Costa Rica: San José et le volcan Poas

 Possède seulement ce que tu peux transporter avec toi; connais des langues; connais des pays, connais des personnes. Laisse ta mémoire être ton sac de voyage. » Alexandre Solzhenitsyn

Lundi 2 mai 2016. Trajet de Playa Santo Domingo à San José au Costa Rica ; entre arnaques et bonnes étoiles.

Aujourd’hui, nous ne jouerons pas les héros des transports publics car nous voulons à tout prix (enfin, pas trop élevé quand même) arriver à San José avant le début de la soirée, idéalement à 17h.

Nous nous levons à 6h, bouclons nos sacs et demandons au gars de la réception de nous réserver un taxi. Il demande 25$. Grrr c’est ENOOORME ! Mister J essaie de négocier ; pas moyen. Mais avons-nous vraiment le choix ? Si nous n’attrapons pas le ferry de 7h30, nous risquons de rater le premier bus pour le Costa Rica… Ça nous embête toujours de payer autant. Certes, on peut se le permettre mais ce n’est pas aider l’économie locale que de payer aussi cher ce genre de prestations à des taximen qui deviennent alors paresseux et délaissent complètement les locaux pour passer leur temps à chasser la bonne affaire chez les touristes. Bref, nous payons, peu fiers, et arrivons juste à temps pour attraper le ferry. De l’autre côté du lac, à San Jorge, sur la terre ferme, nous tombons sur une mine d’informations. Le taximan nous explique que le plus facile, pour arriver tôt à San José au Costa Rica, c‘est de prendre un taxi vers la frontière (45minutes/20$, ce qui est déjà plus normal) puis de monter dans un bus Transnica à la frontière. Il faut dire qu’en plus, nous sommes le 2 mai, apparemment lendemain d’une fête nationale, et le taximan nous assure que les agences de bus seront surement fermées en ville. Comme nous sommes un peu pressés d’arriver au Costa Rica, nous choisissons cette option ; certes pas la moins cher mais le tarif pour cette distance est raisonnable.

Le passage de la frontière, très rapide, ne comprend qu’une seule difficulté : le Costa Rica demande un billet d’avion ou de bus pour ressortir du pays. En gros, la preuve que nous ne resterons pas plus d’un mois dans le pays. Nous n’avons pas de billet pour sortir du Costa Rica mais bien un billet d’avion Panama-Quito pour le 30 mai, soit dans moins d’un mois, ça devrait le faire… Mais avec les services d’immigrations, on ne sait jamais à quoi s’attendre ; surtout qu’il y a un marché très juteux de ventes de billets de bus juste en face du poste frontière ! Qui ne tente rien n’a rien… Nous tentons le coup ! Ouf, cela a l’air de fonctionner, pas besoin d’acheter un billet de bus pour rien. Lorsqu’elle tamponne les passeports, nous sautons de joie intérieurement !

Mister J donne alors le tuyau à quelques américains coincés à la frontière et qui croyaient être obligés d’acheter un billet de bus alors qu’ils avaient eux aussi un billet d’avion à partir du Panama. Allez, osez les gars ! 😉

Dans le bus, nous faisons la connaissance de Walter, nicaraguayen par son père, costa ricain par sa mère. Il revient du Nicaragua avec sa maman où ils ont visité de la famille et est clairement amoureux de son pays de résidence : le Costa Rica. Il nous donne plein de tuyaux, nous explique les coins à visiter et nous montre même des photos de ses endroits préférés. Nous papotons beaucoup avec lui et améliorons notre espagnol 😉 Il nous invite même à manger au resto pendant la pause du bus. Oui oui, il ne nous laisse pas payer notre repas. Bref, une chouette rencontre ! Nous arrivons à 15h30 à San José, beaucoup plus tôt qu’espéré, et le quittons avec de grandes accolades. Il nous a vraiment donné envie de visiter son pays !

Ce soir, nous décidons de nous faire plaisir en allant manger dans un super restaurant argentin un peu classe. Oui, on sait, nous sommes au Costa Rica mais bon 😉 C’est l’occasion de manger quelque chose de différent : de bons raviolis épinards-ricotta pour Miss V et un super steak saignant pour Mister J. Cela faisait 7 mois qu’il n’avait plus pu manger de la viande saignante ! Miam Miam !

San José: Imperial, la bière du Costa Rica. Très bonne et assez différente de celles goûtées jusqu'à présent autour du monde.

San José: Imperial, la bière du Costa Rica. Très bonne et assez différente de celles goûtées jusqu’à présent autour du monde.

 

Mardi 3 mai 2016. Visite de San José

San José est une ville très développée, on se croirait presqu’en Europe. D’ailleurs, cela faisait bien longtemps que nous n’avions plus vu de BMW 😉 Plein d’entreprises internationales s’y sont implantées (Bridgestone, HP, Xerox, Intel, etc.). Apparemment, la stabilité politique et économique du pays, alliée à une main d’œuvre peu cher et qualifiée intéressent beaucoup d’entreprises étrangères. Walter nous a aussi expliqué hier que contrairement au Nicaragua, où il n’y a que des riches ou des pauvres, il existe une classe moyenne au Costa Rica, dont il fait partie. D’après lui, il y plein d’opportunités au Costa Rica ; lui a une entreprise d’air conditionné. Par ailleurs, au Costa Rica, l’eau est potable (une première depuis 7 mois) et apparemment de qualité. On nous en sert gratuitement au restaurant et nous l’avons bien entendu testée. Approuvé !

San José: le drapeau du Costa Rica devant les bâtiments du Pouvoir Judiciaire, juste à côté de notre hostel

San José: le drapeau du Costa Rica devant les bâtiments du Pouvoir Judiciaire, juste à côté de notre hostel

San José: le Parque Nacional et son Monument National représentant la Bataille de Rivas (contre les Américains)

San José: le Parque Nacional et son Monument National représentant la Bataille de Rivas (contre les Américains)

San José: el Teatro Nacional

San José: el Teatro Nacional

San José: la Poste

San José: la Poste

San José: premier Chinatown depuis le Mexique

San José: premier Chinatown depuis le Mexique

San José: la Cathédrale Métropolitaine

San José: la Cathédrale Métropolitaine

San José: la Cathédrale Métropolitaine

San José: la Cathédrale Métropolitaine

San José: la Cathédrale Métropolitaine

San José: la Cathédrale Métropolitaine

Le midi, nous optons pour un restaurant qui offre, lui aussi, une cuisine alternative sous forme de menus. Une lasagne aux épinards pour Miss V et une lasagne au poulet pour Mister J, le tout accompagné d’une soupe de carottes, d’un jus de sauge (très bonne découverte!) et d’un cake à la figue (succulent!).

San José: une soupe de carootes, un jus de sauge, une lasagne aux épinards et une au poulet

San José: une soupe de carottes, un jus de sauge, une lasagne aux épinards et une au poulet

San José: gâteau à la figue

San José: gâteau à la figue

A l’hôtel, nous discutons avec un couple de retraités français qui s’installent définitivement au Costa Rica, sur la côte Pacifique, pour profiter du calme et de la nature, tout en y gagnant fiscalement.

Nous, il y a une raison pour laquelle nous ne pourrions absolument pas vivre à San José : le train urbain qui traverse la ville. Celui-ci klaxonne sans cesse, à chaque intersection, car il n’y a pas de passage à niveau. Heureusement il s’arrête vers 22h. Mais il reprend vers 4h30 du matin ! Nooon ! Où que l’on se trouve dans la ville, on a l’impression d’être sur les voix du chemin de fer. Quelle plaie !

 

Mercredi 4 mai 2016. La journée de toutes les attentes au volcan Poas.

Aujourd’hui, nous comptons nous rendre au volcan Poas, à 40 kms au nord-ouest de San José. C’est là que nous commençons à nous rendre compte à quel point le Costa Rica est touristique. Pour se déplacer au Costa Rica il y a 3 options :

  • Louer une voiture : la solution privilégiée par la majorité des touristes car elle donne le plus de flexibilité !
  • Utiliser les « Gringo Bus », càd les minibus : la solution qui peut vite revenir cher car un transport entre 2 villes coûte 40 ou 50$.
  • Utiliser les transports locaux : de loin la plus économique des solutions mais aussi la moins rapide et la moins efficace !

Nous choisissons, comme à notre habitude, les bus locaux, et nous ne sommes pas les seuls ! Par contre, il n’y a pas de choix dans les horaires de bus : il n’y a qu’un seul bus par jour qui va au volcan Poas. Après un changement à Alajuela, nous arrivons au volcan Poas à 10h30. A l’entrée, on nous indique que le site est en « remodelage » et que seule la vue sur le volcan est accessible par un chemin de randonnée de 700m ; tous les autres chemins de randonnées sont fermés. Mais le prix de 15$, lui, reste le même… De même que les horaires de bus : il repart à 14h30… Nous aurons donc 4h pour admirer le volcan sans pouvoir se promener aux alentours ! Un peu trop quand même !

Volcan Poas: on se croirait presqu'en Suisse...

Volcan Poas: on se croirait presqu’en Suisse…

Volcan Poas: on se croirait presqu'en Suisse...

Volcan Poas: on se croirait presqu’en Suisse…

A l’arrivée au point de vue, nous tombons sur un nuage blanc. On ne voit strictement rien. Classique ici ! Nous croisons deux jeunes Québécoises du Lac Saint Jean qui ont pris le bus comme nous. Elles se disent que pour 15$ l’entrée, seulement voir du blanc, c’est un peu fort. Mister J leur explique, sans trop y croire, qu’il faut être patient, car il arrive que cela se dégage rapidement. Elles n’y croient pas et retournent au parking pour attendre le bus (pendant encore 3h !).

Volcan Poas: quelle chance, le cratère est dans le brouillard total !

Volcan Poas: quelle veine, le cratère est dans le brouillard total !

Volcan Poas: un cousin de Miss V ;)

Volcan Poas: oh, un cousin de Miss V ;)

Nous, éternels optimistes et déterminés à voir ce volcan, choisissons de rester. Verdict ? Nous avons bien fait ! Le volcan s’est effectivement dégagé d’un coup et nous avons pu admirer le cratère, la lagune et les cendres. Il s’est d’ailleurs dégagé plusieurs fois, pour notre plus grand plaisir. Quel spectacle ! Dommage pour les Québécoises. Elles auraient dû patienter un peu… Une fois revenus au parking, nous leur avons conseillé de retourner au point de vue et d’attendre que le brouillard se lève mais le brouillard ne s’est plus levé… Avant l’heure, ce n’est pas l’heure ; après l’heure, ce n’est plus l’heure…Elles n’ont donc rien vu du tout ; elles étaient dégoûtées.

Volcan Poas: tout vient à point à qui sait attendre...

Volcan Poas: tout vient à point à qui sait attendre…

Volcan Poas

Oui, nous avons bel et bien vu le volcan Poas ! En voici la preuve ;)

Volcan Poas: magique !

Volcan Poas: magique !

Volcan Poas: magnifique !

Volcan Poas: magnifique !

En revenant à notre hôtel, la réceptionniste française nous explique qu’elle est déjà allée 3 fois au volcan Poas à l’ouverture (car il est conseillé d’y aller avant 10h pour éviter le brouillard) et elle n’a toujours vu que du brouillard, pas un seul petit bout de cratère ! Ça, c’est notre bonne étoile 😉

Le soir, nous décidons de retourner manger au restaurant Argentin pour nous faire à nouveau plaisir. Miss V prendra des gnoccis, Mister J un steak saignant. Mais en mangeant un bonbon offert avec l’addition, Mister J sent un trou dans sa dent. Mince, un de ses plombages a sauté ! Aucune douleur, mais il faudra bien qu’on règle ce problème auprès d’un dentiste avant de pouvoir continuer. Nous devions prendre le bus demain pour La Fortuna. Pour une fois que nous achetons les tickets à l’avance…Tant pis, nous resterons le temps qu’il faudra à San José.

