Cuba: Cienfuegos

Samedi 20 février 2016. Trajet de Viñales à Cienfuegos.

Partis tôt le matin, nous arrivons à Cienfuegos en début d’après midi, comme prévu. Nous avions demandé à notre logeuse de Viñales si elle connaissait une Casa Particular à Cienfuegos. Bien entendu, elle ne répondra jamais non, cela se fait beaucoup comme cela ici. Elle nous a trouvé une chouette Casa Particular à 25$ par nuit. Mais en arrivant Mamy essaie de nous la louer à 35$ ! Nous décidons de partir… Ah finalement 25$ c’est bon ! Pour ce prix-là, nous avons une grande chambre, une immense salle de bain et un jardin pour nous tout seuls. On va s’y plaire…

En route vers Cienfuegos sur une aire d'autoroute

En route vers Cienfuegos sur une aire d’autoroute

Cienfuegos: notre casa particular à Punta Gorda

Cienfuegos: notre casa particular à Punta Gorda

Comme le cuisinier de la casa est en congé aujourd’hui, nous mangeons le soir au grill tenu par le fils de notre logeuse. Un très bon rapport quantité-qualité-prix, comme on n’en trouve pas à Cuba ! Des Cubains viennent même y manger alors que, jusqu’à présent, nous n’avions vu que des restaurants pour touristes. Ce petit jeune a tout compris et son petit restaurant affiche d’ailleurs complet. Certains, touristes ou Cubains, font même la file pour venir manger là. Une bonne découverte !

 

Dimanche 21 février 2016. Visite de Cienfuegos.

Aujourd’hui, le cuisinier de la casa, Ernesto, est de retour. Il nous a préparé un petit-déjeuner de roi, dont des fruits que nous ne connaissons pas forcément ou, du moins, juste le nom, pas leur goût. Nous sommes tout contents de les découvrir et de pouvoir les goûter :

  • la Guava, aussi appelée Guayaba ou encore Goyave (de couleur verte et de chair rougeâtre avec de mini pépins jaunes).
  • la Guanabana, aussi appelée Corossol (de couleur noire écaillée et de chair blanche avec de gros pépins noirs).
  • la Pouteria Sapota ou encore Sapote (de couleur brune et de chair orange)
  • Et surtout, n’oublions pas l’ananas, la banane plantin, la papaye, la mangue, etc. Nous qui adorons les fruits, nous sommes servis !

Cienfuegos: le petit-déjeuner

Cienfuegos: un petit-déjeuner de roi

Cienfuegos: plein de fruits qu'on ne connait pas pour le petit-déjeuner

Cienfuegos: plein de fruits qu’on ne connait pas pour le petit-déjeuner

Cienfuegos: le petit-déjeuner et sa confiture de guava, un délice

Cienfuegos: confiture de guava faite-maison, un délice!

Cienfuegos: le petit-déjeuner

Cienfuegos: des biscuits et cakes

Maintenant que nous sommes bien repus, partons à la découverte de la ville de Cienfuegos. Comme nous ne logeons pas dans le centre de Cienfuegos mais à Punta Gorda, nous devons emprunter le Paseo del Prado (càd le boulevard de mer) pour nous rendre dans le centre de Cienfuegos. Cette balade, très agréable, nous permet de découvrir tous ces bâtiments coloniaux colorés et dotés de belles arches.

Cienfuegos: el Paseo del Prado, le boulevard de mer

Cienfuegos: el Paseo del Prado, le boulevard de mer

"Cienfuegos est la ville que j'aime le plus" (extrait d'une chanson de Benny Moré)

« Cienfuegos est la ville que j’aime le plus » (extrait d’une chanson de Benny Moré)

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: oui, les cabines téléphoniques sont toujours utilisées à Cuba et, si possible, en faisant de grands gestes

Cienfuegos: oui, les cabines téléphoniques sont toujours utilisées à Cuba et, si possible, en faisant de grands gestes

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos: el Paseo del Prado

Cienfuegos

Cienfuegos: Che Guevara, le cavalier sans reproche et sans peur.

Nous nous dirigeons ensuite vers le Parc José Martí, qui est bordé de beaux monuments tels que le Palacio de Gobierno, la Cathédrale Puríssima de la Concepción, le Collège San Lorenzo, le Théâtre Tomas Terry et l’Arc de Triomphe.

Cienfuegos: el Palacio de Gobierno

Cienfuegos: el Palacio de Gobierno

Cienfuegos: la Cathédrale de la Purísima Concepción

Cienfuegos: la Cathédrale de la Purísima Concepción

Cienfuegos: le Collège San Lorenzo (dans le Parc José Martí)

Cienfuegos: le Collège San Lorenzo (dans le Parc José Martí)

Cienfuegos: le Théâtre Tomas Terry

Cienfuegos: le Théâtre Tomas Terry

Cienfuegos: le Théâtre Tomas Terry et ses mosaïques

Cienfuegos: le Théâtre Tomas Terry et ses mosaïques

Cienfuegos: un taxi collectivo, le plan B si les bus sont complets

Cienfuegos: un taxi collectivo, le plan B si les bus sont complets

Cienfuegos: statue de José Martí

Cienfuegos: statue de José Martí

Cienfuegos: l'Arc de Triomphe (dans le Parc José Martí)

Cienfuegos: l’Arc de Triomphe (dans le Parc José Martí)

Cienfuegos: le Parc José Martí

Cienfuegos: le Parc José Martí

Pour finir, nous nous rendons au Cementerio de la Reina, qui se trouve en dehors des quartiers touristiques. La plupart des touristes s’y rendent en calèche ou en taxi mais nous y sommes allés à pied. C’est l’occasion de se rendre compte de la vraie vie des Cubains : camion-bus, maisons délabrées, rues poussiéreuses, match de football, etc. C’est le seul cimetière cubain à avoir des tombes hors-sol (à cause du niveau d’eau élevé) et des niches murales. Il est également doté de belles statues de marbre italien ainsi que de tombes de soldats français et espagnols. Il a malheureusement été fortement endommagé par plusieurs cyclones. Intéressant mais le Cimetière du Père Lachaise à Paris et le Cimetière Monumental de Milan n’ont rien à lui envier.

Cienfuegos: un bus pas comme les autres...ou comment recycler un camion...

Cienfuegos: un bus pas comme les autres…ou comment recycler un camion…

Cienfuegos: el Cemeterio de la Reina et ses statues

Cienfuegos: el Cemeterio de la Reina et ses tombes hors-sol et niches murales

Cienfuegos: el Cemeterio de la Reina et ses statues

Cienfuegos: el Cemeterio de la Reina et ses statues de marbre

Cienfuegos: en revenant du cimetière

Cienfuegos: en revenant du cimetière dans un quartier populaire.

Le soir, Ernesto, notre cuisinier personnel (puisque les deux autres chambres de la casa ne sont pas occupées), nous prépare une bonne soupe de légumes, un poisson grillé à l’ananas et, en dessert, de la noix de coco et de petits morceaux de fromage, typique de Cuba (une variante est de remplacer la noix de coco par de la confiture de guava).

Cienfuegos: en dessert, de la noix de coco et du fromage

Cienfuegos: en dessert, de la noix de coco et du fromage

 

Lundi 22 février 2016. Visite de Punta Gorda.

Punta Gorda est le quartier résidentiel dans lequel nous logeons, à quelques enjambées du centre de Cienfuegos. En partant de l’autre côté, en direction de la pointe de la presqu’île de Punta Gorda, nous tombons sur de magnifiques bâtiments impressionnants tels que le Palacio Azul, le Club Cienfuegos, la Casa Verde et la Villa del Valle. Cette dernière est plutôt kitsch et très éclectique (mélange de style cubain, marocain, italien, etc.).

Cienfuegos: un vendeur ambulant  d'ail et d'oignons

Cienfuegos: un vendeur ambulant d’ail et d’oignons

Cienfuegos: el Palacio Azul

Cienfuegos: el Palacio Azul

Club Cienfuegos

Le Club Cienfuegos, ou la future maison de la soeur de Miss V avec un terrain de tennis ;)

Cienfuegos: la Casa Verde

Cienfuegos: la Casa Verde

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: el Palacio del Valle

Cienfuegos: Punta Gorda

Cienfuegos: la presqu’île de Punta Gorda

Cienfuegos

Punta Gorda: nous pensons avoir trouvé la casa où a logé Bart, un collègue de Miss V.

En fin d’après-midi, un couple canadien de 70 ans arrive avec leur guide à notre Casa Particular. Les pauvres, ils ont attrapé la tourista à cause de crustacés ou d’un jus de mangue de la production de l’année passée acheté dans la rue. En plus, ils sont malades à tour de rôle : quand l’un va mieux, l’autre rechute et vice-versa. Et pour couronner le tout, madame tousse beaucoup ; coup de froid ou pollution, nous ne savons pas… Petit détail cocasse : lorsque leur guide a appris que nous voyagions à Cuba sans réserver de logement, il a regardé Mister J comme s’il était un extra-terrestre 😉 En creusant un petit peu, Mister J devina très vite que leur voyage devait bien coûter le double du nôtre et pour une qualité pas toujours supérieure à la notre. Par exemple, nous nous rendons compte qu’il paie 35$ pour leur petite chambre avec deux lits simples et une petite salle de bain alors que nous avons négocié la grande chambre avec lit double et une immense salle de bain pour 25$… Aaaah les commissions. Mister J, l’œil averti, verra d’ailleurs la mamy de notre casa glisser, vite fait, un billet à leur guide le matin de leur départ…

Cuba: Viñales

Mercredi 17 février 2016. Trajet de La Havane à Viñales.

En attendant le bus, nous rencontrons 3 allemands, dont 1 parle espagnol. Ils sont arrivés en même temps que nous à La Havane. Nous en profitons pour partager nos expériences. Eux n’ont pas vu l’invasion d’américains (vous êtes sûrs qu’ils sont américains ?…). Et pire, ils trouvent que la nourriture n’est pas cher, surtout les légumes. Nous nous rendons compte que par légumes ils parlent d’une assiette de riz avec des haricots rouges et qu’ils se contentent des pizzas vendues à 1$ dans la rue (qui se résument à du pain et de la sauce tomate). Effectivement, ce n’est pas cher. Mais si nous ne mangeons que cela, nous n’allons pas pouvoir continuer le voyage bien longtemps 😉

Dans le bus, nous rencontrons deux françaises (mère et fille) qui font plus ou moins le même tour que nous. L’occasion d’échanger nos expériences à nouveau. Elles concordent plus ou moins. Ouf, nous ne sommes pas fous 😉 Laure, qui a peu près notre âge, utilise régulièrement un mot pour décrire Cuba : IMPROBABLE. Nous le lui piquons immédiatement, tellement il colle bien à ce pays! Elle a déjà visité Cuba avec des amis il y a 2 ans ; elle nous apprend qu’il y avait encore des tickets de rationnement à ce moment-là et nettement moins de touristes à la même saison. C’est le moment où jamais de s’y rendre car Cuba est déjà en train de changer et de devenir ultra touristique, remplie d’Américains.

Arrivés à Viñales, nous nous dirigeons vers les Casas Particulares pour voir si des chambres sont encore disponibles… Comme attendu, beaucoup sont déjà réservées. Une mamy nous propose d’appeler une connaissance pour voir si une chambre est disponible pour nous (le système de commission, vous vous souvenez ?). Elle en trouve une. Nous avons un peu peur vu notre expérience à La Havane de tomber sur un trou à rats. Sur le chemin, la propriétaire nous dit qu’à Viñales, les casas sont full, etc… On se dit qu’elle essaie de nous préparer psychologiquement à dormir dans son taudis. Suspens… Au final, une très bonne surprise nous attend. Nous sommes vraiment tombés dans une casa familiale telle que nous l’attendions : nous entrons par un tout petit salon où la famille nous accueille avec sympathie ; la chambre, située à l’étage, est neuve et a une terrasse avec vue sur la montagne ; et la gentille propriétaire nous offre un jus de papaye pour la maison. Malheureusement, cette chambre n’est disponible que 2 nuits au lieu des 3 que nous voulions passer ici, mais la propriétaire nous promet de nous trouver une chambre aussi sympathique pour la dernière nuit.

