Birmanie : Mandalay

Oui oui, nous sommes toujours vivants J Désolé pour le retard mais, de un, il y a tellement de choses à voir à Mandalay et dans les environs ; de deux, nous étions crevés par notre voyage en Inde et par le vol ; et de trois, la connexion à l’hôtel n’est pas des plus performantes.

Lundi 16 novembre. Arrivée en Birmanie.

Décollage à minuit de l’aéroport de New Delhi. Deux petits vols et une escale nous attendent ; donc, en gros, une nuit blanche…

Petite remarque cocasse : un tel voyage nous apprend non seulement à faire tous nos besoins un peu partout (aéroport, avion, train, nature, toilette-rigole des monastères, etc.), mais aussi à s’endormir dans n’importe quel endroit (aéroport, avion, train, bus gouvernementaux indiens, etc.). Pour la première fois, Mister J a réussi à s’endormir dans un avion, tandis que Miss V s’est même endormie, assise sur un siège en plastique devant la porte d’embarquement, 5 minutes avant de monter dans l’avion ; et rebelote dans l’avion, avant le décollage.

Après une escale de 4h à Bangkok, où nous avons errés pendant 4h dans l’aéroport comme des zombies (car en manque de sommeil), et après que Mister J ait essayé tous les flacons testeurs de crème/huile essentielles dans un duty free de l’aéroport (bah quoi, il est marqué « Try Me ! » dessus), nous voilà enfin en Birmanie.

En sortant du petit aéroport de Mandalay, la différence avec l’Inde nous a sauté tout de suite aux yeux : personne ne nous a accosté pour nous proposer un transport, un hôtel ou un tour. D’ailleurs, l’aéroport était désert, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le temps de retirer un peu d’argent, nous partageons un taxi avec un birman à destination de l’hôtel. Autre différence avec l’Inde : les tarifs sont fixes et affichés clairement. Le conducteur était très sympathique et nous avons profité de cette petite balade pour apprendre un peu de vocabulaire birman (bonjour, merci, etc.).

Sur le chemin, nos yeux pétillent d’envie de découvrir ce pays qui est tellement différent de l’Inde : moins de klaxon, moins de déchets, des temples dorés à tous les coins de rue. Et le ciel est d’une couleur bleue magnifique (regardez les photos !). Last but not least, les birmans sont très souriants et d’une gentillesse incomparable ! Mister J doit venir de Birmanie, c’est certain !

Nous nous sommes reposés le reste de la journée ; la Birmanie attendra bien demain.

 

Mardi 17 novembre. Visite de Mandalay.

Nous chaussons nos sandales à la conquête de la Birmanie. Enfin, commençons par le Mandalay Palace, ce ne sera déjà pas mal.

Mandalay Palace

Mandalay Palace

Mandalay Palace

Mandalay Palace

Mandalay Palace

Mandalay Palace

Nous découvrons une ville plutôt calme, des gens adorables et contents de rencontrer des touristes, des sourires magnifiques et des rues arborées. Nous sommes sous le charme. Tellement absorbés par cette nouvelle ambiance, nous marcherons, sans vraiment nous en rendre compte, 5 kms pour aller jusqu’au palace.

Nous remarquons aussi que les Birmans savent profiter de la vie : terrasses de café, où ils aiment y boire leur bière « Myanmar » en papotant.

Et quel bonheur de ne plus être sur nos gardes. Mister J, persuadé de donner 20 000 Kyats (15€) à l’entrée du palace, a en réalité donné 200 000 Kyat (150€) ; l’hôtesse s’est contentée de lui rendre 180 000 Kyats avec un grand sourire, amusée de voir qu’il ne s’en sortait pas avec ses liasses de Kyats. Essayez un peu en Inde !

L’après-midi, nous avons découvert un très vieux monastère en bois et deux sites remplis de pagodes.

