Équateur: Quito

Lundi 30 mai 2016. Vol de Panama City à Quito.

Aujourd’hui est un grand jour car nous passons sur un autre continent, l’Amérique du Sud, et retrouvons Miss C (la sœur de Miss V) et Mister C, alias M&M’c. Mais les deux sœurs ne sont pas les premières de leur famille à mettre le pied en Équateur. Leurs parents ont visité l’Équateur au tout début des années 80. Pas étonnant qu’elles soient toutes les deux de grandes voyageuses. Les chiens ne font pas des chats ! 😉    

Pour nous rendre à l’aéroport, nous prenons un taxi et nous rendons très vite compte que notre chauffeur, qui parle très bien anglais, est super fier que Panama City ressemble à une ville américaine : hauts buildings, centres commerciaux gigantesques, on y utilise des dollars américains… Ici, c’est Miami, nous dit-il fièrement. S’ils savaient que, justement, ce n’est pas du tout ce que nous recherchons ; nous, nous recherchons l’authenticité 😉 Mister J l’a un peu vexé en disant qu’il avait préféré Cahuita au Costa Rica à Bocas del Toro (la ville de son enfance) au Panama… Du coup, il s’est mis à critiquer le Costa Rica… Selon lui, le Panama est plus sûr que le Costa Rica : on peut sortir le soir sans problème, rouler en voiture sans se faire car-jacké. Euuuh, pour notre part, nous nous sommes tout à fait senti en sécurité au Costa Rica, peut-être même plus qu’au Panama 😉

Arrivés à l’aéroport, nous avons du mal à lire les panneaux d’affichage des vols. Mais comment sont classés les vols ? Définitivement pas suivant l’heure de départ du vol, comme c’est habituellement l’usage… Le numéro du vol ? Non plus. La compagnie ? Toujours pas… Aaaah ça y est, nous avons compris : ils sont classés par ordre alphabétique de la destination. C’est malin ! 😉 Pourquoi pas l’âge du capitaine tant qu’on y est ! 😉

Notre porte d’embarquement se trouve dans une salle ronde qui comporte d’autres portes d’embarquement, dont 6 vols Copa Airlines (pour Quito, Guatemala City, Lima, Mexico City, Guayapuil et Caballeros) qui partent tous dans un laps de temps de 20 minutes. Autant vous dire, que nous sommes un peu les uns sur les autres et qu’il y a des annonces à tout bout de champ pour embarquer, chaque vol ayant 5 groupes de voyageurs à appeler consécutivement. A ce moment-là, nous regrettons l’aéroport de Tokyo, qui a choisi de limiter au maximum les annonces sonores. Quelle merveilleuse idée ! 😉

Nous embarquons à l’heure, peu avant midi. C’est déjà une bonne chose 😉 Mister J a réservé les places au niveau de la sortie de secours, bien plus confortables. Le vol de 2h se passe super bien et nous avons même l’heureuse surprise de recevoir un petit repas (viande, riz maïs et carottes). Les abords de Quito sont vraiment magnifiques : des collines toutes vertes qui ont l’air d’être cultivées et quelques sommets enneigés. Une fois l’atterrissage effectué en douceur malgré les gros nuages, l’hôtesse fait une annonce un peu étrange : « Bienvenidos a la Ciudad de…Lima ! » Comment ça Lima ? Cette annonce nous a effrayé une demi-seconde mais nous nous doutions bien qu’elle s’était trompée. Cela a bien fait rire l’autre hôtesse, qui était assise à côté de Miss V 😉

Vol Panama City-Quito: en approchant de Quito, nous apercevons le sommet enneigé d'un volcan

Vol Panama City-Quito: en approchant de Quito, nous apercevons le sommet enneigé d’un volcan

Arrivés à l’aéroport, qui se trouve en réalité à 30km de Quito, comment se rendre à notre hôtel ? Nous avons 3 options :

  • Prendre le bus public qui s’arrête tout le temps, ce qui rallonge énormément le temps de trajet (jusqu’à 1h30 de trajet) et nous dépose au nord de la ville.
  • Prendre une navette de l’aéroport jusqu’à l’ancien terminal qui se trouve plus près du centre-ville (8$/pers) puis un taxi (8$)
  • Prendre directement un taxi (le prix varie en fonction du quartier, 26$ pour nous)

Nous n’avons aucune envie de prendre le bus public car il s’arrête partout. Nous faisons alors un rapide calcul et nous rendons compte que prendre directement un taxi ne revient que 2$ plus cher que de prendre la navette puis un taxi. Et c’est partiii pour 30 minutes de taxi ! Notre chauffeur roule comme un fou en coupant toutes les lignes, roulant sur la bande d’arrêt d’urgence dans les virages, doublant les autres voitures de tous côtés 😉 Il ne sait pas où se trouve notre hôtel et nous n’avons pas l’adresse, juste la localisation sur notre GPS. Mister J lui décrit l’intersection la plus proche, lui dit que c’est à côté de l’hôpital et du parc. Un bon exercice. Ça va, il a l’air de nous emmener dans la bonne direction, il n’a pas l’air complètement perdu 😉

Notre hôte est suisse et sa femme est équatorienne. Elle nous demande si nous parlons espagnol tous les deux. Bien sûr ! 😉 Elle nous confie alors qu’elle parle un peu français mais que son mari parle parfaitement. Nous réalisons avec bonheur qu’il fait moins chaud (10°C la nuit, 20°C la journée) et nettement plus sec qu’en Amérique Centrale. Nous sommes tellement contents d’avoir quitté l’humidité. Miss V mettrait bien sa petite laine 😉 Nous ne sommes plus habitués à faire 3 pas sans transpirer 😉

En attendant les M&M’c, qui devraient arriver 3 heures plus tard en provenance de Bruxelles, nous décidons d’aller acheter de quoi manger pour ce soir. A la réception, on nous renseigne un petit magasin à quelques mètres de l’auberge, mais franchement, il n’y a que très peu de légumes, pas de quoi faire un vrai repas pour M&M’c, qui se sont levés à 4h du matin pour prendre leur avion. Mister J cherche alors sur son GPS s’il n’y a pas un vrai supermarché dans les environs…Bingo, il y en a un ! Oui mais, il se trouve à 1,5km ! Vous croyez vraiment que c’est cela qui vous nous arrêter ? Ni une ni deux, nous enfilons notre veste (car il pleut un petit peu) et allons acheter courgettes, tomates, aubergines, oignon et du quinoa au supermarché ainsi que des avocats à une petite vieille dans la rue. Nous avons enfin trouvé autre chose que du riz après 8 mois de voyage 😉

Peu après 18h30, M&M’c arrivent à bon port, mais mort crevés, tout blancs et les yeux rouges. En plus, ils ont eu quelques turbulences à l’atterrissage qui les ont barbouillés. Mais ils sont malgré tout contents de nous retrouver. Ouf ! 😉 Nous cuisinons à l’auberge, l’occasion de se retrouver après 8 mois et de bien papoter ! L’occasion aussi de faire le plein de chocolat belge, de crème solaire, d’anti-moustique et…de nouvelles sandales, car les nôtres, après 8 mois de voyage, dégagent une certaine odeur indescriptible 😉

Quito: pas terrible comme bière...

Quito: pas terrible comme bière…

Nous rencontrons également un couple de Français qui voyagent depuis 4 mois en Amérique du Sud (Chili, Argentine, Bolivie, Pérou). Ils ne sont que de passage en Équateur (juste 2 jours) car leur dernier mois de voyage, ils vont le passer en Colombie.

 

 

Mardi 31 mai 2016. Visite de Quito.

Quito, située à 2850m d’altitude et entourée de volcans, est la deuxième capitale la plus haute du monde, après La Paz en Bolivie. Le cadre est vraiment magnifique. Les rues montent, descendent mais nous décidons de partir explorer le Quito colonial à pied. En plus, ce matin, il fait super beau et chaud. Les shorts et t-shirts sont de sortie 😉 Le Quito colonial est la première ville (avec Cracovie en Pologne) à avoir été classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. La ville est effectivement jolie mais perd de son charme à cause de toutes ses voitures.

Quito

Quito, ses montées et ses descentes

Quito

Quito, ses montées et ses descentes

En arrivant dans le Quito Colonial, nous sommes tout de suite intrigués par le toit d’une église qui ressemble à nos cathédrales européennes. Normal, il s’agit de la Basilica del Voto Nacional, qui fut construite par un Français.

Quito: la Basilica del Voto Nacional, construit par un Français

Quito: la Basilica del Voto Nacional, construit par un Français

Nous sommes aussi intrigués par une grande statue au sommet d’une colline, qui ressemble à un ange. Ah non, c’est en fait une statue de la Vierge ailée !