Viñales: la suite de casas particulares de notre rue

Viñales: la suite de casas particulares de notre rue. La nôtre est la turquoise après la jaune.

Viñales

Viñales: notre chambre

Viñales: jus de papaye offert par la casa

Viñales: jus de papaye offert par la casa (sur la terrasse de notre chambre)

Viñales: vue de la terrasse de notre chambre

Viñales: vue sur les mogotes depuis la terrasse de notre chambre

Viñales: une bonne bière cubaine pour fêter notre arrivée dans cette superbe région

Viñales: une bonne bière cubaine pour fêter notre arrivée dans cette superbe région

Après avoir fait un petit tour en ville, nous rentrons manger à la Casa Particular. Un véritable festin nous attend : une soupe de légume, des beignets de maïs, une énorme cuisse de poulet, des légumes, du riz et, en dessert, de la papaye confite. Nous n’avons évidemment pas pu tout manger. Nous nous rendons compte à quel point cela doit être difficile (et cher) de rassembler tous ces ingrédients pour cuisiner ce repas, ce qui compte d’autant plus pour nous. Selon le Lonely Planet, il faut environ 3 heures pour faire les courses pour un repas dans les casas particulares. Vu notre expérience à La Havane, cela ne nous étonne pas du tout, même si nous pensons que cela est sous-traité à des voisins ou des membres de la famille pour gagner du temps. Et notre hôte a la chance de posséder un énorme congélateur qui lui permet certainement de faire de bonnes économies de temps.

En tous cas, la famille qui nous accueille est très sympathique, et comme nous souhaitons apprendre l’espagnol, elle nous promet de ne plus dire aucun mot en anglais 😉

 

Jeudi 18 février 2016. Les Mogotes du Parc National de Viñales.

Après un petit déjeuner de champion à notre casa (œufs, fruits, jus de fruit, fromage, jambon, pain, et le café le plus fort du monde), nous voilà partis à la conquête des mogotes de Viñales. Plutôt que de le faire en groupe (trop nul) ou de louer les service d’un guide (trop cher), nous décidons d’aller pêcher des infos au Tourist Info Center pour faire un balade tout seuls. Une chose est certaine, les infos au Tourist Info Center ne sont pas très claires et le personnel peu aidant. Ce n’est pas grave, nous tracerons notre itinéraire avec le GPS de Mister J et suivrons ainsi la direction. Nous avons marché une bonne 15aine de kms et croisés très peu de touristes. La plupart d’entre eux font la balade en groupe à cheval. Heureusement, nous avons pu demander notre chemin aux locaux grâce à notre espagnol qui s’améliore de jour en jour. Alors ces mogotes?  Les mogotes sont des pains de sucre, comme à Muang Ngoi au nord du Laos ou dans la Baie d’Along au Vietnam. A la différence qu’ici, nous ne sommes pas le long de l’eau. Nous y avons passé un moment magique! Presque seuls au monde dans un endroit magnifique, que demander de plus?!

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales et ses mogotes

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: descente dans la vallée

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: dans la vallée

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: dans la vallée

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: euuuh que fait-on quand on se trouve sur la route d'une maman cochon et de ses petits?

Parc National de Viñales: euuuh que fait-on quand on se trouve sur la route d’une maman cochon et de ses petits?

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales et ses mogotes

En route, nous avons visité une fabrique de tabac où le propriétaire, qui ne parlait qu’espagnol, nous a expliqué la fabrication des cigares. Nous avons (presque) tout compris et Mister J a acheté ses premiers cigares cubains.

Parc National de Viñales: les feuilles de tabac après fermentation

Parc National de Viñales: les feuilles de tabac après fermentation

Parc National de Viñales: les cigares

Parc National de Viñales: les cigares

Parc National de Viñales: Mister J en plein achat

Parc National de Viñales: Mister J en plein achat

Sur le chemin du retour, nous croisons de nombreux vautours au dessus d’un champ de tabac. Nous demandons à un Cubain qui se balade avec un balais brosse sur l’épaule ce que sont ces oiseaux, et il nous explique que ces vautours observent le champ en espérant trouver des bestioles à manger. Il commence à nous taper la discute en espagnol. Nous comprenons plus ou moins bien ce qu’il nous dit et essayons tant bien que mal de répondre. Un chouette échange totalement désintéressé.

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales, ses plantations de tabac et ses vautours

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales et ses vautours

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: un ramasseur de feuilles de tabac

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: feuilles de tabac fraichement coupées

Parc National de Viñales

Parc National de Viñales: Mister balai, une sacrée bonne rencontre!

Au final, se balader seuls fut une brillante idée, même si cela n’était pas des plus simples vu l’absence totale d’indications, la boue à certains endroits ainsi qu’une longue portion de boue suivie d’une flaque toutes deux infranchissables à pied (mais pas à cheval). Mais nous fûmes plus malins que la boue et cette flaque. Enfin, cela nous a quand même demandé un bon quart d’heure de réflexion, d’observation (du passage des chevaux qui s’enfonçaient presque jusqu’aux genoux dans la boue) et de repérage du terrain (barbelés, champs spongieux à coté mais pas marécageux) car nous n’avions pas du tout envie de rebrousser chemin si près du but. Nous nous en sommes sortis avec les sandales et les pieds mouillés et boueux mais sains et saufs.

Parc National de Viñales: la flaque qui a bien failli nous faire faire demi-tour...

Parc National de Viñales: la flaque qui a bien failli nous faire faire demi-tour mais nous venons de passer outre…

De retour à la Casa Particular, nous dégustons un bonne Piña Colada bien méritée sur notre terrasse ensoleillée avec vue sur les Mogotes. Nous commençons à vraiment aimer la vie à Cuba ! 

Le repas du soir sera aussi gargantuesque, ou pantagruélique, que celui de la veille. Cette fois-ci, nous avions commandé du poisson. Au secours, c’est trop bon mais notre estomac va exploser!

Viñales: festin de roi à la casa (poisson)

Viñales: festin de roi à la casa (poisson)

 

Vendredi 19 février 2016. Petit tour de la ville et repos.

Nous profitons de notre séjour à Viñales pour nous reposer un petit peu. Après les 15 kms parcourus la veille, nous le méritons bien. Et puis, nous devons changer de casa aujourd’hui après-midi. Nous décidons alors de passer la matinée en ville, autour de la place du village, à déambuler dans les rues, à regarder les souvenirs et à observer la vie cubaine.

Viñales: la place et l'église du village

Viñales: la place et l’église du village

Viñales: l'église du village

Viñales: l’église du village

Viñales: la Maison de la Culture sur la place du village

Viñales: la Maison de la Culture sur la place du village

Viñales: un bus pas comme les autres

Viñales: un bus pas comme les autres…

Viñales: un bus pour locaux

Viñales: un bus pour locaux

Viñales

Viñales a aussi ses vieilles voitures

Viñales: une belle casa particular

Viñales: une belle casa particular

Cuba nous étonne toujours. Ce qu’on peut dire, c’est que ce pays est différent de tous les endroits, même les plus touristiques ou les plus pauvre, où nous avons mis les pieds. Le tourisme est la première industrie du pays (oui oui, c’est une industrie ici) et pratiquement la seule qui permet d’apporter de l’argent frais dans le pays (avec le tabac et le rhum). On sent que les Cubains ont le sens des affaires pour tirer le meilleur parti des touristes. Nous pensions que les Indiens étaient plutôt forts à ce petit jeu mais ils n’arrivent pas à la cheville des Cubains. A Cuba, on arrive à payer des prestations bien plus chères que chez nous alors qu’ici le salaire moyen avoisinerait les 30 CUCs (toujours difficile de connaître la fiabilité des chiffres donnés…). Dans ce pays, on peut payer une pizza 1$ et un jus de fruit riquiqui à 2$. Les touristes sont pressés, de toute part, comme des cannes à sucre pour en extraire leur substantiel jus : leurs CUCs. Lorsqu’on entend parler les autres touristes de trajets en taxi à 300$, des journées en tuk-tuk à 50$, d’un cocktail à 6$ ou des bus à 4$ pour faire 6km… Cela laisse songeur et fait mal à nos CUCs.

D’ailleurs, nous croisons peu de routards. Et les seuls que nous croisons semblent avoir un assez gros budget pour 2 semaines de vacances. Nous ne croisons pas non plus de routards en voyage pour plusieurs mois à travers l’Amérique Centrale. C’est comme si nous étions l’exception (qui confirme la règle), c’est bien la première fois depuis que nous sommes partis. Si nous ne sommes pas très près de nos CUCs, nous essayons de garder la raison. Il y a plein de choses que l’on peut faire sans dépenser un CUC : marcher dans la nature, flâner dans les rues, discuter avec des locaux… car au final c’est cela que nous préférons faire en voyage.

Pour ce soir, nous avons dû changer de Casa Particular et celle-ci nous plait aussi. Notre ancienne hôte, chez qui nous avons découvert les plaisirs de la casa particular, nous a trouvé une chambre chez une soi-disant tante. En écoutant les cubains, soit les familles sont énormes, soit il y a des mensonges « gentillets » pour nous faire croire que l’on est envoyé en terrain connu. Selon notre expérience :

  • Si on vous dit que c’est la casa d’un ami, c’est un inconnu qu’il n’a jamais vu. Dans le meilleur des cas, c’est l’ami d’un ami. Dans le pire des cas, c’est le nom d’un gars trouvé dans l’annuaire.
  • Si on vous dit que c’est la casa d’un membre de la famille (cousin, tante), c’est plutôt un ami plus ou moins proche suivant le degré de relation qu’ils vous donneront. Sœur peut être la voisine. Tante, une connaissance.
  • Si on vous dit que c’est sa casa, cela peut aussi bien être vrai, qu’être à son frère, son cousin.

Dans cette casa, nous profiterons également d’un bon repas et d’un bon cigare cubain fumé sur la terrasse 😉

Cuba: La Havane

Samedi 13 février 2016. Journée loose, galère ou des désillusions.

Primero : l’aéroport. Nous décidons de partir pour l’aéroport très tôt (6h30 pour un vol à 10h30) car la venue du Pape risque de perturber la circulation dans la ville. Et heureusement que nous sommes arrivés tôt : impossible de comprendre comment fonctionne cet aéroport ! Il comporte 5 halls et impossible de savoir à quel hall nous devons-nous rendre. Mister J demande à un agent d’Aéromexico (notre compagnie) qui nous indique le Hall L et les machine de check-in automatique. Après avoir fait la file un bon quart d’heure, impossible de nous enregistrer via la machine. Mister J demande à un autre agent d’Aéromexico et celui-ci lui qui indique une autre file qui mène à un seul guichet, avec bien 20 personnes devant nous. Après avoir attendu à nouveau un bon quart d’heure, une autre personne d’Aéromexico vient voir nos billets, nous signale que ce n’est pas le bon Hall et qu’il faut aller au hall K. Mister J lui demande alors comment elle le sait ; elle répond que c’est parce que c’est pour Cuba : « Cuba, c’est le hall K ». Mais comment peut-on le savoir ? Mystèèère ! Arrivés au Hall K il n’y a que des guichets pour les gens qui ont déjà leur carte d’embarquement, que nous n’avons pas évidemment puisque nous n’arrivons pas à nous enregistrement aux machine du self check-in! Rebelote, nous demandons à un agent, qui nous confirme que nous pouvons nous enregistrer ici malgré les indications. Ouf ! Mais pourquoi ces indications alors qu’au final, personne n’a l’air d’avoir de carte d’embarquement dans la file ? Mystèèère. Heureusement, nous serons bientôt à Cuba…

Segundo : le vol. Arrivés dans l’avion composé de 2 rangées de 3 sièges, nous nous rendons compte que nous sommes assis à côté d’un jeune homme qui prend déjà un siège et demi en raison de sa corpulence. Heureusement que ce n’est pas un long courrier et que Miss V n’est pas très épaisse. Nous passerons le vol collés l’un à l’autre, épaule sur épaule.