Mandalay: la pagode Sandamuni

Mandalay: la pagode Sandamuni

Mandalay: la pagode Sandamuni

Mandalay: la pagode Sandamuni

Mandalay: le monastère Shwenandaw

Mandalay: le monastère Shwenandaw

Mandalay: le monastère Shwenandaw

Mandalay: le monastère Shwenandaw

Mandalay: la pagode Kuthodaw

Mandalay: la pagode Kuthodaw

Mandalay: la pagode Kuthodaw

Mandalay: la pagode Kuthodaw

Mandalay: la pagode Kuthodaw

Mandalay: la pagode Kuthodaw

Après une première journée bien remplie, nous sommes conquis par ce pays et ses habitants. Par contre, il faut visiter la Birmanie maintenant et non demain ; maintenant qu’elle est encore authentique, pas trop touristique, maintenant qu’elle n’est pas encore tombée dans les travers du tourisme de masse. Pour l’instant, des taximen attendent évidemment dans les endroits touristiques mais ils ne sont pas du tout insistants. Des jeunes filles y vendent également des cartes postales et/ou des dames des boissons ; elles sont plus insistantes mais très souriantes. Elles s’amusent d’ailleurs de ce petit jeu et en rigolent souvent.

Demain nous louerons un scooter pour découvrir les environs de la ville.

 

Mercredi 18 Novembre. Visite de Amarapura.

Quelle est la manière la plus autonome, la plus économique et la plus locale de visiter une ville et ses environs ? Bonne réponse : en louant un scooter !  Première mission de la journée : trouver de l’essence. Ne trouvant pas de station service après 10 minutes de route, Mister J s’est vu contraint de devoir acheter de l’essence en bouteille à un petit marchand le long de la route en guise de dépannage. Une fois arrivés sur la grande route, nous n’avons eu aucun mal à enfin trouver une station essence. Ouf ! À bord de notre scooter, nous nous rendons donc à Amarapura, où se trouve un long pont en tek de 1,2 km. Nous découvrons également ses barques, ses pêcheurs, ses paysans, et de l’autre côté du pont, un petit village, ses écoliers et une pagode.

Amarapura: lac Taugthaman

Amarapura: lac Taugthaman

Amarapura ou comment labourer son champ

Amarapura ou comment labourer son champ

Amarapura ou comment labourer son champ

Amarapura ou comment labourer son champ

Amarapura: la pagode Kyauktawgyi

Amarapura: la pagode Kyauktawgyi

Amarapura: U Bein's Bridge

Amarapura: U Bein’s Bridge

Amarapura: U Bein's Bridge

Amarapura: U Bein’s Bridge

Amarapura: lac Taugthaman

Amarapura: lac Taugthaman

Amarapura ou comment mener à la rame un troupeau de canards

 

Jeudi 19 novembre. Visite de Sagaing et Inwa.

Nous reprenons notre scooter pour une journée bien remplie en dehors des sentiers battus (ou presque). Tout le long de la route, nous découvrons comment vivent les birmans à la campagne : avec leurs baraquements, leurs vaches, leurs cochons. Nous arrivons à Sagaing, dont la colline est remplie de pagodes et de monastères dorés. Au hasard, nous choisissons une pagode située en hauteur sur la colline et commençons son ascension en espérant avoir une belle vue de là-haut. Quelle ne fut pas notre surprise : un moine âgé et un peu édenté nous a tapé la discute dans un anglais approximatif et a tenu à nous montrer les endroits de la pagode qui offraient les plus belles vues. Magnifiques ! À la fin de la visite, après lui avoir donné un petit pourboire (non réclamé, ça change) car il était vraiment super gentil, il a tenu à aller chercher deux fascicules sur le bouddhisme pour nous les donner. Ce sont de vraies rencontres comme celle-ci que nous attendons et qui nous ont un peu manqué en Inde.

