Vietnam: Hué

Samedi 30 janvier 2016. Trajet de Hôi An à Hué.

Pour ce petit trajet de 3h, nous n’avons pas été regardant vis à vis de la compagnie de bus. Bien mal nous a pris.

Le pick-up devait se faire entre 7h30 et 8h mais il se fera à 8h30 ; ça donne le ton. A peine descendu du minibus chargé du pick-up, il repart chercher d’autre personnes. Vers 8h40, tout le monde est prêt à partir mais pas de bus à l’horizon ! On nous compte et re-compte, et on nous prend nos billets. On sent que, dans l’agence, ça s’active. Cela n’a jamais été bon signe mais c’est toujours amusant de voir, que même si tout le monde à réservé son billet de bus au moins la veille, ils semblent découvrir le matin même qu’ils doivent nous emmener quelque part. Finalement, la moitié du groupe embarque dans un minibus et part dans la foulée. Nous, sans vraiment savoir pourquoi, on nous demande d’attendre avec 6 autres personnes… cela sent l’organisation.

Vers 9h, le gérant de l’agence de voyage nous dit nous installer à notre aise dans l’agence car le bus n’arrivera qu’à 10h. Whaaat ? Mister J sent l’entourloupe et pense qu’il n’y a pas de bus et qu’on partira plutôt en début d’après midi, le temps qu’ils en trouvent un. Nous papotons avec les autres et on se dit que ceux partis en minibus 1h plus tôt ont vraiment eu de la chance !

A 10h, on nous dit que le bus arrivera finalement à 11h, heure à laquelle nous aurions dû arriver. A 11h, on nous dit qu’il faut encore attendre 30 minutes ; à 11h30, 20 minutes ; à 12h, 15 minutes ; à 12h15, 10 minutes… Finalement, le bus arrivera à 12h30.

C’est rageant mais que faire ? Que répondre à « Sorry, sorry, bus is coming, I’m sure now ! » ? Si on s’énerve, ou si on leur met le nez dans leur caca, ils risquent de perdre la face et on n’obtiendra plus rien d’eux. « Don’t be sorry, be professional ! » pense Mister J.  « Don’t be sorry, be ashamed ! » pense Miss V.

Heureusement, c’est un vrai bus (pas un minibus) avec trois colonnes de sièges complètement inclinables ; parfait pour faire une bonne grosse sieste pendant ce trajet de 3h. Nous avons peut-être attendu 5h ce foutu bus mais, au moins, nous avons hérité d’un super bus. Du coup, nous oublions très vite les tracas du matin. Après 30 minutes de trajet, le bus fait un court arrêt à Danang pour faire descendre certains passagers vietnamiens. Et là qui voyons-nous monter dans le bus ? Tous ceux qui étaient partis le matin dans le minibus ! Ils n’ont en fait pas été plus chanceux que nous, que du contraire ! Ils ont dû attendre 4h en périphérie d’une grande ville qu’ils ne connaissaient pas. Ils semblaient encore plus dégoûtés que nous.

Nous arrivons finalement à 15h20 à Hué. Alors que la dame de l’agence de voyage nous avait juré que le bus nous déposerait dans le centre ville, celui-ci nous dépose en dehors de la ville (comme souvent). Malgré (ou à cause) des conducteurs de minibus et de taxi très oppressants qui demandent des tarifs exorbitants, nous marchons les 3 kms nous séparant de notre hôtel ! L’hôtel est vraiment super : le personnel est très gentil et très accueillant, tout est très propre.

Le soir, nous goutons les spécialités de Hué dans un restaurant assez chic mais pas trop cher et où le personnel est très sympathique. La journée a peut-être mal commencé mais le vent a fini par tourner et elle s’est terminée sur les chapeaux de roue. Tout est bien qui finit bien…

Hué: salade de pamplemousse

Hué: salade de pamplemousse (chair de pamplemousse, dés de porc, mini crevettes, carottes râpées, etc.)

Hué: rouleaux de de porc à la citronnelle

Hué: rouleaux de de porc à la citronnelle

Hué: crêpes de riz

Hué: crêpes de riz

Hué: soupe de nouilles au boeuf

Hué: soupe de nouilles au boeuf

 

Dimanche 31 janvier 2016. Visite de la Cité Impériale de Hué.

Après une bonne petite grasse matinée pour nous remettre de notre journée de la veille, nous partons à la conquête de la Cité Impériale d’Hué. Hué a été le théâtre d’affrontements pendant la guerre du Vietnam du 31 janvier au 3 mars 1968. C’est une des batailles les plus longues et le plus sanglantes de la guerre. Et cela se ressent lorsqu’on visite la cité Impériale d’Hué qui a été presque été entièrement détruite pendant cette bataille. C’est d’ailleurs à Hué et pendant cette bataille que se déroule la troisième partie du film Full Metal Jacket de Stanley Kubrick.

Hué: avion miltaire vietnamien

Hué: avion miltaire vietnamien

Hué: avion de la US Navy

Hué: avion de la US Navy

 

La Cité Impériale est heureusement en partie reconstruite. Cela nous laisse imaginer la beauté et le dynamisme des lieux au temps où les empereurs y vivaient encore et ce jusqu’en 1945 ! Effectivement, cette visite nous a permis d’en apprendre un peu plus sur la dynastie des Empereurs Nguyen : ils avaient parfois une centaine de femmes classées selon 9 niveaux de hiérarchie, autant de concubines ; des mandarins, des eunuques, des élites et des gardes en mission secrète à leur service ; et cette dynastie d’empereurs a régné sur le Vietnam jusqu’en 1945. Dingue!

Citadelle de Hué: la Tour du Drapeau

Citadelle de Hué: la Tour du Drapeau

Hué: une des portes de la Citadelle

Hué: une des portes de la Citadelle

La Citadelle de Hué: la Porte du Midi

La Citadelle de Hué: la Porte du Midi

La Citadelle de Hué: le Palais du Trône (avant)

La Citadelle de Hué: le Palais du Trône

La Citadelle de Hué: le Palais du Trône (avant)

La Citadelle de Hué: le Palais du Trône

La Citadelle de Hué: le Hall des Mandarins

La Citadelle de Hué: le Hall des Mandarins

La Citadelle de Hué: la Cité Pourpre Interdite

La Citadelle de Hué: la Cité Pourpre Interdite

La Citadelle de Hué: le Temple Hung Tô Mieu

La Citadelle de Hué: le Temple Hung Tô Mieu

La Citadelle de Hué: Porte menant au Temple Hung Tô Mieu

La Citadelle de Hué: Porte menant au Temple Hung Tô Mieu

La Citadelle de Hué: le Temple Hung Tô Mieu

La Citadelle de Hué: le Temple Hung Tô Mieu

La Citadelle de Hué: le Temple du Culte des Empereurs Nguyen

La Citadelle de Hué: le Temple du Culte des Empereurs Nguyen

La Citadelle de Hué: le Temple du Culte des Empereurs Nguyen

La Citadelle de Hué: le Temple du Culte des Empereurs Nguyen

La Citadelle de Hué: le Pavillon des Splendeurs

La Citadelle de Hué: le Pavillon des Splendeurs

La Citadelle de Hué: Porte menant au le Temple du Culte des Empereurs Nguyen

La Citadelle de Hué: Porte menant au le Temple du Culte des Empereurs Nguyen

La Citadelle de Hué:  vue du1er étage de la Porte du Midi

La Citadelle de Hué: vue du1er étage de la Porte du Midi

La Citadelle de Hué: 1er étage de la Porte du Midi

La Citadelle de Hué: 1er étage de la Porte du Midi

La Citadelle de Hué: la Porte de sortie

La Citadelle de Hué: la Porte de sortie

Demain soir, nous partirons déjà pour Hanoi avec un bus de nuit ! Et la journée, nous visiterons les Tombeaux, qui se trouvent le long de la Rivière des Parfums.

Hué: la Rivière des Parfums

Hué: la Rivière des Parfums

Hué: la Rivière des Parfums

Hué: la Rivière des Parfums

 

Lundi 1er février. Visite des Tombeaux Impériaux et bus de nuit.

Cela fait tout juste 4 mois que nous sommes sur les routes d’Asie et il ne nous reste que 10 jours avant de passer en Amérique Latine. Ce moment nous paraissait si loi au départ ; nous y sommes déjà. Et pour fêter cela, nous avons eu droit à de la pluie toute la journée. Ce n’était pas la drache nationale belge, mais c’était quand même pas mal. Surtout que nous avions décidé de visiter les Tombeaux Impériaux en scooter. Ce n’est pas la pluie qui arrêtera deux petits Belges ! Heureusement quand même que nous sommes partis tôt, lorsqu’il n’y avait qu’un petit crachin car au retour nous étions trempés.

En tant que touriste à scooter, nous nous sommes faits abordés par des femmes, elles-mêmes à scooter qui ont à peu près toutes le même discours. Elles commencent à nous demander où on va, et comme par hasard, elles prennent la même route que nous, pour rejoindre leur village qui vit de l’agriculture et de l’artisanat. Il ne faudrait pas rater cela, donc elles nous invitent à les suivre. Bien entendu, il faut refuser poliment, sinon au mieux, elles vont vous demander de l’argent pour vous avoir montré le chemin. Au pire, elles vous conduiront dans un endroit pas du tout authentique où vous serez vivement invités à acheter des choses.

Pour en revenir à la visite des Tombeaux de la Dynastie Nguyen, elle vraiment la peine. Non seulement les tombeaux sont beaux et impressionnants mais cela permet également de découvrir la campagne vietnamienne avec ses rizières, les femmes qui plantent le riz et les hommes qui labourent même s’il pleut. Nous avons visité 3 tombeaux : celui de Minh Mang, le plus bucolique ; celui de Khai Dinh, le plus impressionnant ; et celui de Tu Duc, le plus ancien.