 

Jeudi 5 mai 2016. Nous avons testé pour vous le tourisme médical à San José.

Le matin, nous demandons donc des conseils auprès de notre réceptionniste française pour trouver un dentiste. Elle nous renseigne une clinique conseillée par sa belle-mère, médecin. Nous arrivons à la Clinica Biblica vers 10h. Avec un nom pareil, tout devrait bien se passer 😉 On nous demande si on vient pour du « tourisme dentaire ». Euuuh non, non, on veut juste reboucher un trou dans une dent. Un dentiste généraliste nous reçoit vers 10h30 et fait une radio : on voit clairement que le plombage est tombé à cause d’une carie qui s’est formée en dessous du plombage. Grrrr. Il faut « nettoyer » la dent et refaire le plombage. Après 1/2h de fraisage dans les dents de Mister J, dont nous pouvions suivre les étapes grâce à une caméra dans la bouche, le dentiste nous montre que le trou (gigantesque) est proche du nerf. Mister J a donc aussi besoin d’un « root canal » (dévitalisation). Il nous explique alors qu’il va reboucher le trou et que Mister J pourra se faire faire un « root canal » de retour en Belgique… Oui mais nous n’y reviendrons que dans 5 mois. Il nous prévient alors qu’il est fort probable que la dent s’infecte d’ici là. Il nous conseille donc de faire tout de suite le « root canal », qui sera fait par un spécialiste. Nous perdons le sourire à l’annonce du prix : 570€ tout compris. Un contact avec Europe Assistance nous informe qu’ils ne prennent en charge que 250€. Aïe, ça fait mal ! (Note : Chapka prend en charge 600€… Nous avions hésité entre les deux assurances mais Chapka semble pas très correcte sur d’autres point !) Bon, avons-nous vraiment le choix ? Non, on prend les RDV qu’il faut. Le spécialiste ne travaille à cette clinique que le lundi mais il arrive qu’il se déplace pour des cas exceptionnels. Mister J est un cas exceptionnel bien sûr 😉 Au pire, si le spécialiste n’a pas de disponibilité aujourd’hui, il en aura demain. Alors ? Bingo, il est disponible à 12h. Après 45 minutes d’attente, le spécialiste, un jeune d’à peu près notre âge parlant un anglais parfait, arrive avec son assistante. Oui, ils ont tous une ou deux assistantes ici. Ca crée de l’emploi 😉 L’intervention peut maintenant commencer. Après 1h (de bouche grande ouverte), le « root canal » est achevé. Oui mais ce n’est pas encore fini : il faut reboucher la dent maintenant. Et ça, c’est le premier dentiste, le généraliste, et accessoirement le chef de service, qui le fait. Ok, rebouchage de la dent prévu à 14h. Nous ressortirons finalement de la clinique dentaire à 15h, dépossédés de 570€. Ces soins, plus chers qu’en France, sont, par contre, toujours beaucoup moins chers qu’aux États-Unis. C’est pourquoi ces nombreuses cliniques dentaires pullulent au Costa Rica pour le bonheur des Américains qui se font refaire toutes les dents pendant leurs vacances, ou les riches Costa Ricains qui bénéficient de très bon soins. Un peu inabordable tout de même ! Mais bon, tout va bien, cela a été bien fait; c’est le principal !

San José: la Clinica Biblica. Salle d'attente commune avec le service d'urologie ;)

San José: la Clinica Biblica. Salle d’attente commune avec le service d’urologie ;)

San José: Mister J chez le dentiste. On paie surement pour la vue...

San José: Mister J chez le dentiste. On paie surement pour la vue…

San José: télé au plafond chez le dentiste et comme le patient est roi, c'est lui qui choisit les chaînes

San José: on paie aussi surement pour la télé au plafond. Et comme le patient est roi, c’est lui qui choisit les chaînes ;)

San José: la carie qui se trouvait sous son plombage et qui l'a fait sauté a complètement attaqué sa dent... Prêt pour le "root canal" (sorte de dévitalisation qui dure une heure) !

San José: la carie qui se trouvait sous son plombage et qui l’a fait sauté a complètement attaqué sa dent… Prêt pour le « root canal »!

San José: la bière Imperial, version Silver

San José: et pour fêter cela, une petite bière Imperial, version Silver !


Photos du Costa Rica

Gallery

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Costa Rica.

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Nicaragua: Isla de Ometepe

Vendredi 29 avril 2016. Trajet Granada-Rivas-San Jorge-Moyogalpa-Playa Santo Domingo

Pour un trajet, quel trajet !

Vers 8h30, nous voulons prendre un taxi pour aller à la gare de bus mais évidemment, ils nous sautent dessus quand on n’en a pas besoin et ils sont introuvables quand on en a besoin 😉

Du coup, nous marchons les 2kms jusqu’à la gare de bus à côté du marché et arrivons complètement dégoulinants. Le bus pour Rivas est quasi plein mais il reste deux places côte à côte. Yeees, elles sont pour nous ! Et c’est parti pour 1h30 de chicken bus jusqu’à Rivas. Pour une fois, nous ne sommes pas les seuls touristes : il y a un couple de Québécois, deux Français, deux Allemands, une Néerlandaise, un Anglais et nous 😉 Arrivés à Rivas, les taximen nous sautent dessus et nous proposent des tarifs « spécial gringos ». Comme nous ne sommes que deux, ils refusent de descendre le prix en dessous de 40 cordobas par personne alors que nous savons très bien que le prix normal est de 20 cordobas. Ils essaient aussi de nous presser en nous disant que nous allons rater le ferry de 11h30. Nous ne fléchissons pas et nous nous en allons, méthode de négociation bien connue. Ils ne nous suivent pas… Mince ! Allons-nous vraiment devoir payer 40 cordobas ? C’est alors que passe par là un chicken bus dont l’attendant nous demande si nous allons à San Jorge. Oui, en effet ! Yessss, notre bonne étoile a encore frappé ! Cela nous coûtera seulement 7 cordobas par personne !! Les taximen nous regardent monter dans le bus en se mordant les doigts 😉

L’attendant, super sympa, nous informe, sans que nous demandions quoi que ce soit, qu’il y a un ferry qui part à midi (et non à 11h30 comme le prétendent les chauffeurs de taxi pour nous presser !). Sans trop y croire, nous lui demandons si le bus s’arrête au port… « Mais bien sûr, vous ne devrez marcher que 100 mètres » nous dit-il. Bingooo ! Il nous indique même où se trouve le guichet pour acheter nos tickets de ferry. Vraiment trooop sympa !

Sur le ferry, nous retrouvons les autres touristes, qui, eux, ont tous pris un taxi. Cela ne servait à rien de se précipiter finalement 😉 Après 1h de traversée sous un soleil d’aplomb, nous arrivons à l’Isla de Ometepe, plus précisément à Mogoyolpa, la plus grande ville de l’île. Les autres touristes du ferry semblent rester là, pas nous. Nous voulons aller à Playa Santo Domingo en bus. Un employé super sympa d’un point d’information nous explique tous les moyens de transport possibles pour y aller. Oui mais, nous voulons y aller un chicken bus. C’est tellement bien les chicken bus ici ; c’est un peu l’aventure et surtout beaucoup moins cher. Cela ne lui pose aucun souci ; il nous explique que le prochain part du coin de la rue, à 14h45. Muchas graciaaas ! Il est 13h, cela nous laisse le temps de manger un bout.

Isla de Ometepe: depuis le ferry

Isla de Ometepe: depuis le ferry

En attendant le chicken bus pour Santa Domingo, Mister J se fait accoster par le propriétaire, à nouveau super sympa, d’une agence de voyage, qui lui explique où attendre le bus et ce qu’il y a à faire sur l’île, sans nous presser pour autant pour lui réserver un tour ; il nous aide plutôt à pratiquer notre espagnol !

Dans le bus, nous faisons le connaissance d’un Français, Jérémy, qui voyage avec une Allemande. Il est en vacances pour 2 semaines au Nicaragua et est arrivé il y a quelques jours ; il est déjà conquis. Un de ses amis, grand voyageur, lui avait conseillé le Guatemala (plus culturel) ou le Nicaragua, (plus sauvage, plus nature). Nous ne pouvons qu’approuver ce conseil judicieux ! 😉

Après 1h30 de route, nous voilà enfin arrivés à Playa Santa Domingo, entre les deux volcans, face au lac. Waouw ! Reste plus qu’à trouver un logement… Aussitôt dit, aussitôt fait ! Nous trouvons un chouette bungalow au bord de la plage pour 25$, ce qui, pour l’endroit, semble très bon marché. Le seul hic, ce sont toutes ces mouchettes qui ressemblent à de mini moustiques mais qui ne piquent pas. Mister J sort alors son arme secrète, rapportée d’Inde : la prise électrique tueuse de moustiques. Qu’est-ce qu’elle nous aura servi celle-là ! 30 minutes plus tard, les milliers de mouchettes tapissaient le sol de notre chambre 😉

Playa Santo Domingo: notre logement

Playa Santo Domingo: notre logement

Isla de Ometepe: Playa Santo Domingo

Isla de Ometepe: Playa Santo Domingo (notre plage presque privée) et le volcan Maderas

Isla de Ometepe: Santo Domingo

Santo Domingo: mais qui voilà ?

Un petit peu de culture maintenant :  la Isla de Ometepe est la plus grande île au monde située au milieu d’un lac. Elle est formée de deux volcans : le volcan Concepción, un cône presque parfait, et le volcan Maderas, un peu biscornu. La nature y est dense et luxuriante. Une petite merveille de la nature !

Isla de Ometepe: vue sur les deux volcans depuis le ferry

Isla de Ometepe: vue sur les deux volcans depuis le ferry

Ce soir, vers 22h, il commence à pleuvoir des cordes, suivies d’éclairs impressionnants et de coups de tonnerre qui font bondir Mister J. En tout cas, il y en a un qui n’est pas passé loin… Ca sentait le brûlé !

 

Samedi 30 avril 2016. Une journée qui commence par un imprévu finit en journée d’improvisation.

En voulant prolonger la chambre ce matin, la réceptionniste nous annonce que notre chambre a été réservée mais qu’il reste une autre chambre pareille. Si elle est pareille, pourquoi les autres clients ne veulent-ils pas prendre cette autre chambre ? Mystèèère. Nous demandons à la voir et constatons qu’elle n’est pas tout à fait pareille : il n’y a pas de fenêtre ! Nous décidons de ne pas la prendre et d’essayer d’en trouver une autre ailleurs après le petit-déjeuner.

Après avoir englouti un muesli, nous voilà partis en quête d’un nouveau logement. Nous frappons à toutes les portes de Santo Domingo, çàd une petite dizaine, en vain. Soit c’est complet, soit c’est beaucoup trop cher (90$), soit c’est sale, voire infesté de mouchettes et autres insectes. Nous nous rendons vite compte que nous avions trouvé le meilleur rapport qualité/ prix de l’île !

Nous retournons donc bredouille à notre hôtel et demandons le prix de la chambre avec airco, à défaut d’avoir une fenêtre… La réponse de la réceptionniste a cloué le bec de Mister J, qui s’apprêtait tout simplement à négocier le prix. C’est bien la première fois que le prix de la chambre passe du simple au double lorsqu’on demande l’airco. Finalement, nous décidons de prendre cette chambre sans fenêtre mais sans airco. Cette recherche de logement aura au moins eu le mérite de nous faire découvrir Santo Domingo et ses scènes de vie quotidienne.

Santo Domingo: le volcan Concepción

Santo Domingo: le volcan Concepción

Isla de Ometepe: Santo Domingo

Isla de Ometepe: Santo Domingo

Isla de Ometepe: Santo Domingo

Isla de Ometepe: Santo Domingo

Isla de Ometepe: Santo Domingo

Isla de Ometepe: Santo Domingo

Santo Domingo, ses chevaux et ses millions de mouchettes

Santo Domingo, ses chevaux et ses millions de mouchettes

Santo Domingo: pourquoi conduire seul son vélo quand on peut s'y mettre à deux ?!