Quito: la Vierge ailée

Quito: la Vierge ailée

Quito: la Vierge ailée

Quito: la Vierge ailée

Nous déambulons ensuite dans les rues colorées de la ville, passons par le Théâtre National, pour finalement atterrir sur la Place de l’Indépendance. Nous souhaitons ensuite visiter le Palais du Gouverneur, qui est gratuit, mais tout est complet jusque 15h30…OK, nous allons continuer à visiter la ville entretemps.

Quito et ses rues colorées

Quito et ses rues colorées

Quito: el Plaza del Teatro Nacional. Qu'ils sont beaux les cocos en avant-plan !

Quito: la Plaza del Teatro Nacional. Qu’ils sont beaux les cocos en avant-plan !

Quito: el Plaza del Teatro Nacional

Quito: la Plaza del Teatro Nacional

Quito

Quito et ses rues colorées

Quito

Quito et ses rues colorées

Quito: la Plaza de la Independencia

Quito: la Plaza de la Independencia

Quito: la Plaza de la Independencia

Quito: la Plaza de la Independencia

Nous nous rendons alors au Couvent San Francisco, dont l’église vaut vraiment la peine ; le couvent un peu moins.

Quito: el Convento San Francisco

Quito: el Convento San Francisco

Quito: el Convento San Franciso

Quito: la Iglesia del Convento San Franciso

Quito: el Convento San Franciso

Quito: la Iglesia del Convento San Franciso

Quito: el Convento San Francisco

Quito: el Convento San Francisco

Avant d’aller manger, nous faisons un petit saut par la Iglesia de la Compañia, qui est tout ornée d’or. Vu le prix d’entrée de 5$, seuls Mister C et Miss V décident d’y aller. Franchement, l’intérieur n’est pas beaucoup plus beau que celui de l’église du Couvent San Francisco et vu le prix, nous aurions pu nous passer d’y entrer. L’extérieur n’est déjà pas mal (mais pas doré;))

Quito: Iglesia de la Compañia

Quito: Iglesia de la Compañia

Après avoir parcouru tous ces kilomètres dans la ville, notre estomac crie famine ! Il est temps de trouver un restaurant. Nous nous dirigeons alors vers le restaurant que nous avions repéré dans le guide. Nous prenons tous le menu à 4$, composé d’une boisson typique, d’une soupe de poisson, maïs et légumes, suivi d’un poisson frit à la sauce crevettes. Waouw tout cela pour 4$ ?! Nous ne sommes plus habitués à payer si peu ; cela fait du bien à notre porte-monnaie ! 😉 Et en plus, c’est super bon, surtout la soupe, et la serveuse est super gentille !

Quito: un jus typique d'on-ne-sait-quoi ;) Pas mauvais du tout !

Quito: un jus typique d’on-ne-sait-quoi 😉 Pas mauvais du tout !

Quito: une soupe typique de maïs et légumes. Miam miam !

Quito: une soupe typique de maïs et légumes. Miam miam !

En début d’après-midi, nous décidons de visiter la Casa de Antonio José de Sucre, une très jolie demeure coloniale.

Quito: la Casa Antonio José de Sucre. Jolie maison coloniale.

Quito: la Casa Antonio José de Sucre. Jolie maison coloniale.

Nous allons ensuite un petit peu flâner dans les galeries artisanales qui se trouvent sous le Couvent San Francisco. Mister J a flashé sur un chapeau panama blanc (oui oui, Mister J a une tête à chapeau ;-p). Mais il ne l’a pas acheté car il essaiera d’en trouver un moins cher en cours de route. Sinon, M&M’c, qui reviennent à Quito à la fin du voyage pour reprendre leur avion lui achèteront celui-là. Pourquoi acheter un chapeau Panama en Équateur ? Car ils sont tout simplement fabriqués en Équateur. Ils s’appelaient « Sombrero de Paja Toquilla » (chapeau de paille) et prennent leur origine dans la région en 4000 avant JC. Pendant la construction du canal de Panama, des ouvriers du monde entier ont acheté ce chapeau équatorien pour se protéger du soleil, à la fois solide et décontracté. Une vitrine énorme pour le chapeau qui est depuis connu sous le nom de « Panama Hat »!

Quito: un chapeau panama, le célèbre chapeau d'Equateur et non pas du Panama

Quito: un chapeau panama, le célèbre chapeau d’Equateur et non pas du Panama

En sortant des galeries artisanales pour nous rendre au Palais du Gouverneur, nous nous rendons compte qu’il pleut. Boh, pas grave, nous allons mettre nos vestes. Oui mais… que la pluie est glaciale ! Euuuh, comment faut-il s’habiller en Équateur ? Quand il y a du soleil, on a chaud (shorts, t-shirts et sandales sont les bienvenus) ; et quand il pleut, on caille aux pieds et aux jambes si on est en sandales et en shorts ! 😉

Bref, nous arrivons au Palais du Gouverneur et nous retrouvons dans un groupe composé uniquement d’Equatoriens. Nous comprenons grosso modo ce que la guide explique en espagnol mais elle nous le réexplique brièvement en anglais. Chouette visite : belles salles, beaux lustres, belles vitrines de cadeaux offerts par plein de pays du monde (Pérou, Bolivie, Chili, Indonésie, un pays d’Afrique, France, etc.). Nous avons même eu droit à une photo offerte par le Président lui-même, qui n’était pas au Palais lors de notre visite. S’il est là, il y a deux gardes postés devant sa porte. Là, il n’y en avait pas. Nous ramènerons cette photo bien précieusement en Belgique 😉

Quito: el Palacio del Gobierno

Quito: photo offerte par le président équatorien

Quito: el Palacio del Gobierno et sa salle de réunion

Quito: el Palacio del Gobierno et sa salle de réunion

Quito: el Palacio del Gobierno et sa salle à manger

Quito: el Palacio del Gobierno et sa salle à manger

Quito: le drapeau équatorien

Quito: le drapeau équatorien

Quito: Mister J et un équatorien

Quito: Mister J et un Équatorien

A la fin de la visite, un père de famille, venu avec toute sa famille (femme, enfants, beaux-enfants), a voulu prendre une photo de sa famille avec nous 😉 Trop chou ! C’est aussi lui qui a voulu prendre une photo avec Mister J derrière le pupitre où le Président fait ses discours. Comme il nous demande d’où nous venons, il nous répond que la femme du Président est…belge ! Ça alors !

Photos d’Équateur

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire en Équateur.

[RFG_gallery id=’17’]

L’Amérique Centrale: le bilan

L’heure est au bilan 😉 Qu’avons-nous pensé de l’Amérique Centrale ?  Nous nous revoyons déjà le 10 février au départ de Hanoi à destination de Mexico tout excités et effrayés en même temps de passer de l’Asie à l’Amérique Centrale. Excités d’aller découvrir un continent où nous n’avions jamais mis les pieds et dont nous avons entendu beaucoup de bien. Les Mayas, Cuba, le Guatemala, le Costa Rica, et plein d’autres trucs en « a », tout cela nous fait rêver.  Contrairement à l’Asie, notre trio de tête potentiel (Costa Rica, Cuba et Guatemala) fut quelque peu chamboulé… Nous avons un perdant : Cuba. Un outsider tout à fait inattendu : le Nicaragua. Et deux pays dont nous attendions beaucoup et qui ont surpassé nos attentes : le Costa Rica et le Guatemala. Notre trio de tête final est donc : le Costa Rica, le Guatemala et le Nicaragua, suivi de près par le Mexique, qui fut aussi une très bonne surprise.

Un petit mot sur chaque pays :

  • 2 semaines musicales à Cuba, où nous avons essayé de comprendre leur système communiste, parcouru les ruelles pavées de toutes ces villes colorées, cherché notre chemin au milieu des superbes mogotes de Viñales, sans oublier la plage paradisiaque de Varadero.
  • 3 semaines merveilleuses au Mexique à la découverte des pyramides et de la culture maya ainsi que des villes coloniales toute colorées. Une très bonne surprise !
  • 1 semaine au Belize où nous avons approfondi notre connaissance de la culture maya, eu un premier aperçu de la culture garifuna des Caraïbes et découvert les « chicken bus ».
  • 3 semaines magiques au Guatemala, où nous avons terminé en apothéose la découverte de la culture maya grâce au site de Tikal et aux habits traditionnels des environs du lac Atitlán mais aussi décodé la culture garifuna avec un sosie de Bob Marley et pu admirer de beaux volcans.
  • Un passage furtif de 5 jours au Honduras, où le site maya de Copan vaut la peine pour ses stèles et ses perroquets. Par contre, nous n’avons rien trouvé d’attrayant à la capitale Tegucigalpa.
  • 10 jours magnifiques au Nicaragua, où nous avons finalement décidé de passer tous les jours d’avance que nous avions sur notre planning initial, alors que nous ne comptions qu’y passer furtivement comme au Honduras. Quelle merveilleuse découverte, surtout l’Isla de Ometepe ! Et puis, les gens de ce pays sont d’une gentillesse !!
  • 3 semaines bucoliques et incroyables au beau milieu de la faune et de la flore du Costa Rica. Quelle nature luxuriante ! Sans oublier l’adrénaline des tyroliennes 😉
  • 1 belle semaine au Panama entre îles paradisiaque, route de montagnes, gratte-ciels ainsi que son Canal aux chiffres totalement délirants. Une belle destination qui ne demande qu’à être découverte !