Hué: les rizières sur la route des Tombeaux Impériaux

Hué: les rizières sur la route des Tombeaux Impériaux

Hué: le Tombeau de Minh Mang

Le Tombeau de Minh Mang: première porte

Le Tombeau de Minh Mang: le Porte de la Vertu éclairée

Le Tombeau de Minh Mang: le Porte de la Vertu éclairée

Le Tombeau de Minh Mang: le Temple du Culte du Roi

Le Tombeau de Minh Mang: le Temple du Culte du Roi

Le Tombeau de Minh Mang: le Temple du Culte du Roi

Le Tombeau de Minh Mang: le Temple du Culte du Roi

Le Tombeau de Minh Mang: le Pavillon de la Lumière

Le Tombeau de Minh Mang: le Pavillon de la Lumière

Hué: le Tombeau de Minh Mang

Hué: allée menant au Tombeau de Minh Mang

Le Tombeau de Minh Mang: le tombeau à proprement dit se trouve derrière cette porte et ce rempart mais il n'est pas ouvert au public

Le Tombeau de Minh Mang: le tombeau à proprement dit se trouve derrière cette porte et ce rempart mais il n’est pas ouvert au public

Hué: le Tombeau de Khai Dinh

Hué: le Tombeau de Khai Dinh

Le Tombeau de Khai Dinh: la Cour d'Honneur avec ses satues de mandarins, chevaux et éléphants

Le Tombeau de Khai Dinh: la Cour d’Honneur avec ses satues de mandarins, chevaux et éléphants

Le Tombeau de Khai Dinh: la Cour d'Honneur

Le Tombeau de Khai Dinh: la Cour d’Honneur

Hué: le Temple et Tombeau de Khai Dinh

Hué: le Temple et Tombeau de Khai Dinh

Hué: le Temple et Tombeau de Khai Dinh

Hué: le Temple et Tombeau de Khai Dinh

Hué: le Tombeau de Khai Dinh et ses mosaïques

Hué: le Tombeau de Khai Dinh et ses mosaïques

Hué: le Tombeau de Tu Duc

Hué: site du Tombeau de Tu Duc

Le Tombeau de Tu Duc: le Palais de la Modestie

Le Tombeau de Tu Duc: le Palais de la Modestie

Le Tombeau de Tu Duc: Cour contenant le THéâtre Impérial

Le Tombeau de Tu Duc: Cour contenant le Théâtre Impérial

Le Tombeau de Tu Duc: Cour contenant le THéâtre Impérial

Le Tombeau de Tu Duc: Cour contenant le Théâtre Impérial

Le Tombeau de Tu Duc: le Temple de la reine-mère

Le Tombeau de Tu Duc: le Temple de la reine-mère

Le Tombeau de Tu Duc: petites statues de soldats et mandarins (pour ne pas vexés l'empereur, qui était de petite taille)

Le Tombeau de Tu Duc: petites statues de soldats et mandarins (pour ne pas vexer l’empereur, qui était de petite taille)

Le Tombeau de Tu Duc: le Pavillon de la Modestie

Le Tombeau de Tu Duc: le Pavillon de la Modestie

Le Tombeau de Tu Duc: grande arche en terre cuite menant au tombeau

Le Tombeau de Tu Duc: grande arche en terre cuite menant au tombeau

Le Tombeau de Tu Duc: paravent traditionnel pour que les mauvais esprits s'y cognent

Le Tombeau de Tu Duc: paravent traditionnel pour que les mauvais esprits s’y cognent

Le Tombeau de Tu Duc: paravent traditionnel pour que les mauvais esprits s'y cognent

Le Tombeau de Tu Duc: paravent traditionnel pour que les mauvais esprits s’y cognent

Après l’effort (et la pluie), le réconfort : deux bonnes pizzas à deux pas de notre hôtel dans un restaurant italo-vietnamien. Encore une fois, la patronne est vraiment gentille. Et les pizzas vraiment bonnes : fine pâte croustillante, bien garnie et sans sauce tomate en boîte ! Que demander de plus ? Apparemment, son mari a appris à faire les pizzas en Italie.

La Canadienne avec qui nous avions passé Noël au Laos n’avait pas aimé Hué et nous avait plutôt conseillé Dalat. Mais comme Hué est conseillé dans nos 2 guides de voyage et que les Calaisiens rencontrés en Birmanie avaient approuvé notre itinéraire au Vietnam, nous nous sommes quand même rendus à Hué. Certes, la ville moderne construite tout autour de la Citadelle est moche, remplie de scooters et bruyante; mais la visite de la Cité Impériale et surtout des Tombeaux Impériaux vaut vraiment la peine. En plus, nous avons rencontré des vietnamiens vraiment charmants à Hué : aussi bien les gérants de notre hôtel et les serveuses du restaurant chic où nous allions le soir que la patronne du resto italo-vietnamien ou encore la petite vendeuse de pâtisserie à la noix de coco. Bref, nous ne regrettons aucunement cette étape !

Hué: pâtisserie à la noix de coco

Hué: pâtisserie à la noix de coco

 

Ce soir, nous prenons un bus de nuit pour Hanoi, la capitale. A cause des vacances du Têt, les bus de la compagnie que nous avions choisie était complet. Nous nous sommes alors adressés à notre hôtel. Les bus de la compagnie avec qui ils travaillent d’habitude étaient aussi complets mais ils allaient faire appel à une autre compagnie pas trop mauvaise… Espérons qu’on ne doive pas attendre le bus pendant 5h…

Vietnam: Hôi An

Jeudi 28 janvier 2016. Vol de Hô Chi Minh Ville à Hôi An et petit tour de la ville.

Lever très matinal à 5h15 pour prendre le bus local pour l’aéroport. Dans le bus local, on paie 5 000 Dongs (20 centimes d’€) par personne et par bagage. Cela nous a coûté 20 000 Dongs (80 centimes), bien loin des 160 000 Dong (7€) demandés par les hôtels et agences de voyage pour un taxi. Le confort n’est pas le même mais le bus est climatisé et on ne peut pas vraiment se tromper car les Vietnamiens, vous voyant avec vos gros sacs, veillent à ce que vous montiez dans le bon bus pour l’aéroport 😉

Nous prenons l’avion pour Hôi An (au centre du Vietnam) car les trains sont complets depuis 1 mois à cause des vacances du Têt (le Nouvel An vietnamien). Hé oui, on choisit encore bien notre moment. D’ailleurs, l’aéroport est plein de vietnamiens qui partent visiter leur famille, et le check-in s’éternise car ils voyagent avec valises, cartons, caisses, frigo box, peluches géantes. C’est assez amusant à voir.

A l’embarquement, nous retrouvons Jin A, une Coréenne brièvement rencontrée à Cu Chi et qui se rend, comme nous, à Hôi An. L’occasion de papoter un petit peu. Nous rencontrons régulièrement des Coréens qui sont toujours super sympas ; cela nous donne envie de visiter leur pays.

Le vol ne dure que 1h15. L’aéroport ne se trouve pas à Hôi An mais à Danang, à 35kms au nord de Hôi An. De là, nous comptions prendre le bus. Mais Jin A nous propose de partager son taxi qu’elle avait réservé à l’avance via son hôtel. Elle refuse toutefois de partager le prix de la course, on ne paiera que le « pourboire » demandé par le chauffeur pour le surplus de personnes (3 au lieu d’une), soit 50 000 Dongs (2,5€). Elle est vraiment trooop gentille.

A midi, avec la Coréenne, nous décidons de manger, au marché, la spécialité culinaire d’Hôi An : le Cau Lac (du bouillon, des nouilles, des tranches de porc, du soja, des crackers, de la salade, de la menthe et du citron). Pas mauvais mais sans plus. La Coréenne nous a dit qu’elle essaiera dans un vrai restaurant pour comparer. Mister J pense que si la spécialité culinaire est restée locale, c’est qu’il y a une raison ! 😉

Hoi An: food market

Hoi An: food market

Hoi An: un Cao Lac (du bouillon, des nouilles, des tranches de porc, du soja, des crackers, de la salade, de la menthe et du citron)

Hoi An: un Cao Lac

Nous faisons ensuite un petit tour au marché. Toujours aussi intéressant.

Hoi An: le marché

Hoi An: le marché. Mmmmh de la viande…

Hoi An: le marché

Hoi An: le marché

Hoi An: des ramboutans (ou litchis chevelus)

Hoi An: des ramboutans (ou litchis chevelus)

Hoi An: des pommes d'eau

Hoi An: des pommes d’eau

Nous faisons ensuite ensemble le tour de la ville. Après un bon jus de canne à sucre et après avoir vu le fameux pont japonais, nous décidons de rentrer tôt car la nuit fut courte et nous sommes fatigués. Jin A a, elle, beaucoup d’énergie et va continuer la visite. Il lui reste 2 jours de vacances avant de reprendre son travail. Elle est prof d’anglais et ce sont les vacances d’hiver en Corée.

Hoi An: la rivière Thu Bon

Hoi An: la rivière Thu Bon

Hoi An

Hoi An et ses chapeaux pointus

Hoi An: le Temple Triêu Châu

Hoi An: le Temple Triêu Châu

Hoi An: le Temple Triêu Châu

Hoi An: le Temple Triêu Châu

Hoi An: poissons sèchant dans la rue

Hoi An: poissons sèchant dans la rue

Hoi An: sculpture sur racines de bambou

Hoi An: sculpture sur racines de bambou

Hoi An: en attente d'un jus de canne à sucre

Hoi An: en attente d’un jus de canne à sucre

Hoi An: le pont japonais

Hoi An: le pont japonais

 

Vendredi 29 janvier 2016. Visite de Hôi An, ses vieux temples et maisons.

Hôi An est décrite dans les guides de voyage comme la plus charmante petite ville du Vietnam. Elle est effectivement très jolie mais remplie de touristes, de scooters et de magasins pour touristes. C’est vraiment Disneyland. Dommage car elle a beaucoup de charme : Hôi An étant autrefois un ancien port très fréquenté, elle a reçu (et conservé) des influences françaises, chinoises et japonaises. Elle possède ainsi de superbes vieux temples chinois, de vieilles maisons en bois mêlant parfois les styles chinois, japonais et vietnamiens, un joli quartier colonial français et un beau pont japonais. 

Hoi An

Hoi An

Hoi An

Hoi An

Hoi An: des chapeaux pointus, en veux-tu? En voilà!

Hoi An: des chapeaux pointus, en veux-tu? En voilà!

Hoi An: cérémonie de bénédiction de sa voiture

Hoi An: cérémonie de bénédiction de sa voiture

Hoi An: la quartier colonial français et ses arcades

Hoi An: la quartier colonial français et ses arcades

Hoi An: la quartier colonial français et ses arcades

Hoi An: la quartier colonial français et ses arcades

Hoi An: le Temple Hai Nam

Hoi An: le Temple Hai Nam

Hoi An: un temple

Hoi An: un temple

Hoi An: le Temple Quan Công

Hoi An: le Temple Quan Công

Hoi An

Hoi An

Hoi An: le Temple Phuc Kiên

Hoi An: le Temple Phuc Kiên

Hoi An: le Temple Phuc Kiên

Hoi An: le Temple Phuc Kiên

Hoi An: le Temple Phuc Kiên

Hoi An: le Temple Phuc Kiên

Hoi An

Hoi An

Hoi An

Hoi An

Hoi An

Hoi An

Hoi An: vue de la porte arrière de la maison Tân Ky

Hoi An: la maison Tân Ky

Hoi An: la maison Phùng Hu'ng

Hoi An: la maison Phùng Hu’ng

Hoi An: la maison-chapelle de la famille Tràn

Hoi An: la maison-chapelle de la famille Tràn

 

Le soir, Hôi An devient magique, féérique avec toutes ces loupiotes allumées.

Hoi An by night

Hoi An by night

Hoi An by night

Le pont japonais by night

Hoi An by night

 

Malgré le charme de la ville, nous décidons de partir dès le lendemain pour Hué car le côté touristique nous lasse beaucoup, nous avons déjà fait le tour de toute la ville et il ne fait pas assez chaud pour profiter des plages avoisinantes. Mais ne nous faîtes pas dire ce que nous n’avons pas dit: Hôi An vaut la coup, il faut aller! Mais pas trop longtemps 😉 Deux petits jours suffisent amplement.