Le temps qu’elle fasse le nettoyage et que l’on déménage, il est déjà 11h. Cela ne sert plus à rien de partir en visite à cette heure-là vu la chaleur. Nous décidons alors d’aller nous baigner. Et devinez sur qui nous tombons à peine arrivés sur la plage ? Sur Jérémy, le Français avec qui nous avons parlé dans le dernier chicken bus hier après-midi. Lui, loge un peu plus loin sur l’île, à Santa Cruz, mais il est venu en vélo jusqu’à Santo Domingo. Le temps d’un peu nous rafraîchir, nous le rejoignons boire un verre et partons ensuite manger ensemble… pendant deux heures, le temps de parler de voyages (beaucoup), un peu de politique (il a pu remarquer que nous étions quand même déconnectés de la réalité française) et un tout petit peu boulot (il est cuistot).

Playa Santo Domingo: jus de fruit de la passion

Playa Santo Domingo: jus de fruit de la passion

Playa Santo Domingo: un poisson (enfin, deux car ils étaient petits) à la sauce à l'ail

Playa Santo Domingo: un poisson (enfin, deux car ils étaient petits) à la sauce à l’ail

Playa Santo Domingo: le meilleur burrito !

Playa Santo Domingo: le meilleur burrito !

Isla de Ometepe: Playa Santo Domingo

Santo Domingo: un pique-assiette ;)

 

Dimanche 1 mai 2016. Visite de Ojo de Agua.

Déjà 7 mois que nous sommes en vadrouillle. Dingue !

De bonne heure, nous partons à pied en direction de Ojo de Agua, qui est décrit dans le guide comme une réserve naturelle, un trou d’eau ou encore une fontaine de jouvence. Nous ne croisons pas grand monde sur la route. Nous nous disons donc que nous serons peut-être seuls… jusqu’à ce que nous voyons passer le premier minibus. Après 45 minutes de marche, nous arrivons à Ojo de Agua, qui est en fait devenue une piscine naturelle remplies de locaux. Heureusement, nous sommes arrivés au bon moment lorsqu’il n’y avait pas encore trop de monde. Mais vers 11h, nous sommes partis en courant car l’endroit se remplissait en masse, avec tout le bruit qui va avec. En tout cas, la balade entre les deux volcans, la faune et la flore nous a bien plu ! Et nous avons quand même passé un bon moment dans cette eau très rafraîchissante, qui venait à point.

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe: le volcan Concepción

Isla de Ometepe: le volcan Concepción

Isla de Ometepe: le fameux Ojo de Agua

Isla de Ometepe: le fameux Ojo de Agua

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe: il n'y a pas qu'au Mexique qu'il y a des iguanes

Isla de Ometepe: il n’y a pas qu’au Mexique qu’il y a des iguanes

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe: le volcan Maderas

Isla de Ometepe: le volcan Maderas

Isla de Ometepe

Isla de Ometepe

Nous rentrons faire une petite lessive (on en a vraiment besoin !) et profiter encore de notre petite plage quasi privée pour se rafraichir. Se rafraichir est un bien grand mot. L’eau du lac est tellement chaude ! 😉

Nous préparons également la suite de notre itinéraire pour passer au Costa Rica. L’itinéraire comprend 2 chicken bus, un ferry puis un bus première classe. Le tout devrait prendre environ 12h. Va-t-on le faire en une seule journée ou avec une étape ? Au vu des étapes pas folichonnes proposées et après avoir demandé quelques renseignements au réceptionniste de l’hôtel, nous pensons pouvoir le faire en 1 journée, quitte à arriver un peu tard au Costa Rica. Comme nous ne savons pas à quelle heure (peut-être tardive) nous allons arriver, Mister J réserve un hôtel à San José, la capitale du Costa Rica. Mais qui dit réservation, dit obligation d’arriver à San José demain ! Mamma mia, quelle pression !! 😉

Le soir, nous allons manger dans un petit « comedor » (restaurant de locaux) à côté de l’hôtel, et en parlant au proprio de notre plan de voyage pour demain, il nous explique que nous serons le 2 mai, lendemain d’une fête nationale, et que les ferrys, bus et la frontière seront pleins. Il nous conseille alors de prendre le bus de 4h30 pour pouvoir attraper le premier ferry… Grrr. Cela ne nous enchante pas du tout ! Nous avons peut-être été trop ambitieux… N’aurions-nous pas dû plutôt le faire en 2 fois ce trajet ?

Santo Domingo: pollo jalapeño (poulet avec une sauce blanche typique, le tout recouvert de légumes)

Santo Domingo: pollo jalapeño (poulet avec une sauce blanche typique, le tout recouvert de légumes)

Nous réfléchissons beaucoup durant toute la soirée et décidons de partir à 7h en prenant un taxi (plutôt qu’un bus qui passe toutes les lunes) pour pouvoir attraper le ferry de 7h30… Comme cela, tout devrait bien se passer. Oui mais…il est tard, tout le monde semble couché à la réception, impossible de réserver un taxi. Nous verrons bien demain matin…

Nicaragua: Granada et la Laguna de Apoyo

 Si vous parlez à un homme dans une langue qu’il comprend, cela va dans sa tête. Si vous lui parlez dans sa propre langue, cela va dans son coeur. » Nelson Mandela

Lundi 25 avril 2016. Trajet Léon-Managua-Granada.

Comment aller de Léon à Granada ? Théoriquement, il y aurait un minibus direct mais ça, c’est la théorie. En pratique, il faut prendre un minibus pour Managua puis un minibus pour Granada. Après 1/2h de file dans une chaleur étouffante, nous embarquons dans le minibus pour Managua. Voici notre technique pour avoir une place : pendant que Mister J s’occupe de caser nos grands sacs dans le mini coffre, Miss V se charge de réserver deux places assises. Une Nicaraguayenne aide même Miss V à sauver la place qu’elle réservait précieusement pour Mister J. Après 1h30 de trajet, nous arrivons à Managua et montons immédiatement dans le minibus pour Granada, sous l’œil protecteur d’un employé de la gare de bus qui nous accompagne jusqu’à l’autre minibus (même si nous savions déjà où le trouver 😉 Trop gentils ces Nicaraguayens ! Là, nous reprenons nos bonnes habitudes : les deux seules places côte à côte se trouve…sur la banquette arrière ! 😉 Le point positif, c’est que si le minibus est presque complet, il ne faudra pas attendre 1/2h qu’il se remplisse 😉 En effet, après 5 minutes, il s’en va déjà. Youpiiiie ! Oui mais…le minibus s’arrête très souvent pour faire monter et descendre des passagers qui restent, eux, debout… Combien de temps va-t-on mettre à se rythme-là pour rejoindre Granada ? Boooh pas tant que ça finalement : 1h30.

A peine descendus du minibus au Parque Central de Granada, nous remarquons toute de suite une différence : plus de touristes (une majorité de gringos), plus de restaurants et donc, plus international. Après une petite marche, nous arrivons à 14h à notre hôtel, où nous sommes accueillis par deux charmantes et jeunes réceptionnistes, qui nous offrent un verre de jus d’orange et font bien attention à parler lentement et clairement afin que nous comprenions tout. Trooop gentilles ! En, plus l’hôtel est très calme, la chambre super et la douche…géniale. Cela faisait longtemps que nous n’avions plus eu une douche comme cela. Rien de bien exceptionnel mais une douche qui n’arrose pas la toilette, c’est déjà du luxe ici !

Granada: notre hotel

Granada: notre hôtel

Granada: notre hotel

Granada: notre hôtel

Granada: le ponton d'où partait le ferry pour l'île de Ometepe. Mais l'eau du lac est désormais trop basse...

Granada: en face de notre hôtel, le ponton d’où partait le ferry pour l’île de Ometepe. Mais l’eau du lac est désormais trop basse… C’est ballot !

En nous baladant brièvement dans la ville pour trouver un restaurant, nous nous rendons vite compte que le quartier derrière la cathédrale est le quartier des touristes avec toutes ces terrasses en enfilade, pubs et parasols, tandis que les quartiers devant la cathédrale sont les quartiers des locaux, plus vivants, plus authentiques et…plus abordables.

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: le quartier touristique

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Nous trouvons le restaurant que nous cherchions mais il est vide et nous avons l’impression de déranger la serveuse. Comme il a de bons commentaires sur TripAdvisor, nous y mangerons quand même. En même temps, il est déjà 15h… Est-ce une heure pour manger ? 😉 Mister J commande une orangeade mais la patronne lui répond que c’est de l’orangeade industrielle… Mister J lui demande alors si elle a des jus naturels. Oui mais…nous ne connaissons pas les mots qu’elle énumère. Pas grave, testons ! Mister J prend une « Cebada » (boisson à base d’orge) et Miss V, une « Grama » (boisson à base d’herbe de blé)… Surprenant point de vue goût et couleur mais pas mauvais du tout. Et pour manger, nous commandons une spécialité du pays : un quesillo, çàd une tortilla de maïs avec du fromage fondu, de l’oignon et de la crème. Un plat « sweet and sour » très intéressant.

Granada: une "grama" (boisson brune à base d'herbe de blé) et une "cebada" (boisson rose à base d'orge)

Granada: une « grama » (boisson brune à base d’herbe de blé) et une « cebada » (boisson rose à base d’orge)

Granada: un quesillo (tortilla, fromage, oignon et crème)

Granada: un quesillo (tortilla, fromage, oignon et crème)

 

Sur la terrasse de notre hôtel, Mister J fait la connaissance d’un Québécois qui a passé 1 mois au Nicaragua. Comme tout ceux que nous avons rencontrés et qui sont allés au Nicaragua, il en est ravi. Il y reviendra même peut-être l’année prochaine sur la côte est, la côte des Caraïbes.

 

Mardi 26 avril 2016. Visite de Granada.

Pour le petit déjeuner, nous avons droit au célèbre « Gallo Pinto ». Dit comme cela, ça donnerait presque l’eau à la bouche. Mais il s’agit de riz et haricots rouges… Accompagnement traditionnel qui nous poursuit depuis Cuba et qui nous donnerait presque envie de rentrer… Bon j’ai dit « presque » 😉

Pour visiter Granada, il suffit de flâner dans les rues colorées d’église en église. Pas loin de notre hôtel, nous passons à côté de la Chapelle du Sacré-Cœur, d’un autre style que les églises que nous voyons habituellement.

Granada

Granada: un château ? Non non, une église !

Granada: la Chapelle du Sacré-Coeur ou la Paroisse de Guadalupe

Granada: la Chapelle du Sacré-Coeur ou la Paroisse de Guadalupe

Granada: la Chapelle du Sacré-Coeur et Notre-Dame de Guadalupe

Granada: Notre-Dame de Guadalupe

Granada: la Chapelle du Sacré-Coeur

Granada: la Chapelle du Sacré-Coeur

Nous nous dirigeons ensuite vers le Parque Central et sa cathédrale, toute jaune et aux coupoles rouges. A moins d’être aveugle, on ne peut la manquer. Aaaah c’est donc cette cathédrale-là qui se trouve sur la couverture du Lonely Planet de l’Amérique Centrale. Nous l’avons enfin trouvée !

Grenada: le Parque Central et sa Cathédrale

Granada: le Parque Central et sa Cathédrale

Granada: la Cathédrale

Granada: la Cathédrale

Granada: la Cathédrale

Granada: la Cathédrale

Granada: el Parque Central

Granada: el Parque Central

Nous décidons ensuite d’aller faire quelques petites courses pour le repas du soir dans un supermarché se trouvant à 1,5kms, l’occasion de déambuler hors des sentiers battus, dans les rues populaires de Granada. Un fermier mène ses quelques vaches dans une les rues de Granada, un autre se promène en charrette…Pas étonnant car l’économie du Nicaragua est surtout axée sur l’agriculture.

