Guatemala: Antigua

Mardi 5 avril 2016. Trajet Lívingston-Puerto Barrios-Guatemala City-Antigua.

Nous ne repasserons finalement pas par Rio Dulce. Nous avons trouvé une solution plus économique : prendre le bateau de 6h30 du matin (pour 30 minutes de trajet) jusqu’à Puerto Barrios plutôt que vers Rio Dulce (1h30 de trajet et bien plus cher car touristique). Arrivés à Puerto Barrios, nous marchons jusqu’à la gare de bus « Litegua » pour attraper le bus de 7h30 à destination de Guatemala City, la capitale. Pas de souci, nous arrivons à temps et montons dans le bus, qui cette fois part à l’heure. A 13h30, après 6h de route pendant lesquelles nous n’avons fait que dormir, nous arrivons à Guatemala City et attendons le minibus de 14h pour Antigua. Il ne nous reste plus qu’une petite heure de trajet. Ouf !

Lívingston: en route vers Puerto Barrios

Lívingston: en route vers Puerto Barrios

Cette journée de trajet fut bien longue (surtout avec tous ces changements de transport) et nous sommes bien contents d’enfin arriver à Antigua, toute colorée, pavée et entourée de volcans. Cette ville nous fait tout de suite penser à San Cristóbal de Las Casas, notre ville préférée au Mexique. C’est sûr, Antigua va nous plaire !

Antigua

Antigua

Antigua

Antigua et ses maisons colorées

Le soir, nous mangeons des tacos et fajitas dans un restaurant décoré sur le thème de Frida Kahlo, une artiste peintre que nous avons découvert au Mexique et que Miss V aime beaucoup.

Antigua: la peintre Frida Kahlo est partout, même au Guatemala

Antigua: la peintre Frida Kahlo est partout, même au Guatemala

De retour à l’hôtel, nous profitons de la terrasse avec vue sur les volcans. La Néerlandaise nous avait conseillé de prendre un hôtel avec un toit-terrasse avec vue sur les volcans pour pouvoir admirer le Fuego en activité. Effectivement nous avons vu sur les volcans si nous nous mettons sur la pointe des pieds dans un coin de la terrasse… Et dire que nous avions choisi cet hôtel pour la vue… Au final c’est une bonne surprise car les propriétaires sont charmants et les chambres très calmes et propres.

Antigua: notre hôtel Santa Teresita

Antigua: notre hôtel Santa Teresita

 

Mercredi 6 avril 2016. Visite d’Antigua.

Après une bonne nuit de sommeil bien reposante, nous commençons notre visite de la ville par l’église de La Merced, dont la façade nous fait penser à une pâtisserie 😉 Ce genre de façade est assez courante en Amérique Latine. On est bien loin des églises et cathédrales européennes parfois un peu austères. Ici, ils osent tout !

Antigua: Iglesia de La Merced

Antigua: Iglesia de La Merced

Antigua: Iglesia de La Merced

Antigua: Iglesia de La Merced

Antigua: Iglesia de La Merced et son tapis de sable

Antigua: Iglesia de La Merced et son tapis de sable

C’est aussi ici que nous découvrons les premiers locaux en habits traditionnels. Enfin, seulement les femmes 😉 Leurs habits sont magnifiques, colorés, brodés.

Antigua: des vendeuses d'étoffes en habits traditionnels et de jeunes écolières en uniforme

Antigua: des vendeuses d’étoffes en habits traditionnels et de jeunes écolières en uniforme

En nous dirigeant vers l’Arche de Santa Catalina, nous découvrons les chars illustrant les différentes étapes de la Passion du Christ (la Cène, l’arrestation, le jugement, la flagellation, le couronnement d’épines, le chemin de croix, la crucifixion, la mise au tombeau, etc.). Ceux-ci servent aux fameuses processions de la « Semana Santa ». Impressionnant ! Si Miss V revenait un jour au Guatemala, ce serait pour assister aux processions de Pâques d’Antigua et voir tous les tapis de fleurs qui jonchent le sol. Ce sont les plus grandes fêtes de Pâques de toute l’Amérique Latine. D’ailleurs, il paraît qu’il faut réserver son hôtel des mois à l’avance car ces fêtes sont très courues.

Antigua

Antigua

Antigua

Antigua: l’Arco Santa Catalina et le volcan Agua

Antigua: les chars des processions de Pâques

Antigua: les chars des processions de Pâques

Antigua: les chars des processions de Pâques

Antigua: les chars des processions de Pâques

Antigua: quelques restes des processions de Pâques

Antigua: quelques restes des processions de Pâques

Nous nous rendons ensuite au Parque Central, bordé de deux Palaces et de la Cathédrale. Assis sur un banc dans le parc, nous observons une maman vendre des glaces, une jeune femme en habits traditionnels, deux petites filles jouer dans un arbre tout en nous souriant ainsi que de jeunes garçons tenter de vendre des bracelets ou des noix et d’autres cirer des chaussures. S’il y a bien une chose à laquelle nous ne nous habituerons jamais, même après 6 mois de voyage, c’est bien le travail des enfants ! Et particulièrement en Amérique Latine.

Antigua: el Parque Central

Antigua: el Parque Central

Antigua: el Parque Central

Antigua: el Parque Central

Antigua: el Parque Central et sa cathédrale

Antigua: el Parque Central et sa cathédrale

Antigua: une vendeuse de glaces en habits traditionnels (au Parque Central)

Antigua: une vendeuse de glaces en habits traditionnels (au Parque Central)

Antigua: une jeune femme en habits traditionnels dans le Parque Central

Antigua: une jeune femme en habits traditionnels dans le Parque Central

A midi, nous nous laissons tenter par un restaurant colonial doté d’une belle court. Nous choisissons de partager un plat regroupant différents mets typiques du Guatemala. Pas mauvais mais sans plus, excepté le chile relleno (chili farci) qui est à tombé par terre. Une bonne découverte finalement !

Antigua: mix des différents plats typiques du Guatemala (bananes plantains frites, purée de haricots noirs, fromage frais, chili farci et tortilla au fromage)

Antigua: mix des différents plats typiques du Guatemala (bananes plantains frites, purée de haricots noirs, fromage frais, chili farci et tortilla au fromage)

Antigua ayant souvent été victime de tremblements de terre ainsi que de l’une ou l’autre éruption volcanique ou inondation, certaines églises sont désormais en ruine, comme la Compañia de Jesus et l’église San Augustin. Elles gardent cependant de jolis restes 😉

Antigua: La Compañía de Jesus

Antigua: La Compañía de Jesus

Antigua: La Compañía de Jesus

Antigua: La Compañía de Jesus

Antigua: Iglesia San Agustín

Antigua: Iglesia San Agustín

Antigua: Iglesia San Agustín

Antigua: Iglesia San Agustín

Le soir, nous faisons quelques courses et profitons de la cuisine mise à notre disposition dans la guesthouse pour se faire sauter quelques légumes et du riz ! On ne le répètera jamais assez : qu’est-ce que cela fait du bien de pouvoir manger des légumes de temps en temps !

 

Jeudi 7 avril 2016. Visite d’Antigua.

Et voilà, c’est le jour J : nous sommes à la moitié de notre périple ! Nous avons dû mal à réaliser tout ce que nous avons vu et encore moins à imaginer tout ce qu’il nous reste à voir. Ce voyage est tout simplement incroyable, extraordinaire !

Nous poursuivons notre visite de la ville par la Casa Santo Domingo, un ancien monastère reconverti en hôtel de luxe et musées. Très beau, une vraie réussite mais hors budget pour nous 😉 Nous y avons même fait la rencontre de quelques perroquets (en liberté svp) 😉

Antigua: Hotel Casa Santo Domingo, un vieux monastère reconverti en hôtel de luxe

Antigua: Hotel Casa Santo Domingo, un vieux monastère reconverti en hôtel de luxe

Antigua: la Cène dans l'Hotel Casa Santo Domingo

Antigua: la Cène dans l’Hotel Casa Santo Domingo

Antigua: Hotel Casa Santo Domingo, un vieux monastère reconverti en hôtel de luxe

Antigua: Hotel Casa Santo Domingo, un vieux monastère reconverti en hôtel de luxe

Antigua: Hotel Casa Santo Domingo, un vieux monastère reconverti en hôtel de luxe

Antigua: Hotel Casa Santo Domingo et ses perroquets

Antigua: Hotel Casa Santo Domingo, un vieux monastère reconverti en hôtel de luxe

Antigua: Hotel Casa Santo Domingo, un vieux monastère reconverti en hôtel de luxe

Nous visitons ensuite le Couvent des Capucines, son église en réfection, les anciennes chambres des nonnes, le jardin et un musée de belles peintures religieuses.

Antigua: Covento de la Capuchinas

Antigua: Covento de la Capuchinas

Antigua: Covento de la Capuchinas

Antigua: Covento de la Capuchinas

Antigua: Le bébé Jésus de la Passion

Antigua: Le bébé Jésus de la Passion

Antigua: la salle de bain du Covento de la Capuchinas

Antigua: la salle de bain du Covento de la Capuchinas

Antigua: Covento de la Capuchinas

Antigua: Covento de la Capuchinas

Antigua: une chambre reconstituée du Covento de la Capuchinas

Antigua: une chambre reconstituée du Covento de la Capuchinas

Antigua: Covento de la Capuchinas

Antigua: Covento de la Capuchinas

En sortant, nous tombons par hasard sur l’église El Carmen, en ruine, mais possédant encore de belles colonnes sculptées.

Antigua: église El Carmen

Antigua: église El Carmen

Antigua: église El Carmen

Antigua: église El Carmen

A midi, nous mangeons dans un restaurant local des plats typiques : un poulet pepian, accompagné, pour notre plus grande joie, de plein de légumes oubliés et un Chile relleno (chili farci), accompagné de betteraves. Enfin des légumes un peu différents de ceux que l’on nous sert tout le temps ! En tout cas, cela est meilleur que ce que nous avons eu hier et nettement moins cher. Vive les restaurant locaux !

Antigua: pollo pepian (poulet à la pepian)

Antigua: pollo pepian (poulet à la pepian)

Antigua: Chile relleno (chili farci)

Antigua: Chile relleno (chili farci)

L’estomac bien rempli, nous nous attaquons à la Colline de la Croix, qui offre une vue magnifique sur la ville d’Antigua ainsi que sur le volcan Agua. Nous y avons bien passé une heure à attendre que le volcan Agua se libère de tous ces nuages. La détermination, la persévérance et la patience paient toujours, n’est-ce pas ? Après ce voyage, ce n’est pas nous qui vous dirons le contraire 😉 Viiite, photo, photo, le volcan est découvert ! En plus, un jeune Guatémaltèque écoutait « Scorpions » là-haut. Enfin un qui a bon goût 😉 Comment ne pas rester là-haut alors que nous avions devant vous un superbe paysage et de la bonne musique ?!

Antigua: la Colline de la Croix

Antigua: la Colline de la Croix

Antigua: vue sur Antigua et le volcan Agua depuis la colline de la Croix

Antigua: vue sur Antigua et le volcan Agua depuis la colline de la Croix

Au fait, deux des trois guides de voyage que nous consultons (Lonely Planet et Footprint) conseillent de se faire accompagner par un policier pour monter à la Colline de la Croix (départ à 10h et 15h). Par contre, selon le Routard, cela ne serait plus nécessaire car l’endroit est maintenant sécurisé… Que faire ?? Nous décidons d’aller tâter le terrain, seuls et de voir si nous nous sentons en insécurité… Ce qui nous rassure tout de suite, c’est que nous apercevons 3 jeunes touristes y aller seuls aussi. Sont-ils inconscients ? Que nenni !  Après 15 petites minutes d’ascension, nous arrivons au sommet sans le moindre problème. A un moment, nous apercevons même un policier là-haut. Pas de problème non plus pour redescendre. Par contre, nous n’irions pas là à la tombée de la nuit (pour admirer le coucher de soleil par exemple). Il ne faut pas tenter le diable quand même !