Vol Mexique-Cuba: arrivée à Cuba

Vol Mexique-Cuba: arrivée à Cuba

Vol Mexique-Cuba: arrivée à Cuba

Vol Mexico-La Havane: arrivée à Cuba

Vol Mexique-Cuba: on se rapproche de La Havane

Vol Mexique-Cuba: on se rapproche de La Havane

Tercero : les bagages. Arrivés à Cuba, le pilote se félicite d’être arrivé avec 20 minutes d’avance. Par contre, nous attendrons plus d’1h nos bagages. Cela ne nous était pas arrivé depuis bien longtemps. Mais cela nous a permis de voir les Cubains américains débarquer à Cuba avec des tonnes de bagages et de cartons : Télés, Stéréos, Couettes, des rouleaux de Papier toilette… On ne peut pas tout énumérer ici, c’est assez impressionnant. Apparemment, ils passent chaque valise et colis au rayons X, mais seule 1 machine de rayons X est allouée à ce contrôle…

Cuarto : Aïe. Dans le taxi, nous nous rendons compte que la Kindle de Mister J a reçu un coup et est cassée. Elle est inutilisable. En même temps, on est à Cuba, on n’aura pas le temps de s’ennuyer, pas besoin de Kindle 😉

Quinto : le logement. Nous essayons de trouver une « Casa Particular », càd un logement chez l’habitant comprenant 1, 2 ou 3 chambres à louer. Selon le Lonely Planet, il y en a des milliers à La Havane. Reste à pouvoir les trouver. Les adresses renseignées dans le guide sont toutes complètes et on nous signale par ailleurs que les gens les réservent à l’avance. Oups, serait-ce la saison touristique ? Suite à la fin de l’embargo, Cuba serait-il en plus pris d’assaut par les touristes américains ? Nous commençons alors à visiter des Casas Particulares que des Cubains chasseurs de commission nous proposent en nous voyant arriver avec nos gros sacs. Quelle expérience ! Il y a eu celle où la propriétaire, complètement sur une autre planète, fume on-ne-sait-quoi sur le canapé et remarque à peine qu’on est dans la pièce avec elle pour visiter notre chambre. Il y a eu celle où un monsieur à moitié déshabillé se brosse les dents sur son lit en fin d’après midi. Et enfin celle chez les grands-parents où il n’y a en fait pas de chambre disponible… Non merci ! Nous nous rendons alors dans une Casa Particulares du guide qui est bien sûr complète mais où on nous propose de chercher une chambre pour nous (via commission bien sûre). Après une 30aine d’appels, la femme nous dit avec enthousiasme qu’elle a trouvé un super appartement nickel (« super clean » selon ses mots) qu’une de ses amies propose à 25$ la nuit. On nous emmène le voir : le pire taudis qu’on ait visité. L’appartement est sur deux étages : un mini salon que l’on partage avec la famille, une toilette-douche derrière un rideau qui donne dans le salon et une chambre en haut, qui ressemble plus à un ancien placard sans fenêtre dans lequel ils ont mis un lit 2 places et 1 clim, et où ils ont laissé les chaussures de toute la famille pendre derrière la porte. Vu l’heure, malgré la disposition (horrible) des lieux, Mister J envisage d’accepter… Miss V refuse catégoriquement ; elle préfèrerait encore prendre un taxi pour l’aéroport et prendre le premier vol retour pour Mexico que de dormir dans ce taudis… Du coup, c’est clair, on refuse. De retour à la Casa Particulares qui essaie de nous dégoter un logement, la patronne, un peu agacée de notre refus, nous dit qu’elle a une autre solution mais un peu plus chère que ce que nous souhaitions (35$). Nous y allons sans trop nous faire d’illusion, en se disant que l’étape prochaine, c’est de prendre une nuit à l’hôtel à un prix exorbitant. Nous arrivons devant un hall d’immeuble de la Nouvelle Havane. Hum, qu’est-ce que cela nous réserve comme surprise ?? Une super bonne surprise : le propriétaire, qui est super sympa et qui nous parle en espagnol en glissant quelques mots d’anglais par-ci par-là, nous fait visiter un appartement rien que pour nous avec un petit salon, une petite cuisine, une grande chambre et une chouette salle de bain. Ce n’est pas une bonne affaire çà ?! Nous avons peut-être mis 2-3h à trouver un logement mais nous avons dégotons une perle ! Cela nous a appris qu’il ne sert à rien de se précipiter (même le couteau sous la gorge, sans logement à la tombée de la nuit) et que la persévérance paie toujours… Certes, nous sommes un peu hors budget mais nous ferons des économies sur la nourriture puisque nous avons une cuisine.

Sexto : le bus. Nous entendons deux autres voyageurs demander de l’aide à la casa qui nous essaie de nous trouver un logement car ils n’ont pas réussi à réserver de bus ; tout est complet. Whaaaat ? Gros moment de doute : non seulement c’est la galère pour trouver un logement décent mais en plus nous n’arriverons peut-être pas à nous déplacer sur l’île et donc visiter Cuba… Au pire, nous resterons 2 semaines à La Havane et suivrons des cours d’espagnol… Notre première mission de demain sera donc de trouver un bus pour notre (potentielle) prochaine destination !

Septimo : le restaurant. Pendant une bonne heure, nous avons cherché un restaurant en vain. Soit il fallait une réservation, soit il y avait une file jusque sur le trottoir, soit c’était des restaurants chinois, soit après avoir pris place dans le restaurant, comme par hasard, les plats à 5$ qui nous ont fait choisir le resto ne sont pas disponible mais seuls ceux à 15$… Nous sommes rentrés bredouille et nous nous sommes préparé à l’appart la seule chose que nous avions dans nos bagages : du riz blanc (encore plus blanc que blanc). Un peu médusés par notre premier jour, nous espérons découvrir le Cuba que nous espérons.

L’introduction du site du Lonely Planet dit ceci : « Dès votre arrivée, lors de votre premier voyage à Cuba vous serez confronté à toutes sortes de chocs et de paradoxes car le Cuba du XXIe siècle ne ressemble à aucune autre destination au monde. Économiquement pauvre, mais culturellement riche, délabrée mais dotée d’une architecture éblouissante, Cuba est à la fois étrangement euphorisante et exaspérante ». Pour le moment nous avons surtout vu le côté exaspérant…

Et la suite du voyage promet d’être intéressante car le site du Lonely poursuit son introduction par ceci : « Un voyage à Cuba oblige à une perpétuelle adaptation. À peine croit-on l’avoir comprise qu’elle vous déconcerte par une nouvelle énigme. C’est bien là tout son charme… ».

En effet, comme tout monde à part, voyager à Cuba se révèle être une réelle aventure et demande effectivement un certain temps d’adaptation ; d’autant plus que nous n’y étions pas (assez) préparés, contrairement à la Chine et à l’Inde, où nous nous attendions au pire. Nous idéalisions peut-être Cuba mais c’est certainement le fait que l’île soit pleine de touristes (notamment américains qui réservent tout à l’avance et ne regardent pas les prix) qui nous déroute le plus. Surtout dans un monde où la demande n’a pas forcément d’influence sur l’offre ! Ceci dit, nous savons déjà que cette expérience unique va nous plaire et que nous auront plein d’histoires à vous raconter…

Info People du jour : nous n’avons peut-être pas trouvé à manger mais devinez qui nous avons croisé le soir dans une des rues du Centre de La Havane ? Laissez tomber vous ne devinerez jamais. Voici un indice : l’histoire des rues de Paris. Alors, vous avez la réponse ? Non, toujours pas ?! La voici : l’acteur français Lorànt Deutsch ! Faut le faire quand même !! Cela nous rappelle que nous avions croisé le présentateur Tex (Les Zamours) sur une plage de l’île de Lopud en Croatie 😉 Nous sommes tellement « People » ! 😉

 

Dimanche 14 février 2016. Découverte de La Havane.

Comme nous étions fatigués, nous nous levons vers 10h et préparons notre journée : centre d’information, restaurants, librairies et supermarchés sont au programme pour réserver un bus pour la prochaine destination, essayer la nourriture cubaine, trouver un guide papier de Cuba et remplir le frigo. Mais ce qui serait très simple chez nous, paraît difficile, voire impossible, à Cuba…

Alors ce bus, vous avez réussi à le réserver ou vous êtes toujours coincés sur l’île ? En réalité, c’est un jeu d’enfants…si vous réservez suffisamment à l’avance ! En réservant trois jours à l’avance, nous étions dans les temps et n’avons donc eu aucun souci ; mais réserver pour le lendemain (comme nous procédions en Asie), c’est une toute autre histoire… Il existe en fait deux compagnies de bus : Viazul et Conectando. Conectando est géré par l’agence de voyages Cubanacan et est légèrement plus cher (2$ de plus) mais, contrairement à Viazul, il ne faut pas se rendre à 3 kms du centre de La Havane pour acheter son ticket et prendre le bus. Avec Conectando, l’achat des tickets et le pickup peut se faire à l’hôtel Inglaterra, qui se trouvait à deux pas de notre appart. Ce n’est pas beau çà ?! Wouhouuu, Cuba, nous voilà ! Au fait, pour avoir testé Viazul par la suite, Conectando est bien mieux: les chauffeurs, les accompagnateurs, les temps de pause, les toilettes, la cafétaria à midi, tout est mieux.

Cuba ne ressemble vraiment à aucun autre pays. Premièrement, on ne voit personne le nez sur son téléphone portable à regarder ses mails ou surfer sur Facebook dans la rue. Il faut avouer que cela a un côté plutôt agréable. Mais comment se fait-ce ? L’internet 3G est cher et a une couverture minable. Il n’y a pas non plus de Wifi gratuit dans les restaurants ou dans les hôtels, ce qui change aussi de l’Asie où la première chose demandée par certains touristes avant même la carte, c’est le mot de passe du Wifi ;-)) Mais comment accède-t-on à Internet alors ? En se baladant dans la rue, au détour d’une ruelle, on tombe sur une place où TOUT LE MONDE a le nez scotché sur son smartphone et où un gars un peu louche vous aborde pour vous proposer, non pas de la drogue, mais un mot de passe Wifi pour 5$. Pas de doute, on y est, c’est d’ici qu’on peut accéder à Internet. On peut aussi y accéder dans les lobbys de certains grands hôtels pour un peu plus cher mais, en échange, c’est plus confortable.

Trinidad: la "file" pour acheter un accès de quelques minutes à internet

La « file » pour acheter un accès de quelques minutes à internet

Viñales: point internet

Borne internet

Deuxièmement, ce qu’on appelle un supermarché ici, c’est un regroupement de comptoirs ayant chacun sa spécialité : les boissons alcoolisées, les boissons non alcoolisées, la nourriture, les produits de beauté… Ce qui frappe le plus, c’est le choix extrêmement restreint qui y est offert : 2 marques de riz, 2 formes de pates de la même marque, 1 marque de sauce tomate, 1 marque de jus de fruit proposant du nectar de poire, ou de pêche… Les rayons sont remplis des dizaines de fois des mêmes produits mais paraissent au final très vides. Bref, nous sommes très loin de la société de consommation telle que nous la connaissons. Notez aussi qu’il faut faire la file et payer devant chacun des comptoirs. Pas question non plus de vous servir dans les rayons vous-même. Comme vous pouvez l’imaginez, cela peut facilement prendre un temps fou si vous voulez une brique de lait (premier comptoir), du rhum (2e comptoir), de la sauce tomate et du riz (3e comptoir). En plus, seuls les Cubains avisés pourront vous dire dans quel supermarché il faut aller pour trouver tel produit car tous les supermarchés ne vendent évidemment pas tous les produits. Dans les deux seuls supermarchés que nous avons trouvés sur notre chemin, pas de bouteilles d’eau ! Nous finirons par en trouver dans une rare petite échoppe de rue.

Les librairies, c’est un peu la même chose. Peu de choix de livres neufs mais chacun d’eux est exposé par centaines d’exemplaires. Seuls le marché d’occasion de la Place des Armes semble plus fourni en terme de références.