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés. Ooooh des vaches ! ;)

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés. Ooooh une charette ! ;)

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Granada: les vrais quartiers non-américanisés

Nous faisons ensuite un bref détour par l’église et le couvent San Francisco, un peu décevant, mais nous y avons trouvé les ancêtres des parcs d’attractions 😉

Granada: l'église San Francisco

Granada: l’église San Francisco

Granada: le Couvent San Francisco

Granada: le Couvent San Francisco

Granada: l'ancêtre des parc d'attrations

Granada: un ancêtre des parc d’attractions

Granada: l'ancêtre des parc d'attractions

Granada: un ancêtre des parc d’attractions

Après avoir mangé et surtout bu un très étrange « tiste » (boisson à base de maïs grillé et cacao), nous terminons notre visite par la Iglesia de la Merced et ses beaux vitraux.

Grenada: une "tiste" (boisson à base de maïs rôti et cacao)

Granada: une « tiste » (boisson à base de maïs rôti et cacao)

Granada: la Iglesia de la Merced

Granada: la Iglesia de la Merced

Granada: la Iglesia de la Merced

Granada: la Iglesia de la Merced

Granada: la Pentecôte

Granada: la Pentecôte

Granada: la Nativité

Granada: la Nativité

Cette nuit, vers 23h00, au moment où nous nous apprêtions à dormir, voilà qu’il commence à pleuvoir des chiens et des chats (spéciale dédicace aux anglophones). Les gouttières ont immédiatement débordé ; tout cela accompagné de fameux coups de tonnerre et d’éclairs… A un moment donné, Miss V se rend compte que le lit est un peu humide du côté droit. Ah mais il pleut dans la chambre ! Pas grave, nous déplaçons le lit un peu plus vers le milieu de la chambre. Oui mais…Mister J se rend compte qu’il pleut maintenant du côté gauche du lit. Allez, déplaçons le lit de manière à ce qu’il se trouve tout juste entre les deux fuites… Et bien, il ne fallait pas que le lit soit plus large ! 😉 L’orage se terminera vers 2h du matin ! La nuit sera donc courte !

 

Mercredi 27 avril 2016. Repos à Granada.

Après cette nuit pleine d’émotions et de rires, nous décidons de ne rien faire aujourd’hui 😉 Enfin, qui dit repos ne dit pas chômage 😉 Nous avons quand même un peu de pain sur la planche : se renseigner sur les moyens de transport pour aller à l’Isla de Ometepe (prochaine et dernière étape au Nicaragua) ; étudier notre itinéraire au Costa Rica ainsi que les passages de frontières avec le Nicaragua et le Panama ; et finalement s’informer sur ce que l’on pourrait faire demain (Volcan Masaya, Laguna Apoyo ou déjà se rendre à la Isla de Ometepe…). Quel planning ! 😉 Préparer la suite de l’itinéraire au Costa Rica nous met l’eau à la bouche : moins de villes, moins d’églises, plus de nature. Oui, la nature nous maaanque ! Mister J en profitera également pour réparer la paire de jumelles dans laquelle on voyait en double depuis quelques semaines, faire de la couture sur son short tout neuf mais dont la fermeture éclair a déjà cassé et réparer le chargeur de nos lampes électriques. Toutes ces réparations furent un succès, quel homme ! 😉

A midi, vu l’humidité pesante qui règne à Granada et qui nous fait suer dès que l’on marche un peu, nous avons trèèès envie d’une ceviche bien fraiche. Trouvé ! Mais pas bon marché du tout…ça, ce sont les joies de ces villes remplies de touristes Américains 😉

Grenada: une ceviche de poisson, mais avec des oignons et poivrons à la place des tomates et coriandre du Guatemala

Granada: une ceviche de poisson, mais avec des oignons et poivrons à la place des tomates et coriandre du Guatemala

 

Jeudi 28 avril 2016. Visite de la Laguna de Apoyo

Nous nous réveillons un peu ronchon patachon ce matin et nous n’avons à nouveau envie de ne rien faire… Nous sommes un peu blasés de ces villes de Gringos, elles ne nous motivent plus. Mais après mûre réflexion hier, nous décidons, à l’unanimité, d’aller à la Laguna de Apoyo. Mais par notre propre moyen évidemment ! Wouhouuu un peu d’aventures !!

Après un petit déjeuner de champion, nous prenons, près du Parque Central, un minibus en direction de Managua et descendons après 10kms à l’entrée du site d’Apoyo. De là, il est possible de prendre un chicken bus mais nous décidons de marcher les 8kms qui nous séparent du lac. Quelle brillante idée ! Lors de la première partie, qui monte vers le sommet du volcan, nous découvrons enfin la vraie vie nicaraguayenne : les maisons en bois et tôles avec le linge qui pend devant chacune d’elles, les sentiers de terre, les poules et les cochons, une petite fille qui revient de l’école avec un bricolage, etc.

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo et ses maisons

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo et ses maisons

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo et ses cochons

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo et ses maisons

Lors de la deuxième partie de la marche, qui descend sur le lac, nous découvrons petit à petit ce beau paysage qui s’offre à nous : le cratère du volcan au fond duquel s’est formé un lac. Waouw ! Une fois en bas, nous nous dirigeons immédiatement vers la plage publique de sable noir, où nous sommes quasiment tout seuls. Et surtout, nous croisons plus de locaux que de touristes, qui, eux, se trouvent surement dans l’un ou l’autre hôtel all-inclusive du bord du lac.

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo: des locales qui se baignent et font en même temps leur lessive

Laguna de Apoyo: des locales qui se baignent et font en même temps leur lessive

 

Comme nous nous y sentons vraiment bien, nous décidons d’y rester jusqu’en milieu d’après-midi et de surtout partir en quête d’une ceviche de poisson car notre estomac crie famine ! Ça creuse 8kms sous cette chaleur humide ! 😉 Notre dégustation se fera au son d’un xylophone. Peu commun ! 😉

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo

Laguna de Apoyo: le joueur de xylophone

Laguna de Apoyo: le joueur de xylophone

Après une dernière petite baignade, nous reprenons un chicken bus qui part depuis la route passant derrière la plage publique en direction de Masaya et descendons 8 kms plus loin à l’intersection avec la grande route, d’où nous prenons un autre chicken bus pour Granada. En tout et pour tout, le trajet aller-retour nous a coûté 1€ par personne au lieu des 20€ proposés par les taxis ! Quelle belle découverte et quelle bien belle journée !! Et économique en plus !

Laguna de Apoyo: oui, nous sommes bel et bien dans un chicken bus

Laguna de Apoyo: oui, nous sommes bel et bien dans un chicken bus


Nicaragua: Léon

Vendredi 22 avril 2016. Trajet Tegucigalpa-Managua-Léon…ou le plus long passage de frontière.

Levés à 3h30, nous prenons un taxi à 4h pour nous rendre à la gare de bus de la compagnie Transnica. Première bonne nouvelle : le bus n’est pas du tout pourri, les sièges sont confortables, nous avons assez de place pour les jambes, il y a une toilette et l’accompagnateur est sympa. Après 2h de trajet, nous arrivons à la frontière du Nicaragua. Autant vous dire tout de suite que c’est le pire passage de frontière que nous avons expérimenté jusqu’à présent. Aucun problème particulier, cela a juste pris 2h ! Une heure pour sortir du Honduras et une autre heure pour rentrer au Nicaragua ! Au Honduras, il leur fallait 10 minutes pour tamponner un passeport. Au Nicaragua, on a eu droit à la totale : questions médicales, fouille des sacs et tamponnage de passeport à 15$.

Heureusement, cette fois, le bus n’a aucun problème technique et roule à une très bonne allure. Nous arrivons donc à Managua, la capitale du Nicaragua, plus tôt qu’espéré, à 13h35. A part Mexico City, les capitales d’Amérique Centrale ne valent pas le coup d’y rester. Ceci dit, Managa a l’air mieux que Tegucigalpa : il y a de la vie dans les rues, des étales, les gens ont l’air moins louches, etc. Néanmoins, nous prenons, dans la foulée, un minibus pour Léon, à 1h30 de trajet. Arrivés à la gare de bus chaotique de Léon, des conducteurs de tuk-tuk nous sautent littéralement dessus : « des touriiiiiiiistes viiiiiiite ! ». Cela ne nous donne pas du tout envie de monter dans leur engin. Notre hôtel n’est qu’à 2 kms, nous marcherons malgré la chaleur. Le quartier de la gare n’est pas très avenant mais en s’éloignant petit à petit, nous commençons à apprécier la ville : tranquille, un peu colorée, très bel intérieur dans certaines maisons, quelques touristes et les locaux ne nous regardent pas comme des OVNIS. Et si on commençait, nous aussi, à colorer nos façades en Belgique ?! 😉

Léon

Léon et ses maisons colorées

Léon

Léon: une belle couleur de façade pour la maman de Miss V !

Léon

Léon: la porte d’une maison

Léon: intérieur de notre hôtel

Léon: l’intérieur de notre hôtel

Léon: notre hôtel

Léon: notre hôtel, la casa de mémé

Nos bagages à peine déposés, nous partons à la recherche d’un supermarché. Comme nous pouvons utiliser la cuisine de notre auberge, nous allons en profiter pour le petit-déjeuner et le repas du soir. Nous sommes très surpris de découvrir tout près de notre auberge le meilleur supermarché de quartier de notre voyage : bien agencé, aéré, complet (y compris de beaux fruits). Bref, nous y trouvons en un temps record tout ce dont nous avons besoin pour le petit-déjeuner du lendemain : des fruits, des céréales sans gluten, du lait d’amande et du yaourt !

Comme nous n’avons pas mangé de vrai repas de la journée et que nous sommes fatigués, nous décidons d’aller au restaurant ayant la meilleure vue sur la cathédrale, qui est toute éclairée. Là aussi, nous sommes contents de découvrir de la vie dans la rue, même le soir : étales de souvenirs, enfants qui jouent dans les rues et sur la place, adolescent qui sont de sortie, etc. Il faut dire que le Nicaragua est le pays le plus sûr (ou plutôt le moins dangereux) d’Amérique Centrale, alors que le Honduras est le deuxième pays le plus dangereux après le Salvador.

Léon: la cathédrale basilique de l'Assomption by night

Léon: la cathédrale basilique de l’Assomption by night

Léon: la cathédrale basilique de l'Assomption by night

Léon: statue de Marie au sommet de la cathédrale basilique de l’Assomption

Léon: une bonne bière Toña et une limonada

Léon: une bonne bière Toña et une limonada

Sur le chemin du retour vers l’hôtel, nous ne nous rendons pas trop compte de la chaleur plombante à cause de la fatigue, mais les locaux ont, eux, visiblement trop chaud : ils installent leurs chaises à bascule sur le trottoir. Arrivés à l’hôtel, nous sommes contents d’avoir pris cette fois la clim dans la chambre. Il fait encore 30°C à 21h !

 

Samedi 23 avril 2016. Visite de Léon.

Vous savez quoi ? Bein non, évidemment 😉 Nous avons bel et bien retrouvé les grandes chaleurs : nous transpirons dès 8h du matin et il fait 35°C à 11h 😉 En sortant de la chambre climatisée, nous entrons comme dans un four humide…

Nous commençons la visite de la ville par l’église de la Merced, juste à côté de la Place Centrale. Beau plafond en bois et belle statue de Marie (toute fine, toute blanche, sans froufrou).