Nous passons la soirée à parler avec un couple d’Allemands d’une cinquantaine d’années qui voyage depuis 15 mois : 13 mois en Asie (Inde, Thaïlande, Laos, Cambodge, Taiwan, Philippines et Indonésie) et 2 mois en Amérique Centrale (un peu le Mexique et le Belize puis le Guatemala). A vrai dire, nous les avons rencontrés hier soir mais nous n’avions pas vraiment accroché car il se plaignait beaucoup de l’Amérique Centrale : la nourriture n’est pas bonne, c’est cher, ce n’est pas assez dépaysant, les pays se ressemblent, etc. Ce soir, ils nous avouent quand même beaucoup apprécier le Guatemala. Aaaah quand même ! Ceci dit, ils ont réfléchi toute la journée à la suite de leur voyage et l’ont complètement modifié. Au départ, ils comptaient passer un an en Amérique Latine mais ils ont finalement décidé d’écourter leur séjour : ils vont laisser tomber le Honduras, laisser une chance au Nicaragua, passer seulement quelques jours dans un parc national du Costa Rica (pays qui est apparemment devenu beaucoup trop cher et trop touristique à leur goût), laisser aussi une chance au Panama (ils espèrent trouver de chouettes plages), rester peut-être un long moment en Colombie avant de s’envoler pour l’Afrique (il supprime tout le reste de l’Amérique du Sud)… Mais rien n’est sûr : tous les jours, ils nous disent qu’ils partiront le lendemain pour le Nicaragua et tous les lendemains, ils sont encore là ; ils pourraient très bien prendre un vol demain pour l’Afrique…

Pour notre part, nous ne trouvons pas que les pays se ressemblent et ne voulons supprimer aucun pays de notre itinéraire initial 😉 Que du contraire ! Si seulement nous pouvions ajouter la Colombie, dont nous entendions tant de bien ! Mais ce sera pour une autre fois 😉

 

Vendredi 8 avril 2016. Balade dans Antigua.

Aujourd’hui, nous déambulons dans Antigua sans but précis. Nous nous reposons l’après-midi car Miss V était un peu malade ce matin mais cela va déjà mieux cet après-midi grâce à son régime riz, carottes, coca. Pas de panique, elle n’est pas autant malade qu’en Inde 😉 Peut-être le restaurant local d’hier ? Qui sait… Il était pourtant tellement bon !

Antigua: ancienne laverie

Antigua: ancienne laverie

Antigua: l'église San Francisco

Antigua: l’église San Francisco

Antigua: le volcan Agua complètement dégagé !

Antigua: le volcan Agua complètement dégagé !

Antigua: les superbes "chicken bus" d'Antigua

Antigua: les superbes « chicken bus » d’Antigua

Antigua

Antigua

Antigua: oui, cette chose roule toujours...

Antigua: oui, cette chose roule toujours…

Le volcan Fuego se réveille régulièrement et c’est justement le cas depuis quelques semaines. La journée, nous ne voyons rien ; par contre, le soir, nous pouvons apercevoir des gerbes de feu et de la lave couler le long du cône. De loin (càd d’Antigua), cela nous paraît tout petit mais qu’est-ce que cela doit être impressionnant de près. Les gerbes doivent au moins faire 10m de haut pour que nous les voyions jusqu’ici… Nous étions tout fous à l’idée de pouvoir voir cela, même de loin en tout petit. Nous avions déjà vu de la lave calcinée et un cratère plein de verdure en Nouvelle-Zélande, un cratère dont sortait de la fumée et un autre envahi par un lac turquoise en Indonésie mais un volcan en éruption, nous n’en avions encore jamais vu. Checked ! 😉

Antigua: le volcan Fuego (à gauche) et le volcan Acatenango à droite

Antigua: le volcan Fuego (à gauche) et le volcan Acatenango à droite

Antigua: la lune sourit ce soir...

Antigua: la lune sourit ce soir…

Antigua: éruption du volcan Fuego

Antigua: éruption du volcan Fuego

Nous savons désormais comment le couple d’Allemands avec qui nous avons parlé hier financent leur voyage. Comme l’Allemand a opté pour un plan de départ volontaire après 17 ans de service, il a reçu un bon pactole qui leur permet de financer leurs trois premières années de voyage. En parallèle, ils ont créé leur propre société d’informatique et travaillent un peu tous les jours à distance. Ils comptent vivre ainsi (de voyage et de travail à distance), pendant encore quelques années… Ils retourneront surement en Asie, car ils adorent l’Asie et sont loin d’avoir encore tout vu. Et qui sait, ils visiteront peut-être l’Amérique du Sud plus tard…ou pas.

Guatemala: Lívingston

Samedi 2 avril 2016. Trajet Flores-Rio Dulce-Lívingston.

A 8h50, notre bus « Maya de Oro » part enfin, avec 50 minutes de retard. Heureusement que nous sommes arrivés 1h à l’avance 😉 Après 4h de trajet, nous arrivons à Rio Dulce, où nous devons prendre un bateau (lancha) jusqu’à Lívingston. Pourquoi prendre le bateau ? Bien qu’elle ne soit pas une île, Lívingston n’est accessible qu’en bateau… Oui mais…la lancha collective ne part qu’à 14h30. OK, nous sommes donc bons pour attendre 1h30 à l’embarcadère. Il fait chauuuud ! Nous embarquons à l’heure sur la lancha et passons 1h30 à naviguer sur le Rio Dulce (fleuve) à travers des petites îles remplies d’oiseaux (pélicans, cormorans et autres), des nénuphars et un canyon. Sympa mais cela donne mal aux fesses ; et vu le lever matinal, les 2h d’attente à la station de bus, les 4h de bus et l’attente à l’embarcadère, nous étions surtout pressés d’arriver.

Le Rio Dulce et son fort

Le Rio Dulce et son fort

Le Rio Dulce

Le Rio Dulce

Rio Dulce: l'île aux oiseaux

Rio Dulce: l’île aux oiseaux

Rio Dulce: des cormorans

Rio Dulce: des cormorans

Rio Dulce: des pélicans

Rio Dulce: des pélicans

Rio Dulce

Rio Dulce

Rio Dulce

Le Rio Dulce et ses nénuphars

Arrivés à Lívingston, nous commençons à chercher un logement avec l’aide d’un rabatteur super gentil et pas du tout insistant (pas courant pour un rabatteur !). Après une grosse demi-heure de recherche en vain, nous tombons sur une pépite : un hôtel au calme, éloigné de la rue principale, avec vue sur la Mer des Caraïbes. Le prix que la propriétaire nous demande au départ est totalement hors-budget (56€). Après quelques instants de négociation, Mister J arrive à obtenir un prix de 20€…mais sans air conditionné. Parfait ! En plus, nous avons même un balcon à l’étage ! Par curiosité, nous regardons le prix sur Booking.com… Nous avons réussi à négocier la chambre 3 fois moins cher que sur internet. Champagne ! En plus, le fils de la propriétaire est venu nous dire que nous pouvions quand même utiliser l’air conditionné (pour le même prix) mais juste la nuit. Wouhouuuu. Il faut dire que le fait que nous soyons les seuls résidents de l’hôtel nous a beaucoup aidé à négocier !

Lívingston: notre hôtel

Lívingston: notre hôtel

Lívingston: notre hôtel

Lívingston: notre hôtel

Lívingston: notre hôtel

Lívingston: notre hôtel

Lívingston: vue depuis la terrasse de notre hôtel

Lívingston: vue depuis la terrasse de notre hôtel

Le soir, nous goûtons enfin à la nourriture garifuna, que nous n’avions pas pu goûter à Hopkins (au Belize) car les restaurants étaient fermés le WE de Pâques. Nous prenons chacun un « topado », un plat typique de Lívingston, qui consiste en une soupe de coco avec un poisson entier frit, des crevettes et un petit crabe (juste pour la goût). Trooop trop bon, surtout que nous en avons (déjà) un peu marre de l’éternel poulet, riz et haricots rouges.

Un tapado, plat typique de Lívingston. Oui, le sol de la terrasse penchait complètement ;)

Un tapado, plat typique de Lívingston. Oui, le sol de la terrasse penchait complètement ;)

 

Dimanche 3 avril 2016. Visite de Lívingston.

Lívingston se trouve le long de la Mer des Caraïbes mais il n’y a pas vraiment de plage (à part Playa Blanca à 45 minutes de bateau) et il est déconseillé d’y nager (pollution). Nous n’admirerons donc que la vue depuis notre super terrasse 😉

Vers 14h, nous partons rejoindre à sa casa la Néerlandaise rencontrée à Flores. Sa casa hébergeant le meilleur restaurant de la ville, nous ne pouvons nous empêcher de goûter au ceviche de crevettes : dés de tomates, crevettes cuites dans le citron et coriandre. Mmmm un délice ! Nous en ferons notre cantine pour les prochains jours…

Lívingston: deux ceviches aux crevettes

Lívingston: deux ceviches aux crevettes et une limonade naturelle (citron et eau)

Nous partons ensuite à la conquête de Lívingston pour prendre quelques photos typiques et espérer découvrir la culture garifuna de ces Guatémaltèques noirs.

Lívingston: la laverie

Lívingston: la laverie

Lívingston

Lívingston: une indienne

Lívingston

Lívingston

A vrai dire, quand nous avons débarqué ici hier, nous avons été un peu déçus de voir tant de bâtiments modernes tenus par des occidentaux, une route goudronnée, très peu de restaurants garifunas et assez peu de Noirs dans les rues. Nous pensions atterrir dans un endroit ressemblant à Hopkins (au Belize)… Les guides de voyage disent pourtant que c’est un endroit étonnant car habité par des Noirs guatémaltèques. Mais où sont-ils ? En tout cas, pas dans la rue principale… Nous poussons alors un peu plus loin, toujours sur la rue principale, mais là où les touristes ne s’aventurent pas trop. C’est alors que Paulo, un homme de 65 ans ressemblant à Bob Marley nous aborde en anglais. Il nous demande d’où nous venons et nous répond qu’il a vécu trois mois en Belgique (Flandre) et en Hollande, où il jouait de la musique et suivait des cours sur l’environnement à l’université après l’ouragan qui a touché Lívingston en 2004. Notre amie néerlandaise vérifie alors immédiatement la véracité de son récit en lui parlant en néerlandais… C’est bon, il dit la vérité, il comprend le néerlandais 😉 Il nous apprend aussi qu’il a étudié 4 ans à Chicago, où il a obtenu un master. Voilà pourquoi il parle si bien anglais. Il connaît apparemment 12 langues, dont l’espagnol bien sûr. Jamais nous n’aurions pu deviné que derrière ses apparences de Bob Marley se cachait un homme si cultivé et si intelligent… Il nous raconte alors que le vrai Lívingston, le Lívingston des Noirs, se trouve là où les touristes ne vont pas. Les groupes (de Français notamment) y vont parfois mais ne leur parlent pas. Il est content de voir qu’il y a parfois des gens ouverts comme nous qui lui parlent. Tout en restant très vigilants, nous le suivons car nous voulons vraiment voir où ils vivent et découvrir un petit peu leur histoire et leur culture.

Découverte du vrai Lívingston en compagnie de Paulo

Découverte du vrai Lívingston en compagnie de Paulo

Découverte du vrai Lívingston en compagnie de Paulo

Découverte du vrai Lívingston en compagnie de Paulo

Lívingston: les fameux tambours garifunas

Lívingston: les fameux tambours garifunas

Premièrement, contrairement à ce que disent les guides de voyage, ils ne sont pas des descendants d’esclaves noirs africains mais ont toujours vécus dans les Caraïbes. D’après Paulo, ils sont originaires de l’île de Saint-Vincent (à côté de la Barbade et près de la Martinique) et étaient là avant Christophe Colomb.

Deuxièmement, il nous apprend qu’il y a en fait une vraie ségrégation dans cette ville : les Noirs ont été chassés de l’autre côté de la colline par les Blancs, la plupart d’entre eux n’a pas de boulot, et l’école, détruite par l’ouragan en 2004, n’a toujours pas été reconstruite…

Le vrai Lívingston, celui des Noirs

Le vrai Lívingston, celui des Noirs

Lívingston: l'école détruite par un ouragan en 2004

Lívingston: l’école détruite par un ouragan en 2004. Toujours pas reconstruire par manque de matériaux venant des terres.