 

Qu’en est-il de la sécurité en Amérique Centrale ?

En lisant les sites des ambassades et de certaines agences de voyage on aurait cru se rendre dans des pays en pleine guerre civile. Cela nous a donné quelques sueurs froides en lisant les conseils du site des Affaires Étrangères Françaises, qui ne recommande pas de voyager sans agence au Guatemala, qui déconseille carrément de mettre les pieds au Honduras et qui relate des vols parfois avec violence au Nicaragua. Nous avons été très prudents (pas de sortie la nuit, pas d’objet de valeur en vue, taxi dans les zones réputées dangereuses…) et nous sommes sentis en sécurité. Les autorités semblent avoir compris l’utilité de maintenir une présence policière et la sécurité dans les zones touristiques. Si les policiers faisaient parfois un peu peur avec leur mitraillette et leur gros gilet pare-balles, nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité (hormis à Tegucigalpa, la capitale du Honduras). Enfin, il ne faut pas se leurrer, c’est quand même bien moins sécurisant qu’en Asie (excepté l’Inde) mais l’Amérique Centrale fut, somme toute, une très agréable surprise. La meilleure surprise concernant la sécurité fut Mexico City, ville cosmopolite, jeune et vivante, bien loin de la ville aux mains des gangs de drogue que l’on nous dépeint souvent dans les médias. Certes, la ville est peut-être dangereuse en banlieue mais pas dans le centre-ville.

 

Qu’en est-il de la nourriture ?

Ce fut notre plus grosse déception. Si le Mexique se détache des autres pays par une cuisine plus variée et plus goûteuse, les autres pays servent du Gallo Pinto (riz et haricots rouges) à toutes les sauces. Les plats sont souvent sans saveur, très gras et avalés très vite par les locaux, qui voit dans le fait de se restaurer une nécessité plus qu’un plaisir. Le Gallo Pinto, ça remplit certes, mais c’est gustativement sans intérêt. Pire, on s’en lasse très vite, mais les seules alternatives sont les restaurants de gringos qui servent des hamburgers, pizzas, pâtes et sandwiches.

Parmi ceux qui voyagent pendant un an, il y a deux clans : ceux qui choisissent de faire un tour du monde (sur 2-3-4-5 continents, peu importe) et ceux qui décident d’explorer un seul continent mais à fond. Nous avons choisi la première option. Aurions-nous pu opter pour la deuxième ? Alors que nous aurions pu rester un an en Asie sans se lasser de la nourriture, nous n’aurions jamais pu rester un an en Amérique Centrale, à cause de la nourriture. Après trois mois et demi ici, nous sommes heureux de partir découvrir l’Amérique du Sud, qui malgré la prévalence des pommes de terre et de la viande rouge semble plus alléchante en terme de nourriture que l’Amérique Centrale.

 

Et côté nature?

En Amérique centrale, nous avons été bien servis côté nature, surtout grâce au Costa Rica et ses parcs nationaux luxuriants, mais aussi au Belize et sa plage magnifique de Hopkins ainsi qu’au Nicaragua et son Isla de Ometepe, qui regroupe plage, volcan et jungle.

 

Et niveau culture ?

Si la majorité de l’Amérique Centrale est noyée dans une culture américaine plutôt fade, la culture des Mayas encore présente aujourd’hui dans certaines campagnes fut une vraie découverte. Que ce soit les temples mayas aujourd’hui remis au goût du jour par les archéologues, ou les villes de campagne où perdurent certaines traditions en terme d’habillement, de nourriture et d’habitation. La vraie richesse de ces pays d’Amérique Centrale, notamment au Mexique, Guatemala et au Nicaragua, réside dans cette culture maya, qui malheureusement s’efface petit à petit au profit des multinationales américaines qui savent parler aux jeunes.

 

Et du point de vue du budget ?

C’est là que ça a un peu piqué 😉 Tout est incomparablement plus cher qu’en Asie et le budget peut facilement exploser. Au Laos, notre budget était de 60€/j pour 2 personnes ; il atteint 120€/j au Panama… Rien que le double. Et encore, nous avons modifié notre façon de voyager pour limiter les frais. Là où en Asie nous n’avons jamais cuisiné, et même parfois mangé dans des restos chics, en Amérique Centrale nous avons souvent cuisiné, et presque toujours mangé dans des resto petit-budget. Côté transport, nous avons souvent utilisé les transports pour touristes en Asie, rarement en Amérique Centrale. Nous nous sommes contentés des transports pour locaux. Quelle expérience ces « chicken bus » ! 😉

Contrairement à l’Asie, il y peu de tourdumondistes, de personnes qui voyagent pour plusieurs mois ou de voyageurs « petit budget » en Amérique Centrale. Trop cher ! Nous avons surtout croisé des vacanciers, et ceux qui voyagent pour plusieurs mois sont souvent américains. Bein oui, ils trouvent que ce n’est pas cher ici 😉

Quelques exemples :

 

Asie

Amérique Centrale

Resto Bon marché

3-4€/Pers

10-15€/Pers

Resto Prix moyen

10-12€/Pers

30-40€/Pers

Hébergement Prix Moyen

10-15€/nuit

30-40€/nuit

Location de scooter

7-10€/J

20-25€/J

Laverie

1€/kg

4€/kg

Bref, nous ne pouvons qu’encourager les voyageurs qui peuvent se le permettre d’emprunter les routes de l’Amérique Centrale. Ceci dit, nous avons aussi croisé des voyageurs petit-budget ici, même s’ils sont beaucoup plus rares qu’en Asie. Les pays d’Amérique Centrale sont globalement moins dépaysants qu’en Asie et le budget beaucoup plus important, mais il y a aussi tellement de choses ici que nous n’aurions jamais pu voir en Asie et qui valent vraiment le coup, comme les pyramides et la culture maya, la culture garifuna des Caraïbes, la faune et la flore du Costa Rica, le Canal du Panama, etc. Ce fut une très bonne surprise pour nous !

Panama: Panama City et le Canal de Panama

Jeudi 26 mai 2016. Trajet Bocas del Toro-Almirante-Panama City

Aujourd’hui, nous devons nous lever à 5h30 car le bateau pour Almirante part à 6h45 (7h en réalité) et que nous devons encore boucler nos gros sacs à dos.

Après 30 minutes de bateau sous la pluie, le dos et les cheveux tout mouillés malgré une bâche en guise de toit, nous arrivons à Almirante, où un taxi nous attend pour nous conduire à la station de bus. Et c’est parti pour un trèèès long trajet : entre 10 et 12h… Youpie 😉

Aucun touriste dans ce bus mais des papys et mamys panaméens qui nous font de grands sourires. Plein de jeunes parents aussi avec de très jeunes enfants (certains n’ont que quelques mois), dont nos voisins qui nous font aussi de très grands sourires. Leur petite fille est toute mignonne, toute vive et en même temps toute calme…jusqu’à ce qu’elle pique une grosse colère pendant 10 minutes. Les jeunes parents ne savent plus quoi faire pour l’arrêter. Surement une dent qui pousse (car elle s’arrête de pleurer dès qu’elle mordille le GSM) et une grosse fatigue. Vous vous imaginez, vous, passer 12h dans un bus avec un très jeune enfant, voire 2 ou 3 ? Aaah que la vie est facile chez nous et nous la rendons si compliquée…

La première partie du trajet, à travers les montagnes verdoyantes, est superbe…sauf pour certains locaux que le trajet rend malades, comme la petite fille d’environ 5 ans à côté de nous. Son grand frère d’à peu près 7 ans semble, lui aussi, un peu malade mais il doit se débrouiller tout seul car sa maman doit gérer la petite sœur malade en même temps que le bébé de quelques mois. Mais elle garde le sourire. Quelle héroïne cette maman ! Cela nous fait penser au Laos, où certains locaux tombaient aussi malades dans le bus. Heureusement, des sacs en plastique sont prévus à cette effet et la deuxième partie du trajet est toute plate.