Bref, un mélange de communisme et d’embargo… Bien ou mauvais ? Cela reste un point de vue. En tous cas, c’est un des modes de consommation les plus perturbants que nous ayons connu jusqu’à présent. On sent que la période du rationnement n’est pas loin.

Côté restaurant, ça se confirme, Cuba est rempli de touristes. Du coup, les restaurants indiqués dans le Lonely Planet sont littéralement pris d’assaut par les touristes. On peut voir une bonne vingtaine de personnes qui attendent devant chacune de ces adresses. Nous essayons de trouver un peu au hasard un restaurant qui soit abordable mais les prix s’envolent facilement. Nous finirons dans un petit restaurant près de la Vieille Place, où nous payerons 26$ à deux pour deux poulets grillés avec du riz… Disons que c’est loin de ce que nous imaginions manger à Cuba !

En déambulant des les rues, il est impossible de ne pas tomber sur ces vieilles voitures, ces coco-taxis, ces façades colorées et ces musiciens qui font sa particularité.

La Havane

La Havane, ses vieux bus et ses vieilles voitures

La Havane

La Havane

La Havane: le Capitole

La Havane: le Capitole

Deux tuk-tuk, une vieille voiture et un coco-taxi. Bienvenue à La Havane!

Deux tuk-tuk, une vieille voiture et un coco-taxi. Bienvenue à La Havane!

La Havane: El Parque Central, la statue de Joseph Marti  et l'hôtel Inglaterra

La Havane: El Parque Central, la statue de Joseph Marti et l’hôtel Inglaterra

La Havane

La Havane et ses façades colorées

La Havane

La Havane et ses musiciens

De retour à l’appartement, nous profitons de la musique de la voisine (fenêtre en face, avec qui nous partageons aussi les cordes à linge) qui fait le ménage dans son appartement. Ça change du RNB que nous entendions en Asie sur des enceintes bon marché poussées à fond. Ici, ce sont des rythmes endiablés de salsa, de rumba et de chachacha que nous entendons ! On en redemande encore !! Que ce soit dans la rue ou chez eux, la musique et la danse fait définitivement partie de leur vie de tous les jours. Il paraît d’ailleurs que si un Cubain vous répond qu’il ne sait pas danser, soit il ment, soit ce n’est pas un vrai cubain…

Le bilan de la journée ? Nous avons acheté du thon, du riz et de la sauce tomate pour faire notre repas de Saint Valentin 😉 ainsi qu’une brique de nectar de pêche et du pain pour le petit-déjeuner (à défaut d’avoir trouvé mieux). Quant au restaurant, ce n’était franchement pas une bonne affaire. Et pour finir, nous n’avons pas trouvé de guide papier de Cuba.

Un dernier mot sur le système de commission mis en place par les Cubains pour trouver une Casa Particular. Ce système quasi mafieux en rendrait jaloux plus d’un, notamment les Indiens. En effet, c’est le système le plus organisé et le plus efficace que nous ayons vu. Le système est simple : chaque intermédiaire prend une commission de 5 CUC (soit environ 5€) par nuit sur votre hébergement. Si vous avez deux intermédiaire, cela revient à 10 CUC…etc, etc. Passons alors en direct, ce sera moins cher.  Oui mais…ce n’est pas si simple. En tant que touriste, il est très difficile de se débrouiller tout seul pour trouver une Casa Particular : soit parce que les Casa Particulares ne sont pas indiquées, soit parce que personne ne sera dans la casa pour vous y accueillir. Et de toute façon, vous serez très vite abordés par un soi-disant neveu de la famille (première commission) qui va appeler son soi-disant cousin (deuxième commission) pour que sa soi-disant mère ouvre la porte de sa casa. Cela va très vite et cela se fera sans aucune transparence, c’est à dire qu’on vous annoncera toujours le prix toutes commissions comprises. C’est un peu ce qui s’est passé pour nous à La Havane. Nous nous sommes rendus dans une Casa Particular qui affichait complète mais ils nous ont gentiment proposé de chercher une chambre pour nous. Enfin, ce n’est pas désintéressé, hein, il y a la commission. Ce système est plutôt bien fait, cela permet aux Cubains proposant une Casa Particular de vaquer à leurs occupations toute la journée ; ils savent que des centaines de chasseurs de commissions travaillent d’arrache-pied pour remplir les chambres. Du coup, le tarif par nuit peut monter très vite sans refléter la qualité du logement proposé.

 

Lundi 15 février 2016. Cuba se révèle à nous.

Nous nous levons à nouveau un peu tard mais prenons, en guise de petit déjeuner, des petites boules de pain blanc un peu brioché ayant un léger gout de maïs. Par contre, pas de confiture ni de pâte à tartiner. Nada !

Nous laissons ensuite un mot à la femme de ménage pour qu’elle passe un message au propriétaire concernant l’heure de notre départ. Notre premier mot écrit en espagnol 😉

La Havane: nos premiers pas en espagnol. Y a plus qu'à...

La Havane: nos premiers pas en espagnol. Y a plus qu’à…

Nous partons ensuite à l’assaut de la Vieille Havane : le Malecón (la promenade de bord de mer), la Place des Armes et la Vieille Place.

La Havane: le Malecón

La Havane: le Malecón, la promenade en bord de mer

La Havane: le Malecón

La Havane: le Malecón

Statue du Christ de La Havane

Statue du Christ de La Havane

La Havane

La Havane

La Havane: la Place des Armes

La Havane: la Place des Armes et son marché aux puces

La Havane

La Vieille Havane: mais où est Mister J?

La Havane

La Vieille Havane

La Havane: la Vieille Place

La Havane: la Vieille Place

La Havane commence vraiment à nous plaire. Il faut dire que ce fond de salsa qui berce nos pas dans la ville est très agréable. Nous nous arrêtons souvent écouter les groupes qui jouent dans les restaurants. Beaucoup de sourires, beaucoup de musique, beaucoup de danse et surtout beaucoup d’alcool sont les ingrédients de la vie à La Havane. Le rhum (5$ le litre) n’est pas cher ici, comparé aux autres aliments ou boissons.

Le midi, nous trouvons plus facilement un restaurant sur la Vieille Place, et sans faire la file. Le WE étant fini, La Havane s’est visiblement vidée de quelques groupes de touristes. Cela n’en est que plus agréable. Toutefois, nous sommes une nouvelle fois déçus par la carte qui propose des sandwichs à 6€, des salades à 7€ et un plat de poulet à 10€… On est loin du plat entre 3€ et 7€ indiqué dans le guide… On s’en sortira avec un repas plutôt simpliste à 25€ pour deux… Bon il sera agrémenté d’un superbe Mojito et d’une bonne Piña Colada. Les cocktails, ça, ils savent faire 😉

La Havane: premier Mojito

La Havane: premier Mojito

La Havane: première Piña Colada

La Havane: première Piña Colada

Nous poursuivons l’après-midi par la visite de l’église Nuestra Señora de la Merced, La Foire de l’Artisanat (Mister J aurait bien acheté une peinture) et la Place St François d’Assise.

La Havane: église Nuestra Señora de la Merced

La Havane: l’église Nuestra Señora de la Merced

La Havane: église Nuestra Señora de la Merced

La Havane: l’église Nuestra Señora de la Merced

La Havane: église de Paula, en face de la Foire de l'Artisanat

La Havane: l’église de Paula, en face de la Foire de l’Artisanat

La Havane: la Cathédrale orthodoxe russe Notre-Dame de Kazan

La Havane: la Cathédrale orthodoxe russe Notre-Dame de Kazan

La Havane

La Havane

La Havane: Che Guevara. Hasta la victoria siempre!

La Havane: Che Guevara. Hasta la victoria siempre!

La Havane: la Place St François d'Assise

La Havane: la Place St François d’Assise

Sur le chemin du retour, nous nous disons que comme nous sommes lundi, il devrait y avoir plus de choix dans les supermarchés. Que neni ! Exactement le même choix qu’hier. Nous nous arrêtons à la même boulangerie qu’hier : plus de pain. Ils ne font de toute façon qu’un seul type de pain (des petites boules de pain blanc un peu brioché avec un léger gout de mais ?), et quand il n’y en a plus, il n’y en a plus ! Nous tentons une autre boulangerie, il y a du pain. Les même petites boules de pain blanc un peu brioché avec un léger gout de mais… Si si, on commence à s’y faire à ce côté communiste de la consommation.

Nous retournons au supermarché le plus fourni que nous ayons trouvé à la Havane pour y faire nos dernières emplettes. Voici ce que l’on a pu acheter avec l’équivalent de 15€ :

  • 10 petits pains blanc (1€)
  • 2 boites de thon (2,40€)
  • 1L de nectar de pêche (1,60€)
  • 200ML de purée de tomate (1,60€)
  • 1 boite d’ananas en rondelles (5,70€)
  • 1kg de riz (2,70€)

La Havane: les seules choses que nous ayons trouvées pour notre petit-déjeuner et repas du soir

La Havane: les seules choses que nous ayons trouvées pour notre petit-déjeuner et repas du soir

Ce qui nous a le plus frappé, c’est le prix des fruits en conserve ! Nous avions besoin de fruits pour agrémenter notre repas, et à défaut de pouvoir en trouver des frais qui soient bon… On commence à mieux comprendre le prix des restaurants, et la faible diversité dans les assiettes, si tout est aussi cher !

 

Mardi 16 février 2016. Visite de La Havane (suite et fin).

Notre dernier jour à La Havane, nous le passerons à flâner dans les rues typiques de la ville et tomberons finalement sur la Place de la Cathédrale, où nous mangerons d’ailleurs à midi.

La Havane

La Havane: el Paseo en travaux

La Havane

La Havane: el Paseo en travaux

La Havane: l'égise du Christ

La Havane: l’église du Christ et ses palmiers. Plutôt exotique comme église, non?

La Havane: la Place de la Cathédrale

La Havane: la Place de la Cathédrale

La Havane: la Cathédrale San Cristóbal de La Habana

La Havane: la Cathédrale San Cristóbal de La Habana

La Havane: la Place de la Cathédrale

La Havane: la Place de la Cathédrale

La Havane: poisson

La Havane: poisson et légumes. Yessss, nous avons trouvé des léguuumes!

La Havane: Vieja Roja (boeuf)

La Havane: Vieja Roja (plat typique à base de boeuf) et malanga (tubercule)

Nous poursuivrons la journée en allant jeter un œil au célèbre bar « La Bodeguita del medio », en visitant l’église Santo Angèl Cutodio et en continuant à déambulant çà et là dans les rues de la Vieille Havane.

La Havane: la Bodeguita del Medio

La Havane: la Bodeguita del Medio ne désemplit pas

La Havane

La Havane: devant la Bodeguita del Medio

La Havane: la Forteresse

La Havane: la Forteresse

La Havane: el museo de la Revolución

La Havane: el museo de la Revolución

La Havane: tank SAU-100 utilisé par Fidel Castro contre le bateau Houston lors de la Bataille de la Baie des Cochons en 1961

La Havane: tank utilisé par Fidel Castro contre le bateau Houston lors de la Bataille de la Baie des Cochons en 1961

La Havane: l'église du Santo Angèl Cutodio

La Havane: l’église du Santo Angèl Cutodio

La Havane: l'église du Santo Angèl Cutodio

La Havane: l’église du Santo Angèl Cutodio

La Havane

La Vieille Havane

 Nous commençons à avoir nos habitudes dans cette ville que nous sommes heureux d’avoir découvert comme cela, c’est à dire en logeant dans un appartement de la Nouvelle Havane, qui fait un peu moins rêver que la Vieille Havane, et en devant nous approvisionner nous-même pour cuisiner. Contrairement à la grande majorité des touristes, cela nous a permis de bien comprendre à quel point il est difficile pour les Cubains d’accéder à certains produits et que faire ses courses peut devenir un parcours du combattant. Il y a encore quelques années, (je ne saurais dire quand exactement, sans Internet !), il fallait encore une carte de rationnement pour faire ses courses. Cela nous fait remarquer que pour la première fois lors de ce voyage, nous n’avons pas de biscuits en cas de petite faim, juste du pain blanc. C’est un peu triste mais au final on s’en accommode bien. Certainement parce que l’on sait que cela ne va pas durer, et que, de retour à Mexico City, on pourra avoir accès à un vrai supermarché !