Vietnam: Hô Chi Minh Ville

Dimanche 24 janvier 2016. Trajet de Phnom Penh (Cambodge) à Hô Chi Minh Ville.

Le trajet en bus s’est très bien passé : le chauffeur conduisait bien, ne s’arrêtait pas toutes les trente minutes, l’accompagnateur était bien organisé, les horaires respectés et, pour une fois, nous avons été déposés en centre-ville à quelques mètres du quartier des routards. Seul point négatif : le bus était infesté de moustiques 😉 Heureusement, nous sommes toujours bien équipés d’anti-moustique. Et Mister J a dû en tuer une bonne trentaine pendant le trajet, ça occupe et défoule 😉

Le passage de la frontière vietnamienne est assez drôle : l’accompagnateur tient absolument à collecter tous les passeports et les donner lui-même au contrôle de l’immigration. L’officier les vérifie un par un et les rend au chauffeur du bus sans s’assurer que le détenteur du passeport est bien la personne qui passe la frontière. Bizarre. Mais c’est le même traitement pour toutes les compagnies de bus…

Arrivés à Ho Chi Minh City, la ville nous semble chouette. C’est une grande ville asiatique qui semble assez développée et qui nous rappelle Bangkok. Comparé à Phnom Penh que nous venons de quitter, Saigon nous plaît tout de suite beaucoup plus. Nous trouvons un logement à prix correct (12$) dans le quartier des routards, sympa et au calme de l’agitation de cette ville et de ces karaokés. Seul inconvénient : notre chambre est au 5ème étage, sans ascenseur. Du coup, c’est bon pour nos mollets 😉

Ho Chi Minh Ville: notre quartier

Ho Chi Minh Ville: notre quartier

Ho Chi Minh Ville: notre quartier

Ho Chi Minh Ville: notre quartier

Ho Chi Minh Ville

Ho Chi Minh Ville

Nous passons l’après-midi dans un chouette resto presqu’en face de notre guesthouse à écrire et mettre à jour notre blog car nous avons beaucoup de retard…

Ho Chi Minh Ville: une bonne bière Saigon pour commencer notre séjour au Vietnam.

Ho Chi Minh Ville: une bonne bière Saigon pour commencer notre séjour au Vietnam.

 

Lundi 25 janvier 2016. Visite de Hô Chi Minh Ville (ex-Saigon).

Comme le disait si bien Robin Williams dans le film du même nom, « Good moooooorning Vietnaaaaaam » !! Après une bonne nuit de sommeil et un bon muesli aux fruits et au yaourt, nous partons à la conquête de la ville. A pied, comme toujours, malgré les sollicitations des nombreux tuk-tuk. Enfin, nous commençons d’abord par chercher à obtenir des billets de train pour notre prochaine destination au centre du Vietnam. Manque de bol, ce sont les vacances du Têt (le Nouvel An vietnamien), donc tous les trains sont complets jusqu’au 7 février. Avant et après la fête du Têt, ce n’est pas quelques jours à l’avance mais un mois à l’avance qu’il faut réserver ses billets de train. Nous avons vraiment l’art de visiter les pays asiatiques pendant les fêtes : la Golden Week en Chine, Diwali (la Fête des Lumières) en Inde, Dad’s day (l’anniversaire du roi) en Thaïlande et maintenant la fête du Têt au Vietnam 😉 Le bus alors ? Euuuh non, pas pour nous, le trajet durant 20h. Pas grave, un billet d’avion n’étant pas beaucoup plus cher que le train, nous optons pour cette solution. Et pour le deuxième trajet de nuit que nous voulions faire en train jusqu’à Hanoï, la capitale, nous prendrons le bus.

Nous arrivons à 11h00 à la cathédrale, construite par les Français. Les briques, le pavage, tout est là ; le temps d’un instant, nous nous croyons en France. Malheureusement, la cathédrale est fermée entre 11h et 15h… Nous reviendrons un autre jour.

Ho Chi Minh Ville: la cathédrale Notre-Dame

Ho Chi Minh Ville: la cathédrale Notre-Dame

Ho Chi Minh Ville: la cathédrale Notre-Dame

Ho Chi Minh Ville: la cathédrale Notre-Dame

A côté, se trouve la poste centrale, un magnifique bâtiment à structure métallique créée par Gustave Eiffel. Mister J est aux anges. Mais la nouvelle peinture jaune poussin est un peu criarde. Dommage.

Ho Chi Minh Ville: la Poste

Ho Chi Minh Ville: la Poste

Ho Chi Minh Ville: la Poste

Ho Chi Minh Ville: la Poste

Nous passons également par l’hôtel de ville que l’on croirait tout droit sorti d’une pâtisserie, puis par les Champs Élysées vietnamiens. C’est l’occasion de voir la bourgeoisie vietnamienne faire les boutiques chez Ralph Lauren, Cartier, Channel, Burberry, etc.

Ho Chi Minh Ville: l'Hôtel de Ville

Ho Chi Minh Ville: l’Hôtel de Ville

Ho Chi Minh Ville: l'Hôtel de Ville

Ho Chi Minh Ville: l’Hôtel de Ville

Ho Chi Minh Ville: l'Hôtel de Ville et la statue d'Ho Chi Minh

Ho Chi Minh Ville: l’Hôtel de Ville

Nous faisons ensuite un petit tour au marché. Intéressant et coloré comme toujours.

Ho Chi Minh Ville: le marché

Ho Chi Minh Ville: le marché

Ho Chi Minh Ville: le marché

Ho Chi Minh Ville: le marché

Ho Chi Minh Ville: des tripes, du foie, du coeur, de la langue, du groin... Mmmm.

Ho Chi Minh Ville: des tripes, du foie, du coeur, de la langue, du groin… Mmmm.

Ho Chi Minh Ville: le marché

Ho Chi Minh Ville: le marché

A midi, nous testons un petit restaurant typique vietnamien à l’arrière d’une épicerie (où nous serons les seuls touristes) et prenons des « pho », ces fameuses soupes de nouilles vietnamiennes. Bingo, le « pho » est excellent ! Nous reviendrons 😉

Ho Chi Minh Ville: des rouleaux de printemps aux crevettes.

Ho Chi Minh Ville: des rouleaux de printemps aux crevettes.

Ho Chi Minh Ville: un "pho" au crabe et aux crevettes pour Mister J

Ho Chi Minh Ville: un « pho » au crabe et aux crevettes

Ho Chi Minh Ville: du jus de canne à sucre

Ho Chi Minh Ville: du jus de canne à sucre

L’après midi, nous flânons dans un petit parc de la ville à l’abris de la chaleur et du bruit incessant des motocyclettes (4 millions dans cette ville). Puis, nous rentrons nous reposer à l’hôtel et trier les photos.

Ho Chi Minh Ville: un petit parc au coeur de la ville

Ho Chi Minh Ville: un petit parc au coeur de la ville

Ho Chi Minh Ville: un petit parc au coeur de la ville

Ho Chi Minh Ville: un petit parc au coeur de la ville

Ho Chi Minh Ville et ses bouchons de scooters

Ho Chi Minh Ville et ses bouchons de scooters

Ho Chi Minh Ville et ses bouchons de scooters

Ho Chi Minh Ville et ses bouchons de scooters

Ce qui frappe à Saigon (tout le monde l’appelle encore ainsi), c’est le nombre de touristes américains plutôt âgés (que l’on croise rarement dans d’autres pays…) qui se croient hyper sexy car ils arrivent à « draguer » de jeunes vietnamiennes. Difficile pour un homme âgé de voyager seul ici sans se faire aborder la nuit à chaque coin de rue. A croire que l’homme idéal pour les vietnamiennes, c’est un mix entre Donald Trump et Bill Gates…

 

Mardi 26 janvier 2016. Visite des tunnels de Cu Chi.

Toutes les guesthouses, hôtels et agences de Saigon proposent l’excursion aux tunnels de Cu Chi. Le Québécois rencontré à Kampot au Cambodge, nous l’avait conseillé mais lorsque nous avons vu le prix de l’excursion (30 à 60$ par personne), nos yeux sont sortis de nos orbites. Hors de question ! En scooter alors ? Pas question non plus vu la circulation à Saigon. Et puis, les tunnels de Cu Chi se situent quand même à 60 kms. Nous avons alors étudié la dernière option : le bus local. Brillante idée ! Il suffit de prendre 2 bus locaux (le 13 puis le 79) et le tour est joué. L’arrêt de bus pour le 13 se trouve à deux pas du quartier des routards, le changement de bus se fait à la gare de bus de Cu Chi et les locaux ou l’accompagnateur de bus nous préviennent quand descendre du bus pour se rendre aux tunnels. Un jeu d’enfants ! Pourtant, nous étions les seuls touristes. Après 2 grosses heures, nous voilà arrivés. En tout et pour tout (ticket d’entrée compris), nous en avons eu pour moins de 5 $ par personne ! En plus, cela nous a permis de nous mêler à la population, d’apprendre quelques mots d’anglais à une accompagnatrice du bus et de nous rendre compte qu’ils sont super gentils ces Vietnamiens (surtout ceux qui ne bossent pas dans le tourisme !!!).

Bus local de Ho Chi Minh  Ville à Cu Chi

Bus local de Ho Chi Minh Ville à Cu Chi

Car durant nos 4 mois passés à parcourir l’Asie, nous avons entendu du bon et du beaucoup moins bon, voire du très mauvais, à propos du Vietnam. Exemple : superbe pays mais les conducteurs de tuk-tuk sont insupportables et les vietnamiens ne sont pas sympas. Pour l’instant, nous n’avons pas ressenti cela. Il faut dire qu’une fois qu’on est allé en Inde, et tout particulièrement au Rajasthan, tout est relatif… Nous verrons bien dans le nord du pays, à Hanoi et dans la Baie d’Halong…

Pourquoi aller voir des tunnels ? Ce ne sont pas des tunnels mais THE TUNNELS ! Ce sont les tunnels que les Vietcongs (nord-vietnamiens) ont creusés pour échapper aux américains et à leurs bombardements pendant la guerre du Vietnam. Une vraie fourmilière avec des bouches d’aération, des puits, des cuisines, des infirmeries, des salles de réunion. Comme ils n’avaient pas beaucoup de moyen, ils ont dû faire travailler leur intelligence. Ces tunnels et les divers pièges fait-maison en sont le fruit. Ils étaient ouvriers, fermiers, professeurs, en fait simples vietnamiens le jour et Vietcongs la nuit. La ténacité et les stratagèmes vietnamiens (tunnels, camouflages, pièges, recyclage des bombes) contre l’argent et la technologie américaine… On comprend mieux pourquoi les américains se sont enlisés dans ce conflit !