Après 11h30 de bus, dont 2h de bouchons pour faire les 6 derniers kms (pour passer au-dessus du Canal de Panama via le Pont des Américains), nous arrivons enfin à Panama City, la capitale. Nous avons battu notre record du plus long trajet en bus de jour ! Normalement, à partir de 10h de trajet, nous optons pour le bus de nuit mais comme nous ne restons qu’une petite semaine au Panama, nous voulions voir les paysages. Et puis, nous ne voulions pas non plus débarquer dans une ville que nous ne connaissons pas à 4-5h du matin.

Arrivés à la gare, le premier taxi nous demande 20$, le deuxième 5$. Cherchez l’erreur… En plus d’être honnête, le chauffeur est super sympa et nous pose plein de question : de quelle partie du Panama nous venons, s’il y avait de la pluie là-bas, combien de temps a duré le trajet, combien de temps à Panama City. Quand nous lui parlons des embouteillages que nous avons eus pour traverser le Canal, il nous explique qu’un grand projet pour créer un troisième pont au-dessus du Canal est en cours. Il nous montre aussi la fabrique de bières Panama et une fabrique de café. Arrivés à l’hôtel, Mister J demande par curiosité au gérant le prix d’une course en taxi depuis la gare de bus : 3 à 4$. Boh, nous ne nous sommes pas si mal débrouillés finalement ! 😉

Panama City est apparemment très développée, riche et est la capitale la plus cosmopolite de l’Amérique Centrale. Nous ne devrions avoir aucun mal à trouver un restaurant qui nous plait alors… 😉 Sur les conseils du gérant de notre hôtel et des avis sur internet, nous allons au Trapiche, un restaurant sud-américain. Nous choisissons le plat de spécialités panaméennes et du jus de canne. Super bon ! Au fait, l’eau du robinet est aussi potable à Panama City. Et tout comme à San José au Costa Rica, on nous en sert gratuitement au restaurant.

Panama City: soupe de poulet en entrée

Panama City: soupe de poulet en entrée

Panama City: plat de spécialités panaméennes (purée de pois chiches, riz sautés, banane frite, viande, etc.)

Panama City: plat de spécialités panaméennes (purée de pois chiches, riz sautés, banane frite, viande, etc.)

Assis au restaurant, nous nous rendons vite compte qu’il y a effectivement beaucoup d’étrangers ici : expatriés (aussi bien étudiants que retraités promenant leur chien), hommes d’affaires (aussi bien jeunes cadres que seniors), américains, français ou espagnols.

 

Vendredi 27 mai 2016. Visite du Parque Natural Metropolitano ou une journée qui commence bizarrement.

Alors que nous venons de quitter notre hôtel et marchons dans la rue, Mister J ressent soudainement une douleur au pied gauche : un clou rouillé est venu se loger en oblique dans la semelle de sa sandale, la transpercée et a atteint son pied ! Difficile de l’en déloger en plus ! Mister J saigne un peu mais pas trop. Nous devons donc retourner à l’hôtel pour désinfecter tout cela, et mettre un pansement. Heureusement, nous sommes à jour côté vaccins du tétanos… Après 15 minutes, nous reprenons la route en direction du Parque Natural Metropolitano. Selon la description de l’hôtel, il se trouve à 2,5km de l’hôtel. Hum, oui mais pas à 2,5km de l’entrée et le chemin n’est pas du tout fait pour les piétons ! Enfin, cela nous permet de marcher à travers Panama City, dont la plus grande partie de la ville est une nouvelle ville sans aucun charme, toute bétonnée, sans bâtiment à visiter, et faite uniquement pour les voitures. Après 45 minutes de marche, nous tombons enfin sur un panneau « Bienvenidos al Parque Natural Metropolitano ». Nous y sommes alors enfin ? Euuuh non pas vraiment, il y a un panneau mais pas d’entrée… Si nous continuons à droite, nous arrivons à l’autoroute ; et si nous continuons à gauche, il y a des chances que nous tombions sur l’entrée mais il s’agit d’une grande route sans trottoir…Que faire ? Las, nous pensons un moment à renoncer…mais non, pas si près du but. Nous marchons alors le long de cette grande route, sur la bande des pneus crevés, et arrivons finalement à une entrée du Parc. Yeeeessss, après 1h de marche, nous y sommes ! Oui mais…le garde nous annonce qu’il faut d’abord que nous achetions un ticket à l’entrée officielle, qui se trouve à 300m. Heureusement, il accepte que nous empruntions le petit chemin qui y mène (et non la grande route). C’est là que nous tombons sur des tortues. Sympa ! 😉

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: les tortues du Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: les tortues du Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: les tortues du Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: mais qui voilà ?

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: les tortues du Parque Natural Metropolitano

A l’entrée officielle, l’employé du parc nous explique les différents chemins que nous pouvons suivre. Malgré que nous sommes déjà tout suants d’avoir marché une grosse heure à travers la ville, nous décidons d’aller le plus loin : jusqu’au Mirador, le deuxième point le plus haut de Panama City. Selon lui, l’aller et le retour devrait, chacun, nous prendre 1h. Remontés à bloc, nous marchons à toute allure et avalons l’aller en 30 minutes 😉 Le mirador offre une belle vue sur les gratte-ciels de Panama, sur les collines avoisinantes et il permet aussi d’apercevoir une petite partie du début du Canal, les bateaux qui attendent pour entrer dans le Canal et les bateaux qui en sortent. Chouette vue !

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Panama City: Parque Natural Metropolitano

Vue sur les gratte-ciels de Panama City depuis le Parque Natural Metropolitano

Vue sur les gratte-ciels de Panama City depuis le Parque Natural Metropolitano

Vue sur les gratte-ciels de Panama City depuis le Parque Natural Metropolitano

Vue sur les gratte-ciels de Panama City

Panama City: vue sur le Canal de Panama depuis le Parque Natural Metropolitano

Panama City: vue sur le Canal de Panama depuis le Parque Natural Metropolitano

Panama City: joli porte-conteneurs !

Panama City: joli porte-conteneurs !

Vu notre expérience à l’aller, nous décidons de prendre un taxi pour retourner dans le centre-ville. Le premier nous demande 6$, alors que l’employé du Parc nous avait dit de n’accepter que les courses à 3 ou 4$. Nous refusons donc. Le deuxième chauffeur de taxi nous demande 3$. Adjugé ! En plus, il est super sympa. Il nous demande si nous avons aimé le Parc, ce que nous y avons vu et combien coûte l’entrée car il n’y est jamais allé 😉 Quand nous lui parlons du Mirador, il nous répond qu’il faut absolument qu’il y aille une fois. Il nous explique aussi qu’il est incapable de prendre de l’avion plus de 2h. Et encore 2h, c’est déjà de trop (comme quand il est allé en République Dominicaine). Les voyages en avion l’ennuient énormément car il n’y a rien à voir : que des nuages et la mer tout le long.

Après une telle matinée sportive, nous avons faim et surtout soif 😉

 

Panama City

Panama City

Panama City: pas vraiment de goût cette bière Panama ;)

Panama City: pas vraiment de goût cette bière Panama ;)

 

Samedi 28 mai 2016. Visite du Canal de Panama.

Ce matin, nous partons visiter le Canal de Panama. Il y a une écluse à 10 km du centre-ville (l’écluse de Miraflores), qui comporte un musée, un film 3D et une terrasse au 4ème étage avec vue sur l’écluse et les bateaux qui traversent le canal. Pour y aller, les taxis ont pour habitude de charger 6$ l’aller ou 20$ l’aller-retour en patientant 30 minutes devant le centre. Nous, nous voulons prendre notre temps sur place ; nous prenons donc le métro et un bus. En plus, cela est économique : 1,25$ aller-retour pour deux ! Qui dit mieux ? 😉

Nous arrivons vers 9h pour voir les plus gros bateaux ; ceux-ci passent en général entre 9h et 11h). Ils sont effectivement au rendez-vous ! Les gros porte-conteneurs sont vraiment impressionnants, d’une hauteur d’un immeuble de 10 étages ! L’écluse, elle, fait 33m de large ; il ne reste que 60 cm de chaque côté du bateau, qui est guidé par des locomotives pour éviter qu’il ne touche les bords. Le commandant du bateau doit d’ailleurs laisser les commandes à un pilote spécialisé du canal. La manœuvre est tellement délicate que c’est le seul endroit où les commandants acceptent que quelqu’un d’autre conduise leur bateau à leur place. De toute façon, ils n’ont pas le choix, c’est une obligation. Si le navire touche un bord en béton de l’écluse, la coque du bateau pourrait facilement être transpercée…

Canal de Panama: oufti, l'énorme porte-conteneurs ! Il se dirige vers l'Atlantique

Canal de Panama: oufti, l’énorme porte-conteneurs ! Il se dirige vers l’Atlantique.