Il y a encore une chose que nous avons oublié de mentionner : Cuba, c’est aussi une histoire de métissage, issu des colons espagnols et de leurs esclaves noirs africains (car les indigènes avaient été décimés lors de la colonisation). En effet, les Cubains sont aussi bien blancs, noirs ou métisses. Un bien joli mélange.

Photos de Cuba

Gallery

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire à Cuba.

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Mexique: Mexico City

Mercredi 10 février 2016. Le jour le plus long.

Voici le planning de vols :

00h25 Hanoï -> 07h10 Tokyo

Comme prévu, nous essayons de ne pas dormir dans le premier vol, qui ne dure que 5h, afin de dormir plus facilement dans le long courrier. Nous voyageons avec Japan Airlines dans un avion flambant neuf, très confortable… Et nous avons du coup l’occasion de tester les toilettes japonaises assez déroutantes au premier « jet ». Mais on s’y fait assez rapidement ; Mister J retentera d’ailleurs l’expérience maintes fois à l’aéroport de Tokyo ; il y tellement d’options, il faut bien tout tester !  D’ailleurs, il veut les mêmes dans sa future maison !

Aéroport de Tokyo: toilettes avec jets d'eau

Aéroport de Tokyo: toilettes avec jets d’eau

Aéroport de Tokyo: toilettes aec jets d'eau

Aéroport de Tokyo: toilettes avec jets d’eau

Aéroport de Tokyo: toilettes avec siège pour poser bébé et ainsi faire tranquillement ses besoins

Aéroport de Tokyo: toilettes avec siège pour poser bébé afin que maman puisse tranquillement faire ses besoins

Nous profitons de notre escale dans un pays développé pour prendre un cheesecake et un éclair au chocolat. Cela ne fait pas très local mais ça fait du bien. Crevés de notre nuit blanche et ayant déjà fait le tour des quelques magasins, nous nous allongeons sur un banc et piquons un petit somme dans l’aéroport de Tokyo.

En pleine expérience avec les toilettes japonaises, on appelle Mister J au micro pour qu’il se présente immédiatement à la porte d’embarquement. Nous nous demandons ce qui peut bien se passer ? Il n’est pourtant pas encore l’heure… Ah oui, American Airlines doit ré-imprimer nos cartes d’embarquement car c’est Japan Airlines qui les a imprimées à Hanoï mais visiblement ça ne leur plait pas. Bref, ça sent le professionnalisme à plein nez!

11h30 Tokyo -> 8h10 Dallas

Nous partons à l’heure de Tokyo. Et un bon point ! Mais – car il y toujours un mais – qu’est-ce que c’est que cet avion ?! Comment dire… Si, sur le site d’American Airlines, ils vantent, pour ce vol long courrier, un avion flambant neuf, nous avons eu celui des années 70 avec les cendriers dans les accoudoirs. Le système de divertissement sera redémarré 3 fois et au final ne fonctionnera pas de tout le trajet. Imaginez-vous passer 11h dans un avion sans un seul film ?

Que dire de l’accueil des hôtesses ? Très inégal. Entre celle qui hurle dans l’avion « Qui veut du poisson ? Tu veux du poisson toi chéri ? Et toi, tu veux du poisson ? Qui veut du poisson ? » puis « Qui a fini de manger ? T’a fini de manger toi mon chou ? Passe-moi ton plateau alors ! Oups pardon, j’ai fait tombé une bouteille d’eau sur ta tête. », et ce sans cesse à travers l’avion… Et l’autre qui est tellement débraillée qu’on a du mal à croire qu’elle fait partie de l’équipage… Finalement, les 2 hôtesses qui s’occupent de nous sont sympathiques et professionnelles. Ouf !

Pas de film mais, heureusement, nous dormirons mieux que nous l’espérions pendant tout le vol. Même si les hôtesses, assises sur la dernière rangée laissée vide en papotant et en mangeant les plateaux repas de la classe Business, nous réveilleront plusieurs fois.

10h45 Dallas -> 13h22 Mexico

Nous arrivons à Dallas à l’heure et n’avons qu’une envie : se poser dans un restaurant avant de prendre le dernier avion pour Mexico. C’était sans compter sur l’immigration américaine. Oui, nous sommes en transit, mais il faut passer l’immigration quand même ! Il faut d’ailleurs le prévoir au moins 72h à l’avance car il faut remplir un formulaire en ligne et payer 14$ par personne pour avoir l’autorisation d’embarquer dans un avion à destination des États-Unis. Nous pensions que cela s’arrêterai là, mais non. Une fois à Dallas, nous avons encore dû passer l’immigration pour tamponner le passeport, prendre une photo, de même que les empruntes digitales. Une absurdité ou un racket organisé d’argent, de temps, et de données personnelles ? Que font-ils de nos photos et empruntes digitales ??? Dieu seul le sait…mais nous avons notre petite idée…

Dans le dernier vol, nous rencontrons une jeune américaine qui voyage pour la première fois hors des USA. Elle va passer 6 semaines à Mexico City pour apprendre l’espagnol. L’occasion de papoter un peu et de se rendre compte que les Américains ne sont pas vraiment sur la même planète que nous. Par exemple, nous n’avons pas su répondre à la question « Quel soda préférez-vous ? » Euuuuh nous ne buvons que du Coca de temps en temps…

L’atterrissage à Mexico City est assez impressionnant car non seulement La Ciudad de Mexico se trouve dans une cuvette entourée de montagnes (et parfois enveloppée d’un nuage de pollution) mais en plus, l’aéroport se trouve au beau milieu de la ville, comme si nous atterrissions entre les maisons et les gratte-ciels.

Vers 15h, nous arrivons enfin à notre appart-hôtel dans un quartier résidentiel du centre de Mexico. Nous partons ensuite faire les courses dans un supermarché pour nos petit-déjeuner et repas du soir. Nous sommes déjà dans la peau de vrais Mexicains quoi 😉 Mister J est aux anges à la vue de pains et de fromages… Cela fera un repas 😉

Mexico City: notre appart-hôtel

Mexico City: le salon de notre appart-hôtel

 

Jeudi 11 février 2016. La journée la plus courte.

Avec 26 heures de vol et transit et 13h de jetlag dans le nez, nous avions décidé de ne pas mettre de réveil. Hum…Était-ce réellement une bonne idée ? Lorsque Miss V a daigné regarder l’heure sur sa montre, il était 11h20 du matin. En gros, elle a dormi 13h cette nuit-là et Mister J, un peu plus, 14h. Cette journée sera au moins économique puisque nous sauterons un repas. Comme nous n’avons qu’une après-midi pour visiter, nous décidons de nous rendre à la Basilique Notre-Dame de Guadalupe, qui se trouve à 10 kms au nord du centre de Mexico. Pour y arriver, nous prendrons sans aucun souci 3 lignes de métro.

Prendre le métro nous permet de réaliser à quel point la vie devient facile avec l’espagnol, contrairement à l’Asie. En Asie notre connaissance de la langue de chaque pays se résumait en général à « Bonjour, Merci, Au Revoir et Bouteille d’eau »… Et il était bien entendu impossible de deviner la signification des indications écrites, la plupart n’étant pas traduite en anglais. Mais en Amérique Latine, nous sommes comme pourvus d’un nouveau pouvoir : celui de comprendre ce qu’il se dit autour de nous et de comprendre les indications. Et ce n’est pas rien ! Et pour acheter des tickets de métro, Mister J peut sortir son plus bel espagnol (qu’il parle depuis 1 jour) 😉

Arrivés à la Basilique, nous remarquons une effervescence dans les rues, des barrières, des gradins, des écrans géants… Un groupe de rock serait-il en concert à Mexico ce soir ? Non, c’est le Pape François qui est attendu dans 3 jours dans cette Basilique. Quand on vous disait en Asie qu’on arrivait toujours au bon moment, au moment des fêtes, et bien cela continue ! 😉 Très impressionnant tout ce branle-bas de combat, et toute cette ferveur…

Mexico City: en route vers la Basilique. bienvenue au Pape François!

Mexico City: en route vers la Basilique. « Bienvenido S.S. el Papa Francisco! »

Mexico City: l'Ancienne Basilique (à gauche) et le Couvent des  Soeurs Capucines (à droite)

Mexico City: l’Ancienne Basilique (à gauche) et le Couvent des Soeurs Capucines (à droite)

Mexico City: la Nouvelle Basilique Notre-Dame de Guadalupe

Mexico City: la Nouvelle Basilique Notre-Dame de Guadalupe, où le Pape François célèbrera la messe

Mexico City: Notre-Dame de Guadalupe dans la Nouvelle Basilique

Mexico City: Notre-Dame de Guadalupe et le drapeau mexicain dans la Nouvelle Basilique

Mexico City: vue sur l'Ancienne et la Nouvelle Basiliques

Mexico City: vue sur l’Ancienne et la Nouvelle Basiliques

Mexico City: la Chapelle de la Colline et les 4 anges

Mexico City: la Chapelle de la Colline et les 4 anges

Mexico City: les indigènes faisant des offrandes à Notre-Dame de Guadalupe

Mexico City: les indigènes faisant des offrandes à Notre-Dame de Guadalupe

Mexico City: Templo del Pocito (le temple du petit puits)

Mexico City: Templo del Pocito (le temple du petit puits)

Mexico City: Ancienne Paroisse des Indigènes

Mexico City: Ancienne Paroisse des Indigènes

Mexico City: la tunique miraculeuse de Juan Diego arborant l'image de la Vierge

Mexico City: la tunique miraculeuse de Juan Diego arborant l’image de la Vierge

 

Vendredi 12 février 2016. La nuit la plus longue.

Contrairement à la veille, où nous avions dormi 13-14h, nous n’avons quasiment pas fermé l’œil de la nuit… Mister J a vu les heures défiler lentement sur son cadran. Foutu jetlag !

Aujourd’hui, nous allons visiter une des plus belles places du monde, le Zocalo, avec sa Cathédrale, son Palais Royal et son Temple Maya. Vu la nuit que nous avons passée, nous décidons d’y aller en métro. Oui mais… Le métro ne s’arrêtera pas à l’arrêt Zocalo ni au suivant… Whaaat ? Nous reprenons alors le métro dans l’autre sens et nous comprenons finalement l’annonce que nous entendions dans la gare signalant qu’il n’y a pas de service pour les deux arrêts en question… Valé, valé (OK), nous nous arrêterons à celui d’avant et marcherons alors. Nous soupçonnons alors que ce soit dû à la venue du Pape dans la capitale mexicaine. Exact ! A peine sortis du métro, nous voyons plein de barrières et nous découvrons qu’il est impossible de se rendre au centre de la fameuse place Zocalo, qui est remplie de gradins et écrans géants. Tiens tiens, il semblerait que la Pape vienne aussi à la Cathédrale Métropolitaine de Mexico. Heureusement, nous pouvons quand même faire le tour de la place pour admirer, derrière les barrières, la Cathédrale, le Palais Royal et le Temple Mayor.

Mexico City: typique du Mexique

Mexico City: typique du Mexique

Mexico City: la Place Zocalo et sa Cathédrale Métropolitaine

Mexico City: la Place Zocalo et sa Cathédrale Métropolitaine

Mexico City: la Place Zocalo et son Palais National

Mexico City: la Place Zocalo et son Palais National

Mexico City: le Templo Mayor, les ruines d'un temple maya en plein coeur de la capitale

Mexico City: le Templo Mayor, les ruines d’un temple maya en plein coeur de la capitale

Pour midi, nous nous arrêtons dans un restaurant plutôt chic dont la terrasse sur le toit offre une superbe vue sur l’arrière de la Cathédrale. Pour notre premier restaurant (seul et unique en 3 jours), nous pouvions bien nous faire plaisir ! Au menu : des tacos de viande, un délicieux guacamole accompagné de fromage de chèvre frais et un troisième plat que nous ne savons toujours pas décrire et choisi un peu au pif sur la carte… Tout était très bon et pas trop épicé.