Cu Chi: une des nombreuses sortes de pièges

Cu Chi: une des nombreuses sortes de pièges vietnamiens

Cu Chi: une des nombreuses sortes de pièges

Cu Chi: une des nombreuses sortes de pièges

Cu Chi: récupération des pneus pour en faire des sandales pendant la Guerre du Vietnam

Cu Chi: récupération des pneus pour en faire des sandales

Les américains n’ont jamais vraiment réussi à débusquer les tunnels (200kms !). S’ils trouvaient une bouche d’entrée, ils étaient bien trop grands et trop gros pour pouvoir se déplacer dans ces tunnels. Ils ont alors envoyé des Mexicains, plus petits, mais en vain. Ils ont fini par envoyer des sud-vietnamiens mais ces derniers se faisaient empaler dans les nombreux pièges des Vietcongs. En réalité, les tunnels étaient plus petits que sur les photos, ils ont été agrandis pour les touristes.

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

Cu Chi: les tunnels de la Guerre du Vietnam

En fin d’après midi, nous rentrons à la chambre d’hôtel pour nous reposer. Et là, surprise… Mister J voit que son sac a été visité. Quand on range son sac toujours de la même façon depuis des mois, chaque chose a sa place et on se rend vite compte si quelqu’un est passé par là. Nous ne laissons jamais rien de valeur dans notre chambre : pas d’argent, pas de bijou, pas d’ordinateur, rien. Nous n’avons donc rien à craindre. C’est juste hyper décevant car ils semblaient si gentils dans cette guesthouse…

Nous sortons manger et revenons vers 20h30 et là, re-surprise… Le fils de la gérante, la vingtaine, est torse-nu dans la chambre en train de chipoter au sac de Miss V. Il nous dit « Cleaning, sorry ». Comme nous ne sommes pas vraiment convaincus, il essaie alors de nous dire qu’il va aller chercher un balai. Mister J l’envoie bouler et lui dit de ne pas revenir car nous n’avons pas besoin de « Cleaning ». Son anglais étant miteux, Mister J descend à la réception pour faire activer ce foutu air-conditionné qu’ils ont coupé et prévenir qu’il y a un voleur dans la famille. La grand-mère va chercher le gamin ; ils parlent en vietnamien entre eux. Ils expliquent alors à Mister J qu’il était en train de réparer le Wifi… Hum, ils nous prennent pour des imbéciles ou quoi ?! Cleaning ou Wifi ? Puis, il faudra quand-même nous expliquer pourquoi il faut aller dans la chambre pour réparer le Wifi (qui en plus fonctionne très bien). Ils nous parlent alors de « cable, cable in your room ». C’est bizarre, on pensait justement que le Wifi signifiait « sans fil » … Au final, nous ne savons pas si c’est cautionné par la famille ou si la grand-mère ne voulait pas perdre la face devant nous. Nous nous demandions justement comment ce jeune avait fait pour acheter un iPad Pro, devant lequel il passe toute ses journées. Nous comprenions mieux maintenant… Mais c’est une bonne leçon pour l’avenir : ne jamais laisser d’argent ou d’objet de valeur dans la chambre. Non Miss V, ton épilateur n’a de la valeur que pour toi, pas pour les voleurs, tu peux le laisser dans la chambre 😉

 

Mercredi 27 janvier 2016. Visite du musée des Vestiges de la Guerre.

Le Musée des Vestiges de la Guerre était autrefois appelé le Musée des Crimes de Guerre Américains mais pour ne pas heurter les touristes américains, il a changé de nom… La Guerre du Vietnam fut la première guerre médiatique. Bon nombre de photographes vietnamiens, américains, français, japonais sont allés sur le front pour témoigner de la réalité de cette guerre. Et ce sont une partie de ces photos, qui, exposées dans ce musée, nous raconte l’histoire de la Guerre du Vietnam. Très intéressant et à nouveau très marquant, même si le musée ne brille pas par son objectivité. On nous montre comment les américains sont venus envahir le gentil Vietnam qui ne souhaitait que sa réunification; et comment ils traquaient les Vietnamiens partout pour débusquer les Vietcongs : campagnes, villages, forêts, montagnes, delta du Mékong, etc. Et personne n’était épargné, ni les femmes, ni les enfants, ni les vieillards. Ils ont aussi testé de nouvelles armes dont des produits chimiques. On ne parle pas dans ce musée des dérives du communisme encore visibles aujourd’hui. Après la guerre, beaucoup de vietnamiens pro-américains qui n’ont pas fui ont été emprisonnés. Une fois libérés des années après, beaucoup sont partis vivre à l’étranger car ils n’étaient pas bien vu du parti. Le gouvernement communiste est toujours au pouvoir aujourd’hui et ils ont toujours leurs têtes de turc : par exemple, ceux qui ont des tatouages ou qui sont de confession chrétienne ne peuvent pas travailler pour le gouvernement. Ca c’est le guide aux tunnels de Cu Chi qui nous l’a raconté. Nous aimons beaucoup la conclusion du Routard : peut-être que dans les guerres, il n’y a parfois ni bon ni méchants mais une masse indistincte de combattants rendus fous(-furieux) par l’horreur des affrontements…

Ho Chi Minh Ville: manifestation en Belgique

Ho Chi Minh Ville: manifestation en Belgique

Ho Chi Minh Ville: affiche en France

Ho Chi Minh Ville: affiche en France

Ho Chi Minh Ville: un photographe de guerre

Ho Chi Minh Ville: un photographe de guerre

Ho Chi Minh Ville: une femme photographe de guerre

Ho Chi Minh Ville: une femme photographe de guerre

Ho Chi Minh Ville: no comment...

Ho Chi Minh Ville: no comment…

Ho Chi Minh Ville: pour détruire les ressources naturelles des Vietnamiens

Ho Chi Minh Ville: largage de produits toxiques pour détruire les ressources naturelles des Vietnamiens

Ho Chi Minh Ville: forêt détruite suite au largage de produits toxiques

Ho Chi Minh Ville: forêt détruite suite au largage de produits toxiques

Ho Chi Minh Ville: la plus célèbre des photos de cette guerre, "the napalm girl".

Ho Chi Minh Ville: la plus célèbre des photos de cette guerre, « the napalm girl ».

Ho Chi Minh Ville:  tous les médicaments que cet ancien soldat américian doit prendre suite à cette guerre

Ho Chi Minh Ville: tous les médicaments que cet ancien soldat américian doit prendre suite à cette guerre

Ho Chi Minh Ville: le Musée des Vestiges de Guerre

Ho Chi Minh Ville: le Musée des Vestiges de Guerre

Le soir, en rentrant à notre chambre, Mister J se rend compte que nous avons un visiteur dans notre salle de bain… un énorme cafard ! Ils sont beaucoup plus gros que chez nous ici (mais quand même pas aussi gros qu’en Australie). Nous en avions vu dans la rue et espérions qu’en étant au 5e étage, nous serions épargnés. Et noooon. Mister J a alors chaussé ses sandales, s’est emparé d’une des sandales de Miss V et a frappé de toutes ses forces. C’est que ça court vite ces bestioles ! Mais le premier coup fut fatal.

Photos du Vietnam

Gallery

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Vietnam.

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Cambodge: Phnom Penh

Vendredi 22 janvier 2016. Trajet de Kampot à Phnom Penh et courte visite de Phnom Penh.

Notre minibus part à 8h, ce qui nous laisse le temps, pour une fois, de prendre un petit-déjeuner avant un trajet en bus. Nous sommes les seuls étrangers dans ce minibus à destination de Phnom Penh, la capitale 😉 Le trajet se passe très bien car la route est plutôt bonne. Du coup, Miss V dormira une bonne partie du trajet 😉

Arrivés à Phnom Penh, une bonne dizaine de tuk-tuk nous attendent et nous sautent dessus, nous les seuls touristes ! Manque de bol pour eux, nous sommes à 1,5 km du quartier des guesthouses que nous avons choisi. Nous marcherons ! Nous avons un gros flash-back de New Delhi : à chaque coin de rue, on nous interpelle « Hello ! Tuk-tuk ? ». A la fin c’est, Mister J qui commence à les interpeller « Hello ! Tuk-tuk ? ». Cette fois-ci, nous n’avons pas choisi le quartier routard mais un nouveau quartier d’hôtels en majorité chinois et moins chers. Le quartier est un peu moins sympa, il n’y a quasiment pas d’agences ni de restaurants mais au moins les prix des hôtels sont tout à fait abordables (8€) et il se trouve tout près du musée S21, la seule chose que nous voulons absolument voir dans cette capitale.

Phnom Penh: notre quartier

Phnom Penh: notre quartier

A midi, nous nous arrêtons au hasard dans un restaurant. Décor plutôt soigné, la carte ne comporte que 6 plats en photos, chacun pour 2€ boissons comprises. Impossible de savoir ce que c’est exactement, car personne ne parle anglais 😉 Nous choisissons au pif, Miss V une soupe (qui au final ressemble plus à un bœuf bourguignon) et Mister J un bœuf Lok Lak. Ce fut finalement très bon et très bon marché.

L’après-midi, nous nous rendons au marché couvert de Phnom Penh, un des plus grand d’Asie. Construit par les français à la période du protectorat, c’est un bâtiment atypique posé au milieu de la ville. Fruits, légumes, poissons, viandes, bijoux, casseroles, papeterie, habillement… On y trouve de tout.

Phnom Penh: le Marché Central

Phnom Penh: le Marché Central

Phnom Penh: le Marché Central

Phnom Penh: le Marché Central

Phnom Penh: le Marché Central

Phnom Penh: le Marché Central

Phnom Penh et sa circulation

Phnom Penh et sa circulation

En fin d’après-midi, nous partons à la recherche de ticket de bus pour se rendre après-demain à Ho Chi Minh Ville au Vietnam. Étrangement, notre guesthouse ne vend pas de ticket de bus ; c’est bien la première fois que cela nous arrive… Mister J s’est alors renseigné sur internet sur les différentes compagnies de bus et nous partons vers le quartier routard près de la rivière. Bingo, nous trouvons celle qui avait de bons commentaires sur internet. Oui mais…notre hôtel se trouve trop loin, donc pas de pickup possible. Zuuut, ça tombe à l’eau ! Nous retournons alors dans notre quartier mais il n’y a quasiment pas d’agences et elles ne veulent pas nous vendre de tickets pour la/les compagnies que nous avons sélectionnées. C’est bien la première fois que nous avons autant de mal à trouver des tickets de bus. Il commence à faire noir ; Phnom Penh n’étant pas toujours très sure le soir, nous verront cela demain.

Phnom Penh: interdiction de stationnement pour les tuk-tuk

Phnom Penh: interdiction de stationnement pour les tuk-tuk

Phnom Penh, sa rivière et le Mékong

Phnom Penh, sa rivière et le Mékong

Phnom Penh

Phnom Penh

 

Samedi 23 janvier 2016. Visite du musée S21.

Ce matin, nous repartons à la recherche de ticket de bus. Grâce à internet, Mister J a repéré une compagnie de bus bien côtée qui ne se trouve pas trop loin de notre hôtel. Let’s goooo. Croisons les doigts… Verdict ? Non seulement, le prix du trajet est un des plus bas (10€) mais en plus, ils sont super sympas ! Wouhouuu.