Canal de Panama: ce bateau vient de Suède (Stockholm plus précisément). Regardez bien la taille du bateau par rapport aux voitures et aux bâtiments. Impressionant non ? ;)

Canal de Panama: ce bateau vient de Suède (Stockholm plus précisément). Regardez bien la taille du bateau par rapport aux voitures et aux bâtiments. Impressionant non ? ;)

Canal de Panama: l'eau de la première voie de navigation est assez descendue, on peut maintenant ouvrir les portes de l'écluse pour laisser passer le bateau...

Canal de Panama: l’eau de la première voie de navigation est assez descendue, on peut maintenant ouvrir les portes de l’écluse pour laisser passer le bateau…

Canal de Panama: un des trains qui tirent et guident les gros bateaux dans les écluses

Canal de Panama: un des trains qui tirent et guident les gros bateaux dans les écluses

Canal de Panama: un "petit" porte-conteneurs pas très chargé

Canal de Panama: un « petit » porte-conteneurs pas très chargé

Canal de Panama: il n'y a pas que des gros bateaux qui passent par le Canal de Panama; il y a aussi des voiliers...

Canal de Panama: il n’y a pas que des gros bateaux qui passent par le Canal de Panama; il y a aussi des voiliers…

Canal de Panama: allez, on tire le voilier !

Canal de Panama: allez, on tire le voilier !

Canal de Panama: un autre bateau attend pour passer dans l'autre voie de navigation

Canal de Panama: un autre bateau attend pour passer dans l’autre voie de navigation

Canal de Panama: on se sent tout petit...

Canal de Panama: on se sent tout petit…

C’est un véritable spectacle : on se croirait au milieu d’un jeu de Lego, grandeur nature. Nous visionnons ensuite un film en 3D sur l’histoire du canal, mais il est vraiment nul. Nous n’avons pas vraiment compris l’utilité du 3D dans ce film, qui ne fait que relater des dates et des chiffres pendant 10 minutes, sans explication réelle du fonctionnement du canal. En tout cas, ils se sont bien amusés à faire des effets spéciaux, mais c’est tout 😉 Puis, nous visitons le musée qui est, par contre, assez intéressant.

Le Canal de Panama joint l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Il offre au bateau un gain de distance, de temps (8-10h au lieu de 15 jours en contournant l’Amérique du Sud) et d’argent (même si le prix d’accès au canal atteint parfois des centaines de milliers de dollars en fonction du type de bateau et du tonnage). Ce chantier titanesque fut commencé en 1880 par les Français, qui s’y cassèrent les dents, et fini en 1914 par les Américains, qui l’ont exploité jusqu’à 1999. De nombreuses manifestations du peuple panaméen, qui dénonçaient cette exploitation étrangère du canal, ont eu raison des Américains qui, malgré de nombreux arguments (les Panaméens ne pourront jamais exploiter le canal par eux-mêmes, les Chinois risquent d’envahir le Panama…etc) ont fini par céder le canal aux Panaméens. Et paraît-il, depuis, le canal s’en porte bien mieux. Les innovations sont constantes pour réduire le temps de traversée des bateaux ; et les Panaméens sont acteurs de ce développement, l’élargissement du canal ayant d’ailleurs été voté par référendum. Les bateaux étant de plus en plus larges et la demande pour passer le Canal étant de plus en plus grande, ils sont en train de construire une de voie de navigation parallèle à l’actuelle pour pouvoir accueillir plus de bateaux en un jour (en moyenne 38 par jour, 45 max), accueillir de plus gros bateaux et faire en sorte que les gros bateaux puissent passer aussi vite que les petits. Et vous savez quoi ? Une entreprise belge de dragage, Jan De Nul, participe à l’élargissement du Canal. Cela, Miss V l’a appris à son cours de néerlandais en lisant un article de journal à ce sujet 😉

Canal de Panama: bateau de dragage proposé par une entreprise belge ! Oui, les Belges participent au projet d'extension du Canal !

Canal de Panama: bateau de dragage proposé par une autre entreprise belge, DEME ! Oui, les Belges participent au projet d’extension du Canal !

Il existe actuellement 3 ensembles d’écluses tout le long du Canal de Panama : un ensemble en deux étapes à Miraflores (où nous étions) puis d’une étape à Pedro Miguel, qui amènent les navires au niveau du lac Gatun ; et enfin un ensemble à trois étapes à Gatún, qui ramène les navires au niveau de l’Atlantique.

Canal de Panama: ensembles de 3 écluses (dont Miraflores) et un lac

Les chiffres concernant ce Canal et ses écluses sont complètement délirants : les portes d’écluses peuvent, par exemple, atteindre 25 mètre de haut (ce qui est le cas à Miraflores), 2m de large et peser jusqu’à 662 tonnes. Petit détail technique : les portes se ferment en forme de « V » pour empêcher qu’elles ne s’ouvrent sous la force de l’eau.

Panama City: jus de fruit de la passion

Panama City: jus de fruit de la passion

Panama City: assiette de calamars à la plancha

Panama City: assiette de calamars à la plancha

 

Dimanche 29 mai 2016. Repos à Panama City.

Aujourd’hui nous profitons de notre dernier jour sans M&M’c, qui nous rejoignent demain en Équateur, pour nous reposer un peu, trier les photos et se mettre à jour sur le blog.

Et surtout appeler la maman de Mister J pour la fête des mères « version française ». Les mamans belges ont, quant à elles, déjà été fêtées début du mois de mai.

Panama City: Mister J rêvait depuis quelques temps d'une bonne Carbonara. C'est chose faite! Made by Mister J !!

Panama City: Mister J rêvait depuis quelques temps d’une bonne Carbonara. C’est chose faite! Made by Mister J !!

Nous sommes tout excités à l’idée de changer, une nouvelle fois, de continent, surtout que nous n’arrêtons pas d’entendre des avis ultra-positifs au sujet du Pérou et de la Bolivie. Enfin, nous sommes un tout petit peu moins excités et beaucoup moins stressés que lorsque nous sommes passés de l’Asie à l’Amérique Centrale. Un tout petit peu moins excités car le changement sera moins marqué qu’en venant d’Asie, et beaucoup moins stressés car l’adaptation sera moins rude, nous nous débrouillons bien en Espagnol et l’Amérique du Sud n’est pas réputée aussi dangereuse que l’Amérique Centrale.

Panama: Bocas del Toro

Lundi 23 mai 2016. Trajet Cahuita-Sixoala-Changuinola-Almirante-Bocas del Toro

Aujourd’hui, nous passons au Panama. Hier encore, nous hésitions entre les îles de Bocas del Toro et la montagne à Boquete. Finalement, pour une question de météo (100% de probabilité de pluie à Boquete contre 80% à Bocas), de budget et de durée de trajet, nous avons choisi les îles. Et puis, c’est surement la dernière fois de ce voyage que nous avons l’opportunité d’aller sur une île et de faire un peu de snorkeling. Pour s’y rendre, il faut prendre 3 bus puis un bateau. Facile quoi ! 😉

Hier soir, la gérante de notre hôtel a gentiment proposé que son mari nous emmène à l’arrêt de bus. Trop génial ! Ce matin, le gérant nous confirme qu’il nous conduira bien à l’arrêt de bus. Super ! Comme prévu, nous arrivons à 8h45 à la réception de l’hôtel, soit 15 minutes avant de prendre le bus (l’arrêt se trouve tout près, à 2kms). Le gérant ouvre alors sa voiture et commence par écoper l’eau qui se trouve du côté passager. Ça commence bien 😉 Il tente ensuite de démarrer sa voiture…en vain ! Il nous explique alors qu’il a fait remplacer sa batterie hier mais que le problème semble venir d’ailleurs… Il est désolé et nous appelle un taxi. Là, nous nous disons que c’est foutu pour le bus de 9h ! Pire, si nous le ratons, nous allons devoir attendre 1h à l’arrêt de bus et peut-être à la frontière car les employés prennent leur pause à midi L Cependant, nous gardons quand même un petit espoir que le bus ne parte pas à l’heure pile… Le taxi vient nous chercher à 9h55. Et vu l’état de la route, toute cabossée, il ne peut pas rouler très vite…Il nous dépose finalement devant la gare à 9h01…Nous courons vers les bus et découvrons avec bonheur que le bus pour Sixoala n’est pas encore parti. Suuuuper ! Il partira à 9h03, il s’en fallait de peu ! Tiens tiens, pour la énième fois, nous sommes les seuls touristes dans ce bus 😉

Après 1h30 de trajet, nous arrivons à Sixoala, la frontière avec le Panama. Cette frontière est réputée difficile à passer, sauf si vous avez tous les documents qu’ils sont susceptibles de vous demander : copies du passeport, vol de sortie du Panama et vol de retour dans notre pays d’origine. Ils nous posent une série de questions : combien de temps au Panama et où, retournez-vous au Costa Rica, allez-vous en Colombie, allez-vous en Équateur, à quelle date. Nous y répondons dans notre plus bel espagnol, et le tour est joué 😉 Nous avons notre tampon pour entrer au Panama. Wouhouuu !