Lívingston

Le vrai Lívingston

Le vrai Lívingston, celui des Noirs

Le vrai Lívingston, celui des Noirs

Le vrai Lívingston, celui des Noirs

Le vrai Lívingston, celui des Noirs

Le vrai Lívingston, celui des Noirs

Le vrai Lívingston, celui des Noirs

De plus, ils ne sont pas autorisés à pêcher dans la partie de mer appartenant au Belize (sous peine de 8 ans de prison, confiscation du bateau, etc.) alors que les Béliziens viennent pêcher juste devant leur nez avec de gros filets qui tuent tout sur leur passage. Il est tout à fait conscient que dans une vingtaine d’années, il n’y aura plus assez de poissons mais personne ne l’écoute, personne ne semble s’inquiéter. « Regardez, ils sont là en train de se reposer, sans voir que les Béliziens leur piquent leurs poissons » nous dit-il.

Lívingston: pêcheurs béliziens

Lívingston: pêcheurs béliziens

Lívingston: pêcheurs béliziens

Lívingston: pêcheurs béliziens

Le vrai Lívingston, celui des Noirs

Comment font-ils alors pour survivre ? Bonne question, à laquelle il ne répond pas vraiment. Il marmonne quelque chose comme « il y a de l’argent qui vient de ceux qui ont émigré ». Lui nourrit tous les enfants du village (environ 400) grâce notamment aux dons qu’il récolte en offrant, par exemple, des petits tours de son village. Malheureusement, peu de gens sont prêts à venir s’aventurer de ce côté-là de Lívingston. Il nous raconte aussi qu’il nourrit même quelques indiens (pas d’Inde, hein !) mais que les gens de son village n’étaient pas d’accord avec cette décision. Il leur a alors expliqué qu’ils avaient besoin des indiens, qu’ils ne pouvaient pas les exclure. C’est d’ailleurs ces indiens qui leur ont apporté du feu pour cuisiner lors d’une sérieuse coupure de gaz. Il essaie aussi de leur faire comprendre qu’ils ont besoin des touristes plus que de n’importe qui d’autre. Tous les Blancs ne sont pas des gringos. Mais ils sont encore très fermés, et vu ce qu’ils vivent, cela se comprend tout à fait.

Lívingston: les enfants dansent sur une chanson composée par Paulo et qui traite du Chikungunya. Tous les enfants la connaissent. L'éducation en chanson, quel joli programme !

Lívingston: les enfants dansent sur une chanson composée par Paulo et qui traite du Chikungunya. Tous les enfants la connaissent. L’éducation en chanson, quel joli programme !

Lívingston: deux indiennes

Lívingston: deux indiennes

Nous terminons alors la visite dans un temple garifuna, où ils vénèrent leurs ancêtres et où les femmes dansent au son des tambours jusqu’à entrer en transe. Il nous explique aussi qu’ils pratiquent beaucoup de chamanisme mais pas de magie noir comme en Afrique. 

Lívingston: un temple

Lívingston: un temple

Lívingston

Lívingston

Lívingston: les meilleures patates au monde, selon Paulo

Lívingston: les meilleures patates au monde, selon Paulo

Nous sommes super contents de cette visite, d’avoir pu découvrir le vrai Lívingston, le Lívingston garifuna. C’est pour cela que nous sommes venus ici et nous ne sommes finalement pas déçus ! Cela mérite bien un petit verre 😉

Lívingston: la Gallo, une autre bière guatémaltèque

Lívingston: la Gallo, une autre bière guatémaltèque

Le soir, nous testons le tapado de la casa où la néerlandaise dort : encore meilleur de celui d’hier ! Il y avait même des petits calamars !! Chaque jour supplémentaire que nous passons avec elle, nous découvrons qu’elle a visité encore plus de pays que nous ne pensions (Grèce, Égypte, Alaska, Pérou). Nos discussions sur l’Asie du Sud-Est lui font penser qu’elle devrait ajouter le Cambodge et le Laos à sa liste. Nous lui conseillons d’aussi ajouter la Birmanie. Elle va d’ailleurs se renseigner pour savoir si aux Pays-Bas, elle a le droit de prendre un congé sabbatique. Nos récits lui font envie et, alors qu’elle avait un petit peu d’appréhension à voyager seule dans un pays moins développé comme le Guatemala, elle est maintenant persuadée qu’elle pourrait voyager comme cela quelques mois. Aaaah que nous sommes contents d’entendre cela !

Lívingston: un deuxième tapado

Lívingston: un deuxième tapado

 

Dimanche 4 avril 2016. Repos à Lívingston.

Il est maintenant l’heure de quitter la Néerlandaise définitivement car elle part au Belize… Cela n’est pas arrivé souvent jusqu’à présent (car les gens voyagent vite, très vite) mais c’est toujours bizarre de quitter quelqu’un avec qui nous avons échangé tant de discussions.

Nous reviendrons quand même manger à sa casa car non seulement la nourriture y est trop bonne mais en plus, la vue est très jolie.

Lívingston: une ceviche aux calamars

Lívingston: une ceviche aux calamars

Lívingston: une ceviche aux calamars

Lívingston: une ceviche aux calamars

Lívingston

Lívingston

Lívingston

Lívingston

Lívingston: le bateau aux pélicans

Lívingston: le bateau aux pélicans

Lívingston

Lívingston

Et si maintenant nous mettions le blog à jour… Depuis notre arrivée, c’est le premier endroit au Guatemala où internet fonctionne correctement, il faudrait en profiter…

Guatemala: Flores

Mercredi 30 mars 2016. Trajet de Tikal à Flores.

Un peu avant 11h, nous nous dirigeons vers le parking pour attraper le collectivo qui part normalement à cette heure-là pour Flores (selon le réceptionniste de l’hôtel). Nous n’avons aucun mal à le trouver, il nous avait vu arriver 😉 Comme d’habitude, nous attendons qu’il se remplisse pour partir. En attendant, nous suons des gouttes tellement il fait chaud 😉 Après une grosse heure et demi de trajet (car il s’arrête souvent pour déposer et prendre des gens), nous arrivons à la gare de bus de Santa Elena. Là, on nous dit qu’il faut descendre…Oui mais nous, nous n’avons pas payé les 30 Quetzales pour descendre à Santa Elena mais les 50 Quetzales pour aller jusqu’à Flores. Que se passe-t-il ? Essaient-t-ils de nous arnaquer ? Ils nous répondent qu’il faut maintenant prendre un tuk-tuk pour aller de Santa Elena à Flores. OK mais c’est inclus dans le prix alors ? Oui oui. Ouf, tout rentre dans l’ordre ! Sauf que le tuktuk de Santa Elena à Flores coûte 5 Quetzales par personne et non 20. On s’est donc fait un peu avoir (comme tout le monde), on ne nous y reprendra pas 😉

Flores est une presqu’île située au milieu d’un lac. Comme nous n’avions pas internet à Tikal, nous n’avons pas réservé de logements. Une première depuis Cuba. En effet, comme les villes mexicaines sont étendues et les logements très dispersés, nous réservions toujours la veille un logement. De même, nous réservions au Belize car l’offre de logements est assez limitée là-bas et certainement inférieure à la demande pendant les vacances de Pâques. Mais nous ne sommes pas du tout inquiets car Flores est toute petite et nos deux guides de voyage y proposent un large panel d’hébergements. Cela ne devrait pas être très compliqué, surtout que c’est normalement la saison basse. Après avoir visité deux logements dont les prix étaient sensiblement plus chers que ceux indiqués dans les guides, nous arrivons à l’auberge de jeunesse où Miss V espérait vraiment trouver une place. Bingo, il reste une chambre avec douche pour 160 Quetzales (soit 18€ et des patates). Le gérant est super sympa et l’auberge possède un chouette toit-terrasse (comme en Inde) avec vue sur le lac et plusieurs hamacs.

Flores

Flores: vue de notre toit-terrasse

Flores

Flores

Flores: vue de notre toit-terrasse

En fin d’après-midi, sur ce toit-terrasse, nous parlons brièvement avec un jeune Américain qui voyage seul au Guatemala et qui a déjà fait un voyage de 5 mois en Asie (Inde, Népal, Cambodge, Vietnam et Malaisie). Étonnant pour un Américain ! Il espère un jour pouvoir également visiter l’Indonésie et les Philippines. Nous passons ensuite toute la soirée à papoter avec une Néerlandaise d’une bonne quarantaine d’années, qui a également beaucoup voyagé (Canada, USA, Argentine, Nouvelle-Zélande, Chine, Tibet, etc.). Elle a même fait un voyage en Antarctique ! Par contre, elle n’a voyagé seule que dans des pays développés, excepté en Indonésie, qu’elle a visité seule pendant 3 mois juste après avoir été diplômée. A l’époque, cela l’avait vraiment stressée de voyager toute seule là-bas, de devoir se débrouiller pour prendre les transports en commun et pour trouver un logement. Voyager au Guatemala seule est donc un challenge pour elle mais tout se passe très bien 😉 Elle a bien grandi depuis, comme elle dit 😉 Mais notre discussion ne s’est pas limitée à nos voyages. Nous avons parlé pendant des heures de tout et de n’importe quoi : de sa poisse lors de certains vols en avion, des transits à éviter aux USA, des attentats terroristes, de la montée de l’extrême droite dans plus en plus de pays européens, de l’immigration qui serait la cause de tous nos problèmes, de nos incapables de politiciens, de nos députés européens qui votent contre le fromage au lait cru mais pour les pesticides, des lobbys, de nos démocraties qui n’en sont plus vraiment, de Donald Trump, etc etc. Mais que le monde est beau quand on voyage ! 😉

 

Jeudi 31 mars 2016. Repos à Flores.

Depuis notre arrivée au Vietnam (çàd il y a déjà 2 mois), nous avons accéléré le rythme de notre voyage et nous déplaçons plus souvent. Il est temps maintenant d’un petit peu ralentir la cadence car les trajets, ce n’est pas ce que nous affectionnons tout particulièrement et surtout, notre corps commence à nous dire STOOOP : Miss V n’a jamais eu mal au dos que deux fois dans sa vie et la deuxième fois s’était hier soir. Un vrai sac de nœuds dans ses muscles dorsaux. De plus, nous avons 3 jours d’avance sur le planning initial… Nous resterons donc un jour de plus à Flores et aujourd’hui, nous ferons…rien ! Et même en ne faisant rien, nous suons. Il fait 38°C à Flores, la chaleur est étouffante. A chaque pas, nous suons une goutte. D’ailleurs, c’est bien la première fois qu’à 23h, nous avons encore trop chaud dans la chambre…

Au fait, quel bonheur d’enfin manger du poisson! Cela change un peu de l’éternel « poulet, riz et haricots rouges » 😉

Flores: filet de poisson , purée et orangeade (du jus d'orange et de l'eau)

Flores: filet de poisson, purée et orangeade (du jus d’orange et de l’eau)

 

Vendredi 1 avril 2016. Visite de Flores.

Cela fait 6 mois jour pour jour que nous sommes partis mais nous ne sommes pas encore à la moitié de notre voyage. Et oui, nous partons 1 an et 2 semaines ; nous serons donc à la moitié dans une semaine 😉 Cette première moitié est passée à toute allure et nous verrons encore moins passé la deuxième… Que l’aventure continue !

 Aujourd’hui, nous ferons une petite visite de Flores. C’est une petite presqu’île, aux ruelles pavées et maisons colorées. Il n’y a pas grand chose à voir et à faire, à part visiter sa cathédrale et déambuler dans ses ruelles, et surtout se reposer au calme (mais au chaud).

Flores

Flores

Flores

Flores

Flores

Flores

Flores

Flores

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Flores, son Palais du Gouverneur et sa Cathédrale

Flores, son Palais du Gouverneur et sa Cathédrale

Flores

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Flores

Flores

Nous profiterons aussi de cette matinée pour aller acheter un nouveau short à Mister J. Le sien est maintenant troué (à un mauvais endroit) et est, de surcroît, beaucoup trop chaud. Par chance, dans le nouveau Mall à l’entrée de l’île, nous trouvons un petit magasin vendant des shorts, chemises, chaussures et sandales de randonnée. Les prix ne sont pas plus intéressants qu’en Belgique, ils sont identiques, mais Mister J a vraiment besoin d’un nouveau short !