Maintenant que nous avons les tickets de bus, nous pouvons enfin nous rendre au musée S21. Après la Maison d’Anne Franck à Amsterdam, le Musée de la RDA à Berlin et le Musée de la Terreur à Budapest, nous sommes aux portes du Musée du Crime Génocidaire (dit S21) à Phnom Penh. Nous visitons assez peu de musée (pas trop notre tasse de thé) mais ceux-là, nous nous faisons un devoir de les visiter. Et puis, surtout, cela nous intéresse vraiment. Nous voulons connaître ce qui s’est passé, essayer de comprendre l’incompréhensible et surtout ne pas oublier…jamais !

Phnom Penh: le musée S21

Phnom Penh: le musée du Crime Génocidaire

En quoi consiste ce musée S21 ? C’est un ancien lycée français qui avait l’air somme toute plutôt sympathique mais qui a été reconverti en prison par les Khmers Rouges à leur arrivée au pouvoir en 1975. Cette prison, appelée S21 ou Tuol Sleng (Colline empoisonnée), est la plus connue de toutes les prisons disséminées dans tout le Cambodge par les Khmers Rouges.

Phnom Penh: le musée S21

Phnom Penh: le bâtiment A de la prison S21

Phnom Penh: la potence de la prison S21

Phnom Penh: la potence de la prison S21 était à l’origine destinée à la gymnastique au lycée

Pour donner un peu de contexte : en 1975, les américains sont enlisés dans leur guerre au Vietnam. De nombreux Vietcongs passaient par le Laos se réfugiaient au Cambodge pour échapper à l’armée américaine et pour se rendre au sud du Vietnam américain afin de commettre des attentats. C’est ce que l’on appelle la piste Ho Chi Minh. Les américains ont alors décidé de bombarder lourdement le Cambodge (et le Laos) pour débusquer ces Vietcongs. Mais en réalité, c’est la population cambodgienne, particulièrement à la campagne, qui en a le plus souffert. Les cambodgiens se sont réfugiés dans les grandes villes, plutôt épargnées par les bombardements. Les Khmers rouges vont tirer parti de cette situation désastreuse pour renverser le gouvernement réputé pro-américain qui était en place. La joie du peuple, plutôt favorable aux Khmers Rouges qu’ils voyaient comme des libérateurs, n’a duré que quelques heures. A peine arrivés au pouvoir, prétextant un bombardement américain, ils vident la capitale Phnom Penh de tous ses habitants pour les conduire à la campagne et les mettre au travail dans les rizières.

Les riches et les intellectuels, eux, sont déclarés ennemis du parti. Il suffit de porter des lunettes, posséder un stylo ou avoir les mains un peu trop propres pour être qualifié d’intellectuel. Mais attention, pas question d’exécuter les gens sans preuve de leur culpabilité. Il faut donc leur faire avouer leurs crimes (qu’ils n’ont bien sûr pas commis), qu’ils dénoncent leurs supposés supérieurs, etc. Tout cela se passe sous la torture dans les prisons secrètes comme S21 ; un lieu particulièrement horrible où il est difficile d’imaginer ce que les prisonniers pouvaient endurer et ressentir. Et c’est seulement lorsque les aveux sont convaincants que le prisonnier est tué. Mais attention, il ne faut surtout pas qu’ils meurent avant d’avoir tout avoué sinon le dossier est perdu… On ne compte que 7 survivants de S21. Ce sont leurs compétences (peintre, mécanicien), dont les Khmers Rouges avaient besoin, qui les ont sauvés. La paranoïa de ces communistes khmères, qui finissent au final par tous s’entretuer et s’accuser les un les autres de trahisons (seuls ¼ des leaders Khmers rouges étaient encore en vie 4 ans après) a tout de même quelque chose d’ironique.

Phnom Penh: la prison S21 et ses bourreaux

Phnom Penh: la prison S21 et ses bourreaux, souvent très jeunes et non-éduqués.

Phnom Penh: la prison S21 et ses victimes

Phnom Penh: la prison S21 et ses victimes, de tous âges, sexes, nationalités, confessions religieuses.

Phnom Penh: le musée S21

Phnom Penh: le bâtiment B de la prison S21

Phnom Penh: les cellules individuelles (ou à 2) de la prison S21

Phnom Penh: les cellules individuelles (ou à 2) du bâtiment B de la prison S21

Phnom Penh: les cellules individuelles (ou à 2) de la prison S21

Phnom Penh: les cellules individuelles (ou à 2) du bâtiment B de la prison S21

Phnom Penh: des barbelés pour éviter les suicides

Phnom Penh: les cellules individuelles (ou à 2) du bâtiment B de la prison S21

Phnom Penh: "Never will we forget the crimes committed during the Democratic Kampuchea regime"

Phnom Penh: « Never will we forget the crimes committed during the Democratic Kampuchea regime »

Bref, la visite fut fort intéressante et nous a beaucoup marqués. Comptez sur nous pour ne pas non plus manquer le Musée de la Guerre du Vietnam à Ho Chi Minh Ville, notre prochaine destination.

Autre petite précision : autrefois considérée comme la plus belle capitale du sud-est asiatique mais en grande partie détruite par les Khmers Rouges, Phnom Penh est désormais plutôt moche, sale et il n’est pas vraiment agréable de s’y déplacer à pied. Le seul intérêt réel (et pas des moindres) que nous y ayons trouvé est ce fameux musée S21. Rien que pour cela, il faut y aller !

Cambodge: Kampot, Kep et le Bokor

Lundi 18 janvier 2016. Trajet de Sihanoukville à Kampot.

Le pickup est à 7h ! Miss V se fait une nouvelle amie en attendant le minibus. Elle est vraiment trop chou avec sa petite robe blanche, ses sandales toutes neuves, ses couettes, ses boucles d’oreille et son rouge à lèvres. Elle semble apprendre l’anglais à l’école et nous bluffe avec un « It’s a Kangaroo, maybe » en nous montrant son sac-peluche. La maman, responsable de l’agence de voyage, nous en laisse la garde le temps d’aller faire une course. Ils n’ont peur de rien ici 😉

Sihanoukville: Miss V et sa nouvelle amie

Sihanoukville: Miss V et sa nouvelle amie

Après 3h de trajet, nous voilà enfin à Kampot. Ce qui frappe en arrivant à Kampot, ce sont les grandes avenues entourées de maisons coloniales et les nombreux ronds-points que comporte la ville. On reconnaît tout de suit la patte française. Par contre, les Français ont dû oublier de laisser le mode d’emploi pour prendre les ronds-points car c’est du grand n’importe quoi (pire qu’en Belgique, oui oui). Ils vont dans tous les sens, particulièrement sur le rond-point du durian (du nom du gros fruit qui pue), comparable à l’Etoile à Paris (enfin tout est relatif, hein ?)…

Kampot et ses maisons coloniales

Kampot et ses maisons coloniales

Kampot et ses maisons coloniales

Kampot et ses maisons coloniales

Kampot

Kampot et ses maisons coloniales

Kampot: le rond-point du durian

Kampot: le rond-point du durian

Cette ville est charmante et ressemble vraiment à une ville balnéaire, avec ses glaciers et ses terrasses. Seule manque la mer ! Mais il y passe tout de même une grosse rivière. Cette ville et ses environs est notre grand coup de cœur au Cambodge.

Kampot, sa rivière et ses montagnes

Kampot, sa rivière et ses montagnes

Kampot

Kampot, sa rivière et ses villages de pêcheurs

Kampot

Kampot

Kampot: village de pêcheurs

Kampot: village de pêcheurs

 

En plus, nous y mangeons très bien mais pas vraiment bon marché. Il faut parfois savoir se faire plaisir  ;-p

Crevettes aigre-doux au poivre vert de Kampot

Crevettes aigre-doux au poivre vert de Kampot

Boeuf au poivre de Kampot

Boeuf au poivre de Kampot

 

Mardi 19 janvier 2016. Les plantations de poivre et des marais salants.

Au petit déjeuner, nous rencontrons un québécois qui, depuis sa retraite anticipée il y a 12 ans, vit 6 mois dans une caravane au Québec, les 6 autres mois à Bali et passe souvent ses vacances au Cambodge. Il fait partie d’une association qui a pour but de nettoyer Bali de ses déchets en éduquant les enfants et en organisant des sessions de ramassages de déchets. Il nous promet que d’ici 2 ans Bali sera aussi propre que Singapour. Super intéressant comme programme !

A la guesthouse, nous tombons aussi sur Michel et Mr Air France, tous deux rencontrés à Paksé et sur le plateau des Bolovens au Laos. On se suit tous (ou presque) 😉 Mr Air France s’en va ensuite au Vietnam (comme nous) tandis que Michel s’envolera pour les Philippines.

Après ce petit-déjeuner relax, nous louons un scooter pour aller voir les plantations de poivre de Kampot. Qu’a-t-il de particulier ce poivre ? Il est tout simplement le poivre le plus cher au monde. A part cela, nous n’avons pas vraiment trouvé les spécificités de ce poivre… Il est goûteux et assez corsé. Nous le goûterons dans différents mets : bœuf, crevettes, seiche, poisson, crabe… Le tout fut très bon mais il est difficile de dire si on aurait vu la différence avec du poivre normal…

Plantation belge de poivre de Kampot

Plantation belge bio de poivre de Kampot

Kampot: plantation de poivre

Plantation belge de poivre de Kampot

Kampot: plantation de poivre

Plantation belge de poivre de Kampot

Kampot: plantation de poivre

La visite de la plantation belge de poivre bio est intéressante : on nous explique les différentes sortes de poivres (vert, noir, rouge et blanc), comment le cultiver, comment combattre les maladies sans pesticides, etc. Mais finalement, ce qui nous a le plus plu, c’est tout simplement traverser les villages à scooter, sur la route en terre battue, avec les enfants qui nous crient « Hello ! » en nous faisant coucou de la main. Trop chou ! Les Cambodgiens sont vraiment souriants et accueillants.

Kampot: dans les environs de la plantation de poivre

Kampot: dans les environs de la plantation de poivre

Kampot: les environs de la plantation de poivre

Kampot: dans les environs de la plantation de poivre

Kampot: le Lac Secret

Kampot: le Lac Secret

Kampot: rizières

Kampot: rizières

En fin d’après-midi, pour le coucher de soleil, nous nous rendons en scooter aux marais salants. Le village traversé est pittoresque, les paysages sont magnifiques et très photogéniques avec la lumière du soir.

Kampot: les marais salants

Kampot: les marais salants

Kampot: les marais salants

Kampot: les marais salants

Kampot: les marais salants

Kampot: les marais salants

Kampot: les marais salants

Kampot: les marais salants

Kampot: coucher de soleil sur la rivière

Kampot: coucher de soleil sur la rivière

Cette journée campagnarde fut en tout cas bien agréable et fort dépaysante.

 

Mercredi 20 janvier 2016. Visite de Kep.

Ce matin, nous partons en scooter pour Kep. Après 30 minutes, nous arrivons de bonne heure au Parc National de Kep, où nous entamons une belle promenade de 8kms offrant de beaux points de vue sur la nature environnante, la côte et la mer.

Parc National de Kep

Parc National de Kep

Parc National de Kep

Parc National de Kep

Parc National de Kep

Parc National de Kep

Après l’effort, le réconfort : nous dégustons dans un restaurant en bord de mer de succulents crabes grillés au poivre de Kampot.