Au fait, nous devons changer l’heure de notre montre : le Panama est une heure en avance sur le reste de l’Amérique Centrale 😉 Nous n’avons plus que 7h de décalage avec la Belgique et la France et ce, jusqu’au Pérou.

Nous devons maintenant trouver le « chicken bus » pour Changuinola. Comme souvent, les passages de frontières sont le lieu privilégié pour les chauffeurs de taxi en mal de touristes à arnaquer. Nous sommes habitués, nous les ignorons totalement malgré leur insistance, comme si nous ne comprenions ni l’espagnol, ni l’anglais ; cela leur fera gagner du temps et nous fera gagner beaucoup d’énergie 😉

En attendant le bus, Mister J part acheter une bouteille d’eau pendant que Miss V garde les sacs. C’est alors qu’un local d’une bonne cinquantaine d’années aborde Miss V en lui demandant si elle vient d’Espagne (bein oui, elle a tout à fait le type espagnol 😉 Il lui demande alors si elle parle espagnol : « oui, un peu », répond-elle. Mais il lui répond alors : « Ne dis pas que tu parles un peu espagnol, tu parles espagnol. Tu comprends ce que je dis et y réponds, donc ne dis pas que tu parles un peu espagnol ». Oui, Monsieur 😉

Après 20 minutes d’attente, nous montons dans le « chicken bus » pour Changuinola, qui est quasiment plein, mais trouvons chacun une place assise. Ce trajet est très court (30 minutes), le bus ne passe que par des quartiers résidentiels (pas de nature à observer donc) et est entre autres fréquenté par les écoliers en uniforme. Cela nous fait d’ailleurs remarquer que, dans tous les pays que nous avons visités, nous avons toujours vu des écoliers en uniforme. Ici, les garçons portent même une petite cravate 😉 A quand le retour de la mode de l’uniforme chez nous ?

Arrivés à Changuinola, il ne reste plus qu’à trouver le minibus pour Almirante. La station de bus semble un peu bondée et le minibus est déjà plein ; on devra peut-être jouer un peu des coudes pour rentrer dans le prochain… Boh, pas si difficile que cela finalement de monter dans ce minibus ; la plupart des gens sont là dans la gare et attendent on-ne-sait-quoi 😉 Cette partie-là du trajet, à travers les collines verdoyantes, est magnifique. On pourrait tout à fait se croire au Costa Rica. La vue du haut de la dernière colline sur la vallée toute verte et sur la mer dans son prolongement est vraiment magique !

Après 45 minutes de trajet, le minibus nous dépose à Almirante, à quelques mètres de l’embarcadère. A peine descendus du bus, des rabatteurs nous sautent dessus pour que nous prenions le bateau pour lequel ils travaillent. Boh, d’autres touristes attendent déjà à leur compagnie de bateaux, nous allons prendre celui-là aussi alors…Hum, tout compte fait, nous aurions bien fait d’aller jusqu’au bout de l’embarcadère ; ils nous ont peut-être bien pris 2$ de commission 😉

Le trajet en bateau ne dure que 30 minutes. Arrivés à Bocas del Toro, nous sentons tout de suite que nous n’aimerons pas cette ville : encore un Gringoland, qui nous fait un peu regretter Cahuita (au Costa Rica) et son calme. De plus, nous ne pouvons pas faire 10m sans que des rabatteurs n’essaient de nous vendre des tours en bateau, des activités en tout genre ou des taxis. Ici, on ne nous interpelle pas par « Holà Amigo », mais par « Playa par-ci, Isla par-là» pour essayer de nous « tenter » d’aller dans ces lieux magnifiques.

Bocas del Toro Town

Bocas del Toro Town

Bocas del Toro: notre hôtel

Bocas del Toro: notre hôtel

Notre hôte italien, lui, nous a conseillé un tour en particulier : Under Sea, qui est aussi tenu par un Italien et sa femme panaméenne. Ce tour inclut un Parc National, du snorkeling, du « deep boarding » (surf sous-marin) et l’observation de dauphins. Mister J trouve le tour trop cher ; qu’à cela ne tienne, il explique au gérant de l’agence que nous voyageons depuis 7 mois et que cela est un peu cher pour nous. Il obtiendra le tour à 40$ au lieu de 45$/pers. Du coup, nous réservons aussitôt le tour pour demain ! 😉

 

Mardi 24 mai 2016. Journée pluvieuse…journée heureuse !

Nous nous réveillons à 8h pour prendre le petit-déjeuner sur la terrasse ensoleillée. Nous n’avions pas eu un aussi beau temps depuis quelques semaines. Le ciel est bleu, le soleil tape ; il n’est que 8h30 mais on cuit déjà. Bref, de bonne augure pour la magnifique sortie en bateau prévue aujourd’hui.

En attendant de partir, nous faisons connaissance avec les autres participants : une Française, une Anglaise et un couple de Canadiens. L’Anglaise a fini ses études supérieures l’année passée et avant de commencer à travailler, elle s’octroie 6 mois de voyage en Amérique du Sud (Argentine, Chili, Bolivie, Pérou, Équateur et Colombie). Mais comme c’est son anniversaire, elle s’est en plus offert 2 semaines au Panama dans les îles (San Blas, Bocas del Toro, etc.). La Française, elle, est en vacances pour 3 semaines : une semaine toute seule au Panama puis 2 semaines avec sa meilleure amie au Costa Rica. Elle n’a jamais voyagé très longtemps mais a souvent vécu à l’étranger : 7 ans en Afrique, 5 ans au Bangladesh, et aussi en Thaïlande, au Laos, au Cambodge, en Malaisie et à Singapour. Waouw ! A-t-elle déjà vécu vraiment en France ? 😉 Mais quel est son métier ? Elle nous explique que ses parents sont médecins à l’étranger (genre de médecins du monde) et qu’elle les a donc suivis dans tous leurs déplacements, qu’elle-même a travaillé dans l’humanitaire et qu’elle réalise maintenant des documentaires à l’étranger. Après ses vacances, elle s’envolera notamment pour le Liban afin de couvrir la crise de réfugiés qui s’y déroulent. Grâce à tout cela, elle parle un anglais parfait et également portugais (appris au Mozambique et au Cap Vert). Le couple de Canadiens a, lui, tout laissé tomber et vendu pour s’installer au Nicaragua, où il travaille comme bénévoles. Mais pas le genre de bénévolat auquel on penserait de prime abord : ils enseignent la Bible aux enfants. Génial, même dans des îles paradisiaques, il est possible de rencontrer des gens super intéressants ! 😉

Nous embarquons vers 10h15, direction l’île aux Paresseux. Cela ne nous intéresse pas plus que cela car nous en avons déjà vu beaucoup ces derniers jours au Costa Rica, et de très près. Les blasés quoi 😉 Nous, ce sont des dauphins que nous voulons voir ! 😉

Bocas del Toro

Bocas del Toro

Bocas del Toro

Bocas del Toro

Bocas del Toro: les mangroves de l'île aux Paresseux

Bocas del Toro: les mangroves de l’île aux Paresseux

Bocas del Toro: à la recherche de  paresseux

Bocas del Toro: à la recherche de paresseux. La Française rêve d’en voir.