La Néerlandaise est revenue de son séjour à Tikal. Nous avons donc à nouveau passé la soirée à parler de nos expériences de voyages et surtout de nos aventures respectives. Trop génial ! En même temps, il fait beaucoup trop chaud pour dormir ! Elle a encore plus voyagé qu’on ne le pensait (Équateur, Bolivie, Vietnam, Mongolie, Turquie, Norvège, Islande, etc.). Elle a même visité le Groenland, le Mali, le Burkina-Fasso et la Lybie.

Nous nous sommes fixés rendez-vous après-demain à notre prochaine destination, Lívingston, pour partager un poisson le long de l’eau au coucher de soleil…

Guatemala: Tikal

Lundi 28 mars 2016. Trajet de San Ignacio à Tikal.

Aujourd’hui, nous quittons déjà le Belize et commençons notre séjour au Guatemala. Que dire du Belize ? Nous avons apprécié notre séjour, qui s’est déroulé principalement dans des endroits peu touristiques. Nous n’avons pu nous rendre sur les îles très touristiques de Caye Caulker ou Ambergis à cause de la période de Pâques. Dommage car il y a apparemment beaucoup de choses à voir en faisant de la plongée ou du snorkeling : requins, tortues, raies manta, le Blue Hole… Cela fait de ce pays un immense aquarium à ciel ouvert. Mais comme ces îles sont extrêmement touristiques (particulièrement fréquentées par des touristes à gros budget), les logements, restaurants, activités sont démesurément chers, particulièrement pendant la période de Pâques. Du coup, ce côté-là ne nous fait pas regretter de ne pas y être allés. Nous étions bien mieux à Hopkins 😉 D’ailleurs, si nous avions pu rester plus longtemps à Hopkins, nous aurions aussi pu faire du snorkeling dans des zones moins touristiques et/ou nous promener dans un ou l’autre Parcs Nationaux.

Bref, revenons à nos moutons. Nous attendons le bus en direction de Benque Viejo, à la frontière du Guatemala. Nous passerons un bon moment à parler avec un vieux chauffeur de taxi qui nous explique que le tourisme n’est plus comme avant. Effectivement, le tourisme de masse se développe au Belize, mais n’enrichit que des complexes hôteliers et des transporteurs privés, dont la majorité des bénéfices quittent le Belize pour se rendre aux États-Unis ou en Europe… Voilà encore une bonne raison de voyager « routard ».

Finalement, après 1h d’attente, le bus n’arrivant toujours pas, un taxi BVO, càd partagé avec d’autres locaux et dont la plaque d’immatriculation mentionne ce fameux sigle BVO, nous propose de nous emmener pour 5$ par personne à la frontière, ce qui reviendra encore moins cher que le bus et beaucoup moins cher qu’un taxi privé. De plus, il nous déposera juste devant l’immigration alors que le bus nous aurait déposé dans le centre-ville et nous aurions ensuite dû marcher 1,5 kms jusqu’à la frontière.

Arrivés du côté guatémaltèque, nous cherchons un transport vers Tikal, le plus grand site maya du Guatemala. Comme le site est très touristique, une des Américaines rencontrées à Hopkins (au Belize) nous avait fortement conseillés de loger sur place, dans le Parc National, afin de pouvoir visiter le site dès son ouverture, avant l’invasion des groupes venant de Flores ou autre. Sur ses conseils, nous avons donc réservé à l’avance un hôtel sur place et devons donc trouver un moyen de transport pour nous y rendre. Les taxis/collectivos à la frontière nous demandant des tarifs exorbitants pour aller à Tikal, nous décidons de prendre un collectivo pour Flores, bien moins cher.

Nous sommes trois sur une petite banquette, il fait super chaud dès qu’il s’arrête, et le collectivo est plein à craquer. Pourquoi crie-t-il encore « Flores, Flores » alors que toute les places assises sont déjà prises ? Ah non, quand il n’y a plus de place, il y a encore de la place… Un petit tabouret par-ci pour la Señora ; certains locaux qui ne font qu’une toute petite partie du trajet se retrouvent même debout, tout tordus.

L’intendant du collectivo est très bizarre, il ne veut pas que nous descendions à un croisement avant Flores pour que nous attrapions ensuite un autre collectivo pour aller à Tikal. Il veut ABSOLUMENT qu’on aille jusqu’à Flores. Difficile d’argumenter car nous ne comprenons vraiment rien à ce qu’il nous dit (il parle dans sa barbe, même s’il n’en a pas). Est-ce pour notre bien ? Ou est-ce pour son propre intérêt ? Nous ne comprenons pas. Du coup, après 2h de trajet, contre son avis, nous décidons de descendre à la première station de bus, à Santa Elena, la ville jumelle de Flores (juste à côté de Flores). A notre avis, il voulait nous revendre à son cousin ou à son frère à Flores, qui possède un tuk-tuk… A oui, ici il y a des tuk-tuk pour aller de la gare de Santa Elena à Flores ou même à Tikal. En arrivant à la gare de Santa Helena, nous avons un peu l’impression d’être revenus en Inde, en plus propre et moins surpeuplé : tous ces tuk-tuk et tous ces minibus, ces toilettes qui puent, pas d’indication non plus. Bref, nous sommes un peu perdus et n’avons pas le courage de trouver un nouveau collectivo pour Tikal, négocier, attendre qu’il se remplisse, être serrés comme des sardines, dégouliner à chaque fois qu’il s’arrête pour déposer quelqu’un, etc etc.

Nous optons alors pour un taxi. Ce sera, certes, beaucoup plus cher mais plus rapide, plus confortable et plus frais. Le taximan est sympa mais conduit comme une patate et super vite. Du coup, quand un cochon traverse la rue, nous avons l’impression que nous venons de frôler la mort… Lui reste impassible. Il faut dire qu’ils sont très croyants et pratiquants ici. D’ailleurs, le chauffeur a écrit ceci au bic en grand sur le plafond de sa voiture : « Cristo pronto viene. Preparate. » (Le Christ vient bientôt. Prépare-toi). Dans le collectivo, il y avait un sticker « Dieu protège ce véhicule et ses passagers ». Ouf !

Bref, nous arrivons vers midi à Tikal, après 1h de taxi. Nous déposons nos sacs à l’hôtel et partons manger un morceau dans un petit resto local à la recherche de nourriture guatémaltèque… Nous nous retrouvons avec une carte qui ressemble fort à celle du Belize ou certaines peu fournies du Mexique. Mister J prend du poulet à la mexicaine. Miss V, sur les conseils de Mister J (non prend pas la même chose… essaie autre chose), prend un poulet à la plancha. Au final, le poulet à la mexicaine est un poulet à la plancha avec une sauce mexicaine (des légumes) 😉

Nous retournons ensuite à l’hôtel nous reposer. Notre hôtel s’appelant Jungle Lodge, il se trouve au milieu de la jungle. C’est chouette et calme. Nous avons même une petite terrasse face à la végétation. Dans le Parc National de Tikal, il y a peu de distractions mais cela nous ravit : pas de réseau gsm, pas de Wifi (cassé depuis des semaines…) mais une piscine pour se rafraichir un peu. Nous faisons le tour des quelques magasins de souvenirs pour trouver un nouveau chapeau à Mister J, qui a oublié le sien quelque part, probablement dans un bus entre Orange Walk et Hopkins… Espérons qu’il ravira un local! Ce magnifique chapeau acheté il y a bien 4 ans est « Made in France »…

Comment ça pas de distractions ? Nous avons tout de même le plus beau reportage animalier qui se déroule en direct juste devant nos yeux : des singes araignées (qui se pendent avec la queue), des singes hurleurs qui crient comme des gorilles, des piverts, des toucans, des pizotes, etc. Tous ces animaux viennent nous voir dans la jungle juste devant notre chambre… Du coup, on ne s’ennuie pas ici. C’est mieux que le gsm et internet, non ? 😉 Par contre, comment fait-on pour prévenir nos mamans que nous sommes bien arrivés ? Euuuh…bein, pas moyen 😉

Parc National de Tikal: deux piverts lors de leur rendez-vous quotidien devant notre chambre

Parc National de Tikal: deux piverts lors de leur rendez-vous quotidien devant notre chambre

Tikal: un singe araignée

Tikal: un singe araignée

Tikal: une sorte de dinde...

Tikal: une sorte de dinde…

Tikal: un toucan juste devant notre chambre

Tikal: un toucan juste devant notre chambre

Tikal

Tikal: un pizote

A la nuit tombée, c’est autre chose… Les animaux disparaissent pour laisser place aux insectes en tout genre : araignées, petits scorpions, sauterelles gigantesques, et d’autres bêbêtes préhistoriques dont nous ne connaissons pas le nom 😉 Difficile dans ces conditions d’aller se doucher tranquille dans les douches communes et surtout de sortir pour aller faire pipi pendant la nuit… Miss V est abonnée aux petits scorpions. Elle en avait déjà croisé deux sur son chemin en Indonésie 😉

A 22h, lorsque le générateur d’électricité s’éteint : plus de lumière, plus de ventilateur, plus de bruits humains, seuls subsistent les bruits de la jungle ! Génial, même si c’est un peu angoissant quand même 😉

 

Mardi 29 mars 2016. Visite des pyramides Tikal.

Nous nous réveillons à 5h30 pour profiter de la matinée à Tikal avant l’arrivée des groupes en provenance de Flores. En tout cas, il y a eu de la vie dans notre chambre pendant notre sommeil : 4 araignées (heureusement toutes petites) se baladent sur le sol, et des centaines de fourmis s’intéressent aux sandales de Miss V, mais pas à celles de Mister J, l’odeur peut-être… Comprenez-le comme vous le voulez… 😉

A 6h pétantes, nous entrons sur le site de Tikal et, à notre grand bonheur, il n’y a encore personne. Nous avons la jungle, les animaux et les ruines pour nous tout seuls. Quel bonheur !! Nous n’avons pas suivi l’avis de la réceptionniste qui nous a dit la veille « allez-y à 8h, c’est la meilleure heure pour y aller »… Archi faux ! Dès 8h, les touristes arrivent en minibus de Flores, c’est beaucoup moins calme, et il faut déjà chaud. Elle voulait juste nous vendre son petit-déjeuner, qui ne commence qu’à 7h.

Nous commençons par la Grand Place, qui comprend l’Acropole Centrale, l’Acropole Nord (avec sa centaine de bâtiments et ses nombreuses stèles), le Temple du Grand Jaguar et le Temple des Masques, au sommet duquel nous sommes montés. Wouhouuu, nous étions seuls au sommet !

Tikal: le Temple 1 ou Temple du Grand Jaguar

Tikal: le Temple 1 ou Temple du Grand Jaguar

Tikal: l'Acropole Centrale (à gauche) et la base du Temple du Grand Jaguar (à droite)

Tikal: l’Acropole Centrale (à gauche) et la base du Temple du Grand Jaguar (à droite)

Tikal: le Temple du Grand Jaguar et le Jeu de Pelote (devant)

Tikal: le Temple du Grand Jaguar et le Jeu de Pelote (devant)

Tikal: la Grand Place avec le Temple du Grand Jaguar (droite), l'Acropole Nord (centre) et le Temple des Masques (gauche)

Tikal: la Grand Place avec le Temple du Grand Jaguar (droite), l’Acropole Nord (centre) et le Temple des Masques (gauche)

Tikal: le Temple 1 ou le Temple du Grand Jaguar

Tikal: le Temple 1 ou le Temple du Grand Jaguar

Tikal: stèle de l'Acropole Nord

Tikal: stèle de l’Acropole Nord

Tikal: le Temple 2 ou Temple des Masques

Tikal: le Temple 2 ou Temple des Masques

Tikal: le Temple 2 ou Temple des Masques

Tikal: le Temple 2 ou Temple des Masques

Tikal: le Temple 2 ou Temple des Masques

Tikal: le Temple 2 ou Temple des Masques

Tikal: vue depuis le Temple des Masques

Tikal: vue sur la Grand Place depuis le Temple des Masques

Nous partons ensuite vers El Mundo Perdido (comme dans Indiana Jones), où nous découvrons la Place des Sept Temples, des singes hurleurs (à faire peur), les trois Jeux de Pelote côte à côte, le Sloping Panel Temple et la Grand Pyramide.