Kep: du crabe grillé au poivre de Kampot pour ce midi

Kep: crabes grillés au poivre de Kampot pour ce midi

Kep

Kep: vue depuis le resto

Nous visitons ensuite le fameux marché aux crabes de Kep, où nous découvrons toute la chaîne : les hommes qui reviennent de la pêche et vendent directement leurs crabes aux restaurateurs depuis leur bateau, les femmes qui gèrent les cageots de crabes dans l’eau à côté du marché et celles qui en négocient le prix sur le marché.

Kep et ses pêcheurs

Kep et ses pêcheurs

Kep et son fameux marché aux crabes

Kep: les femmes gérant les cageots de crabes

Kep et son fameux marché aux crabes

Kep: les femmes négociant le prix des crabes

Kep et son fameux marché aux crabes

Kep et son fameux marché aux crabes

Kep et son fameux marché aux crabes

Kep et son fameux marché aux crabes, où se vend évidemment aussi du poivre

Que dire de la ville de Kep en elle-même ? Pour visiter les environs, mieux vaut loger à Kampot qu’à Kep, qui n’a pour ainsi dire aucun charme, excepté sa vue sur la mer.

Kep

Kep

Kep

Kep

Kep

Kep

Kep

Kep

En revenant à la guesthouse, nos craintes étaient fondées : la musique des fiançailles organisées dans notre rue devient de plus en plus forte à mesure que l’on approche… Un gigantesque parlophone est placé au dessus de la tonnelle pour diffuser le son le plus loin possible. Autant dire que le son nous parvient très clairement à nous, qui logeons juste en face de la petite fête. C’est de la musique entrecoupée de paroles. Impossible d’avoir une conversation normale ou de se concentrer tellement le son est fort. Nous décidons de repartir rapidement pour ne pas devenir fou à cause du bruit. Une vraie torture ! Nous trouvons refuge dans un resto, où nous passerons une bonne partie de la soirée. Heureusement, de retour vers 21h30, la musique venait de s’arrêter. Ouf, sauvés ! Demain, pas de réveil !

 

Jeudi 21 janvier 2016. Visite du Bokor

Le lever fut au final très matinal. Nous croyions la fête de fiançailles finie mais elle a recommencé… à 5h30 ! Les boules Quies n’y ont rien changé. Nous avons finalement dû nous lever et fuir le quartier pour prendre le petit déjeuner loin de ce brouhaha ! Le patron de la guesthouse nous promet que les fiançailles seront finies à midi. Il est trop chou ; ce n’est pas de sa faute 😉

Sur les conseils de Claire-Marie (une amie de la sœur de Mister J) via Facebook, nous décidons de nous rendre au Park national du Bokor et plus particulièrement en haut du mont Bokor, où se trouve une ancienne station d’altitude comportant une église, un palace et quelques maisons coloniales laissés à l’abandon depuis les années 70. Ambiance glauque garantie. Un vrai décor de film d’épouvante. Après l’ancêtre du Train de la Mine à Battambang, nous avons trouvé l’ancêtre de la Tour de la Terreur de Disneyland: le Vieux Palace du Bokor !

Parc National du Bokor: ça tourne et ça tourne

Parc National du Bokor: ça tourne, ça tourne et…ça tourne!

Parc National du Bokor

Parc National du Bokor

Parc National du Bokor: la vieille église

Parc National du Bokor: la vieille église

Parc National du Bokor

Parc National du Bokor

Parc National du Bokor: le Vieux Palace

Parc National du Bokor: le Vieux Palace

Parc National du Bokor: le Vieux Palace

Parc National du Bokor: le Vieux Palace

Parc National du Bokor: le Vieux Palace

Parc National du Bokor: le Vieux Palace

Parc National du Bokor

Parc National du Bokor

Parc National du Bokor: pas rénové vs rénové (en jaune)

Parc National du Bokor: pas rénové vs rénové (en jaune)

Même si les guides de voyages semblent mitigés, nous estimons que cela vaut toujours la peine de visiter le Bokor.  Le site a un peu perdu de son charme car des investisseurs chinois ont flairé le potentiel du site et ont commencé à construire des casinos et hôtels gigantesques (600 chambres), un parc d’attraction, des sales de conférences, le tout pour 1 milliard de dollars (il faut imaginer ce que cela représente ici où on peut faire construire une maison pour 10 000 $)… On est loin de l’ambiance « perdu dans la montagne » et c’est vraiment dommage, mais c’est plutôt drôle et pathétique de voir ce grand complexe et ses grands parking prêts à accueillir les bus par centaines mais actuellement totalement vide. Mais qu’on se le dise, la vue panoramique sur la mer et la jungle n’a pas changé, elle reste magnifique. Alors, allez-yyyy!

Parc National du Bokor: le nouveau casino et resort...

Parc National du Bokor: le nouveau casino et resort…Un peu Disneyland quoi!

Parc National du Bokor: vue depuis le Vieux Palace

Parc National du Bokor: vue depuis le Vieux Palace

Parc National du Bokor: vue depuis le Vieux Palace

Parc National du Bokor: vue magnifique depuis le Vieux Palace

Le soir nous avons la bonne surprise de voir que les tonnelles en face de la guesthouse ont été démontées. Ouf, les fiançailles sont belles et bien finies ! Reste à imaginer comment sera le mariage… Apparemment, c’est un peu pareil en plus festif encore ! Cela peut donner des idées aux futurs mariés de notre entourage qui se reconnaitront. Plutôt que de louer une salle, 2 tonnelles sur la rue, quelques tables, un haut parleur géant et le tour est joué ! 😉

Cambodge: Sihanoukville

Du Jeudi 14 au Dimanche 17 janvier 2016. Repos à Otres (Sihanoukville).

Après 14h de trajet depuis Battambang avec escale à Phnom Penh, nous voilà enfin arrivés à Sihanoukville ! Enfin, il faut encore négocier un tuk-tuk (5$ au lieu de 10$) pour se rendre à Otres (l’endroit le plus idyllique mais situé à 6km du centre-ville qui est plutôt moche) puis trouver un logement… Nous trouvons finalement un bungalow à 100m de la plage, abordable (15$) et plutôt pas mal. Otres 1, plus routard mais pas pour autant bon marché, est doté d’une ribambelle de bungalows de toutes sortes tandis que Otres 2, plus chic, possède toute une série de petit resorts en dur.

Sihanoukville: notre bungalow à Otres 1

Sihanoukville: notre bungalow à Otres 1

Sihanoukville: Otres 1

Sihanoukville: Otres 1

Sihanoukville: Otres 1

Sihanoukville: Otres 1

Sihanoukville: n'ont-ils pas l'air heureux les enfants d'Otres?

Sihanoukville: n’ont-ils pas l’air heureux les enfants d’Otres? Le petit tout nu est le caïd du coin; il est (presque) toujours tout nu.

A peine enregistrés, nous nous dirigeons vers la plage qui dépasse de loin toutes nos espérances : la plage publique est immense (2,5 km), propre et ombragée grâce à d’immenses arbres ; l’eau est turquoise et la vue ma-gni-fi-que! C’est la plage paradisiaque la plus agréable que nous ayons vue jusqu’à présent.

Sihanoukville: Otres Beach

Sihanoukville: Otres Beach

Sihanoukville: Otres Beach

Otres Beach: Mister J est aux anges!

Sihanoukville: Otres Beach

Otres Beach: Miss V savoure l’instant…et le paysage.

Sihanoukville: Otres Beach

Sihanoukville: Otres Beach

Sihanoukville: Otres Beach

Sihanoukville: Otres Beach

Sihanoukville: la belle vie des chiens d'Otres

Sihanoukville: la belle vie des chiens d’Otres

Sihanoukville: Otres Beach

Otres Beach

Sihanoukville: deuxième coucher de soleil à Otres Beach

Sihanoukville: deuxième coucher de soleil à Otres Beach

Nous passerons 3 jours à la plage à lire, faire la sieste et se baigner. Le midi, nous mangeons des fruits (pastèque, mangue, ananas, bananes) sur la plage, à défaut de pouvoir trouver du fromage et du saucisson pour faire un bon sandwich ! Ici, grâce aux vendeurs ambulants, on ne peut pas mourir de faim : entre les fruits découpés à la commande, le BBQ transportable, les langoustines frites… On ne testera malheureusement pas tout de peur d’être malade…

Sihanoukville: notre repas de midi quotidien à Otres Beach

Sihanoukville: notre repas de midi quotidien à Otres Beach

Sihanoukville: vendeurs de chips  aux crevettes à Otres Beach

Sihanoukville: vendeurs de chips aux crevettes à Otres Beach

Sihanoukville: vendeuse de langoustines à Otres Beach

Sihanoukville: vendeuse de langoustines à Otres Beach

Le week-end (particulièrement le dimanche), la plage est envahie de cambodgiens. C’est vraiment quelque chose qu’il faut voir (et entendre !). Nous avons vu des familles débarquer et s’amuser à regarder les touristes qui se baignent en bikini et se dorent la pilule au soleil. Il faut savoir que les cambodgiens se baignent tout habillés. Pourquoi ?  Par pudeur et parce que le bikini, c’est comme être tout nu pour eux…Nous avons également vu des groupes de 20 cambodgiens débarquer d’un tuk-tuk avec la sono à fond, des bières et un BBQ pour ensuite jouer au foot ou danser sur la plage, et surtout perdre quelques points d’audition 😉 Pour finir, nous avons vu un groupe de 4 garçons qui ont débarqué avec leur karaoké et chanté des chansons d’amour au coucher du soleil… Bref, au final, le dimanche, nous avons dû changer 2-3 fois d’endroit pour être un peu au calme. Car quand ils arrivent à 20 à côté de vous, au début c’est drôle mais après quelques minutes, on veut retrouver un peu de calme 😉

Cambodge: Battambang

Lundi 11 janvier. Trajet de Siem Reap à Battambang.

Aujourd’hui, nous prenons les bus pour Battambang. Le bus chargé du pickup aux différentes guesthouses est venu nous chercher à 6h45. Nous étions les premiers à monter dedans et après avoir fait le tour de toute la ville pour aller récupérer tout le monde, nous arrivons enfin à la station de bus vers 7h15, soit 1h30 plus tard. Cool, relax, take it easy ! Pas le temps de flâner, les sacs à peine en soute, le bus pour Battambang démarre illico. Pendant le trajet, nous faisons la connaissance d’une jeune Française qui voyage toute seule pendant 5 mois en Asie (Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam, Birmanie et peut-être les Philippines).

Bus de Siem Reap à Battambang

Bus de Siem Reap à Battambang: trop kitsch les tentures!

Après 4h de trajet, nous arrivons à Battambang, une ville plutôt moche mais dont la campagne avoisinante vaut apparemment la peine, du moins nous l’espérons. Après nous être « battus » avec les chauffeurs de tuk-tuk pour nous emmener dans le centre-ville à un prix raisonnable, nous cherchons une guesthouse avec la Française. Il n’y a pas l’air d’en avoir des masses mais nous trouvons facilement pour 5$ une chambre sans aucun charme qui ressemble plus à celle d’un hôpital 😉 Au moins, c’est propre.