Léon: la Iglesia de la Merced

Léon: la Iglesia de la Merced

Léon: la Iglesia de la Merced

Léon: la Iglesia de la Merced et son plafond en bois

Léon: graffiti sur la Révolution

Léon: graffiti sur la Révolution

Nous poursuivons ensuite l’avant-midi par la visite de la Cathédrale de l’Assomption, toute blanche et portant une grande statue de Marie à son sommet. Les deux merveilles de cette cathédrale sont son Christ noir et son chemin de croix où chaque étape est représentée par une grande peinture. Impressionnant ! Chose étrange : toutes ces statues blanches représentant des hommes drapés, ce qui nous donne l’impression d’être à Rome 😉

Léon: la cathédrale basilique de l'Assomption

Léon: la cathédrale basilique de l’Assomption

Léon: la cathédrale basilique de l'Assomption

Léon: la cathédrale basilique de l’Assomption

Léon: la cathédrale basilique de l'Assomption

Léon: statue de Marie au sommet de la cathédrale basilique de l’Assomption

Léon: la cathédrale basilique de l'Assomption

Léon: la cathédrale de l’Assomption et ses statues blanches de part et d’autre de l’allée centrale

Léon: un des tableaux illustrant le chemin de croix

Léon: un des tableaux illustrant le chemin de croix

Léon: la Vierge Marie

Léon: la Vierge Marie

Léon: le Christ noir

Léon: le Christ noir

Léon: San Jeronimo !

Léon: San Jeronimo (pour Mister J) !

Léon: la plaza central

Léon: la plaza central

Léon: la plaza central

Léon: la plaza central

Le soir, Mister J profite de la cuisine commune pour faire un guacamole et sauter quelques légumes. Miam Miam.

 

Dimanche 24 avril 2016. Visite de Léon.

Aujourd’hui, nous nous aventurons un peu plus loin dans la ville mais pas trop loin quand même car il fait toujours aussi chaud 😉 Nous nous dirigeons tout d’abord vers l’église de la Recolección, toute jaune, affichant les symboles de la Passion de Jésus sur sa façade (le coq de Saint Pierre, le fouet de la flagellation, le roseau, la couronne d’épine et les clous, le marteau et la tenaille, le dé pour tirer au sort la tunique, les échelles pour dépendre le corps, etc.) et dotée, comme la cathédrale, d’une grande statue de Marie à son sommet.

Léon: Iglesia de la Recolección

Léon: Iglesia de la Recolección

Léon: Iglesia de la Recolección et les symboles de la Passion du Christ

Léon: Iglesia de la Recolección et les instrument de la Passion du Christ (spéciale dédicace à Solange !)

Léon: Iglesia de la Recolección

Léon: la statue de Marie au sommet de l’église de la Recolección

Nous nous rendons ensuite à l’église du Calvaire, de brique et arborant des peintures de la Passion du Christ sur sa façade.

Léon: la Iglesia Dulce Nombre de Jesus El Calvario

Léon: la Iglesia Dulce Nombre de Jesus El Calvario

Léon: la Iglesia Dulce Nombre de Jesus El Calvario

Il est déjà 12h30, il est temps de chercher un restaurant. Une bonne découverte : le Nicaraguiiita, tenu par un Allemand. Un hamburger accompagné d’une énorme bière locale pour Mister J et des liguines au pesto pour Miss V. Tout à fait local 😉

Léon

Léon: Nicaraguiiita café !

Léon

Léon: une énooorme bière !

Léon: beau trottoir ;)

Léon: beau trottoir ;)


Photos du Nicaragua

Gallery

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Nicaragua.

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Honduras: Tegucigalpa

Mardi 19 avril 2016. Trajet Copan-San Pedro de Sula-Tegucigalpa…ou une journée interminable de bus.

Après un bon petit-déjeuner préparer par notre logeuse bien aimée (même si elle a une voix de poissonnière qui résonne dans tout l’hôtel ;-)), nous nous rendons à la gare routière pour prendre un bus première classe à destination de Tegucigalpa, la capitale du Honduras. Le bus coute 35€/personne, ce qui n’est pas donné ici. Mais nous préférons payer un peu plus cher pour des compagnies un peu plus sérieuses. Nous devions partir à 11h, arriver à San Pedro à 14h avec 1h de pause pour changer de bus et arriver à 18h20 à Tegucigalpa, où nous avons réservé un hôtel. Nous aurions préféré arriver un peu plus tôt car Tegucigalpa, comme beaucoup de grandes villes d’Amérique Centrale, est dangereuse mais il n’y avait pas d’autre bus.

En réalité, la journée ne s’est pas du tout passée comme cela. Nous partons à 11h30 ; bon, une demi-heure de retard, ce n’est pas très grave. Oui mais…le bus ne semble pas aller très vite. Tiens, tiens, il s’arrête au bord de la route après 2h de trajet. Mister J regarde sur son téléphone, il est déjà 13h30 et nous n’avons pas même pas fait la moitié du premier trajet ! Les 2 chauffeurs et l’attendant du bus regardent le moteur à l’arrière en se grattant la barbichette… Mauvais signe ! Visiblement la courroie de refroidissement qui entraine le ventilateur a cassé. Heureusement, ils en ont une de rechange. Ils mettent 1h pour la changer. On repart mais à 30 km/h seulement. Le bus s’arrête à nouveau au bout de 30 minutes, et rebelote, les gars se frottent le menton en regardant le moteur… La courroie devait être mal mise ; un des roulements à billes à casser. Certains voyageurs essaient de leur faire comprendre qu’il faut faire venir un autre bus. D’autres abandonnent, prennent leurs valises et attrapent un chicken bus qui passe par là. De notre côté, nous nous apercevons qu’il est déjà 15h et que nous avons loupé notre correspondance prévue à 14h50 à San Pedro…

Trajet Copan-Tegucigalpa: la boisson la plus dégueulasse que Mister J aurait pu choisir ! Lui qui croyait que c'était de l'eau de Jamaica ;)

Trajet Copan-Tegucigalpa: la boisson la plus dégueulasse que Mister J aurait pu choisir ! Lui qui croyait que c’était de l’eau de Jamaica ;)

 

Finalement, une pin-up (minishort/top de sa petite sœur/ongles méga-manucurés) sort du bus et va voir le moteur. Elle explique aux gars qu’on peut se passer de ce roulement à bille ; il suffit de faire passer la courroie là et là… Les gars rigolent. Puis, elle montre une photo sur internet… Les gars rigolent moins ! Ils ont peut-être bien la solution entre leurs mains. Ni une, ni deux, au travail et voilà qu’on est reparti à bonne allure. Comme quoi, l’habit ne fait pas le moine 😉

Nous arrivons enfin à San Pedro à 17h, soit avec 3h de retard… Pour notre connexion, ils ont un bus à 18h30 pour Tegucigalpa ! En attendant, Mister J appelle l’hôtel que nous avons réservé pour expliquer que nous arriverons entre 22h et 23h à cause d’un problème de bus. La réceptionniste confirme qu’il n’y a aucun problème. Ouf, ce n’est franchement pas le genre d’endroit où nous voudrions nous retrouver à la rue à 22h.

Finalement, un gars nous dit que nous pouvons embarquer plus tôt dans un bus qui a du retard et qui part à 18h. Selon lui, on devrait alors arriver à 21h30. Ni une ni deux, nous embarquons ; trente minutes, c’est toujours cela de gagner. Mister J s’inquiète quand même des bagages… Heureusement car ils se trouvaient dans l’autre bus, celui qui part à 18h30 !

Le trajet se passe plutôt bien mais pas sûr que nous ayons fait une affaire en prenant le bus de 18h plutôt que celui de 18h30. En effet, le bus de 18h n’a pas de toilette, pas de place pour les jambes, il ne roule pas très vite et il n’y a d’ailleurs que des locaux dedans. Nous arriverons finalement à 22h45, soit avec 4h de retard sur le planning initial et…5 minutes après le bus de 18h30 ! Mas vale tarde que nunca !

Vu la réputation de la capitale du Honduras (craignos) et l’heure (très) tardive à la quelle nous arrivons, nous prenons un taxi sans hésiter. Après quelques négociations, le prix de la course passe de 20$ à 5$, ce qui est encore trop cher pour 3kms et un taxi tout pourri mais bon ! Le taxi nous dépose devant l’hôtel à 23h00 et se barre tout de suite, sans attendre que l’on nous ouvre. Sympa ! Nous nous retrouvons donc seuls dans la rue en pleine nuit à sonner à l’hôtel, mais personne ne semble répondre… Autant dire qu’à cet instant, nous devenons légèrement paranos et nous sentons vraiment seuls au monde. Quelques voitures ralentissent en arrivant à notre hauteur et une moto s’arrête carrément en plein milieu de la rue pour nous regarder… On fait quoi s’ils ne nous ouvrent pas ? Nous préférons ne pas y penser, cette option n’est pas envisageable ; ils vont nous ouvrir, un point c’est tout ! La pensée positiiive, la meilleure des solutions 😉 Il ne leur faudra que 5 minutes pour nous ouvrir, mais cela paraît bien long quand on est dans une rue quasi déserte à 23h en Amérique Centrale…

Le patron est super sympa mais d’une lenteur ! Il lui faudra un temps fou pour trouver du papier pour scanner et imprimer nos passeports ainsi que remplir divers documents. Ce n’est pas comme s’il était super tard, que nous avions des heures de bus dans les jambes et super envie de dormir 😉 Après une petite demi-heure, nous prenons enfin possession de notre chambre et nous couchons dès que possible, vers 1h du matin 😉 Demain nous découvrirons la ville !

 

Mercredi 20 avril 2016. Visite de Tegus.

Comme toutes les grandes villes d’Amérique Centrale, Tegucigalpa (Tegus pour les intimes)  est réputée craignos ; nous prenons donc des précautions pour ne pas avoir à sortir le soir et pour ne pas nous balader avec des objets de valeur sur nous. Oui, d’habitude, nous ne laissons jamais d’objets de valeur dans notre chambre, mais il y a des endroits où il est plus sûr de les laisser dans la chambre que de sortir avec. Nous laissons donc ordinateurs, passeports, carte bancaire et Kindle dans nos gros sacs bien cadenassés. Surtout qu’habituellement, nous ne sommes pas les seuls touristes dans la ville : il y a toujours un ou deux Américains qui prennent des photos avec des Ipads ou qui portent des colliers de perles, et cela nous rassurent car on se dit qu’on ne sera pas les cibles privilégiées.

Mais à Tegus, nous ne croisons aucun autre touriste ! Pire, lorsque nous marchons vers le centre ville historique, nous sentons que les habitants arrêtent leur activité pour nous regarder passer. Sensation étrange… Sommes-nous retournés en Inde ? 😉 Nous avons tout de même eu droit à quelques « buenos dias », qui font toujours plaisir.

Les voitures font également peur, elles ont quasiment toutes les vitres fumées, ce qui ajoute beaucoup de mystère sur les occupants des voitures…

Tegucigalpa est décrite dans le Lonely Planet comme « une ville où peu de voyageurs restent assez longtemps pour l’apprécier. Mais si vous y passez, vous y découvrirez son architecture coloniale, une jeune scène musicale et artistique dynamique. » Autant dire que nous avions l’eau à la bouche… Quelle déception ! En tout cas, nous sommes passés totalement à côté de son charme. La cathédrale est jolie, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il y a aussi une rue piétonne bordée de magasins (qui ne donnent pas vraiment envie) et remplie d’étudiants en uniforme pendant la pause de midi. Par contre, nous n’avons pas trouvé l’architecture coloniale, à part le restaurant dans lequel nous avons mangé à midi, et franchement, nous n’avions pas envie de trop flâner dans cette ville. A tort peut-être…  Nous allons plutôt profiter de notre chouette hôtel pour nous reposer.

Tegucigalpa: la Plaza Morazan et la statue de Francisco Morazan

Tegucigalpa: la Plaza Morazan et la statue de Francisco Morazan

Tegucigalpa: la cathédrale Saint Michel Archange

Tegucigalpa: la cathédrale Saint Michel Archange

Tegucigalpa: rue piétonne décorée avec des bouteiles en plastique dans lesquelles différents liquides colorés ont été versés. Fallait y penser !

Tegucigalpa: rue piétonne décorée avec des bouteilles en plastique dans lesquelles différents liquides colorés ont été versés. Fallait y penser !

