire? Nous n’avons pas bu grand chose, à part le sweet tea (thé avec un peu de lait de yacht) que nous commençons à bien connaître maintenant. L’autre thé était du thé au beurre salé; nous l’avons goûté mais une gorgée nous a suffit. Nous avons alors commandé du thé noir mais il avait aussi le goût de beurre de yacht. C’était une expérience de plus…

4 thoughts on “Tibet: Lhassa

    • bdmadroite Post author

      J’en sais maintenant un peu plus sur les pays qu’ils ont et vont visiter: Mongolie, Chine, Tibet, Népal, peut-être Delhi et ses alentours, pour finir par 1 semaine aux Maldives (la vraie lune de miel) ;). Pour ce qui est du Népal, le couple de Canadiens que nous avons rencontré à Xi’an et qui a voyagé 2 ans en Asie nous a dit que ce n’était déjà pas facile de voyager au Népal il y a 2-3 ans (transport, pauvreté) et que donc ils ne nous conseillaient pas du tout d’y aller maintenant. Ouf, nous n’y allons pas 😉

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  1. Melanie

    C’est quand meme drôlement stressant, les voyages… Prendre le bon train comme il faut , quand il faut, où il faut…. ! Chapeau!

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    • bdmadroite Post author

      Nous voilà maintenant à Delhi! Et là c’est déjà super compliqué de réserver… Différentes listes d’attente, Résultat, on ne sait toujours pas si on prendra le train demain;-p.

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