Au restaurant, à midi, la Française nous parle d’un cours de cuisine à Battambang qui semblerait bon marché. Mister J est bien sûr intéressé, surtout que les prix des cours de cuisine sont souvent exorbitants. Après s’être renseigné sur le menu à concocter, le prix (10$) et la taille du groupe, Mister J et la Française réservent sur le champ le cours de cuisine pour l’après-midi même. Mister J, qui a du sang de cuisinier dans les veines, ne tient plus en place, il est impatient de commencer ce fameux cours de cuisine khmère traditionnelle. Miss V, elle, fatiguée des visites des jours précédents et du voyage en bus, ira plutôt se reposer à l’hôtel, repenser l’itinéraire du Cambodge et écrire un petit peu.

Le cours de cuisine commence par une visite au marché assez intéressante mais qui donne envie d’être végétarien 😉

Battambang: marché

Battambang: marché

Battambang: vente de poissons au marché

Battambang: vente de poissons au marché

Battambang: vente de lait de coco au marché

Battambang: extraction du lait de coco au marché

Et pour la pratique, 2 groupes sont constitués : 1 de 10 et 1 de 4. Heureusement, Mister J se retrouve dans le groupe de 4 avec la Française rencontrée dans le bus, une Hollandaise et une Néozélandaise.

Battambang: cours de cuisine khmère traditionnelle

Battambang: cours de cuisine khmère traditionnelle

Nary, la prof de cuisine ne parle pas très bien français (contrairement à son mari, qui dirige l’autre groupe) mais est très gentille et nous apprend les techniques de cuisines khmère. Au menu : le Fish Amok (poisson cuit à la vapeur dans des feuilles de bananier), des nems, du Bœuf Lok Lak (mariné dans une sauce sucrée) et des bananes au lait de coco en dessert. Après le cours de cuisine, la dégustation ! Un délice. Miss V les a rejoints à ce moment, l’occasion de gouter in extremis un nem et de commander un Fish Amok.

Battambang: Mister J en pleine action. Il prépare le "curry paste" pour le "Fish Amok"

Battambang: Mister J prépare le « curry paste » pour le « Fish Amok »

Battambang: les fish mok (poisson cuite dans une feuille de bananier)

Battambang: Nary et les « Fish Amok »

Battambang: préparation des rouleaux de printemps

Battambang: préparation des nems

Battambang: l'assiette préparée par Mister J (un fish amok, un beef lok lak et des rouleaux de printemps)

Battambang: l’assiette préparée par Mister J

Comme le courant est super bien passé pendant le cours, nous fixons un rendez-vous tous les 5 pour le lendemain afin partager les frais d’un tuk-tuk et nous balader dans la campagne de Battambang.

Battambang: une autre bonne bière, l'Angkor beer

Battambang: une autre bonne bière, l’Angkor beer

 

Mardin 12 janvier 2016. Bamboo train et killing caves

Si vous allez à Battambang, les conducteurs de tuk-tuk vous proposeront sans arrêt d’aller voir le « bamboo train ». Mais qu’est-ce donc ? C’est une voie ferroviaire désaffectée depuis les années 70 car les trains déraillaient sans cesse. Les habitants se la sont appropriée en construisant de petites plateformes de bambou posées sur 2 essieux avec un moteur de tondeuse à gazon. Elles roulent à 30 km/h et transportent des marchandises, gens et animaux particulièrement pendant la saison des pluies car les routes en terre battue sont impraticables. Lorsque deux trains de bambou se croisent, celui qui est le moins chargé doit libérer la voie en déchargeant et démontant leur engin.

La campagne de Battambang: le bamboo train

La campagne de Battambang: le bamboo train et sa voie unique

La campagne de Battambang: le bamboo train

La campagne de Battambang: le bamboo train

A la saison sèche, ce sont les touristes qui sont baladés d’une gare à l’autre pour un tour très ludique et sympathique. Nous avons trouvé l’ancêtre du Train de la Mine de Disneyland ! 😉

La campagne de Battambang: le bamboo train

La campagne de Battambang: les touristes empruntant le bamboo train

La campagne de Battambang: le bamboo train, aucune illusion d'optique...

La campagne de Battambang: le bamboo train, aucune illusion d’optique…

La campagne de Battambang: des pêcheurs

La campagne de Battambang: des pêcheurs

La campagne de Battambang

La campagne de Battambang

La campagne de Battambang: le bamboo train

La campagne de Battambang: le long du bamboo train

Un peu avant midi, nous visitons une fabrique de « Rice Paper », qui sert à faire les nems.

La campagne de Battambang: les rizières

La campagne de Battambang: les rizières

La campagne de Battambang: du riz qui sèche devant les maisons

La campagne de Battambang: du riz qui sèche devant les maisons

Battambang: fabrique de "rice paper" pour les rouleaux de printemps

Battambang: fabrique de « rice paper »

Battambang: fabrique de "rice paper" pour les rouleaux de printemps

Battambang: fabrique de « rice paper »

Battambang: fabrique de "rice paper" pour les rouleaux de printemps

Battambang: fabrique de « rice paper »

Battambang: fabrique de "rice paper" pour les rouleaux de printemps

Battambang: fabrique de « rice paper »

Nous partons ensuite au nord visiter le site du Wat Ek. Nous n’avions pas visiter les temples modernes de Siem Reap, c’est l’occasion de le faire ici.

La campagne de Battambang: 2 écoliers

La campagne de Battambang: 2 écoliers

La campagne de Battambang: le site de Wat Ek

La campagne de Battambang: le site de Wat Ek

La campagne de Battambang: le site de Wat Ek

La campagne de Battambang: le site de Wat Ek

La campagne de Battambang: le site de Wat Ek

La campagne de Battambang: le site de Wat Ek

La campagne de Battambang: 2 écolières

La campagne de Battambang: le site de Wat Ek

La campagne de Battambang: le site de Wat Ek

La campagne de Battambang: le site de Wat Ek

Battambang

Battambang: le site de Wat Ek

En fin d’après-midi, nous partons voir les « Killing Caves », qui ont été le théâtre d’atrocités commises par les Khmers Rouges dans les années 70. 

La campagne de Battambang: des rats et des insectes prêts à être mangés

La campagne de Battambang: des rats et des insectes prêts à être mangés

La campagne de Battambang: la montagne crocodile

La campagne de Battambang: la montagne crocodile

La campagne de Battambang: le temple de Phnom Sampeu

Le temple en haut de la colline Phnom Sampeu

La campagne de Battambang: une des "Killing Caves"  (Khmers Rouges) de Phnom Sampeu

Une des « Killing Caves »

La campagne de Battambang: maison en haut de la colline Phnom Sampeu

Maison en haut de la colline Phnom Sampeu

La campagne de Battambang: tableau représentant les tortures perpétrées par les Khmers Rouges à Phnom Sampeu

Tableau représentant les tortures commises par les Khmers Rouges à Phnom Sampeu

La campagne de Battambang: scènes de tortures perpétrées par les Khmers Rouges à Phnom Sampeu

Scènes de tortures perpétrées par les Khmers Rouges à Phnom Sampeu

La campagne de Battambang: une des "Killing Caves"  (Khmers Rouges) de Phnom Sampeu

Une autre des « Killing Caves »

La campagne de Battambang: "sleeping bouddha" dans une des grottes de Phnom Sampeu

« Sleeping bouddha » dans une des Killing Caves

La campagne de Battambang: petit temple en haut de la colline Phnom Sampeu

Petit temple en haut de la colline Phnom Sampeu

La campagne de Battambang: les singes de Phnom Sampeu

Les singes de Phnom Sampeu

La campagne de Battambang: vue de Phnom Sampeu

La campagne de Battambang: vue de Phnom Sampeu

Nous avons ensuite attendu devant la « Bat Cave », où vivent des millions de chauves-souris qui sortent toutes en même temps à la tombée de la nuit. Malgré notre scepticisme, ce spectacle est magnifique : des millions de chauves souris sortent de la grotte et serpentent dans le ciel en direction des rizières pour y manger.

La campagne de Battambang: la grotte des chauves-souris de Phnom Sampeu

La grotte des chauves-souris de Phnom Sampeu

La campagne de Battambang: des millions de chauves-souris s'envolent chaque soir de leur grotte

Envol des chauves-souris vers les rizières

 

Mercredi 13 janvier 2016. Repos et trajet de nuit vers Sihanoukville.

Ce soir, nous prenons le bus de nuit à destination de Sihanoukville ; l’occasion de passer la journée à se reposer et mettre à jour le blog 😉 Comme le trajet devrait durer 11h avec un changement de bus à Phnom Penh, nous avons longtemps hésité entre un « hotel bus » (avec des lits), un « sleeping bus » (avec des sièges très inclinables) ou un « seating bus » (bus normal). La Française, qui est partie hier soir pour Sihanoukville, a choisi le « seating bus » à 10$. Finalement, nous avons fait notre choix ce matin :  l’« hotel bus » à 20$, que nous a vivement conseillé la Hollandaise hier soir.

Cambodge: Siem Reap et Angkor

Jeudi 7 janvier.   Vol de Paksé Laos (Paksé) à Siem Reap (Cambodge).

Le matin, nous quittons notre guesthouse à 6h direction l’aéroport de Paksé, où un vol nous attend à 8h25. Nous cherchons un tuk-tuk… Introuvable quand on en a besoin, il y en a toujours 14 quand on n’en a pas besoin ! Bref, nous avons marché un bon quart d’heure avant de tomber sur un chauffeur !

Ce vol vers le Cambodge est LE joker de notre séjour en Asie. Tous les jours, de nombreux routards passent la frontière terrestre du Laos au Cambodge mais pas mal de locaux y voient l’occasion de se faire de l’argent facile. Entre la corruption des gardes frontière qui veulent leur part, les fausses visites médicales, les bus qui arrivent à 2h du matin au lieu de 19h et les combines en tout genre pour essayer de vous soutirer de l’argent en vous aidant à remplir les papiers du visa, nous avons décidé de prendre un Joker avec ce vol « Paksé -> Siem Reap ». Une petite heure de vol contre une ou deux journées interminables de van, le choix a été vi          te fait. Nous avons déjà pas mal donné dans les transports longs et/ou foireux ; nous passons notre tour pour une fois. Cela ne fait pas très « routard », nous avons un peu honte mais au final, nous avons économisé beaucoup de temps et d’énergie (mais pas d’argent évidemment). Et le vol avec Lao Airlines s’est super bien passé ! Nous sommes partis avec 30 minutes d’avance, l’avion était quasi vide et le vol n’a duré que 30 minutes. En fait, nous avons aterri à l’heure où nous aurions dû décoller 😉

Aéroport de Paksé: les moines aussi sont prioritaires

Aéroport de Paksé: les moines aussi sont prioritaires

Vol Paksé-Siem Reap

Vol Paksé-Siem Reap

Première surprise à l’arrivée à l’aéroport de Siem Reap : les distributeurs ne distribuent que des US$… Les tarifs sont aussi affichés en US$… On déteste utiliser des dollars à la place de la monnaie locale parce que, d’une part, pour retirer des $, on a un taux de change qui est appliqué et d’autre part, l’arrondi au dollar près fait très mal au budget…Va falloir qu’on trouve des Riel, et vite, pour pouvoir payer les achats courants !