Tikal

Tikal: el Mundo Perdido. A cet instant précis, nous avons l’impression d’être dans un film ou dans un jeu vidéo…

Tikal: la Place des Sept Temples, un endroit important de la vie socio-politique

Tikal: la Place des Sept Temples, un endroit important de la vie socio-politique

Tikal: la Place des Sept Temples, un endroit important de la vie socio-politique

Tikal: la Place des Sept Temples, un endroit important de la vie socio-politique

Tikal: des singes hurleurs

Tikal: des singes hurleurs

Tikal: un singe hurleur qui hurle, c'est pas commode !

Tikal: un singe hurleur qui hurle, c’est pas commode !

Tikal: les trois Jeux de Pelotes (devant la Place des Sept Temples)

Tikal: les trois Jeux de Pelotes (devant la Place des Sept Temples)

Tikal: le Sloping Panel Temple, le deuxième plus large temple de Tikal et dont certaines caractétistiques architecturales rappellent Teotihuacan.

Tikal: le Sloping Panel Temple, le deuxième plus large temple de Tikal et dont certaines caractétistiques architecturales rappellent Teotihuacan.

Tikal: vue sur le Grande Pyramide depuis le Sloping Panel Temple

Tikal: vue sur le Grande Pyramide depuis le Sloping Panel Temple

Tikal: le Sloping Panel Temple, le deuxième plus large temple de Tikal et dont certaines caractétistiques architecturales rappellent Teotihuacan.

Tikal: le Sloping Panel Temple

Tikal: le Grande Pyramide

Tikal: le Grande Pyramide

Nous poursuivons ensuite vers le temple le plus élevé su site, le Temple à la Double Tête de Serpent. A notre grande surprise, nous sommes seuls au sommet et ce, pendant 15 bonnes minutes. Moment vraiment magique, avec cette vue sur la canopée et sur quelques sommets de temples. C’est à ce moment-là que Mister J décide de dégainer son gsm (allez avoir pourquoi). Il constate alors que là, perchés à 60m du sol, au beau milieu de nulle part dans la jungle, nous avons du réseau gsm ! Nous envoyons alors un message à nos mamans pour les prévenir que nous sommes bien arrivés 😉 Au sommet de ce temple, nous nous rendons aussi compte qu’au soleil, il fait déjà mourant de chaud. Heureusement que nous sommes la plupart du temps à l’ombre dans de la jungle 😉

Tikal: pour monter au sommet du Temple à la Double Tête de Serpent

Tikal: pour monter au sommet du Temple à la Double Tête de Serpent

Tikal: vue depuis le Temple à la Double Tête de Serpent

Tikal: vue depuis le Temple à la Double Tête de Serpent

Tikal: vue depuis le Temple à la Double Tête de Serpent

Tikal: vue depuis le Temple à la Double Tête de Serpent

Tikal: le Temple à la Double Tête de Serpent, totalement envahi par la végétation

Tikal: le Temple à la Double Tête de Serpent, totalement envahi par la végétation

Nous terminons notre visite par le Temple des Inscriptions, au sommet duquel figurent de nombreuses inscriptions mayas.

Tikal: le Temple 6 ou le Temple des Inscriptions

Tikal: le Temple 6 ou le Temple des Inscriptions

Tikal: le Temple des Inscriptions: remplies d'écritures mayas

Tikal: le Temple des Inscriptions: remplies d’écritures mayas

Tikal: l'autre face du Temple des Inscriptions

Tikal: l’autre face du Temple des Inscriptions

Tikal ne possède peut-être pas les plus belles pyramides que nous ayons vues (bien qu’elles soient impressionnantes quand même) mais c’est l’environnement dans lequel le site se trouve, la jungle, ainsi que l’immensité du site et le nombre de monuments qui nous ont vraiment charmés. Nous avons passé une matinée magique à parcourir le site, seuls au milieu de la jungle, de ses animaux et de ses temples fortement pentus et éparpillés un peu partout. Waouw, waouw et waouw ! Fabuleux ! Les mots nous manquent pour décrire ce que nous avons ressenti là-bas. Allez-y sans hésiter, mais tôt !!

Tikal et sa jungle

Tikal et sa jungle

Tikal et sa jungle

Tikal et sa jungle

Tikal et sa jungle

Tikal et sa jungle

Tikal: mais que regarde Mister J ? Réponse à la prochaine photo....

Tikal: mais que regarde Mister J ? Réponse à la prochaine photo….

Tikal et ses pizotes

Tikal et ses pizotes

Nous visiterons tout le site jusqu’à midi, heure à laquelle nous sommes rentrés profiter de la piscine, et se reposer un peu de cette superbe journée.

Le soir, nous mangeons à l’hôtel et le serveur est étonné de notre niveau d’espagnol ! Surtout que nous ne l’apprenons que depuis 6 semaines (enfin, Miss V a encore quelques restes de ses quelques cours suivis il y a 9 ans )… Et c’est vrai que nous nous rendons compte que nous nous améliorons de jour en jour. Nous arrivons même à entretenir une conversation de quelques petites minutes avec le serveur, qui était très impressionné que nous parlions autant de langues ! C’est sûr que comparé aux Américains qui ne parlent qu’anglais, ça détonne 😉

Pour ceux qui veulent apprendre l’espagnol, Mister J a une application géniale sur Iphone. Cela s’appelle MosaLingua. Elle coute 5€ et se base sur des fiches de mots ou de phrases à apprendre par cœur. L’application vous propose d’apprendre des fiches classées par niveau ou thème, puis d’auto-évaluer votre mémorisation : Parfait, Bon, Difficile. Et chaque jour, l’application vous propose de réviser des fiches, avec une fréquence plus ou moins importante suivant votre auto-évaluation, jusqu’à ce que la mémorisation soit évaluée « Parfaite ». Cette méthode d’apprentissage qui se base sur la répétition fonctionne super bien. Il y a aussi Duolinguo, qui est gratuite mais beaucoup moins efficace que MosaLingua.

Photos du Guatemala

Gallery

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Guatemala.

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Belize: San Ignacio et Xunantunich

Samedi 26 mars 2016. Trajet d’Hopkins à San Ignacio.

Malheureusement, nous devons déjà quitter Hopkins ! Nous voulions rester une ou deux nuits de plus, mais TOUT, absolument tout, est complet car un festival de musique se déroule ce soir de 19h à 7h du matin.

Nous appréhendons un peu notre voyage en bus après les déconvenues de la dernière fois. Aurons-nous une place assise dans le bus ? En plus, nous avons deux changements : un à Dangriga et un à Belmopan, la capitale. Devrons-nous trouver une place assise à trois reprises ? Combien de temps allons-nous devoir attendre dans chaque gare ? Mais ce sont normalement trois trajets d’1h, on pourra peut-être rester debout… Nous pensons arriver en milieu d’après midi…

Un bus passe nous prendre à 7h. Miss V prend la dernière place assise tandis que Mister J reste debout. Pour une fois, en plus des locaux, plusieurs touristes sont aussi dans le bus. Mamma mia, ça promet !

En réalité, nous avons eu une très bonne surprise : lors des deux changements de bus, les accompagnateurs nous font descendre aux jonctions de route pour prendre le bus suivant (qui était déjà là) car, à la gare, nous aurons beaucoup moins de chance de trouver une place assise. Bref, les connections se déroulent super bien (sans devoir attendre à la gare) et nous réussissons même à attraper un bus « EXPRESS ».  Nous arrivons donc à San Ignacio beaucoup plus tôt qu’espéré, à 10h ! Finalement, ils sont parfois efficaces les bus locaux 😉

A cette heure-là, il fait déjà chaud (35°C), la chaleur est vraiment étouffante. Après avoir marché 500m pour rejoindre la guesthouse, nous étions trempés !

San Ignacio

San Ignacio

San Ignacio: des Amish en ville. Nous en croisons aussi régulièrement dans les bus.

San Ignacio: des Amish en ville. Nous en croisons aussi régulièrement dans les bus ou le long de la route vendant des pastèques.

San Ignacio

San Ignacio

San Ignacio

San Ignacio

San Ignacio

San Ignacio. Joyeuse Pâques!

La guesthouse est chouette : nous avons une grande chambre climatisée et un coin cuisine à partager, nous sommes proche du centre-ville sans être dans le centre (donc moins bruyant) et avons deux supermarchés à quelques mètres pour faire nos courses pour le petit-déjeuner et le repas du soir.

San Ignacio: notre hôtel

 

Dimanche 27 mars 2016. Visite des pyramides de Xunantunich.

Pour « éviter » les grosse s chaleurs, nous décidons de partir tôt (à 7h) pour attraper un bus en direction des pyramides de Xunantunich, qui se trouvent à 10km de San Ignacio. Nous sommes dimanche et, de surcroît, le dimanche de Pâques. Il semble ne pas y avoir de bus toutes les 20 minutes comme indiqué dans les guides… Heureusement, nous sommes patients ; le bus arrivera finalement à 7h45 ! Le site ouvrant à 8h, nous sommes bien arrivés dans les premiers, comme prévu. Et heureusement, car au fil de la matinée, les températures sont passées de 22°C à 35°C et le site se remplit de plus en plus!

Xunantunich: le ferry pour accéder au site archéologique

Xunantunich: le ferry pour accéder au site archéologique

Xunantunich

Xunantunich et son point d’eau

Xunantunich: le ferry avance manuellement !

Xunantunich: le ferry avance manuellement !

La visite est sympathique ; nous visitons des ruines dans la jungle, sous le regard attentif de quelques singes. Mais contrairement aux autres sites que nous avons visités au Mexique et au Belize, ce site-ci n’est pas un « must-see » mais un « nice-to-see ». Le site étant petit, nous faisons le tour en deux petites heures et rentrons tôt afin de nous reposer pendant les grosses chaleurs.

Xunantunich: el Castillo

Xunantunich: el Castillo

Xunantunich: vue sur la canopée et le site depuis le Castillo

Xunantunich: vue sur la canopée et le site depuis le Castillo

Xunantunich: la face est du Castillo

Xunantunich: la face est du Castillo

Xunantunich: la face est du Castillo avec le Dieu de la Lune (langue) et Chaak, le Dieu de la pluie (visage)

Xunantunich: la face est du Castillo avec le Dieu de la Lune (langue) et Chaak, le Dieu de la pluie (visage)

Xunantunich: la face est du Castillo avec l'Arbre du Monde (grand visage) et Bacab (homme)

Xunantunich: la face est du Castillo avec l’Arbre du Monde (grand visage) et Bacab (homme)

Xunantunich

Xunantunich et ses singes

Xunantunich: le Shifting Palace

Xunantunich: le Shifting Palace

Xunantunich: vue sur le Castillo depuis le Shifting Palace

Xunantunich: vue sur le Castillo depuis le Shifting Palace

Xunantunich: des joueurs de pelote et leurs protections

Xunantunich: des joueurs de pelote et leurs protections

Xunantunich: des joueurs de pelote et leurs protections

Xunantunich: des joueurs de pelote et leurs protections

Avant de rentrer à l’hôtel, nous essayons de trouver un van pour passer la frontière du Guatemala demain. Mais nous essuyons des refus : « désolé, pas de tour demain ». Nous remarquons déjà des différences avec l’Asie. En Asie, rien n’est impossible. Vous ne vous entendrez jamais dire « ah non, il n’y a pas d’excursion pour Tikal demain ». Au pire, ils vous revendront à une autre compagnie. De même, s’il n’y a plus de place dans le bus, ils mettront des tabourets pour enfants dans le couloir. Que ce soit au Laos, au Cambodge ou au Vietnam, c’est une pratique courante. Alors qu’au Belize (ou à Cuba), s’il n’y a plus de place, il n’y a plus de place ! On est bon pour attendre le prochain bus et espérer arriver à monter dans les premiers.