Sagaing et sa colline remplie de pagodes dorées

Sagaing et sa colline remplie de pagodes dorées

Sagaing: la pagode du vieux moine très gentil

Sagaing: la pagode du vieux moine très gentil

Sagaing: la pagode du vieux moine très gentil

Sagaing: la pagode du vieux moine très gentil

Sagaing

Sagaing

Sagaing

Sagaing

L’après-midi, nous décidons de nous diriger vers Inwa (Ava pour les Britanniques). Arrêté sur le bas-côté de la route, un taximan nous demande où nous allons et nous confirme qu’il faut bien prendre à droite. Nous le suivons mais arrivons à un cul-de-sac…Il faut en fait prendre une barque pour arriver de l’autre côté de la rive à Inwa. Quid du scooter ? On peut le prendre avec nous sur la barque, nous disent les birmans. Bonne idée ! Car de l’autre côté de la rive, des dizaines de calèches attendent les touristes pour faire le tour d’Inwa, qui est trop étendue pour tout faire à pied.

En route vers Inwa (ou comment mettre un scotter sur une barque)

En route vers Inwa (ou comment mettre un scotter sur une barque)

 

Toute première impression : Inwa, c’est vraiment la campagne !

Inwa: au milieu de nulle part

Inwa: au milieu de nulle part

Inwa: au milieu de nulle part

Inwa: au milieu de nulle part

Inwa

Inwa: au milieu de nulle part

Nous nous aventurons sur des sentiers de terre et tombons par hasard sur un premier monastère en briques compris dans notre « combo ticket ». Si ça ce n’est pas de la chance !

Inwa: le monastère en brique Maha Aungmye Bonzan

Inwa: le monastère en briques Maha Aungmye Bonzan

Nous reprenons ensuite un sentier à travers les champs pour finalement arriver à Bagaya Kyaung, un vieux monastère en bois plus touristique où nous retrouvons plein de calèches et un groupe de voyage organisé. Pourquoi arrivons-nous une fois sur deux en même temps que les grands groupes en voyage organisé?! Grrrr

Inwala monastère Bagaya Kyaung

Inwa: le monastère Bagaya Kyaung

Inwa: le monastère Bagaya Kyaung

Inwa: le monastère Bagaya Kyaung

Inwala monastère Bagaya Kyaung

Inwa: alentours du monastère Bagaya Kyaung

Inwala monastère Bagaya Kyaung

Inwa: alentours du monastère Bagaya Kyaung

 

 

Vendredi 20 novembre. Visite de Mandalay.

Ce matin, au petit déjeuner de notre hôtel, nous avons discuté avec une jeune allemande que nous avions déjà croisés trois fois le soir au même restaurant que nous. Elle compte aussi voyager pendant un an mais toute seule et sans avoir rien planifié. Jusqu’à présent, elle a visité la Russie, la Chine et la Mongolie. Après la Birmanie, où elle restera 1 mois, elle ira à Bangkok, comme nous ; puis en Indonésie ou au Philippines et surement en Nouvelle-Zélande. Ensuite, elle se rendra également en Amérique du Sud. Qui sait, nous la recroiserons peut-être dans un autre pays, peut-être en Amérique du Sud… Elle compte apprendre l’espagnol sur place ; elle a l’air d’avoir facile à apprendre des langues étrangères, comme l’anglais, le français et l’hindi. Elle est déjà allée plusieurs fois en Inde ; au total, elle y a passé 6 mois et a même appris l’hindi. Elle nous a confirmé que nous avions fait la partie la plus difficile et que si nous avions aimé le Rajasthan, nous aimerions le sud de l’Inde, plus calme, plus éduqué, totalement différent. Un jour peut-être…

Nous avons débuté la journée par la visite de la pagode Mahamuni, où se trouve une statue de bouddha que les fidèles de la gente masculine couvrent chaque jour de feuilles d’or.