Nous trouvons une chouette guesthouse pour 10$ la nuit, un bon tarif à Siem Reap, où il semble y avoir un gonflement des prix par rapport au reste du pays. Bien que n’étant pas une jolie ville, Siem Reap est néanmoins très touristique puisqu’elle constitue le point de base pour visiter les temples d’Angkor.

Nous préparons également notre visite des temples d’Angkor que nous débuterons demain matin… Les temples sont à 10-15 km de Siem Reap et pas mal éparpillés. Nous allons essayer de louer des vélos pour les visiter. Cela est plus économique, plus écologique, plus sportif et nous serons plus autonomes qu’en tuk-tuk. Cela devrait nous faire de bonnes petites journées sportives 😉 Qui n’a jamais rêvé de visiter Angkor à vélo ? Franchement, c’est trop la claaasse ! 😉 Mais pour les touts petits budgets, il est clair qu’y aller juste une seule journée en tuk-tuk est plus rentable. Il faut avouer que le pass 3 jours n’est pas donné : 40$.

Angkor: les pass 3 jours

Angkor: les pass 3 jours

Les tuk-tuk cambodgiens: une charette tirée par une moto

Les tuk-tuk cambodgiens: une charette tirée par une moto

Siem Reap: les conducteurs de tuk-tuk jouent aux échecs cambodgiens entre deux courses

Siem Reap: les conducteurs de tuk-tuk jouent aux échecs cambodgiens entre deux courses

Siem Reap: mmmh de la viande

Siem Reap: mmmh de la viande

 

Vendredi 8 janvier. Premier jour de visite sur le site d’Angkor.

Levés à 6h du matin pour profiter des heures « fraîches ». Après un petit déjeuner de champions pris à la guesthouse, nous enfourchons notre VTT à 7h30 en direction de la billetterie. Il y a plusieurs entrées au site d’Angkor mais une seule contient une billetterie, mieux vaut le savoir à l’avance, sous peine de devoir faire marche-arrière 😉

Angkor, c’est un peu comme Disneyland, mais en plus grand ! Il existe des pass 1 jour, 3 jours ou 1 semaine. Nous avons choisi de visiter Angkor en 3 jours et ce, pour pouvoir prendre le temps d’apprécier la beauté du site.

Pour visiter les temples, nous allons y aller crescendo : les « moins » impressionnants et moins connus au début pour terminer le dernier jour en apothéose avec les plus grands et plus connus. Les temples les moins connus étant les plus éloignés, nous allons donc y aller decrescendo au niveau de l’effort physique à fournir.

Heureusement, le soleil ne s’est pas levé aujourd’hui ; c’est sous les nuages que nous nous attaquons à 5 temples du Grand Circuit. Enfin, même sous les nuages, nous transpirons comme des bœufs 😉 Il fait quand même 30°C.

Sur le trajet, nous nous faisons doubler par des cars remplis de Chinois… Ca nous fait un peu peur mais à l’arrivée, nous sommes rassurés : les groupes de Chinois semblent se diriger vers le plus connu des temple, Angkor Wat. Ouf, il n’y a pas foule et certains temples dégage encore quelque chose de magique.

Angkor: le temple Pre Rup

Angkor: le temple Pre Rup

Angkor: le temple du Mébon oriental

Angkor: le temple du Mébon oriental

Angkor: le temple du Mébon oriental

Angkor: le temple du Mébon oriental

Angkor: le temple Ta Som

Angkor: le temple Ta Som

Angkor: le temple Ta Som

Angkor: le temple Ta Som

Angkor: le temple Ta Som

Angkor: le temple Ta Som

Angkor: le temple Neak Pean

Angkor: le temple Neak Pean

Angkor: le temple Neak Pean

Angkor: le temple Neak Pean

Angkor: le temple Preah Khan

Angkor: le temple Preah Khan

Angkor: le temple Preah Khan

Angkor: le temple Preah Khan

Angkor: le temple Preah Khan

Angkor: le temple Preah Khan

En tout et pour tout, nous roulerons 40 kms aujourd’hui. Faciiiile 😉 C’est tout plat 😉 Nous rentrons vers 14h et sommes vraiment trop contents de cette première journée à Angkor. Vivement demain !

Chose amusante, nous avons rencontré à nouveau Viviane, une globe trotteuse retraitée qui fait un tour du monde en 10 mois et que nous avions rencontrée en Inde à Ranakpur (Udaipur) deux moins plus tôt…

 

Samedi 9 janvier. Second jour de visite sur le site d’Angkor.

Lever toujours aussi matinal, à 6h du matin. Le temps est toujours couvert, parfait pour commencer à découvrir les temples du Petit Circuit. Ils sont moins éloignés et un peu plus connus que ceux d’hier. Deux de ces temples, le Bateay Kdei et le Ta Phrom, nous donnent des frissons.

Angkor: le temple Prasat Kravan

Angkor: le temple Prasat Kravan

Angkor: le temple Prasat Kravan

Angkor: le temple Prasat Kravan

Angkor: le temple Banteay Kdei

Angkor: le temple Banteay Kdei

Angkor: le temple Banteay Kdei

Angkor: le temple Banteay Kdei

Angkor: le temple Banteay Kdei

Angkor: le temple Banteay Kdei

Angkor: le temple Banteay Kdei

Angkor: le temple Banteay Kdei

Angkor: le temple Ta Phrom

Angkor: le temple Ta Phrom

Angkor: le temple Ta Phrom

Angkor: le temple Ta Phrom

Angkor: le temple Ta Phrom

Angkor: le temple Ta Phrom

Angkor: le temple Ta Phrom

Angkor: le temple Ta Phrom

Angkor: le temple Ta Keo

Angkor: le temple Ta Keo

Angkor: le temple Ta Keo

Angkor: le temple Ta Keo

Angkor: le temple Chau Say Tevoda

Angkor: le temple Chau Say Tevoda

Angkor: le temple Thommanon

Angkor: le temple Thommanon

Notez que le Ta Phrom est le temple où fut tourné le film « Tom Raider » avec Angelina Jolie. C’est là que nous croisons les premiers groupes de Chinois. Enfin, pas au début car nous avons choisi de faire la longue promenade dans le temple alors qu’eux font la courte. Nous avons donc vraiment apprécié le début de la visite du Ta Phrom mais une fois que le chemin de la longue promenade a rejoint celle de la petite promenade, nous nous sommes enfuis… Des Chinois partout, qui veulent se faire prendre en photos partout… Qui montent sur les monuments malgré les interdictions, font des selfies interminables… Tout cela sans vraiment s’intéresser vraiment au lieu. 

En tout, nous ferons 30 kms aujourd’hui, 10 de moins que la veille mais nous passerons plus de temps à l’intérieur les temples. Nous rentrons vers 14h et la fatigue commence à se faire grandement sentir…

 

Dimanche 10 janvier. Troisième jour de visite sur le site d’Angkor.

On ne change pas une équipe qui gagne : lever à 6h. Aujourd’hui, nous visitons les stars du Petit Circuit : le Bayon le matin et Angkor Wat à midi. Le Bayon est magnifique… de loin. En effet, le sommet du Bayon, d’où on peut admirer les tours à visages, est envahi de groupes de Chinois. Comme tout groupe de Chinois en vacances, ils parlent très fort et tout le temps, touchent tout, grimpent partout et prennent tout et n’importe quoi en photos dans des positions souvent ridicules, vous bousculent, figurent sur vos photos, vous flanquent leur perche à selfies dans la tronche et bravent toutes les interdictions (ne pas toucher, ne pas monter, ne pas s’asseoir ne pas faire de bruit…). Très vite, nous sommes dégoûtés par la scène qui se déroule devant nos yeux ; impossible de s’imprégner de l’atmosphère du lieu. Nous décidons alors de descendre d’un étage pour tenter de trouver un endroit où il n’y a personne. Contre toute attente, nous trouvons assez facilement un endroit où il n’y a pas un chat. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à réellement apprécier le Bayon de l’intérieur. Waouw !

Angkor: le Bayon

Angkor: le Bayon

Angkor: le Bayon

Angkor: le Bayon

Angkor: le Bayon

Angkor: le Bayon

Angkor: le Bayon

Angkor: le Bayon

Nous nous sommes ensuite rendus à pied au Baphuon, qui n’a rien de transcendant. Inutile aussi de monter dessus, la vue n’est pas belle. Nous sommes peut-être blasés après avoir vu autant de temples….

Angkor: le Baphuon

Angkor: le Baphuon

Angkor: le Baphuon

Angkor: le Baphuon

Angkor: le Baphuon

Angkor: le Baphuon

Angkor: la terrasse des éléphants

Angkor: la terrasse des éléphants

Angkor

Angkor

Vers 11h30, heure stratégique, nous nous dirigeons vers la star des stars d’Angkor, Angkor Wat (qui figure sur le drapeau national), en espérant que les groupes de Chinois aient déserté l’endroit pour aller manger. Bingo ! Nous ne dirons pas que l’endroit était désert mais franchement, ce n’était pas la grande foule. De quoi apprécier le lieu, même si ce ne sera pas notre temple préféré d’Angkor…

Angkor Wat

Angkor

Angkor Wat: elle est pas belle la vie des enfants de Siem Reap?

Angkor Wat: elle est pas belle la vie des enfants d’Angkor?

Angkor Wat

Angkor Wat

Angkor Wat

Angkor Wat

Angkor Wat

Angkor Wat

Angkor Wat

Angkor Wat

Angkor Wat

Angkor Wat

Après 20 kms dans les roues et des visites plutôt relax, nous terminons cette troisième et dernière visite d’Angkor vers 13h30. La fatigue se fait nettement moins sentir que le deuxième jour et nous sommes donc prêts à trier les 500 photos prises. Mamma mia !

Après 3 jours à Angkor, 14 temples visités, 90 kms parcourus à vélo, 3 millions de Chinois rencontrés, 3000 Chinois bousculés et 300 perches de selfies arrachées, Mister J mérite sa petite bière Cambodia !

Siem Reap: bière pression

Siem Reap: bière pression à la guesthouse

Nous allons répondre à la question que nous attendons : avons-nous préféré Bagan (en Birmanie) ou Angkor ? Nous avons préféré l’atmosphère générale à Bagan, calme et romantique, loin de l’agitation d’Angkor, avec tous ses chemins de sable que nous parcourions en e-bike sans croiser grand monde et ces vues panoramiques qu’offrent les sommets de certains temples. Par contre, les temples d’Angkor, nous ont donné plus de frissons, surtout ceux perdus dans la forêt, où les arbres poussent à travers les pierres. Bref, l’expérience est totalement différente et les deux endroits valent vraiment la peine.

Photos du Cambodge

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Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Cambodge.

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