Belize: Hopkins

Jeudi 24 mars 2016. Trajet Orange Walk-Belize City-Hopkins.

Nuit plutôt bonne cette fois grâce à nos boules Quies bien enfoncés dans nos oreilles 😉

A 7h, nous nous rendons à la gare de bus où nous étions arrivés deux jours plus tôt pour essayer d’attraper un bus pour Belize City. La veille, le gars de l’hôtel nous a confirmé que c’était bien à la même gare que nous devions prendre le bus. Mais après 30 minutes, comme aucun bus ne semblait partir pour Belize City, Mister J décide de se renseigner tant bien que mal auprès des locaux. Il y a en fait un autre terminal, temporaire depuis plusieurs années, d’où partent les bus pour Belize City. Pour une si petite ville, deux terminaux, c’est quand même fort !

Lorsque nous arrivons à ce fameux terminal temporaire, à 7h40, le bus avait déjà enclenché la marche-arrière pour s’en aller. Mais nous arrivons à « sauter » dans le bus, qui est plein. Le WE de Pâques approche et de nombreux béliziens voyagent pour se rendre dans leur famille ! Heureusement, nous trouvons chacun une place libre.

Après 1h30, nous arrivons à Belize city, où nous devons changer de bus. Belize City, l’ancienne capitale du Belize, est moche, pauvre et vraiment craignos ; les touristes la fuient et n’y passent généralement que pour changer de bus. Dès notre arrivée dans la gare, nous le ressentons : c’est vraiment glauque ! Nous faisons d’ailleurs très attention à nos affaires car il y a foule ! Nous sommes parqués derrière des grilles (comme en prison) qui comportent 6 portes ; des anciens school bus américains arrivent et repartent chargés à bloc. Comme il n’y a pas de guichet ni d’indication, un gars de la station nous indique la porte 2 pour Hopkins. Le bus devrait arriver dans 15 minutes, à 10h. Il y a déjà une foule bien dense ! En attendant, nous observons comment cela se passe aux autres portes : beaucoup de monde essaie de monter dans chacun des bus ; les gens courent, crient, se bousculent. Nous nous demandons comment nous allons pouvoir monter dans le bus. Nous parlons avec 2 autres touristes qui semblent inquiets et moins bien entrainés que nous. Mister J les rassure : il n’y a pas tant de monde que cela devant notre porte après tout, on devrait pouvoir tous monter. Notre bus arrive, la porte s’ouvre et la foule essaie de monter dans le bus par la porte de devant. Mister J, lui, se jette alors à l’arrière du bus. Par chance, la porte de secours est ouverte et des gens se pressent pour rentrer. Le temps de caser nos gros sacs à dos à l’arrière du bus, tous les sièges étaient déjà pris. Tant pis, nous ferons le trajet debout… Ah mais non, dans ce bus-ci, personne ne peut rester debout. Il faut une place assise ou alors on doit descendre. Et ce n’est pas comme en Inde, où l’accompagnateur fait lever les locaux pour que nous puissions nous asseoir (nous n’aimons pas cette pratique très gênante). Heureusement, un gars avec deux enfants se pousse et met ses enfants sur ses genoux. Miss V peut du coup s’asseoir. Mister J s’assoit par terre mais cela ne convient pas à l’intendant du bus. Du coup, le voisin de Miss V nous explique qu’il faut se serrer comme des sardines avant que le bus parte. Puis, on pourra rester debout ou assis par terre. Il se serre encore plus, Mister J prend la place de Miss V, qui s’assoit, elle, sur les genoux de Mister J. Ça passe (à 5 sur une banquette de 2 !!!) ; on peut enfin partir ! Nous apercevrons les deux autres touristes, qui, eux, n’ont pas pu monter dans le bus… Les pauvres ! Après 15 minutes, Mister J décide de se lever. Ah non, contrairement à ce que nous a dit notre voisin, nous ne pouvons pas nous mettre debout, surtout qu’il y a des contrôles de police en ce WE de Pâques. Oh my God ! Combien de temps allons nous tenir assis comme cela ? Notre trajet devrait durer dans le meilleur des cas 3h30 et, comme c’est un express pour une fois, il ne s’arrêtera quasiment pas. Heureusement, après 1h de trajet, des gens descendent du bus ; Miss V se précipite alors vers une des places libres avant que les gens qui montent dans le bus ne les prennent. Ouf, sauvés !

Mais presqu’arrivés à Hopkins, quelqu’un siffle dans le bus, d’autres tapent pour attirer l’attention de l’accompagnateur de bus… Mais pourquoi ? La porte arrière du bus s’est ouverte et un backpack noir est tombé. Mister J crie « On no, my backpack ! » et Miss V crie la meilleure des exclamations qu‘elle ait apprises à Dublin, « Jayyyzus !». Mister J essaie d’obtenir des infos pour savoir où est tombé le backpack… Il est plutôt loin, on ne le voit plus ; le temps d’arrêter le bus, on a bien fait 1 km ! L’accompagnateur du bus part à sa recherche et un automobiliste l’emmène jusqu’au lieu où le backpack est tombé. Là bas, des touristes qui suivaient le bus en voiture avaient vu le backpack tomber et l’avaient récupéré pour le ramener au bus. Et en réalité, il s’agissait du backpack de Miss V ! Mais plus de peur que de mal : seul le clip qui permet de répartir une partie du poids du sac sur ses hanches est cassé. Il reste la base de la fourche tandis que le réceptacle, lui, a totalement disparu, explosé.

Hopkins: après être tombé du bus qui roulait à vive allure, les 2 côtés du "clips" pour les hanches sont totalement cassés

Hopkins: après être tombé du bus qui roulait à vive allure, les 2 côtés du « clips » pour les hanches sont totalement cassés

Le bus nous dépose gentiment au bord de l’autoroute, à la jonction, à 7km d’Hopkins. Là, deux taxis attendent pour nous conduire au centre-ville. Nous voyant arriver, ils demandent au locaux d’attendre… Nous détestons cela. Mister J demande combien coûte le trajet. 5US$ par personne, répond le chauffeur. Par principe, on ne paie pas les taxis plus cher que 1$ du km ! Nous refusons catégoriquement et commençons à marcher en direction du centre-ville, sans avoir de plan B, juste l’espoir qu’il passe à côté de nous en nous proposant un prix plus bas. Il est 14h, le soleil tape fort et nous avons un sac cassé que Miss V ne peut pas porter bien longtemps avec tout le poids sur ses épaules. Nous ne nous voyons pas marcher 7 kms comme cela. Pourvu que le bluff fonctionne… Un premier taxi, complet, passe à toute vitesse. Mince, nous allons peut-être devoir nous débrouiller autrement…Mais pourquoi sommes-nous venus à Hopkins ? Pourquoi ne pas s’être dirigé vers le Guatemala plutôt ? Moment de doute après toutes les péripéties de ce matin… Le second taxi, par contre, s’arrête à notre hauteur pour nous proposer 6US$ pour deux. Bien que cela soit encore trop cher, nous acceptons, vraiment soulagés. La méthode du « je m’en fous, je vais marcher » fonctionne toujours !

Arrivés à Hopkins, nous sommes aux anges : un petit village (1800 habitants) au bord d’une plage ombragée grâce aux nombreux cocotiers qui courent tout le long de la plage ; pas de plage privée ; et plus de locaux que de touristes dans l’eau. En plus, notre guesthouse est à 100m de la plage. Nous oublions immédiatement nos déconvenues de ce matin ; nous allons passer du très bon temps ici.

Hopkins

Hopkins

Hopkins

Hopkins et le drapeau du Belize

Hopkins

Hopkins

Hopkins

Hopkins

Hopkins: les femmes jouent aux cartes

Hopkins: les femmes jouent aux cartes

Hopkins: notre lodge

Hopkins: notre lodge

Hopkins

Hopkins et sa magnifique plage

Et pas d’inquiétude pour le sac de Miss V, elle a rapidement trouvé un système D : en utilisant ses deux gros mousquetons d’escalade pour fermer la ceinture. Ce n’est pas optimal mais cela la dépannera le temps de retrouver un clip de cette dimension. Cela ne sera pas chose facile…

Hopkins: le système D de Miss V. Y a plus qu'à serrer...

Hopkins: le système D de Miss V. Y a plus qu’à serrer ou à n’utiliser qu’un des mousquetons…

Ici, nous rencontrons les vrais Béliziens, notamment les enfants qui nous approchent et nous assaillent parfois de questions. Un jeune garçon nous montre les milliers de coquillages qu’il a pêché le matin même. Cela se résume à 10 coquillage (qui ressemblent à nos pignons sablais) dans une bouteille d’eau mais lui, il a l’impression d’en avoir attrapé une centaine 😉 Et il secoue la bouteille dans tous les sens. Pauvre pignons ! 😉

Hopkins et ses enfants

Hopkins et ses enfants

Ici, nous découvrons aussi l’anglais créole. Exemple : « Good morning » se dit « Gud mownin ». Nous sommes incapables de les comprendre quand ils parlent entre eux. Heureusement, quand ils nous parlent, ils utilisent l’anglais mais avec un accent pas toujours facile à comprendre. Par ailleurs, ce sont surtout des noirs-africains qui vivent à Hopkins.

Nous rencontrons aussi deux « routardes » québécoises et un Singapourien d’origine indienne vivant à Vancouver et qui n’est autre que le propriétaire du Lodge. Nous papoterons le reste de l’après midi sur la plage à échanger nos expériences avec ces trois personnes. Le Singapourien-Indien-Canadien a un business au Belize, un au Canada, un en Australie, un en Malaisie et un en Chine. Il parle anglais, hindi, malais et chinois. Un vrai businessman mais super sympa et vraiment cool. Le business coule dans son sang, dit-il. Il était venu au Belize en vacances pour quelques semaines et n’est jamais retourné à Vancouver. Il a acheté une maison à Hopkins, l’a transformée en Lodge et a développé son business ici. Cela fait 10 mois. Mais il se rend compte qu’il a beaucoup trop de business à gérer ; il veut vendre son Lodge à Hopkins et retourner à Vancouver.

Hopkins

Hopkins

 

Vendredi 25 mars 2016. Plage à Hopkins

Après une bonne nuit de sommeil bien reposante, nous prenons le petit-déjeuner sur la terrasse avec un seul planning pour la journée : PLAGE. Nous rêvons de repos, de baignade et de lecture depuis quelques jours. C’est le moment, c’est l’instant !

Hopkins: à notre lodge, après le petit-déjeuner. La vie est belle...

Hopkins: à notre lodge, après le petit-déjeuner. La vie est belle…

Une belle mer bleue, une plage propre, du soleil, une brise, pleins de cocotiers, quelques chiens, des oiseaux (pélicans, goélands, etc.) et des locaux tout autour de nous, que demander de plus ? Après notre déception à Tulum, cela nous réconcilie avec la plage, la vraie plage locale !