Mandalay: la pagode Mahamuni et sa statue de Bouddha aux feuilles d'or

Mandalay: la pagode Mahamuni et sa statue de Bouddha aux feuilles d’or

Nous avons ensuite poursuivi la matinée par la visite d’un vieux monastère en bois, le Shwe In Bin Kyaung. Il n’est pas bien différent des deux autres que nous avons vus les jours précédents (le Shwenandaw Kyaung à Mandalay et le Bagaya Kyaung à Inwa) mais celui-ci a de loin notre préférence car il n’est pas touristique pour un sou. En arrivant, nous étions les seuls touristes ; ensuite, un petit groupe de 10 personnes est arrivé, c’est tout. Quel calme ! Un vrai monastère quoi !

Mandalay: le monastère Shwe In Bin Kyaung

Mandalay: le monastère Shwe In Bin Kyaung

Mandalay: le monastère Shwe In Bin Kyaung

Mandalay: le monastère Shwe In Bin Kyaung

Mandalay: le monastère Shwe In Bin Kyaung

Mandalay: le monastère Shwe In Bin Kyaung

Le soir, nous sommes allés à la colline de Mandalay pour le coucher de soleil. Vu la foule monstrueuse, ce coucher de soleil n’a aucun intérêt. On y retrouve tous les groupes de touristes en voyage organisés présents à Mandalay et c’est rempli de gens qui « réservent » leur place pour « admirer » un coucher de soleil qui est au final le même que chez eux. Nous quittons les lieux sans attendre !

Mandalay: sunset sur la Mandalay Hill

Mandalay: sunset depuis Mandalay Hill

Par contre, nous étions très contents d’être monter là-haut pour admirer les statues, pagodes et mosaïques que l’on rencontre tout le long de l’ascension.

Mandalay: sunset sur la Mandalay Hill

Mandalay Hill

Mandalay: sunset sur la Mandalay Hill

Mandalay Hill

Mandalay: sunset sur la Mandalay Hill

Mandalay Hill

En revenant, deux routardes suisses nous ont demandé devant l’hôtel si c’était bien le scooter… Très vite, nous apprenons qu’elles partent également demain pour Bagan. Nous ferons un petit bout de chemin ensemble.

4 thoughts on “Birmanie : Mandalay

  1. Caussanel Solange

    Enfin des nouvelles … nous étions en manque….
    C’est en Birmanie que se trouvent les plus grands maitres du Bouddhisme du sud (Hinanyana) (dixit Serge).
    Que de merveilles dont vous nous faites profiter!
    gros bisous

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  2. Philippe Buchet

    Coucou Virginie,

    Super le blog, avec vos commentaires et les jolies photos, on partage vraiment vos aventures et mésaventures 🙂 Manque juste le goût (et les photos des assiettes, de préférence avant de manger 🙂 : l’odeur n’est pas toujours indispensable si j’ai bien compris et le bruit non merci :-).
    Continuez à vivre de chouettes rencontres et à nous raconter vos belles découvertes. Je le montre aussi à maman, qui trouve cela bien intéressant !

    Philippe (qui lit plus souvent qu’il n’écrit !)

    PS Petite question : je suis surpris de voir à Jaisalmer tant le fort que les havelis en si bel état, malgré la pollution. Certaines façades à Bruxelles sont bien plus noires de crasse…

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    • bdmadroite Post author

      Salut Philippe,

      Merci à toi et à ta maman de nous suivre;-) C’est super de pouvoir partager nos aventures avec des gens qui aiment voyager.

      Jaisalmer est une petite ville, peu de circulation autour du fort et dans le centre ville à part des tuk-tuks. Au final la circulation n’a rien à voir avec les grandes villes comme Jodhpur, Jaipur ou Delhi. Donc il y a beaucoup moins de pollution.

      Il faut aussi savoir que dans certaines villes comme Delhi ou Agra, les transport en commun et tous les tuk-tuks doivent rouler au gaz naturel pour limiter la pollution. Au final, ils arrivent à prendre des décisions contraignantes contre la pollution! De quoi inspirer la COP21;-)

      A bientôt,

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