Tegucigalpa: la Plaza Morazan et sa cathédrale

Tegucigalpa: la Plaza Morazan et sa cathédrale

Heureusement, l’hôtel dispose d’une cuisine que nous pouvons utiliser. Nous en profitons donc pour faire quelques courses l’après-midi au supermarché du quartier et cuisiner le soir à l’hôtel. Deuxième mesure de précaution 😉

 

Jeudi 21 avril 2016. Ce qui aurait dû être une journée repos à Tegus…

Aujourd’hui, nous n’avons pas vraiment envie de mettre le nez dehors ; nous préférerions lire, écrire, etc. Pardon Tegus, mais nous ne t’aimons pas tant que ça, et nous avons hâte de rejoindre le Nicaragua dont nous avons entendu beaucoup de bien !

Après avoir pris notre petit-déjeuner, nous décidons de demander à la patronne de nous réserver un bus pour demain à destination de Léon au Nicaragua. Oui mais pour cela, elle doit donner notre numéro de carte bancaire par téléphone… Hors de question ! Si elle est piratée, nous serons certes remboursés par l’assurance mais nous serons bien embêtés pour en récupérer une nouvelle ! Nous devons donc aller à l’agence… Nous connaissons beaucoup d’autres pays (quasiment tout ceux que nous avons parcourus) où ils seraient allés chercher les tickets de bus pour nous moyennant une commission mais ici, nous devons nous débrouiller tout seuls  :(

Tegucigalpa: "panqueques con crema", le petit-déjeuner du jeudi à notre hôtel. Pour ceux qui n'aime pas la chantilly, c'est foutu ! ;)

Tegucigalpa: « panqueques con crema », le petit-déjeuner du jeudi à notre hôtel. Pour ceux qui n’aime pas la chantilly, c’est foutu ! ;)

Et se déplacer à Tegucigalpa n’est pas simple : marcher dans certains quartiers même de jour peut être dangereux mais les bus de la ville sont la cible privilégiée des braqueurs. Et les taxis alors ? Bien trop chers pour les touristes, ils en profitent un max ! D’un côté, il est déconseillé d’en héler un dans la rue (on pourrait tomber sur un faux qui veut nous dérober), et d’un autre côté, ceux appelés par les hôtels nous demandent 5€ pour 2km… Du racket !

Nous envisageons alors de nous pointer au terminal de bus le jour-même (donc demain) et acheter le billet au terminal le matin même (ca se fait souvent). Elle nous assure qu’il ne devrait pas y avoir de problème. Mais pas facile d’obtenir des informations claires :

Mister J : « À quelle heure part le bus ? »

Patronne : « Á 8h. »

Mister J : « Je crois que le bus est à 9h30. »

Patronne « Non, non, les gens partent à 8h. »

Mister J : « À quelle heure doit-on partir de l’hôtel ? »

Patronne : « À 8h. »

Miss V : « À quelle heure doit-on arriver au terminal de bus ? »

Patronne : « À 8h. »

On se croirait dans le sketch des Inconnus où une candidate répond « Stéphanie de Monaco » à chaque question. Bref, soit notre espagnol est vraiment mauvais (ce sont quand même des questions basiques), soit elle ne connaît pas vraiment les réponses exactes et s’en fout un peu… Du coup, nous décidons que le mieux serait de se renseigner nous-mêmes sur internet. Après quelques recherches, Mister J trouve un hôtel qui fait office d’agence de voyage pour la compagnie Ticabus et qui se situe à 1,5 km de notre hôtel, dans un chouette quartier colonial de la ville où nous pourrons manger. Nous nous y rendons à pied… Le quartier est effectivement plus cossu, mais pas vraiment joli et nous n’avons pas trouvé le cachet colonial ! 😉 Arrivés à l’agence, l’employée nous dit que le bus pour Léon part bien à 9h30 (Mister J a TOUJOURS RAISON! Hum…même quand il a tort !) ; néanmoins, il est complet pour demain et après-demain. Quoiiii, c’est une blague ?! Encore heureux que nous ne nous sommes pas pointés au terminale de bus le lendemain sans avoir rien réservé à l’avance ! Elle n’y connaît décidément vraiment rien la patronne de notre hôtel !! L’employée de Ticabus nous conseille alors de tenter notre chance auprès d’une autre compagnie , Transnica, qui a une agence dans un autre hôtel à 3kms ! Nous n’avons pas le courage d’y aller tout de suite…

Tegucigalpa

Tegucigalpa et son quartier colonial

Tegucigalpa et ses collines

Tegucigalpa et ses collines

Après avoir mangé en terrasse sous les yeux d’un garde armé (normal ici), nous retournons à l’hôtel pour demander à la patronne de contacter Transnica pour voir s’ils ont encore des places disponibles dans leur bus de demain. Elle n’en croit pas ses oreilles quand on lui annonce que Ticabus est complet pour les deux jours suivants. Cette fois, nous n’avons aucune envie de nous déplacer jusque-là pour rien. Hourraaaa, il y a encore des places disponibles chez Transnica mais nous devons nous rendre à l’agence pour acheter les billets. Arrivés à l’agence, nous n’avons aucun problème à réserver nos places de bus. Yeeeees, nous avons nos tickets pour le Nicaraguaaaa ! Bon oui mais… le bus part à 5h du matin et nous devons quitter l’hôtel à 4h ! De plus, le bus ne s’arrête pas à Léon mais continue directement jusqu’à Managua où il faudra changer de bus pour Léon, ce qui rajoute 4 bonnes heures à l’itinéraire (car nous devrons revenir sur nos pas) … Tant pis, tout ce que l’on veut, c’est partir d’iciiii !

Tegucigalpa et ses collines

Tegucigalpa et ses collines. Nous avons notre ticket de buuus!

Alors que Copan a un peu de charme et de très belle stèles mayas, Tegucigalpa a tout pour rebuter le touriste. Mais pas toujours facile de l’éviter lorsqu’on veut passer au Nicaragua par la suite. Mais le Honduras a surement d’autres atouts, comme sa culture garifuna et sa côte le long des Caraïbes. Nous n’y sommes pas allés car nous avons déjà découvert cette culture (des Noirs originaires de l’île St Vincent) à Hopkins au Belize et à Lívingston au Guatemala. Et puis, le Honduras n’était pour nous qu’un pays de passage entre le Guatemala et le Nicaragua, raison pour laquelle nous n’y sommes restés que 5 jours. En si peu de temps, nous ne sommes pas en mesure de juger de l’attractivité ou pas de ce pays.

Honduras: Copan

Dimanche 17 avril 2016. Trajet Antigua-Guatemala City-Copan

Comme prévu le minibus de la compagnie Hedman Alas vient nous chercher à 3h20 du matin. Aïe, à cette heure-là le réveil est difficile. Trop tôôôt ! Mais pas le choix : tous les moyens de transport pour Copan partent à 3h30 ou 4h du matin. Surprise : nous sommes les seuls dans le minibus qui nous emmène à Guatemala City, la capitale. La classe ! Au fait pourquoi avoir dormi à Antigua et pas à Guatemala City ? Car il n’y a rien à voir à Guatemala City (à part un livre très ancien dans un musée) et elle est réputée (très) dangereuse. Quitte à rester cloitré dans notre hôtel, autant dormir à Antigua et nous lever une heure plus tôt pour prendre le bus. Comme à cette heure-là, il n’y a pas encore de bouchons dans Guatemala City, nous arrivons à 4h du matin à la gare de bus Hedman Alas, soit 1h avant que le bus ne parte. Grrr, on aurait pu quand même dormir un peu plus, non ? Pendant cette petit heure d’attente, nous remplissons les trois documents nécessaires pour passer la frontière entre le Guatemala et le Honduras. C’est déjà ça de gagner, c’est toujours plus facile que de les remplir dans un bus 😉 Nous partons à l’heure, à 5h du matin, et constatons que le bus est quasiment vide. Il faut dire que les touristes prennent les minibus plutôt que le bus pour se rendre à Copan car le bus coûte deux fois plus cher. Oui mais dans un bus, on est mieux assis (plus de place en longueur et en largeur, siège plus confortable), on peut dormir (siège inclinable), il y a une toilette, et vu l’état de la route (toute cabossée), nous sommes bien contents d’avoir choisi cette option ! Bref, nous décidons de continuer notre nuit et passons donc tout le trajet à dormir. Vers 9h30, nous arrivons à la frontière, que nous passons très rapidement et sans problème. Surprise du côté hondurien : l’employé de l’immigration nous parle directement en anglais. C’est une première ! Un peu déroutés, nous ne comprenons pas ce qu’il nous dit, jusqu’à ce que nous réalisons qu’il nous parle en anglais 😉

Vers 10h, nous arrivons à Copan, où nous sommes les seuls à descendre. Nous marchons un petit kilomètre à travers cette ville pavée et un brin colorée avant d’arriver à notre auberge. La chambre et la salle de bain sont minuscules mais pas trop cher. On se marche un peu dessus mais on s’y fera 😉 En tout cas, c’est clairement la saison basse : nous sommes les seuls à l’auberge (ou presque). Du coup, nous bénéficions du toit-terrasse et de ses deux hamacs pour nous tout seuls ! Mais qu’il fait chauuuud ! Heureusement, les températures sont tout à fait supportables la nuit.

Copan: notre auberge

Copan: notre auberge

Copan: le toit-terrasse de notre hôtel

Copan: le toit-terrasse de notre hôtel

Copan

Copan

Copan

Copan

Copan

Copan: la Place de la Ville et sa cathédrale

 

Lundi 18 avril 2016. Visite des ruines de Copan.

A notre grande surprise, en entrant sur le site archéologique de Copan, nous apercevons toute une série de perroquets en semi-liberté. Ils sont apparemment mis en cage le soir.

Copan Ruinas: un visiteur surprise. Mais qu'est-ce donc ??

Copan Ruinas: un visiteur surprise. Mais qu’est-ce donc ?? Un agouti !

Copan Ruinas: la Plaza Principal, ses stèles et ses perroquets

Copan Ruinas: la Plaza Principal, ses stèles et ses perroquets

Copan Ruinas: la Plaza Principal et ses perroquets

Copan Ruinas: la Plaza Principal et ses perroquets

Copan Ruinas: la Plaza Principal, ses stèles et ses perroquets

Copan Ruinas: la Plaza Principal, ses stèles et ses perroquets

Copan Ruinas: la Plaza Principal, ses stèles et ses perroquets

Copan Ruinas: la Plaza Principal, ses stèles et ses perroquets

Plus que pour ses pyramides, Copan est surtout réputées pour ses stèles merveilleusement conservées et son escalier de hiéroglyphes. Sans oublier, ses visages sculptés et ses deux jaguars. Très chouette et assez peu touristique (hors saison).

Copan Ruinas: la Plaza Principal et ses stèles

Copan Ruinas: la Plaza Principal et ses stèles

Copan Ruinas: la Plaza Principal et ses stèles

Copan Ruinas: la Plaza Principal et ses stèles double, voire quatre faces. Ici, texte maya sur trois faces.

Copan Ruinas: la Plaza Principal et ses stèles. Nombreux bracelets aux poignets.

Copan Ruinas: la Plaza Principal et ses stèles. Nombreux bracelets aux poignets.