Mexico City: vue du restaurant sur la Cathédrale

Mexico City: vue du restaurant sur la Cathédrale

Mexico City: una Corona por favor. Première bière mexicaine.

Mexico City: una Corona por favor. Première bière mexicaine.

Mexico City: tacos, guacamole et ???

Mexico City: tacos, guacamole et ???

Mexico City: guacamole et fromage de chèvre frais

Mexico City: guacamole et fromage de chèvre frais

Devinez ce que nous avons trouvé à deux pas du restaurant ? Une chose indispensable : un petit dictionnaire Larousse Espagnol-Français !! Et oui, nous nous mettons tout de suite dans le bain 😉 Nous arrivons à nous exprimer en espagnol mais les comprendre est une autre histoire… Nous essayons de ne pas passer à l’anglais, plus facile pour nous, mais de persévérer en espagnol. Pour le moment, nous apprenons très vite 😉

Demain nous nous envolons déjà pour Cuba ! Nous attendons beaucoup de ce pays…

L’Asie: le bilan

Cela fait 4 mois et demi que nous voyageons en Asie et nous pouvons le dire haut et fort: nous adorons l’Asie ! Nous avons des souvenirs plein la tête : des images, des bruits, des odeurs, des goûts… Car il faut le dire, en Asie, on mange aussi superbement bien. Nous avons en mémoire ces spring rolls, ces phós, ces pad thaï, ces poulets aux noix de cajoux, ces tika massala et autres tandoori qui nous ont merveilleusement nourris pendant ces 4 mois !

Ce qui fait la particularité de cette région, ce sont les gens et leur sourire ! Nous sommes tellement semblables et différents en même temps. « Same, same but different » comme ils disent ! D’ailleurs, nous retiendrons surtout qu’on se complique beaucoup plus la vie par chez nous ; on se prend trop au sérieux. Et au final ce qui compte, c’est de pouvoir vivre sa vie comme on le souhaite, non ?

On retiendra aussi leur côté pratique… ou non. En Asie, on peut transporter un miroir, des animaux en tous genres, des piles d’œufs, un canapé, ou une famille avec 3 enfants sur un scooter. On peut tout remettre à neuf : du vieil autobus chinois des années 60 à un iPhone ! Oui oui, on peut réparer un iPhone avec du scotch double face !

On retiendra également une logique assez particulière : en Chine, on peut péter à table mais pas se moucher. Ah non, ça c’est vraiment dégoutant ! Et il n’y a qu’en Asie qu’on peut se faire réprimander car on ne mange pas sa soupe de nouilles bouillante assez vite. Eh oui, sinon le poulet et les nouilles seront trop cuites, malheureux !

Il est parfois difficile de commander au restaurant : il nous est souvent arrivé que le serveur parte en plein milieu de la commande. Et puis, les plats arrivent dans l’ordre décidé par la cuisine. Dès que c’est prêt, on sert. Pas question de « des spring rolls puis une soupe ». Non, ce n’est pas nous qui décidons.

Et il y a aussi tous ces mauvais côtés qui pimentent la vie. Aucune constance, c’est le mot. Dans les restaurants : on peut manger le meilleur plat un jour, qui sera le pire jamais mangé 2 jours plus tard.

Et le manque total d’organisation : les bus où il manque des places alors que tout le monde a réservé la veille ou les bus qui arrivent au bout de 4 heures.

Bref, l’Asie c’est tellement intense, tellement dépaysant. Au final, nous avons tellement appris : la patience, le contentement et la zen attitude.

 

Un petit mot sur chaque pays maintenant:

  • 1 semaine en Chine, où les Chinois ne parlent pas anglais et nous laissent donc tranquillement faire notre vie et…un peu galérer. Très impressionnantes cette Grande Muraille et cette Armée de Soldats Enterrés!
  • 1 semaine mémorable au Tibet tant du point de vue culturel que de ses paysages.
  • 1 mois fatigant mais tellement intéressant au Rajasthan en Inde. Que de dépaysement et d’aventures! Le Taj Mahal fait encore rêver Mister J!
  • 2 semaines magiques en Birmanie au milieu de toutes ses pagodes, temples et ses villages de pêcheurs. Sans oublier la gentillesse incomparable des Birmans!
  • 1 semaine et demi gastronomique et reposante en Thaïlande, où nous avons également appris à chevaucher un éléphant.
  • 3 semaines et demi merveilleuses au Laos que ce soit sur le Mékong ou au milieu de nulle part entourés de montagnes verdoyantes. Et la gentillesse des Laotiens, qu’ils cachent derrière leur timidité, fut une très bonne surprise!
  • 2 belles semaines et demi au Cambodge passées à pédaler au beau milieu des temples d’Angkor, à se reposer sur la plage paradisiaque la plus agréable que nous ayons jamais vue et à découvrir sa campagne.
  • 2 semaines et demi culturelles au Vietnam où nous avons beaucoup appris sur son histoire et où nous avons bavé devant la Baie d’Along.

Nous ne pouvons pas classer ces pays par ordre de préférence mais nous avons quand même trois chouchous: le Tibet, la Birmanie et le Laos. Nous vous conseillons de visiter ces trois pays maintenant tout de suite et pas demain, avant que la culture tibétaine ait totalement disparue sous l’invasion chinoise et avant que les Birmans et les Laotiens ne soient pourris par le tourisme de masse. Ils sont encore rares pour l’instant mais certains le sont malheureusement déjà…

Bien arrivés à Cuba!!!

Tout se passe super bien! Internet coûtant 2$ de l’heure ici, il faudra attendre notre retour au Mexique pour connaître  la suite de nos aventures… Et qu’on se le dise, nous sommes très inspirés par Cuba. Nous avons plein d’aventures et d’histoires à raconter 😉

Vietnam: retour à Hanoi

Dimanche 7 février 2016. Trajet de l’île de Cat Ba à Hanoi.

Nous aurions voulu rester un jour de plus sur l’île pour pouvoir marcher dans la Parc National de Cat Ba mais, à cause du Têt, cela était impossible : pas de bus le 8 février, jour du Nouvel An vietnamien. Et rester 2 jours de plus relevait de l’inconscience ou d’une trèèès grande foi en les transports en commun car nous avons un avion pour Mexico le 9 février au soir et ce n’est pas le genre de vol que nous pouvons rater.

Nous ne sommes pas les seuls à rentrer à Hanoï pour le Têt, le bus est plein. Enfin, quand il n’y a plus de place, il y a encore de la place : il y a toujours moyen de rajouter des gens sur des tabourets dans l’allée centrale 😉 Au final, pourquoi réserver ?  ;-p

En arrivant à Hanoi, nous sommes étonnés du calme dans la rue. Eh oui, c’est ce soir que les Vietnamiens fêtent le Têt, leur Nouvel An ! Le lieu de rendez-vous pour fêter cela est le Lac Hoàn Kiêm, c’est là que nous nous rendons. Nous vous rappelons quand même que nous sommes dans un pays communiste, donc pas de débordement dans les rues 😉

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Comme nous avions trouvé un prix très alléchant incluant le petit-déjeuner sur Booking.com, nous avions décidé, pour une fois, de réserver l’hôtel à l’avance. Nous ne le faisons que rarement car nous voulons toujours voir la chambre avant de la prendre. Les hôtels ont des gammes de tarifs/chambres tellement vagues que parfois un hôtel réputé super vous proposera une chambre pourrie et un hôtel réputé miteux une super chambre. Et certains hôteliers en Asie ont tendance à réserver les moins bonnes chambres aux réservations (qui sont pour eux, des ventes déjà conclues) et les meilleures chambres pour les faire visiter. Mister J avait bien vérifié les avis sur internet ainsi que les photos… Nous pensions être à l’abris de ces traquenards.

Nous avons eu une bonne première impression. Le gérant nous reçoit avec un thé. Il nous fait même un cadeau en nous offrant une chambre familiale au lieu d’une chambre standard. Cela se révèlera un cadeau empoisonné : certes la chambre est propre et grande mais la chambre n’a pas de fenêtre (ce qui est assez courant en Asie, on arrive à faire sans de temps en temps) et est très froide. Mister J fait part de ses remarques au gérant ; celui-ci nous règle le chauffage qui semble assez inefficace (comme si c’était une question de réglage…). Pendant la nuit, le chauffage ne réchauffera pas des masses la chambre. Mais le pire est que toutes les 20 minutes, il fait un bruit d’hélicoptère… Très désagréable pour dormir !

 

Lundi 8 février 2016. Fête du Têt = désert donc repos.

Mister J n’a pas très bien dormi et fait à nouveau part de ses remarques au gérant, qui semble désolé et accepte de nous changer de chambre. Enfin, pas tout de suite, parce qu’il y a une chambre qui va se libérer bientôt mais le client est toujours dans sa chambre. Après nous avoir fait poiroter et tourner en rond une bonne partie de la matinée, Mister J sent l’entourloupe et décide de faire le check-out avant d’avoir vu cette fameuse chambre. Comme par hasard, tout se débloque très vite et nous pouvons visiter la chambre. Le gérant nous emmène dans la chambre en fait d’en-face, qui est toujours occupée par un client qui lui aussi veut changer de chambre. Le gérant nous explique alors que nous allons simplement échanger de chambre et que tout le monde sera content. Minute papillon ! Nous voulons savoir pourquoi il veut changer de chambre. Nous commençons alors à papoter avec l’autre client, un Singapourien qui vit à Hong-Kong, et qui veut aussi changer de chambre car le chauffage ne fonctionne pas et qu’il a eu très froid pendant la nuit, tout comme nous 😉 Là, nous comprenons tous que le gérant se fout vraiment de nous et nous décidons tous, le Singapourien et nous, de faire le check-out. A la réception, un couple de jeunes russes arrivés hier, s’en va aussi. Comme le gérant leur demande où ils vont aujourd’hui, ils répondent : oh nous restons à Hanoi mais nous allons dans un autre hôtel rejoindre des amis. Haha, ils ont bon dos les amis. Le gérant est resté très sympa et était tout désolé, mais comme souvent, « don’t be sorry, be professional ! ». Son hôtel n’est plutôt pas mal mais très mal géré ! Si 2 clients se plaignent que le chauffage ne fonctionne pas bien, ne les échange pas de chambre en priant pour que ça fonctionne ! En tous cas, il commence vraiment mal l’année 2016 : avec 3 check-out plus tôt que prévu !

Pour ne pas finir notre séjour en Asie sur une mauvaise note, Mister J décide, ni une ni deux, de réserver un hôtel un peu plus chic (mais quand même nettement moins cher qu’en Europe). A peine arrivés, nous sentons immédiatement la différence. Avec un tel accueil, on se croirait presque dans un palace. Cela ne nous est jamais arrivé 😉 Il y a des moments où il faut savoir se faire plaisir, non ?! 😉 La chambre est super chouette, d’autant plus que nous avons été surclassé : ils nous ont offert la chambre familiale située à l’arrière au calme au prix de l’exécutive un peu plus petite et plus bruyante.

Un petit mot quand même sur cette fameuse fête du Têt : c’est le Nouvel An vietnamien, qui coïncide plus ou moins avec le Nouvel An chinois. « Plus ou moins » car les critères d’observation de la lune sont les mêmes mais en fonction de l’endroit où on l’observe (Pékin ou Hanoi), il peut y avoir 1 jour de décalage. Les Vietnamiens achètent un mandarinier (comme on achèterait un sapin de Noël), se souhaitent la « Bonne Année 2016 » et brulent des papiers et de faux billets de 100$ non seulement pour chasser les mauvais esprits mais aussi pour apporter de la chance et de l’argent pour la nouvelle année. Comme les Vietnamiens rentrent le fêter en famille, à la campagne en général, les villes sont désertes, beaucoup de magasins, restaurants et agences de voyages sont fermés.

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Hanoi: Happy New (Vietnamese) Year!