Hopkins

Par un beau matin à Hopkins…

Hopkins

Hopkins et ses enfants

Hopkins

Hopkins

Hopkins

Hopkins et ses enfants

Hopkins

Hopkins et ses oiseaux

Hopkins

Hopkins et ses oiseaux

Après quelques instants de repos sur la plage, est survenue une explosion. Une attaque terroriste ? Nooon, des américains qui voulaient faire griller du pain dans le four au gaz de leur bungalow… Ils ont allumé le gaz dans le four, sans allumer le feu, et avaient aussi de l’eau en train de bouillir sur la gazinière. Quand l’Américain a ouvert la porte du four après une bonne demi-heure, le gaz s’est enflammé (grâce à la gazinière) et a explosé. Plus de peur que de mal ; il était en état de choc mais n’a perdu que les poils d’une de ses avant-jambes et a gagné une brûlure superficielle ! Sa copine, elle, sursautant, a fait valsé sa tasse de café, qui s’est écrasée par terre. Ah c’était donc ça, le bruit de verre cassé 😉

L’après-midi, nous papotons avec deux de ces américains, la mère et la fille. Nous apprenons, à notre grande surprise, qu’elles aiment voyager comme des routardes : parler aux locaux, prendre les transports en commun, vivre local, manger local. Pour des Américains, ce n’est pas commun. La fille a fait du volontariat en tant qu’institutrice pendant 2 ans dans un coin reculé de Namibie et sa maman est venue la rejoindre pendant 1 mois comme volontaire également. Elles ont trouvé cela génial. Nous supposons que c’est ce qui leur a donné le goût de voyager comme des routardes. L’année passée, la fille, qui a par ailleurs notre âge, a voyagé toute seule au Nicaragua et a beaucoup apprécié ce pays. Sa maman, elle, aimerait voyager en Asie et nous a posé plein de questions. Toutefois, depuis 6 ans, elle est maman d’accueil d’un petit garçon de 9 ans et doit donc reporter ses grands projets de voyage en Asie à plus tard. Voilà des américains vraiment atypiques : ils détestent les complexes hôteliers et veulent voyager par eux-mêmes ! Rare, mais intelligent (sauf pour le gaz). Enfin, le gaz, ce n’était elles ; c’était le copain de la fille, qui n’est pas habitué au gaz 😉

Tiens, le Jeudi Saint, ils l’appellent logiquement « Holy Thursday », mais savez-vous comment ils appellent le Vendredi Saint? Le « Good Friday »! Et ce jour-là, pas facile de trouver un restaurant ouvert…

Hopkins

Belize: Orange Walk et Lamanai

Mardi 22 mars 2016. Trajet Tulum-Chetumal-Orange Walk.

Comme tous les jours depuis 5 mois et demi, nous nous levons avec enthousiasme… avant d’apprendre que Bruxelles a été touchée, à son tour, par des attaques terroristes. Après les attentats de Paris, nous étions persuadés (en espérant avoir tort) que cela arriverait à Bruxelles pendant notre tour du monde et cela est malheureusement arrivé. Sentiment étrange car nous rencontrons tellement de gentilles personnes dans tous les pays traversés et découvrons en même temps que l’Homme est capable de faire de si belles et grandes choses : le Taj Mahal, la grotte aux milles bouddhas et toutes ces pagodes d’or en Birmanie, les temples d’Angkor, les pyramides mexicaines…Drôle de monde. Mais qu’est-ce qu’il est beau !

Aujourd’hui, nous quittons le Mexique pour le Belize. Après 4h de bus ADO, nous arrivons à Chetumal, qui se trouve tout près de la frontière avec le Belize. Là, nous prenons un taxi qui nous emmène à la gare de bus de seconde-classe en partance pour le Belize. Par seconde-classe, entendez « vieux school bus américain qui retrouve une deuxième vie au Belize ». Même Miss V, et ses petites jambes, a les genoux qui rentrent dans le siège de devant. Et bien sûr, comme d’habitude, nous nous sommes retrouvés à l’arrière du bus. Pourquoi changer une équipe qui gagne ?! 😉 Mais le pire dans tout cela fut la musique, que le conducteur mettait à fond la caisse. Heureusement, Miss V a toujours des boules Quies dans son sac à dos. Quant à Mister J, il s’est mis des bouts de mouchoirs en papier dans les oreilles. Aaaah ça, nous voulons voyager comme les locaux, eh bien voilà ! Trêve de plaisanterie, ces vieux school bus américains sont les seuls bus allant jusqu’au Belize. Enfin ce n’est pas tout à fait vrai : il existe un seul bus ADO (la compagnie avec laquelle nous avons voyagé au Mexique) qui va jusqu’au Belize mais il part à minuit. Hum, pas vraiment envie de faire ce trajet de nuit et arriver au Belize alors qu’il fait encore noir. Quant au passage de la frontière, il s’est très bien passé. Nous l’avons passée dans les temps et avons pu remonter dans le même bus. Sinon, il faut attendre le bus suivant 😉

Orange Walk: les vieux "school bus" américains, les seuls transports publics du Belize

Les vieux « school bus » américains, les seuls transports publics du Belize

A peine avons nous passé la frontière, que 3 différences avec le Mexique nous sautent aux yeux : le Belize est sans aucun doute plus pauvre et moins développé que le Mexique, la palette de couleur de peau des Béliziens va de nord-africain à blanc-européen, et les Béliziens parlent anglais (et espagnol). A vrai dire, le Belize nous fait plus penser à Cuba qu’à son voisin le Mexique.

Après 3h dans ce vieux school bus américain qui nous défoncent les genoux et les oreilles et qui s’arrête à tous les coins de rues pour embarquer des passagers, nous arrivons enfin au terminus : Orange Walk. Une autre différence nous frappe : la plupart des restaurants d’Orange Walk sont des restaurants chinois (y compris d’Hong-Kong et de Taiwan) alors que nous n’en avons quasiment pas vus au Mexique ! Les Chinois ne viennent pas jusqu’ici normalement, c’est trop loin.

Après un rapide tour du centre-ville, nous en venons à la conclusion que la ville n’a vraiment aucun charme mais elle est en fait un bon point de base pour visiter les pyramides de Lamanai (voir plus bas).

Orange Walk: une des deux gares de bus

Orange Walk: une des deux gares de bus

Orange Walk: la tour de l'horloge

Orange Walk: la tour de l’horloge

Orange Walk

Orange Walk

En arrivant à notre hostel, le gérant, en apprenant notre nationalité, nous dit qu’il a une mauvaise nouvelle pour nous… Heureusement pour lui, nous étions déjà au courant des attentats. Même ici, il en a entendu parlé. L’hostel ne fait pas rêvé du tout mais pour les routards, c’est le seul hôtel « abordable » de la ville. Et à vrai dire, il parait un peu désert. Le Belize n’étant pas du tout touristique, l’offre de logement est assez limitée (sauf à quelques endroits prisés par les Américains).

L’hostel n’est pas top mais le gérant est sympa. Sa maman, encore plus : elle nous réserve l’excursion pour les pyramides de Lamanai et nous explique où se trouve le supermarché et les restaurants. Sur le trajet jusqu’au supermarché, plusieurs personnes nous sortent un « Good evening ». Trop sympa ! Ils nous regardent drôlement, surement parce qu’ils n’ont pas l’habitude de voir des touristes, mais ont l’air en fait très gentils.

Le Belize ne paraît peut-être pas touristique mais, à notre grande (et mauvaise) surprise, l’île de Caye Caulker et sa voisine Ambergis le sont. Nous savions qu’en hiver, les Américains et Canadiens passaient leurs vacances sur la côte mexicaine et dans les Caraïbes mais nous pensions qu’ils allaient juste sur les îles bien connues des Caraïbes, pas sur les îles du Belize. Grrr. Et pour couronner le tout, ce sont les vacances de Pâques et plus précisément le Spring Break pour les Américains. Les jeunes étudiants américains (et autres) viennent donc faire la fête jusqu’à pas d’heure ce WE à Caye Caulker. Impossible donc de trouver un logement à un prix décent pour ce WE. Grrr. Nous avons eu une lueur d’espoir en regardant sur AirBnb mais Mister J s’était en fait trompé dans les dates : il était en train de nous réserver un logement pour le mois d’avril. Heureusement qu’il s’en est rendu compte juste avant de payer 😉 Nous devons donc passer cette étape et ne savons pas encore ce que nous allons faire. Soit nous remplaçons Caye Caulker par une autre destination au Belize (mais n’avons encore rien trouvé qui nous tentait), soit nous écourtons tout simplement notre séjour au Belize et passons plus tôt que prévu au Guatemala…

Orange Walk: Belikin, la bonne bière du Belize

Orange Walk: Belikin, la bonne bière du Belize

Orange Walk: du poulet à la sauce "grainez de potiron" et du riz coco. Ca change un peu du continuel "poulet, riz et haricot".

Orange Walk: du poulet à la sauce « grainez de potiron » et du riz coco. Ca change un peu du continuel « poulet, riz et haricot ».

 

Mercredi 23 mars 2016. Excursions aux pyramides de Lamanai.

Pas facile de se lever pour une excursion quand la nuit fut mouvementée… Mais que s’est-il encore passé ? Cela faisait bien longtemps que nous n’avions plus été dérangé dans notre sommeil mais cette fois-ci, les facteurs étaient multiples : les camions qui passent le long de la grande route, les voitures qui klaxonnent à toute heure, des gens qui se garent sur un parking en face laissant les portes ouvertes de leurs voitures pour écouter de la musique à fond jusqu’à 2h du matin, et enfin trois papys béliziens qui parlent dans le couloir devant notre porte à 5h30 du matin. Après une telle nuit, nous n’avons pas le courage de nous lever à 7h pour le petit-déjeuner. Nous retardons notre réveil d’1h et mangeons des bananes et des biscuits. Cette heure supplémentaire fut bien utile ; nous sommes presqu’en forme pour l’excursion !

Deux mexicains et un finlandais résidant à notre hôtel ont également réservé l’excursion aux pyramides de Lamanai. Dans le mini van qui nous conduit à l’embarcadère, nous faisons rapidement connaissance. Le Finlandais a voyagé 6 mois en Afrique l’année passée et a 1 mois pour visiter le Mexique et le Belize. Quant au Mexicain, il a déjà visité 20 pays, dont la Colombie qu’il affectionne tout particulièrement. La Colombie doit vraiment avoir quelque chose de particulier car tous ceux que nous croisons et qui y sont allés ont été plus que ravis. Et quand il travaillait pour Audi, il s’est rendu sur le site de Bruxelles.

Tout au long de la balade en bateau sur la New River menant à Lamanai, notre guide bélizien nous montre la faune de cette rivière : un bébé crocodile, des singes, des oiseaux, des petites chauve-souris, une tortue. Il nous explique aussi les diverses activités existants le long de cette rivière : pêcheurs, sucrerie, barges à sucre, rhumerie et l’énigmatique communauté des Amish qui habite le long de cette rivière.

The New River entre Orange Walk et Lamanai

The New River entre Orange Walk et Lamanai

The New River entre Orange Walk et Lamanai

The New River entre Orange Walk et Lamanai

The New River : une sucrerie

The New River : une sucrerie

The New River: des barges à sucre

The New River: des barges à sucre

The New River: une rhumerie. Oui, il existe du rhum bélizien.

The New River: une rhumerie. Oui, il existe du rhum bélizien.

The New River: Mr le singe noir

The New River: Mr l’acrobate

The New River: Mr le singe noir

The New River: Mr le singe noir

The New River: un cactus serpent

The New River: un cactus serpent

The New River: les oiseaux Jésus Christ, les oiseaux qui marchent sur l'eau

The New River: les oiseaux « Jésus Christ », les oiseaux qui marchent sur l’eau

The New River: des pêcheurs béliziens

The New River: des pêcheurs béliziens

The New River: ici vivent des Amish

The New River: ici vivent des Amish

The New River: Mme la Tortue

The New River: Mme la Tortue

Après 2h de navigation, nous arrivons enfin à Lamanai. Après un rapide lunch local (poulet, riz et haricots rouges, coleslaw, banane plantin frite), nous commençons la visite du site archéologique de Lamanai.

Le site de Lamanai est resté actif sans discontinuité jusque dans les années 1800. Comment se fait-il que ce site maya soit resté sur pied aussi longtemps alors que les autres sites (au Belize, Mexique, Honduras, Guatemala, Salvador) ont été abandonnés bien plus tôt ? Grâce à la proximité de l’eau. Contrairement aux autres sites mayas, ils avaient bien assez d’eau pour boire et irriguer leur culture. Qu’est-ce qui a mis fin à leur règne alors ? L’invasion des Espagnols puis des Anglais. Est-ce à cause de l’invasion que les temples ont été abîmés ? Non, ça c’est Mère Nature ! Les oiseaux et autres animaux laissent des graines par ci par là et comme le Belize a un climat idéal (soleil tous les jours et de temps en temps de la pluie), les arbres poussent comme des petits pains, réduisant les temples en tas de cailloux en moins de 2 siècles !

Lamanai: après la rivière, il y a un le lac

Lamanai: après la rivière, il y a un le lac. Un atout précieux.