Copan Ruinas: le Jeu de Balle

Copan Ruinas: le Jeu de Balle

Copan Ruinas: l'escalier de Hiéroglyphes

Copan Ruinas: l’escalier de Hiéroglyphes

Copan Ruinas: l'escalier de Hiéroglyphes

Copan Ruinas: l’escalier de Hiéroglyphes

Copan Ruinas: vue sur la Plaza Principal depuis l'Acropolis

Copan Ruinas: vue sur la Plaza Principal depuis l’Acropolis

Copan Ruinas: vie maya depuis l'Acropole

Copan Ruinas: vie maya depuis l’Acropole

Copan Ruinas: the Old Man

Copan Ruinas: the Old Man

Copan Ruinas

Copan Ruinas et sa nature

Copan Ruinas: la Place des Jaguars

Copan Ruinas: la Place des Jaguars

Copan Ruinas: un des deux jaguars.  Mais c'est la Panthère Rose ! ;)

Copan Ruinas: un des deux jaguars. Mais c’est la Panthère Rose ! ;)

Copan Ruinas: un des deux jaguars.  Mais c'est la Panthère Rose ! ;)

Copan Ruinas: un des deux jaguars. Vous êtes sûrs que les archéologues ne se sont pas trompés en reconstituant ceci ? La tête ne va pas du tout avec le corps ;)

Copan Ruinas: la Place des Jaguars

Copan Ruinas: la Place des Jaguars et sa pyramide

Hier, en arrivant à Copan pour notre premier jour au Honduras, nous nous sentions fort observés et certains Honduriens avaient même l’air bizarre. Ils ne doivent pas avoir l’habitude de voir des Européens. Mais aujourd’hui, sur la route qui mène au site archéologique (un petit kilomètre), nous avons eu droit à de charmants « Buen Dia » de la part d’une famille revenant avec ses courses, d’un ou deux papys ainsi que d’un cowboy menant son troupeau de vaches d’une prairie à l’autre. Autant dire que ça donne la pêche ! 😉

Copan: les cowboys de Copan. Mister J est jaloux de leur chapeau ;)

Copan: les cowboys de Copan. Mister J est jaloux de leur chapeau ;)

Copan

Sur le chemin menant au site archéologique: Bienvenidos a Copan Ruinas !

Copan: Honduras es amor...

Sur le chemin menant au site archéologique: Honduras es amor…

A midi, nous dégustons un bon plateau de fromages et un très bon croque-monsieur à l’avocat.

Copan: plateau de fromages svp!

Copan: plateau de fromages svp!

Copan: croque-monsieur à l'avocat, fromage et moutarde

Copan: croque-monsieur à l’avocat, fromage et moutarde


Photos du Honduras

Gallery

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Honduras.

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Guatemala: lac Atitlán et Chichicastenango

Samedi 9 avril 2016. Trajet d’Antigua à Panajachel.

Ce matin, Mister J ne se sent pas très bien non plus. Et ce ne sont pas les 3h de minibus sur des routes montagneuses qui tournent dans tous les sens qui l’ont aidé !

Panajachel (Pana pour les intimes) surplombe le lac Atitlán. En passant en minibus dans la vieille ville de Panajachel, perchée un peu en hauteur, nous découvrons non seulement des femmes mais aussi des hommes en habits traditionnels. Par contre, les logements pour touristes se trouvent dans la nouvelle ville, en bas, près du lac.

Pour la première fois, nous testons une nouvelle manière de chercher un logement : Miss V garde les gros sacs dans un café en prenant un verre tandis que Mister J prospecte les différents hébergements. Sans son gros sac, cela lui permet de mieux négocier (car pas tout transpirant), de marcher plus longtemps (car plus léger) et donc de visiter plus d’hébergements (car moins fatigué). Nous y pensions depuis un petit bout de temps mais n’avions pas encore essayé. A refaire ! Il nous a dégoté une super chambre au calme au fond d’un jardin où nous pourrons nous reposer quelques jours…sans wifi.

Panajachel: notre hôtel

Panajachel: notre hôtel, au calme, loin de l’agitation de la rue

Pendant que Mister J cherche un logement, Miss V assiste à une scène très intéressante depuis le café où elle attend. Assise de l’autre côté de la rue sur les marches d’un petit supermarché, une petite fille attend sa maman, sa tante et sa grand-mère, qui sont parties arpenter la rue principale dans l’espoir de vendre quelques étoffes aux touristes. A un certain moment, les pleurs d’un bébé se font entendre…Bizarre, Miss V ne voit pas de bébé… Aaaah si, il est caché dans le grand morceau de tissu que la petite fille porte dans son dos. OK, le franc est tombé : elle est donc chargée de s’occuper de son petit-frère pendant que sa maman travaille. Mais que faire quand il pleure ? Elle le berce, fait des aller-retour mais rien n’y fait, il pleure toujours… Une vieille dame guatémaltèque s’indigne un peu de la situation et essaie d’aider la petite fille en libérant son petit-frère du morceau de tissu. Cela a l’air d’aller mieux mais il chouine encore… La vieille dame décide alors de lui acheter une sucette. Et bien ça alors, la sucette le calme tout de suite. Je ne vais pas vous cacher qu’une fois que la vieille dame est partie, la petite fille a pris la sucette pour elle et l’a terminée, sans que son petit-frère ne bronche 😉 Après environ 30 minutes, leur maman est enfin venue les rechercher. Ce n’est pas la première fois que nous voyons une petite fille (et même parfois un petit garçon) s’occuper de sa petite sœur ou frère. Une chose est sûre : les enfants deviennent responsables très tôt ici.

Panajachel: une petite fille en habit traditionnel. Mais que cache-t-elle derrière son dos?

Panajachel: une petite fille en habit traditionnel. Mais que cache-t-elle derrière son dos?

Panajachel: voilà ce qu'elle cachait derrière son dos. Cette petite fille doit en fait s'occuper de son petit frère pendant que leur maman essaie de vendre des étoffes dans la rue.

Panajachel: voilà ce qu’elle cachait derrière son dos. Cette petite fille doit en fait s’occuper de son petit frère pendant que leur maman essaie de vendre des étoffes dans la rue.

Nous avons besoin de repos… Maintenant, nous en sommes sûrs, nous avons tous les deux la tourista ! Mince, ça ne nous était pas arrivé depuis l’Inde !!! Cela tombe bien, nous avons des jours d’avance sur notre itinéraire initial 😉 Comme nous partageons tous nos plats, nous avons de grande chance de tomber malade en même temps 😉 Du coup, nous devenons un peu paranos… Qu’est-ce qui nous a rendu malade ? La cuisine de Mister J ? Ou la « comida economico » excellente de l’avant-veille ? Quoique la sauce avait un drôle de goût. Très amère, d’après Mister J. Elle était peut-être un peu passée… Ou alors est-ce les betteraves ? Ou bien le jus de tamarin ? Ou le chocolat mangé sans nous laver les mains en haut de la Colline de la Croix ? Non, on dira que c’est le restaurant ! 😉

 

Dimanche 10 avril 2016. Petit tour de la Nouvelle Ville de Panajachel.

Comment décrire Panajachel ? Beaucoup de boutiques de souvenirs, quelques restaurants touristiques, des locaux en habits traditionnels venus des villages qui bordent le lac Atitlán pour vendre étoffes et bracelets ainsi (et surtout) qu’une superbe vue sur le lac Atitlán et ses volcans Atitlán, Tolimán et San Pedro.

On nous avait dit que Panajachel était très touristique. Verdict ? Elle l’est surement pendant les vacances scolaires et elle l’est définitivement durant le WE car les Guatémaltèques y viennent en citytrip. Nous verrons demain, en semaine, ce qu’il en est.  Quoiqu’il en soit, ultra touristique ou pas, la vue sur le lac et les volcans vaut vraiment la peine !

Panajachel: la Nouvelle Ville. Comment porter son bébé dans le dos? Facile, il suffit d'une étoffe!

Panajachel: la Nouvelle Ville, ses échoppes, agences et restaurants. Comment porter son bébé dans le dos? Facile, il suffit d’une étoffe!

Panajachel: le lac Atitlán et ses volcans. Les volcans Atitlán et Tolimán (à gauche) ainsi que le volcan San Pedro (à droite).

Panajachel: le lac Atitlán et ses volcans. Les volcans Atitlán et Tolimán (à gauche) ainsi que le volcan San Pedro (à droite).

Panajachel: le lac Atitlán et ses volcans. Les volcans Atitlán et Tolimán (à gauche) ainsi que le volcan San Pedro (à droite).

Lac Atitlán: possibilité de faire du kayak.

Panajachel: possibilité de faire du parapente

Lac Atitlán: possibilité de faire du parapente

Le soir, nous assistons au coucher de soleil tout en écoutant de la musique hindou ou yogi jouée par un gringo hippie et son acolyte. Malheureusement, les volcans sont dans le brouillard, ce qui arrive souvent ici.

Lac Atitlán: coucher de soleil

Lac Atitlán: coucher de soleil

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Lac Atitlán: coucher de soleil

 

Lundi 11 avril 2016. Visite express de Santa Cruz la Laguna.

Le lac Atitlán est bordé d’une dizaine de villages tels que Santa Cruz, San Marcos, San Juan, San Pedro, Santiago Atitlán, San Antonio, Santa Catarina, etc. Pour les atteindre, il faut traverser le lac en lancha. Aujourd’hui, nous décidons de nous rendre dans le village le plus proche de Panajachel : Santa Cruz la Laguna, qui est décrite dans les guides de voyage comme un village encore typique.

Santa Cruz est en fait perché à flanc de montagne. Il faut donc grimper un petit kilomètre (ou prendre un tuk-tuk) pour arriver au village. Malheureusement, les beaux points de vue sur le lac et le volcan San Pedro sont maintenant cachés par de nouvelles constructions. Snif ! Pour être honnête, Santa Cruz nous a un peu déçus. Oui, c’est un village typique dans le sens où ce sont principalement des locaux qui y habitent (peu d’hôtels et peu de maisons de gringos) et nous avons eu droit à une série de « Buenos Dias » mais par contre, c’est un village sans charme (car maintenant très bétonné) et nous n’avons pas eu l’impression de voir plus de gens en habits traditionnels qu’à Panajachel. En même temps, nous n’y sommes pas restés très longtemps car Miss V avait une envie plutôt pressante et que les restaurants ne courent pas les rues là-bas… 😉 Et à vrai dire, Santa Cruz ne nous donnait pas plus envie de l’explorer que ça…à tort peut-être…

Santa Cruz de Laguna

Santa Cruz de Laguna

Santa Cruz de Laguna

Santa Cruz de Laguna

Santa Cruz de Laguna

Santa Cruz de Laguna

Santa Cruz de Laguna

Santa Cruz de Laguna

Au fait, pour revenir au côté touristique dont nous parlions hier, Panajachel n’est pas très touristique en semaine en dehors des vacances scolaires ! Le soir, nous étions les seuls au restaurant, alors que pendant le WE il y avait un peu de monde.

 

Mardi 12 avril 2016. Repos à Panajachel, sur la voie de la guérison.

Bon ce matin, rien ne va plus : l’état de Miss V a empiré alors qu’au 4e jour, il est censé s’améliorer. Celui de Mister J ne s’améliore pas beaucoup. De plus, la fatigue se fait de plus en plus sentir et notre appétit a totalement disparu. Cette tourista se révèle finalement être plus coriace que celle attrapée en Inde. Ça alors, qui l’eût cru ?! Nous allons donc passer aux choses sérieuses. Aux grands maux, les grands moyens : les antibiotiques !

Nous passerons donc la journée à nous reposer et laisser les antibiotiques faire effet. Pour quelqu’un qui n’a jamais pris d’antibiotique (ou une fois dans sa vie), ils sont super efficaces : le soir, nous nous sentons déjà nettement mieux.

 

Mercredi 13 avril 2016. Visite de la Vieille Ville de Panajachel.

Après notre première journée d’antibiotique, nous avons presque retrouvé la forme et sommes donc prêts à découvrir un peu plus Panajachel et notamment sa vieille ville. Nous passons par quelques rues où nous croisons des femmes et quelques hommes en habits traditionnels et atterrissons à la vieille église du village. Jolie façade ancienne, très jolie charpente en bois et nous avons la chance de pouvoir observer un fidèle reculer sur les genoux dans l’allée principale de l’église tout en priant. Cela est apparemment une pratique très courante au Guatemala et même au Mexique pendant les fêtes de Pâques : les gens marchent jusqu’à l’église à genoux. Cela nous fait penser qu’à l’Oratoire St Joseph de Montréal, il y a aussi un escalier prévu à cet effet et nous avons certains fidèles (parfois âgés) monter les marches à genoux.