Bocas del Toro: l'île aux Paresseux

Bocas del Toro: l’île aux Paresseux

Bocas del Toro: l'île aux Paresseux

Bocas del Toro: l’île aux Paresseux

Au loin, de gros nuages noirs se profilent derrière nous. Nous commençons malgré tout l’activité phare de ce tour : le « deep board ». Mais qu’est-ce donc ? Une sorte de petit surf sous-marin tiré par un bateau, que l’on tient par les mains et qui donne l’impression de nager comme un dauphin. Très vite, il commence à pleuvoir des cordes mais dans l’eau, nous ne nous en rendons pas vraiment compte. Enfin, l’eau n’est du coup pas très claire et il y a pas mal de vague, ce qui ne facilite pas du tout notre apprentissage du deep board, surtout que nous sommes tous les six de front derrière le bateau. Après 10 minutes, le « deep board » de Mister J casse. Nous devons donc tous les 2 remonter sur le bateau pour continuer plus tard. C’est là que nous nous rendons compte à quel point il pleut fort, cela nous fait même presque mal. Très vite, tout le monde remonte dans le bateau pour aller se mettre à l’abri dans un restaurant sur l’eau. La tempête durera 1h. Deux autres bateaux de touristes nous rejoindrons au restaurant, dont certains ont eu la peur de leur vie car, contrairement à nous, ils se trouvaient au milieu de nulle part et les vagues étaient tellement fortes qu’ils ont failli se retourner. Après 1h, nous remontons donc dans le bateau mais tout le groupe demande de reporter le reste du tour à demain car il pleut encore un peu, on a froid et il y a encore des nuages gris à l’horizon. Si nous continuons, nous risquons vraiment de passe à côté de la beauté de ces îles, qui ne sont pas vraiment paradisiaques aujourd’hui. Et surtout, c’est cher payé pour voir du gris partout et risquer de tomber malades 😉

Bocas del Toro: notre refuge pendant la tempête

Bocas del Toro: notre refuge pendant la tempête

Sur le chemin du retour, tout près de Bocas del Toro Town, nous apercevons par chance des dauphins : une maman et son petit. Ils resteront les 10 premiers jours ici car il s’agit d’une zone protégée, ce qui plus sûr pour élever les petits au début.

Bocas del Toro: un dauphin !

Bocas del Toro: un dauphin ! Le voyez-vous ?

Bocas del Toro: une maman dauphin et son bébé !

Bocas del Toro: une maman dauphin et son bébé !

Arrivé à l’agence de voyage, pas besoin de nous justifier pour reporter le tour à demain car le chauffeur du bateau avait déjà appelé pendant la tempête pour dire qu’il était totalement trempé et n’avait jamais vu cela. Les gérants de l’agence, un peu catastrophés, proposent que nous nous joignons au groupe du lendemain et nous refassions tout le tour au complet. Trooop génial ! Par contre, nous serons en minimum 12. Pas grave, cette journée supplémentaire en mer ne sera que du bonus ! Deux tours en mer pour le prix d’un, ce n’est pas beau ça ?! 😉

Bocas del Toro: coucher de soleil

Bocas del Toro: coucher de soleil

Bocas del Toro: coucher de soleil

Bocas del Toro: coucher de soleil

 

 

Mercredi 25 mai 2016. Excursion en mer (bis) et sous le soleil.

Finalement, nous ne sommes pas 12 mais 16 pour faire le tour en bateau aujourd’hui ! En plus des 6 participants d’hier, il y a des Américains et des Espagnols. Oui oui, nous rentrons tous dans le bateau. Et le soleil tape vraiment très fort, le ciel est tout bleu, il devrait faire beau toute la journée !

Bocas del Toro: belle journée ensoleillée en perspective !

Bocas del Toro: belle journée ensoleillée en perspective !

Bocas del Toro

Bocas del Toro

La journée d’aujourd’hui est organisée un peu différemment. Nous commençons par nous diriger vers la Baie des Dauphins, où il est quasiment impossible de ne pas apercevoir de dauphins. En effet, nous en verrons quelques-uns : certains plongent, un dernier saute en l’air comme dans les shows 😉 Waouw quel spectacle ! Surtout que nous ne sommes que 2 petits bateaux dans la baie à ce moment-là, alors qu’elle est réputée touristique.

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines: 3 dauphins à babord !

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines: wouhou on voit le trou sur sa tête par lequel il respire !

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines

Bahia de los Dolfines

Nous nous rendons ensuite à Cayo Corales pour 45 minutes de snorkeling. Les coraux n’ont rien d’exceptionnels mai cela est toujours plaisant de pouvoir observer des poissons zébrés (jaunes, blancs et noirs), des poissons tout fins et tout longs (Mister J les avait pris pour des serpents), de superbes petits poissons noirs avec de petites taches bleues fluorescentes (notre préféré !), etc. Nous avons pris des vidéos, qu’il faudra un jour monter 😉

Bocas del Toro: prêts pour le snorkeling ?

Bocas del Toro: prêts pour le snorkeling ?

Bocas del Toro: Cayo Zapatilla 2 en vue !

Bocas del Toro: Cayo Zapatilla 2 en vue ! Mais d’abord, un peu de snorkeling !

Non loin de là, nous débarquons sur Cayo Zapatillas 2, une île totalement paradisiaque. Nous y pique-niquons avant de nous adonner à la séance de « deep board ». L’eau étant beaucoup plus calme et très claire, nous apprécions beaucoup plus la séance d’aujourd’hui 😉 Nous n’apercevons pas plus de poissons que lors du snorkeling mais c’est la sensation de nager comme un dauphin qui est intéressante. Nous nous baladons ensuite sur l’île avec l’Anglaise et la Française et découvrons quelques petites tortues ainsi qu’une petite plage où nous sommes seuls au monde.

Cayo Zapatilla 2: notre bateau et notre chauffeur

Cayo Zapatilla 2: notre bateau et notre chauffeur

Cayo Zapatilla 2

Cayo Zapatilla 2

Cayo Zapatilla 2

Cayo Zapatilla 2

Cayo Zapatilla 2: petite tortue

Cayo Zapatilla 2: petite tortue

Cayo Zapatilla 2

BAlade sur Cayo Zapatilla 2

Cayo Zapatilla 2

Balade sur Cayo Zapatilla 2

Cayo Zapatilla 2

Cayo Zapatilla 2

Vers 16h, nous repartons, toujours sous le soleil, vers l’île aux Paresseux puis vers l’île aux étoiles de mer. Waouw, quelle journée ensoleillée bien remplie ! Plus d’un ont d’ailleurs attrapé de beaux coups de soleil ! Non non, pas nous. Miss V a une peau d’Africaine. Ah non, ça c’est Mister J. On recommence : Mister J a une peau d’Africain et Miss est ultra-équipée pour faire du snorkeling (t-shirt longue manche anti-UV, short, crème solaire ultra efficace). La Canadienne, qui habite au Nicaragua et qui attrape très vite des coups de soleil, était très étonnée (voire impressionnée) que Miss V n’ait même pas attrapé de coups de soleil au visage. Quand on vous dit qu’elle a une peau d’Africaine ! 😉 Non, son visage a tellement été habitué au soleil des montagnes enneigées qu’il craint beaucoup moins que le reste 😉 Sur ce, vive le skiii ! 😉

Bocas del Toro: l'île aux Paresseux (bis)

Bocas del Toro: l’île aux Paresseux (bis)

Bocas del Toro: l'île aux Paresseux (bis)

Bocas del Toro: l’île aux Paresseux (bis)

Bocas del Toro: l'île aux Paresseux (bis)

Bocas del Toro: l’île aux Paresseux (bis)

Le soir, nous avons le plaisir de manger dans un restaurant français : un poissons entier frais du jour et son risotto, un moelleux au chocolat et une tarte au citron meringuée. Excellent et pas trop cher. Un super bon rapport qualité-prix ! Le seul peut-être de l’île 😉 Pourquoi ne pas y être allé plus tôt ? Nous aurions bien aimé mais il était fermé ; ils sont rentrés 1 mois en France. Quelle chance, aujourd’hui, c’est la réouverture. Le patron nous explique qu’ils ont ouvert en décembre (tout neuf donc) ; qu’ils ont hésité pendant 3 ans à s’installer ici car ils n’étaient pas prêts à quitter le sud de la France mais que vu toutes les taxes et lois françaises, ils ont franchi le pas. Pourquoi le Panama ? Ces 5 dernières années, il a voyagé en Amérique Latine (Argentine, Uruguay, Paraguay, Brésil, Colombie, Panama, Nicaragua, etc.) pour déterminer son endroit de prédilection et a finalement choisi le Panama car ce pays commence seulement à se tourner vers le tourisme, contrairement au Costa Rica, par exemple, qui est déjà très touristique. Il faut avouer que même au Nicaragua, nous étions étonnés de voir qu’autant de restaurants soient tenus par des Américains. Au Panama, ce n’est pas encore le cas mais cela commence tout doucement. Il nous apprend d’ailleurs que le gérant italien de notre hôtel a, lui aussi, ouvert tout récemment, en septembre, sur le terrain que le Français convoitait mais il a tellement attendu pour se décider qu’il se l’ai fait piquer 😉

Bocas del Toro: poisson entier frais du jour dans un restaurant français

Bocas del Toro: poisson entier frais du jour et son risotto dans un restaurant français

Bocas del Toro: tarte au citron meringuée

Bocas del Toro: tarte au citron meringuée

Bocas del Toro: moelleux au chocolat

Bocas del Toro: moelleux au chocolat


Photos du Panama

Gallery

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Panama.