Nous l’avons tout de suite vu en revenant à Hanoï ; la ville tourne au ralenti, c’est impressionnant. Certaines rues sont désertes, on se croirait dans une ville fantômes. Cela n’a pas fait nos affaires : nous avons eu beaucoup de mal à trouver des endroits où manger qui ne soient pas inabordables ou carrément attrape-touristes. Certains restaurant affichent d’ailleurs une majoration des tarifs de 15% sur la note globale à cause du Têt… Bah oui, certains restaurants d’habitude vides font le plein !

 

Mardi 9 février 2016. Visite d’Hanoi (suite et fin) et vol pour Mexico.

Après avoir bien profité du petit-déjeuner et de notre chambre jusqu’à la dernière minute, nous partons visiter une dernière fois Hanoi : le pont Long Biên construit par les Français ; la « route en céramique », une gigantesque frise de 4 kms de long ; et le quartier colonial.

Hanoi: le pont Long Biên et la "route en céramique"

Hanoi: le pont Long Biên et la « route en céramique »

Hanoi: la "route en céramique" (frise gigantesque de 4kms)

Hanoi: la « route en céramique »

Hanoi: vue du pont Long Biên

Hanoi: vue du pont Long Biên

Hanoi: vue du pont Long Biên

Hanoi: vue du pont Long Biên

Hanoi: comment ramer avec les pieds

Hanoi: comment ramer avec les pieds

Hanoi: le quartier colonial

Hanoi: le quartier colonial

Hanoi: le quartier colonial

Hanoi: le quartier colonial

Hanoi: le quartier colonial

Hanoi: hôtel colonial

Hanoi: le quartier colonial

Le quartier colonial d’Hanoi: l’hôtel Metropole Hanoi construit par les Français en 1901

Le quartier colonial d'Hanoi: l'Opéra et le Hilton

Le quartier colonial d’Hanoi: l’Opéra et le Hilton

Ce soir, à minuit quart, nous nous envolons pour Mexico…En route vers un autre monde, si différent de l’Asie. Nous allons ressortir de notre zone de confort pour nous retrouver à l’autre bout de la planète! Un changement radical d’environnement! Ca n’en est que plus excitant. Nous sommes dans le même état qu’avant le grand départ pour ce tour du monde; c’est comme si nous entamions un deuxième tour du monde 😉 Vamos a Mexico ! Enfin nous avons 26h (si tout va bien!) de vol avant cela et des escales à Tokyo et Dallas!

Vietnam: Tam Coc, Cat Ba et la Baie d’Along

Jeudi 4 février 2016. Excursion à la Baie d’Along terrestre.

Hier, nous avons réservé une excursion à la Baie d’Along terrestre avec l’agence « APT Travel », qui est apparemment très sérieuse. Le prix n’est pas donné mais nous avons pu bénéficier d’une promotion : 35$ par personne au lieu de 40$. L’agente de voyage était super gentille, a fait l’effort de nous parler dans un français hésitant et a répondu à toutes nos questions même si elles ne concernaient pas un de leur tour. Elle nous a expliqué par exemple comment nous rendre à l’île de Cat Ba.

Verdict ? Nous commençons à déchanter dès le début… Contrairement à ce qui est mentionné sur le fascicule, nous quittons Hanoi à 9h et non à 8h30. Le pickup des différents participants à leur hôtel a duré plus d’1h et comme nous étions dans les premiers, nous avons pu en profiter un max.… surtout que nous étions 17 participants au lieu des 10-15 grand maximum promis ! Ceci dit, le guide est super sympa, a beaucoup d’humour, et il nous donne des explications sur Hanoi, sur la nourriture vietnamienne (chien, chat, rat), sur leur mode de conduite, etc. Malgré les vacances du Têt, qui réduisent les embouteillages, nous n’arrivons pas à 10h30 mais à 11h30 à Hoa Lu, notre première visite. Et la visite de ce temple des deux premières dynasties d’empereurs « Dinh » et « Le » a été expédiée en un quart d’heure.

Hoa Lu

Hoa Lu

Hoa Lu: Temple des dynasties (d'empereurs) Dinh et Le

Hoa Lu: Temple des dynasties (d’empereurs) Dinh et Le

Hoa Lu: Temple des dynasties (d'empereurs) Dinh et Le

Hoa Lu: Temple des dynasties (d’empereurs) Dinh et Le

Hoa Lu: Temple des dynasties (d'empereurs) Dinh et Le

Hoa Lu: Temple des dynasties (d’empereurs) Dinh et Le

Hoa Lu: Temple des dynasties (d'empereurs) Dinh et Le

Hoa Lu: Temple des dynasties (d’empereurs) Dinh et Le

Hoa Lu

Hoa Lu

Après 20 autres minutes de trajet, nous arrivons à Tam Coc (Baie d’Along terrestre) mais il est déjà temps de passer à table. Le nom du restaurant « Hamburgers & Pizzas » ne prédit rien de bon. Il s’agit en réalité d’un buffet vietnamien mais la nourriture est froide et vraiment pas gouteuse.

Place ensuite à la partie la plus intéressante de la visite : la balade en barque dans la Baie d’Along terrestre de Tam Coc. Le temps n’est pas de la partie ; il fait froid, il y a du brouillard et une fine pluie mais cela ne nous dérange pas vraiment car ce temps confère un charme particulier, mystérieux à la Baie. Il faut avouer que les paysages sont grandioses, magnifiques ; on se sent tout petit dans cette barque.

Tam Coc: pourquoi ramer avec les mains quand on peut utiliser ses pieds?

Tam Coc: pourquoi ramer avec les mains quand on peut utiliser ses pieds?

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: on passe où? Bein en-dessous!

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: la Baie d’Along terrestre

Malheureusement, nous n’avons pas hérité de la plus sympathique des conductrices de barque : elle ne ramait pas droit, voulait qu’on lui achète quelque chose à manger aux marchandes ambulantes, puis nous a sorti une boîte pour que nous lui achetions quelque chose « de sa production » et finalement a réclamé un pourboire plus élevé (pleaaaase tip moooooore, foooood, famiiiiiily…). Mais apparemment, elles ne sont pas toutes comme cela. En effet, le jeune couple franco-américain qui vit à Hong-Kong depuis 1 an n’a, pas du tout vécu la même expérience que nous : leur conductrice de barque était très sympathique, a éloigné la barque des vendeuses ambulantes un peu trop insistantes, elle leur a acheté et pelé une mangue et ne s’est aucunement plainte du pourboire. Par ailleurs, la balade n’a duré qu’1h30 au lieu de 2h mais comme il faisait froid, nous étions contents de rentrer J

Il était ensuite question de faire une balade en vélo de 40 minutes. Non seulement les vélos étaient pourris (les plus pourris que nous n’ayons jamais eu ; quand on tournait la roue, elle touchait notre pied ; et impossible de remonter la selle) mais en plus, la balade a été expédiée en 20 minutes.

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: balade à vélo dans la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: balade à vélo dans la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: la Baie d'Along terrestre

Tam Coc: balade à vélo dans la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: courte balade à vélo

Tam Coc: balade à vélo dans la Baie d’Along terrestre

Tam Coc: courte balade à vélo

Tam Coc: balade à vélo dans la Baie d’Along terrestre

Vers 15h30, il était déjà temps de remonter dans le minibus pour Hanoi. Le guide est super sympa mais quand même assez stressant. Nous avons l’impression que la seule chose qui lui importe s’est d’arriver à l’heure à Hanoi. Une fois arrivé à Hanoi, le minibus était censé conduire chaque passager à son hôtel mais nous sommes descendus au premier stop…Nous y arriverons plus vite à pied !

Les plus :

  • Le site de Tam Coc vaut vraiment la peine
  • Y aller par ses propres moyens ne coûte pas moins cher

Les moins

  • beaucoup d’heures dans le minibus pour très peu d’heures de visite
  • cher pour la prestation : nourriture franchement moyenne, vélos archi nuls

Conclusion : si cela était à refaire, nous ne referions pas l’excursion depuis Hanoi, nous dormirions plutôt à Tam Coc ou dans les environs car le coin a l’air chouette.

 

Vendredi 5 février 2016. Trajet d’Hanoi à l’île de Cat Ba.

Cette fois-ci, nous ne nous sommes pas fait avoir. Nous savions que faire l’excursion d’une journée dans la Baie d’Along maritime depuis Hanoi se résumait à énormément d’heures de minibus (7-8h aller-retour) pour seulement 4 petites heures de bateau dans des endroits très touristiques. Après de longues recherches, nous avons choisi une autre option : aller par nos propres moyens sur l’île de Cat Ba, y passer quelques nuits ; et de là, trouver une excursion pour visiter dans la Baie de Lan Ha, qui n’est autre qu’une extension de la Baie d’Along, moins touristique et tout aussi jolie.

Mais avant de rêver aux Baies de Lan Ha et d’Along, il faut déjà réussir à se rendre sur l’île de Cat Ba. Pour cela, il faut aller à la station de bus Luong Yen à Hanoi, où ils vendent des billet forfaitaire (bus-bateau-bus) pour Cat Ba. Quasiment tout le monde sauf nous avait réservé son billet mais à cette période-ci, début février, ce n’est pas nécessaire. Le bus n’étant qu’à moitié rempli, le chauffeur s’arrête, comme d’habitude, pour faire monter des locaux et ainsi rentabiliser son trajet jusqu’à Haiphong. Nous atteignons Haiphong 3h30 plus tard. Pas le temps de faire pipi mais Miss V et Mister J irons quand même à la toilette. Brillante idée car il reste encore 30 minutes de traversée en bateau et 45 minutes de trajet en bus sur l’île de Cat Ba pour arriver à la ville de Cat Ba. Comme ce n’est pas la période touristique sur l’île et qu’en plus ce sont les fêtes du Têt qui commencent, Cat Ba ressemble à une ville morte. Certains restaurants et hôtels sont fermés et ceux qui sont ouverts offrent le service minimum : personne à la réception de notre hôtel, le restaurant est fermé ainsi que l’agence de voyage. Pas de chauffage non plus alors qu’il fait 10 °C mais heureusement, nous avons nos sacs de couchage. Et puis, cet hôtel est moins cher que les autres et nous avons une grande baie vitrée avec une vue magnifique !

Île de Cat Ba: vue de notre chambre

Île de Cat Ba: vue de notre chambre

Cat Ba-ville: les hôtels à flanc de colline

Cat Ba-ville: les hôtels à flanc de colline

Île de Cat Ba

Île de Cat Ba

Après ces 5 bonnes heures de trajet de bon matin, notre estomac crie famine ; c’est le bon moment pour goûter un « Hot pot » de crustacés fraichement pêchés. Un vrai délice!

Cat Ba: un "hot pot" de crustacés pour midi

Cat Ba: un « hot pot » de crustacés pour midi

Cat Ba: un "hot pot" de crustacés pour midi

Cat Ba: un « hot pot » de crustacés pour midi

Nous arpentons ensuite l’unique rue de la ville pour dégoter une excursion dans la Baie de Lan Ha et d’Along. Beaucoup d’agences sont fermées, d’autres ne proposent pas d’excursions de groupes mais privées pour le lendemain… Nous visitons une agence un peu louche qui comprend, un bureau, une carte de Cat Ba, un lit et une salle de bain. Le Monsieur nous affirme qu’il a un super bateau dont il nous montre les photos, et une super excursion dans la baie. Ça sent l’arnaque à plein nez. Nous décidons alors de faire confiance au Routard et de réserver une excursion en bateau d’une journée complète (8h) au « Tourism Information Centre & Development » pour 18$. Avec un nom pareil, ça doit être bien. Suspens…

 

Samedi 6 février 2016. Excursions dans les Baies de Lan Ha et d’Along.

Devinez qui nous retrouvons sur le bateau ? Le couple franco-américain qui vit à Hong-Kong et que nous avions rencontré lors de l’excursion précédente (et mitigée) à Tam Coc. Eux ont réservé dans l’agence où on sentait l’arnaque la veille… Comme quoi, notre intuition était mauvaise !