Panajachel: la Vieille Ville

Panajachel: la Vieille Ville

Panajachel: la belle église de la Vieille Ville

Panajachel: la belle église de la Vieille Ville

Panajachel: la Vieille Ville

Panajachel: la Vieille Ville

Panajachel: un homme en habits traditionnels dans la Vieille Ville

Panajachel: un homme en habits traditionnels dans la Vieille Ville

Panajachel: les Mignons sont vraiment partout...

Panajachel: les Mignons sont vraiment partout…

Ce soir, nous sommes tout contents car nous venons, par hasard, de trouver un petit restaurant qui offre quelques plats asiatiques comme une soupe de nouilles ou du nasi goreng (le riz frit indonésien). En plus, les 3 dames cuisinent en rigolant et celle qui nous sert est trooop gentille. Si seulement, nous avions trouvé cela plus tôt, au lieu de manger midi et soir du riz et du poulet pendant 3 jours. Vous comprendrez que nous ne pouvons plus voir de riz-poulet en photo.

Panajachel

Panajachel: restaurant asiatique

Panajachel: nous avons trouvé de la nourrtiure asiatique!

Panajachel: nous avons trouvé de la nourrtiure asiatique!

 

Jeudi 14 avril 2016. Visite de Chichicastenango.

Le marché de Chichicastenango (Chichi pour les intimes) est le plus connu de tout le Guatemala. Le marché a lieu le jeudi et le dimanche ; il ne faut donc pas se louper.

Pour s’y rendre, il y a théoriquement des chicken bus directs toutes les heures depuis Panajachel mais encore faut-il les voir et les attraper… Arrivés à 10h pile à « l’arrêt de bus » (à la fin de la rue principale), pas de bus pour Chichi en vue mais un bus pour Solola… Plutôt que d’attendre on-ne-sait-combien-de-temps de voir passer un bus direct pour Chichi, nous décidons d’opter pour la seconde solution : prendre le bus pour Solola et effectuer un ou deux changements… Nous prenons donc le chicken bus pour Solola et y arrivons après 15 grosses minutes. Dans la foulée, à Solola, nous prenons un autre chicken bus vers Los Encuentros et y arrivons 20 minutes plus tard. Et à Los Encuentros, nous prenons finalement un minibus pour Chichicastenango. Au final, le trajet n’a pris que deux heures (soit 30 minutes de plus qu’avec un bus direct) et nous avons payé la moitié du prix du bus direct (10,5 Quetzales par personne, soit 1,2€) ! Pour le retour, nous optons pour la même solution qu’à l’aller, càd 3 transports différents. En seulement 1h45, nous sommes de retour à Panajachel ! Et à notre grande surprise, dans chacun des transports pris aujourd’hui, nous avons payé le même prix que les locaux. Ce n’est pas courant ! En plus, le trajet est déjà une visite en soi. Seuls touristes dans le bus parmi tous ces locaux, cela nous a notamment permis de voir de très près leurs vêtements traditionnels brodés.

Chichicastenango: dans un chicken bus, retour vers Panajachel

Chichicastenango: dans un chicken bus, retour vers Panajachel

A peine descendus du minibus, nous nous frayons un passage au début du marché et tombons par hasard sur la plus grande des deux églises blanches de la ville, l’église Santo Tomás. Une bonne partie de la journée, les marches de cette église sont enfumées d’encens et couvertes de quelques pétales de fleurs. Un mélange de rites séculaires païens et catholiques. A l’intérieur de l’église, plusieurs femmes, devant l’autel, s’adresse au Señor (le Seigneur). Une autre avance jusqu’à l’autel sur les genoux. Juste en face, se trouve la toute petite église El Calvario.

Chichicastenango: brûlage d'encens et négociations de fleurs sur les marches de l'église Santo Tomás

Chichicastenango: brûlage d’encens et négociations de fleurs sur les marches de l’église Santo Tomás

Chichicastenango

Chichicastenango: cour de l’église San Tomás

Chichicastenango: l'église Santo Tomás vue depuis l'église El Calvario

Chichicastenango: l’église Santo Tomás vue depuis l’église El Calvario

Chichicastenango

Chichicastenango

Chichicastenango n’est pas un must-see mais plutôt un nice-to-see. Vous ne trouverez rien de plus que sur les autres marchés, rien de plus qu’à Panajachel par exemple : des étoffes, des sacs, des pochettes, des bracelets, des bibelots, des masques mais pas de peintures par exemple. Par contre, le marché est beaucoup plus grand et vous verrez des dames en habits traditionnels acheter des tissus pour confectionner de nouveaux vêtements. Par curiosité, nous passons par le marché aux légumes, très fournis en gros radis, carottes, poivrons, etc.

Chichicastenango et son fameux marché

Chichicastenango et son fameux marché

Chichicastenango: waouw les couleurs !

Chichicastenango: waouw les couleurs !

Chichicastenango

Chichicastenango

Chichicastenango: en habits traditionnels

Chichicastenango: en habits traditionnels

Chichicastenango: en habits traditionnels

Chichicastenango: en habits traditionnels

Chichicastenango: superbe habits, chaussures et sac traditionnels

Chichicastenango: superbe habits, chaussures et sac traditionnels

Alors vous avez fait des emplettes à Chichicastenango, comme tous les groupes de touristes ? Euh non, pas vraiment. Miss V a acheté un bracelet brésilien et Mister J un marque-page. C’est sûr que nous aurions pu acheter cela ailleurs et peut-être pour moins cher mais c’est plus sentimental qu’autre chose. Vous n’avez jamais entendu parler de Chichicastenango ? Miss V, elle, a l’impression d’avoir entendu le nom de cette ville toute sa vie. Le papa de Miss aimait beaucoup parler de son voyage au Mexique et Guatemala et lorsqu’il prononçait le nom de Chichicastenango, cela faisait rêver Miss V. « Quel trooop beau nom de ville. Trop la classe ! » pensait-elle à chaque fois. Chichi a dû bien changer en 40 ans, cela doit être beaucoup moins authentique qu’à l’époque mais elle y est aussi enfin allée ! Wouhouuu. Par ailleurs, le papa de Miss V et tout le groupe avec lequel il voyageait sont tombés malades au Guatemala. Nous ne pouvions bien entendu pas prétendre suivre ses traces sans tomber malades à notre tour 😉

 

Vendredi 15 avril 2016. Visite de Santiago Atitlán.

Après avoir attendu 20 bonnes minutes que la lancha se remplisse, nous voilà parti vers Santiago. Arrivés après 30 minutes de navigation (l’eau était agitée), nous remarquons tout de suite que Santiago a aussi beaucoup changé par rapport à la description qu’en font les guides. De moches constructions en béton tapissent la colline et la rue principale est remplie d’échoppes de souvenirs pour touristes. Nous remarquons cependant que les broderies sont plus sophistiquées qu’à Panajachel et Chichicastenango : tout plein d’oiseaux par ci oiseaux, des figures mayas par là. D’ailleurs, les hommes ici ne portent pas tous des pantalons ; certains portent des shorts lignés et d’autres des shorts avec des oiseaux brodés. Très étonnant !

Santiago Atitlán

Santiago Atitlán

Santiago Atitlán

Santiago Atitlán

Santiago Atitlán: voyez-vous en arrière-plan le pick-up servant de bus ? ;)

Santiago Atitlán: voyez-vous en arrière-plan le pick-up servant de bus ? ;)

Santiago Atitlán: short traditionnel avec des oiseaux brodés

Santiago Atitlán: short traditionnel avec des oiseaux brodés

Nous nous dirigeons ensuite vers l’église Santiago Apostol, un mélange de tradition catholique et de croyances mayas. On y retrouve de symboles mayas comme le maïs ou le Quetzal.

Santiago Atitlán: Iglesia Santiago Apostol

Santiago Atitlán: Iglesia Santiago Apostol

Santiago Atitlán: Iglesia Santiago Apostol

Santiago Atitlán: Iglesia Santiago Apostol

Santiago Atitlán: Iglesia Santiago Apostol

Santiago Atitlán: Iglesia Santiago Apostol

Santiago Atitlán: Iglesia Santiago Apostol

Santiago Atitlán: Iglesia Santiago Apostol

Santiago Atitlán: entre religion catholique et croyances mayas

Santiago Atitlán: entre religion catholique et croyances mayas

Santiago Atitlán: Iglesia Santiago Apostol

Santiago Atitlán: Iglesia Santiago Apostol

Santiago Atitlán: le volcan San Pedro

Santiago Atitlán: le volcan San Pedro

 

Samedi 16 avril 2016. Trajet de Panajachel à Antigua.

Comme il n’y a pas de bus direct de Panajachel à Copan au Honduras, nous devons repasser par Antigua.

Le minibus doit venir nous chercher à 9h30 mais à 9h15, la patronne de notre hôtel vient nous annoncer que le minibus ne viendra nous chercher qu’à midi. Comment ?! Nous nous sommes levés à 7h30 pour rien ?! En plus, nous voulons arriver tôt à Antigua pour trouver un vrai bus (pas un minibus) pour Copan le lendemain. Oooh que non, ça ne se passera pas comme cela ! Nous partons directement à l’agence pour nous plaindre et demander d’être rembourser. Quitte à partir à 12h avec un minibus, autant prendre les chicken bus tout de suite.

L’employé de l’agence nous explique que le minibus est bloqué mais que tout est arrangé, quelqu’un passera nous prendre à 9h30 comme prévu. Un peu dubitatifs, nous repartons attendre à l’hôtel. A quelle heure va-t-il arriver ? A 10h, 10h30 ou midi ? A notre grande surprise, un tuk-tuk arrive à 9h20 précises pour nous emmener au minibus, qui est déjà presque complet. Il reste juste une place devant entre le chauffeur et un autre passager, et une place tout derrière entre deux gars sur une banquette de quatre. Vu la place qu’il y a à l’arrière (surtout pour les jambes), Miss V prend la place arrière et Mister J la place avant, qui lui donnera un mal de fesses. Heureusement, nous n’en avons que pour 3h de trajet.

Après 2h30 de trajet, nous arrivons à Antigua. Le minibus nous dépose près de notre casa. Après le départ du minibus, Mister J se sent léger, très léger. Une effet secondaire de la tourista ? C’est alors qu’il se rend compte qu’il a oublié son petit sac à dos dans le minibus. Oooh non, le boulet !! C’est celui qui contient les objets de valeurs, notamment l’ordinateur et la GoPro ! Ni une, ni deux, Mister J prend ses jambes à son coup et part à la poursuite du minibus. Il bouscule, met à terre, piétine (oui, là il se prend un peu pour un acteur de film d’action) et arrive enfin à la hauteur du minibus qui continue à avancer malgré les coups donnés contre la vitre du chauffeur, qui est au téléphone. Le minibus s’arrête enfin… Le sac est retrouvé. Ouf ! Il faut dire que nous avons semé quelques objets en chemin ces derniers temps : un caleçon et des lames de rasoir pour Mister J et un sac à linge sale pour Miss V. Non miss V, je ne crois pas que la femme de ménage ait volé ton sac à linge sale vide, tu as dû l’oublier quelque part…)

Après avoir déposé nos bagages à la casa, nous nous rendons à l’agence Hedman Alas, les seuls à affréter un bus (et non un minibus) pour Copan au Honduras. Tous les minibus que l’on nous a proposés partent à 4h du matin ; et bien nous, nous partirons à 3h30 !! Pourquoi si tôt ? Pour éviter de rester coincés dans les bouchons à Guatemala City. Le bus coûte peut-être deux fois plus cher que le minibus mais au moins nous serons mieux assis et nous pourrons dormiiir (sans oublier qu’il y a une toilette à l’intérieur ;).

Antigua: trop choux ces papys!

Antigua: trop choux ces papys!

Antigua: Frida's restaurant

Antigua: Frida’s restaurant, une valeur sure !

Bye bye Guatemala, que nous avons tant aimé !