Le site de Lamanai se trouvant dans une forêt tropicale, le guide nous explique également la flore de cette jungle et les plantes médicinales utilisées par les Mayas. Par ailleurs, nous apercevrons quelques singes hurleurs, que nous entendrons tout au long de la visite.

Lamanai et sa forêt tropicale

Lamanai et sa forêt tropicale

Lamanai: ceci se mange...

Lamanai: cette baie se mange. Certains l’ont testé…

Lamanai: les aiguilles de cet arbre étaient utilisées dans la médecine maya. Mal utilisées, elles font immédiatement monter la fièvre.

Lamanai: les aiguilles de cet arbre étaient utilisées dans la médecine maya. Mal utilisées, elles font immédiatement monter la fièvre.

Lamanai: au Belize, ils appellent cela "the grandpa's balls" car elles poussent par deux et sont toujours tombantes ;)

Lamanai: au Belize, ils appellent cela « the grandpa’s balls » car elles poussent par deux et sont toujours tombantes ;)

Lamanai

Lamanai et sa forêt

Lamanai: et une racine pour déboucher les sinus. Nous avons testé, ça fonctionne !

Lamanai: et une racine pour déboucher les sinus. Nous avons testé, ça fonctionne !

Lamanai: chuuut, c'est l'heure de la sieste !

Lamanai: chuuut, c’est l’heure de la sieste !

Lamanai: sieste collective, que nous avons un petit peu interrompue...

Lamanai: sieste collective, que nous avons un petit peu interrompue…

Lamanai

Lamanai: qui a osé me réveiller?

Arrivés à la première pyramide (Mask Pyramid), nous découvrons deux beaux et grands visages sculptés. Nous sommes sous le charme ! Le guide nous explique alors que les Mayas ne détruisaient jamais les pyramides mais lorsqu’un nouveau dirigeant arrivait au pouvoir, il arrivait fréquemment qu’il construise une nouvelle pyramide sur l’ancienne. Cette première pyramide est en fait le résultat de 4 pyramides construites l’une sur l’autre par couche. Les masques ont d’ailleurs été recouverts par la dernière pyramide mais ont été dégagés depuis.

Lamanai: the Mask Temple

Lamanai: the Mask Temple

Lamanai: the Mask Temple. Cette pyramide est en fait le résultat de 4 pyramides fabriquées l'une sur l'autre. Voyez-vous les différentes couches ? Au moins deux, de pierres différentes.

Lamanai: the Mask Temple. Cette pyramide est en fait le résultat de 4 pyramides fabriquées l’une sur l’autre. Voyez-vous les différentes couches ? Au moins deux, de pierres différentes.

Lamanai: the Mask Temple

Lamanai: masque de gauche

Lamanai: masque de droite

Lamanai: masque de droite

Alors que nous avions vu le plus grand Jeu de Pelote à Chichén Itzà, nous découvrons ici le plus petit Jeu de Pelote. Mais la balle était toujours aussi lourde.

Lamanai: le plus petit Jeu de Pelote

Lamanai: le plus petit Jeu de Pelote

Nous nous rendons ensuite à la Grande Pyramide, d’où la vue depuis le sommet sur la canopée et la rivière est magnifique !

Lamanai: le Grand Temple

Lamanai: le Grand Temple

Lamanai: vue sur la canopée depuis le Grand Temple

Lamanai: vue sur la canopée depuis le Grand Temple

Lamanai: vue sur la New River depuis le Grand Temple

Lamanai: vue sur la New River depuis le Grand Temple

Lamanai: au sommet du Grand Temple

Lamanai: au sommet du Grand Temple

Le guide nous montre ensuite un lit maya en…pierres. Ils y posaient des feuilles de bananiers séchées et une peau de jaguar pour le rendre plus confortable.

Lamanai: un lit

Lamanai: un lit

Lamanai: ustensiles de cuisine

Lamanai: ustensiles de cuisine

Nous terminons la visite par le Temple du Jaguar, sur lequel deux têtes de jaguars sont représentées.

Lamanai: le Temple du Jaguar

Lamanai: le Temple du Jaguar

Lamanai: le Temple du Jaguar

Lamanai: le Temple du Jaguar

Lamanai: une des deux têtes de jaguar (Temple du Jaguar)

Lamanai: une des deux têtes de jaguar (Temple du Jaguar)

Après 1h30 de navigation sur la New River, où nous voyons des Amish vendre du poisson sur une barque, nous sommes de retour à Orange Walk.

The New River: deux Amish vendant du poisson

The New River: deux Amish vendant du poisson

Les méandres de la New River

Les méandres de la New River

C’est maintenant le moment de choisir notre prochaine destination… Et ce n’est pas facile du tout : entre la déception que nous avons connue à Tulum qui est rempli d’Américains pour Pâques, l’image de Caye Caulker rempli de Spring Breakers, et Booking.com qui n’affiche plus aucune disponibilité sur certaines destinations… Après mures réflexions (pendant des heures à lire les guides et chercher des avis sur internet) et sur les conseils des deux Mexicains et du Finlandais rencontrés ce matin, nous optons pour cette destination : Hopkins, plus au sud, le long de la mer et normalement plus calme que Caye Caulker. Wouhouuu, nous avons hâte de découvrir cet outsider de notre itinéraire…

Photos du Belize

Gallery

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Belize.

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Mexique: Tulum

Samedi 19 mars 2016. Trajet de Valladolid à Tulum.

Après 2 petites heures de bus, nous voilà déjà à Tulum. Nous logeons en centre-ville car les hôtels le long de la côte sont soit complets soit hors-budget. Nous avons bien passé 1h la veille à essayer de trouver un hôtel abordable et nous sommes finalement rabattu sur ce qui ressemble à un motel le long de la grande route principale. Il n’a vraiment aucun charme de l’extérieur (cela fait plus prison qu’autre chose) mais la chambre est grande, neuve et côté « jardin ». Mais qu’on se le dise, il est quand même beaucoup trooop cher pour ce que c’est !

Petite surprise en arrivant à l’hôtel : il y a 1h de plus à Tulum ! Heureusement que le PC et le smartphone se mettent automatiquement à jour…

Nous faisons un rapide tour du centre-ville, qui n’a vraiment aucun charme, et atterrissons finalement dans un chouette restaurant presqu’en face de notre hôtel, dont nous ferons notre cantine.

Et devinez quoi ? Le supermarché se trouve aussi juste à côté de l’hôtel ! Bananes, pommes, avocats, tomates, thon, tout ce qu’il nous faut pour le petit-déjeuner et le repas du soir.

 

Dimanche 20 mars 2016. Plage de Tulum.

Comme nous logeons non pas le long de la plage mais dans le centre-ville, nous empruntons les vélos tout pourris de l’hôtel pour aller à la plage, située théoriquement à 3,5 kms. Mais grosse déception : ce qui aurait dû être une matinée plage s’est transformée en matinée vélo. Pas la moindre plage publique à l’horizon ; que des hôtels La plage est à 100m de la route. Mais en l’espace d’une heure de route, nous n’apercevons la mer que l’espace d’1 minute, cachée par tous ces hôtels clôturés qui en empêchent l’accès. Tulum serait-il en proie à devenir le nouveau Cancun ? Pour être honnête, nous ne nous attendions pas du tout à cela ! Après 10kms de pédalage acharnés, en vain et sur des vélos horribles, nous décidons de rebrousser chemin et de nous arrêter à l’endroit où nous avions entre-aperçu la mer. Il n’y a visiblement pas d’autre plage publique… Pourquoi ne s’est-on pas arrêtés là en y passant la première fois ? Car la plage est toute petite et l’eau remplie d’algues rouges ! Pas folichon du tout. Traversant cette petite plage publique, nous décidons de continuer plus loin à pied par la plage en direction des hôtels, et nous installons finalement sur un coin de sable entre deux hôtels, juste le temps de se baigner pour se rafraîchir. Pour nous, ce n’est pas ce que nous appelons une plage paradisiaque : certes l’eau est magnifique mais les hôtels sont vraiment moches et courent sur des kilomètres, ils s’approprient chacun un coin de plage, il n’y a plus un seul cocotier. Et ils transforment la plage qui devrait être gratuite en quelque chose qui se consomme. Nous n’avons rien contre les plages privées, et nous en bénéficions parfois pour un transat ou un coin d’ombre. Mais lorsque sur des km la plage est inaccessible à ceux qui ne font pas partie des hôtels, et particulièrement aux locaux, cela devient superficiel et oppressant.

Tulum: la plage devant des kms d'hôtels et restaurants pour touristes

Tulum: la plage devant des kms d’hôtels et restaurants pour touristes (que nous ne prendrons pas en photos)

Tulum: l'île aux pélicans

Tulum: l’île aux pélicans

Tulum: Mister J se rafraîchit

Tulum: Mister J se rafraîchit

Tulum: si seulement nos projets IT s'appelaient comme cela...

Tulum: si seulement nos projets IT s’appelaient comme cela…

Demain, nous irons visiter les ruines mayas de Tulum et espérons que les plages de ce côté-là seront plus agréables et moins bétonnées…

 

Lundi 21 mars 2016. Visite des ruines mayas de Tulum et plage.

Ce matin, nous enfourchons à nouveau des vélos de l’hôtel (un peu moins pourris cette fois) et partons en direction des ruines de Tulum. En chemin, nous tombons sur une jolie petite crique dont la barrière est entre-ouverte. Des barrières, toujours des barrières. Nous nous y glisserons le temps d’une séance photos.

Tulum: petite crique près des ruines

Tulum: petite crique près des ruines mayas

Tulum: du côté des ruines

Tulum: petite crique près des ruines

Tulum: appelez-moi Captain J !

Tulum: appelez-moi Captain J !

Tulum

Tulum: petite crique près des ruines

Alors que jusqu’à présent nous étions bien tranquilles au Mexique, mais nous avons trouvé le Disneyland mexicain : les ruines de Tulum ! Cela grouille d’Américains et autres touristes partout. Et parfois, dans des tenues totalement inappropriées. Au secouuuurs ! Et cela commence dès le « ticket office » où il faut bien sûr faire la queue/file pendant au moins un quart d’heure… OK ce n’est pas tellement comparé aux parcs d’attractions européens mais c’est une première pour nous lors de notre voyage !

Les ruines mayas de Tulum: qui a jamais eu l'idée de visiter des ruines dans cette tenue??

Qui a jamais eu l’idée de visiter des ruines dans cette tenue (en slip de bain) ??

Le seul intérêt que nous ayons trouvé à ces ruines mayas est ce petit temple avec la mer turquoise en arrière-plan, quelques explications sur l’organisation de la ville au temps des mayas ainsi que sur leurs dieux. Le reste n’arrive pas à la cheville des autres sites archéologiques mayas. Honnêtement, nous aurions pu le passer !

Les ruines mayas de Tulum: certains dieux mayas

Les ruines mayas de Tulum: certains dieux mayas

Les ruines mayas de Tulum

Les ruines mayas de Tulum

Les ruines mayas de Tulum

Les ruines mayas de Tulum

Les ruines mayas de Tulum

Les ruines mayas de Tulum: celui-ci est considéré comme le plus beau bâtiment du site. Etrangement ou pas, il a toujours été penché.

Les ruines mayas de Tulum

Les ruines mayas de Tulum

Les ruines mayas de Tulum

Alors, c’est qui le plus beau ?

Les ruines mayas de Tulum

Les ruines mayas de Tulum: une des 4 entrées des remparts

Les ruines mayas de Tulum

Les ruines mayas de Tulum

Les ruines mayas de Tulum: la petite cenote

Les ruines mayas de Tulum: la petite cenote

Nous décidons ensuite de nous rendre à la plage publique du Parc National de Tulum, non loin des ruines. La plage est moins bétonnée et plus agréable que du côté des plages privées mais, à nouveau, beaucoup de mooonde ! Bein oui, c’est là seule vraie plage publique digne de ce nom ; elle recueille donc tous les locaux et les touristes qui logent en centre-ville. Bref, Tulum manque totalement de charme et est devenue trèèès touristique. A passer ! Franchement, c’est le premier séjour à la plage que nous regrettons. Mais bon, cela nous a permis de mettre à jour le blog puisque nous ne restions pas très longtemps à la plage 😉