Première bonne nouvelle : notre bateau en bois ne ressemble pas à une épave. Deuxième bonne nouvelle : il fait grand soleil alors que les jours précédents étaient pluvieux. A peine sorti du port, nous tombons tout de suite sous le charme de la Baie de Lan Ha : ses pitons rocheux, ses minuscules plages de sable blanc, son calme. Nous étions (presque) seuls au monde quelque part en mer au milieu de pains de sucre.

Baies de Lan Ha et d'Along: LE BATEAU

Baies de Lan Ha et d’Along: LE bateau

Baies de Lan Ha et d'Along

Baies de Lan Ha: villages flottants

Baies de Lan Ha et d'Along

Baies de Lan Ha: villages flottants

Baies de Lan Ha et d'Along

Baie de Lan Ha

Baies de Lan Ha et d'Along

Baie de Lan Ha

Baies de Lan Ha et d'Along

Baie de Lan Ha

Baies de Lan Ha et d'Along

Baie de Lan Ha

Baies de Lan Ha et d'Along

Baie de Lan Ha: petit temple sur une plage de sable blanc

Baies de Lan Ha et d'Along

Baie de Lan Ha

Baies de Lan Ha et d'Along

Baie de Lan Ha

Baies de Lan Ha et d'Along

Baie de Lan Ha

Baies de Lan Ha et d'Along

Baie de Lan Ha

Après avoir bavé devant la Baie de Lan Ha, nous nous dirigeons vers la Baie d’Along, où nous faisons un peu de kayak dans un endroit encore préservé du tourisme de masse. Oui oui, cela existe encore, même dans la Baie d’Along. Au final, nous n’avons pas vraiment vu de différences entre les deux baies. Il faut dire que nous avons eu la chance de n’apercevoir que peu d’autres bateaux de touristes dans les deux baies, ce qui n’est définitivement pas le cas en partant d’Hanoi. En effet, tous les groupes de touristes venus le matin d’Hanoi se retrouvent aux mêmes endroits dans la Baie d’Along et n’y restent que 4 petites heures.

Baies d'Along: let's go kayaking!

Baies d’Along: let’s go kayaking!

Baies d'Along: let's go kayaking!

Baies d’Along: let’s go kayaking!

Baies d'Along: let's go kayaking!

Baies d’Along: let’s go kayaking!

Baies d'Along: let's go kayaking!

Baies d’Along: let’s go kayaking!

Après une heure de kayak dans la Baie d’Along, nous mangeons sur le bateau de la très bonne nourriture vietnamienne : délicieux nems (parmi les meilleurs), poisson, tofu, omelette aux légumes, chou chinois. Franchement, pour ce genre d’excursion, une telle qualité de nourriture est plutôt rare pour être soulignée !

Nous retournons ensuite dans la Baie de Lan Ha et faisons un dernier stop sur l’île aux Singes, où nous grimpons en haut d’un point de vue sur la baie. Beau sable blanc, jolie vue.

Baies de Lan Ha et d'Along

Baie de Lan Ha: l’île aux Singes

La Baie de Lan Ha: l'île aux singes

Baie de Lan Ha: l’île aux Singes

La Baie de Lan Ha: l'île aux singes

Baie de Lan Ha: l’île aux Singes

La Baie de Lan Ha: l'île aux singes

L’île aux Singes: point de vue sur la Baie

La Baie de Lan Ha: l'île aux singes

Baie de Lan Ha: l’île aux Singes

La Baie de Lan Ha: l'île aux singes

Baie de Lan Ha: l’île aux Singes

De retour vers 17h, nous en avons pris plein les yeux et sommes super contents de notre journée !

Baies de Lan Ha et d'Along

Retour à Cat Ba

Île de Cat Ba: vue de notre chambre

Coucher de soleil sur Cat Ba-ville


Vietnam: Hanoi

Mardi 2 février 2016. Visite de Hanoi.

Le trajet en bus jusqu’à Hanoi s’est super bien passé. La réceptionniste de l’hôtel nous avait dit : « pickup entre 17h et 17h30, et départ du bus à 18h ». En réalité, le pickup est arrivé à 16h30 et le bus est parti à 17h ! Heureusement que nous étions prêts en avance. Nous avons certainement été revendus à la dernière minute à une autre compagnie de bus. Mais peu importe, le bus est confortable, propre et il part tôôôt. Super ! Comme souvent, le bus s’arrête un peu trop souvent à notre goût pour prendre des colis ou des vietnamiens à des arrêts improvisés. Il va mettre 15h pour atteindre Hanoi si ça continue… Que nenni ! Le trajet de nuit fut plus fluide.  A 6h20, soit après 13h30 de trajet, le bus nous dépose à Hanoi. En bon Backpackers qui se respectent, nous n’avons pas pris de taxi mais avons marché un petit 2 kms pour trouver un hôtel dans le Vieux Hanoi. Cela nous a permis de découvrir Hanoi avant qu’elle ne soit envahie de scooters : très calme. Une bonne expérience.

Bus de nuit de Hué à Hanoi

Bus de nuit de Hué à Hanoi

Bus de nuit de Hué à Hanoi

Bus de nuit de Hué à Hanoi

Une fois l’hôtel trouvé et un petit déjeuné avalé, nous sommes partis faire un tour de la ville. Hélas, le trafic a déjà repris et le calme a totalement disparu 😉 Le Vietnam (particulièrement à Saigon) a été, à ce jour, le pays où les scooters étaient les plus présent (et pesants). Voici le code de la route tel que nous l’avons compris sur le tas :

  • Est prioritaire celui qui klaxonne en premier ou le plus fort, ça dépend.
  • Si le feu est vert, passe.
  • Si le feu est rouge, passe en klaxonnant.
  • Les passages pour piétons ne servent qu’à décorer le bitume (comme dans toute l’Asie). Si un piéton s’engage dessus, klaxonne et crie-lui dessus.
  • Si, par chance, il y a un trottoir, c’est pour te garer.
  • Si la chaussée est encombrée, roule sur le trottoir tout en klaxonnant les piétons.
  • Ne regarde jamais ce que tu fais en manœuvrant ton bolide, tu es seul au monde.

Nous avons commencé la visite par le cœur du Vieux Hanoi : le lac Hoàn Kiêm, son pont du Soleil-Levant et son Temple Montagne de Jade. A l extérieur du temple, nous avons eu la chance d’assister à une démonstration gratuite de chants et danses vietnamiens.

Hanoi: le lac Hoàn Kiêm

Hanoi: le lac Hoàn Kiêm

Hanoi: le pont du Soleil-Levant

Hanoi: le pont du Soleil-Levant

Hanoi: le Temple Montagne de Jade

Hanoi: le Temple Montagne de Jade

Hanoi: le Temple Montagne de Jade

Hanoi: le Temple Montagne de Jade

Hanoi: le Temple Montagne de Jade

Hanoi: le Temple Montagne de Jade

Nous nous sommes ensuite dirigés vers la Cathédrale Saint-Joseph. Sentiment étrange : après 4 mois en Asie, nous sommes plus dépaysés de rentrer dans une cathédrale et d’entendre sonner les cloches que de voir un temple. Incroyable !

Hanoi: la Cathédrale Saint-Joseph

Hanoi: la Cathédrale Saint-Joseph

Hanoi: la Cathédrale Saint-Joseph

Hanoi: la Cathédrale Saint-Joseph

Hanoi: la Cathédrale Saint-Joseph

Hanoi: la Cathédrale Saint-Joseph

Dans certaines rues touristiques, impossible pour Mister J de faire 3 mètres sans qu’un cordonnier ambulant ne lui propose de réparer ses sandales dont la semelle est un tout petit peu décollée. Nous ne l’avions même pas vu avant que le premier nous l’ait fait remarqué. Mais attention, il faut être attentif car ils dégainent la super glue plus vite que leur ombre ! C’est leur devoir de cordonnier, ils ne peuvent pas nous laisser dans cet état de nécessité absolue… A moins que ce ne soit pour extorquer quelques Dongs aux touristes étrangers 😉 Effectivement, ils ne regardent pas du tout les souliers des locaux… Étrange 😉

Hanoi: le Vieux Hanoi

Pause de midi dans un des restaurants du Vieux Hanoi

Le soir, nous nous équipons contre le froid : chaussures fermées et thermolactyls sous les vêtements. Il fait autour de 10°C et nous avons très froid. Certainement une question d’habitude 😉 Cela nous fait d’ailleurs tout bizarre de marcher à nouveau avec des chaussures ! 😉

 

Mercredi 3 février 2016. Recherche d’informations et petit tour de Hanoi.

Pour la première fois depuis le début de notre séjour, nous avons utilisé le chauffage ! Et cela était plus que nécessaire pour réchauffer la chambre qui était à 12°C. Une chose est certaine : ils ne sont pas très efficaces en isolation thermique. Les fenêtres fuient, le plafond est haut et le chauffage met bien 2h à parvenir jusqu’à nous.

Chose assez amusante : quand nous avons trouvé cet hôtel la veille, il était très tôt (vers 7h30) et le gars de la réception n’était vraiment pas sympa. En réalité, nous avons choisi de rester ici plus par dépit en se disant que la chambre était bien située, propre, calme et pas trop chère pour le quartier. Mais ce matin, c’est une réceptionniste très sympa, qui nous a même presque donné envie de réserver un tour avec eux. Du coup, il ne faut jamais se fier aux premières impressions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises ! C’est un peu la leçon de notre séjour en Asie.

En dégustant son café du petit déjeuner, Mister J se rend compte qu’il a oublié de parler de notre expérience avec le café au Vietnam. Il a fallu nous rendre jusqu’ici pour apprendre que le Vietnam est le deuxième producteur de café au monde aux coudes à coudes avec le Brésil. Ici c’est le Robusta qui est la spécialité. Et lorsqu’on ne vous sert pas un Nescafé (grosse aberration asiatique), on vous sert un café super fort et super bon. Ici, on le boit avec du lait concentré sucré, chaud ou glacé. Miss V le boit glacé sans lait concentré. Un délice ! Quoi ? Vous n’avez jamais vu Miss V boire du café ? C’est normal, elle ne boit que du café d’exception 😉

Aujourd’hui, nous allons nous renseigner sur la Baie d’Along maritime et terrestre. Ces 2 endroits sont devenus extrêmement touristiques et il faut donc se méfier des nombreuses arnaques en tout genre. Là, plus qu’ailleurs, le moins cher n’est pas le meilleur marché : beaucoup de touristes reviennent déçus de leur excursion, surtout ceux qui choisissent les excursions « petit budget ». C’est donc le moment de lire nos guides de voyages en détail, de trouver de bonnes informations et avis sur internet et de se renseigner dans les agences le long de la rue afin de dégoter une bonne excursion inoubliable. Pas si facile, cela nous prendra la matinée…

A midi, nous sommes allés manger notre meilleur « pho » au bœuf dans un restaurant de rue rempli de locaux près du lac. Ils ne doivent pas en voir tous les jours des touristes dans leur restaurant. La famille qui tient ce petit restaurant avait l’air si contente de nous voir. Vraiment trop chou ! Pourquoi aller payer plus cher un pho insipide dans un restaurant pour touristes alors qu’ils sont bien meilleurs dans les restaurants de rue pour locaux ?

Hanoi: rien de tel (et de meilleur) qu'un "pho" dans un restaurant local (de rue)

Hanoi: rien de tel (et de meilleur) qu’un « pho » dans un restaurant local (de rue)

Hanoi: un "pho" au boeuf, la spécialté de Hanoi

Hanoi: un « pho » au boeuf, la spécialté de Hanoi

L’après-midi, nous continuons notre petit tour d’Hanoi. Il y a tellement de rues de cette ville que nous n’arrivons pas à nous y retrouver. Après 4 mois en Asie, c’est bien la première fois que cela nous arrive.

Hanoi: porte de la Vieille Ville

Hanoi: porte de la Vieille Ville

Hanoi: le Vieux Hanoi

Hanoi: le Vieux Hanoi

Hanoi: le Vieux Hanoi

Hanoi: le Vieux Hanoi

Hanoi

Hanoi