[RFG_gallery id=’16’]

Costa Rica: Cahuita

Vendredi 20 mai 2016. Trajet Tortuguero-La Pavona-Cariari-Guapiles-Puerto Límon-Cahuita.

Aujourd’hui, nous nous rendons à Cahuita, sur la côte Caraïbes, non loin de la frontière avec le Panama. Pour rejoindre Cahuita depuis Tortuguero, deux options s’offrent à nous : prendre un bateau à 35$/pers jusqu’à Moin (3 à 5h de navigation) puis un bus, ou prendre le même bateau qu’à l’aller (1h de navigation jusqu’à La Pavona) puis 4 bus. Cette fois-ci, nous décidons de choisir la facilité : la première option, plus chère mais plus rapide. Oui mais…comme nous sommes à la saison basse, la première option ne semble pas opérationnelle… Boh, finalement c’est une bonne nouvelle. Après avoir étudié la deuxième option (càd 1 bateau puis 4 bus), cela n’a pas l’air si compliqué que cela, et puis ce ne sont chaque fois que des petits trajets. Il vaut parfois mieux 4 petits trajets qu’un looong trajet direct ! Ce sera de toute façon beauuucoup plus économique (pour 2pers 20$ au lieu de 70$ !) Waouuuw nous allons établir un nouveau record du nombre de transports en commun pris en une journée !! 😉

Lever à 4h30 du matin car un long voyage nous attend. Le premier bateau part à 5h30, tandis que le second ne part qu’à 9h. Hum, nous allons donc devoir prendre le tout premier bateau de la journée. Encore une fois, nous sommes chanceux : les connexions se passent super bien et nous ne devons même pas attendre. Cela ne tient parfois qu’à un fil : si le 3e bus était arrivé 20min plus tard, nous aurions raté la connexion et aurions dû attendre 2h… Voici à quoi ressemble ce trajet, qui prend au minimum 7h, quand on est chanceux comme nous :

  • 50 min de bateau jusqu’à l’embarcadère de La Pavona (au lieu d’1h15 à l’aller)
  • 1h de bus « bumpy » à travers les bananeraies jusqu’à Cariari
  • 50 min de bus jusqu’à Aguiles (et non 20min comme indiqué dans le Lonely Planet)
  • 2h de bus jusqu’à Puerto Límon. Ici, il faut changer de gare mais elle se trouve à 600m l’une de l’autre.
  • 1h30 de bus jusqu’à Cahuita

Bref, nous arrivons à 12h30 à Cahuita. Incroyable, qui l’eût cru ? Si on nous avait dit que nous arriverions aussi tôt, nous ne l’aurions jamais cru ! Nous sommes les seules touristes du bus à descendre ici. Troop bien ! Cahuita est calme, pas trop touristique et le long de la Mer des Caraïbes. Grâce à la saison basse, nous logeons dans un superbe hôtel tenu par Allemand et une Portugaise. Exotique comme couple ! Ils sont vraiment adorables 😉

Cahuita: notre balcon

Cahuita: notre balcon

Cahuita: notre balcon

Cahuita: notre balcon

Cahuita: vue depuis notre balcon

Cahuita: vue depuis notre balcon

 

Samedi 21 mai 2016. Visite du Parc National de Cahuita.

Aujourd’hui, nous espérons enfin voir un paresseux de près. Le problème, c’est que ces grosses bêtes dorment 16 à 18h par jour et surtout la journée. Ils préfèrent sortir le soir. Croisons les doigts ! Le Parc National de Cahuita longe la côte Caribéenne ; pendant toute la promenade, nous serons donc bercés par le bruit des vagues. Plutôt plaisant 😉 Notez que ce Parc National est gratuit ! C’est assez peu courant pour le souligner. Par contre, on peut faire une donation, ce que nous avons fait à la fin tellement ce Parc est bien entretenu, et que les rangers sont sympathiques. Habituellement, les entrées des Parc Nationaux au Costa Rica ne sont pas donnés : environs 15$/pers (plus le parking si vous avez une voiture). Aïe, mon portefeuille ! 😉

Nous commençons par marcher sur la plage et croisons tout d’abord la route d’un coati. Nous suivons ensuite le chemin dans la forêt et tombons sur un singe-araignée.

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita: un coati

Parc National de Cahuita: un coati

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita: un singe-araignée

Parc National de Cahuita: un singe-araignée

Un peu plus loin, un Ranger, que nous avions déjà croisé quelques minutes auparavant, nous fait signe de venir ; il a repéré un paresseux dans un arbre. Wouhouuu mais on ne le voit pas très bien, il est caché dans les feuillages. Minute papillon ! Deux mètres plus loin, un guide nous montre un gros paresseux femelle, que l’on voit parfaitement cette fois-ci. Trop génial ! Notre journée est déjà réussie !! Merci qui ? Notre bonne étoile ! 😉

Parc National de Cahuita: notre premier paresseux

Parc National de Cahuita: notre premier paresseux

Parc National de Cahuita: un autre paresseux, une grosse femelle

Parc National de Cahuita: un autre paresseux, une grosse femelle

Parc National de Cahuita: un autre paresseux

Parc National de Cahuita: l’autre paresseux, la grosse femelle

C’est alors que nous tombons sur la route des crabes : des bleus, des oranges, des colorés quoi.  Plutôt surprenant. Ils retournent tous se cacher dans leur trou à notre passage, c’est assez amusant. On se croirait dans un dessin animé. Nous y croisons aussi des lézards et des sortes de bernard l’hermite.

Parc National de Cahuita: la route des crabes

Parc National de Cahuita: la route des crabes

Parc National de Cahuita: la route des crabes

Parc National de Cahuita: la route des crabes

Parc National de Cahuita: la route des crabes

Parc National de Cahuita: la route des crabes

Parc National de Cahuita: un beau lézard coloré sur le flanc

Parc National de Cahuita: un beau lézard coloré sur le flanc

Parc National de Cahuita: une sorte de bernard l'hermite

Parc National de Cahuita: une sorte de bernard l’hermite

Parc National de Cahuita: une sorte de bernard l'hermite

Parc National de Cahuita: une sorte de bernard l’hermite

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita

Nous retombons ensuite sur le même guide que tout à l’heure qui nous montre cette fois-ci un petit serpent jaune et une araignée.

Parc National de Cahuita: un serpent !

Parc National de Cahuita: un serpent !

Parc National de Cahuita: une araignée. Beurk !

Parc National de Cahuita: une araignée. Beurk !

Là, un espagnol nous demande si nous avons vu des singes ou des paresseux. Bein oui, nous avons vu les deux ! Il aimerait tellement en voir un mais n’a encore rien vu du tout. Au même endroit, nous faisons la connaissance d’un couple de retraités français qui n’ont encore vu aucun animal dans ce parc. Non, sérieux ? Levez les yeux et soyez patients ! 😉 Eux veulent voir un paresseux. Nous discutons un peu avec eux et ils nous apprennent, par exemple, que louer une voiture au Costa Rica (avec une bonne assurance) n’est pas du tout bon marché : 800€ par un mois. Nous qui nous nous disions justement la veille que si nous avions partagé une voiture à quatre, cela nous aurait fait encore plus d’économies. Finalement, vive les transports en commun ! 😉

Quinze minutes après avoir quitté le couple de Français, nous tombons sur un petit paresseux qui se déplace juste au-dessus de nous. Magique ! Mister J est tout fier d’en avoir trouvé un tout seul 😉 A cette distance, nous pouvons bien b-observer ses griffes, ses longs poils (normalement remplis d’insectes), son visage peu commun. Les paresseux se déplacent de branches en branches, d’arbres en arbres, comme les singes mais beaucoup plus lentement et sans sauter. Manque de bol pour le couple de Français, ils ne nous ont pas suivi et ont rebroussé chemin…

Parc National de Cahuita: et un paresseux de plus ! Et de très près !!

Parc National de Cahuita: et un paresseux de plus ! Et de très près !!

Parc National de Cahuita: et un paresseux de plus ! Et de très près !!

Parc National de Cahuita: un paresseux

Parc National de Cahuita: et un paresseux de plus ! Et de très près !!

Parc National de Cahuita: un paresseux

Parc National de Cahuita: et un paresseux de plus ! Et de très près !!

Parc National de Cahuita: un paresseux

Comme nous avons déjà vu beaucoup d’animaux aujourd’hui et que cela fait déjà 2h que nous sommes dans le Parc, nous rebroussons nous aussi chemin. Nous tombons alors sur deux grosse araignées, qui font fuir une Allemande et sa maman, puis sur un énorme papillon noir et bleu fluo. Pas facile de la prendre en photo. Surtout que quand il a les ailes fermées, il est tout brun.

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita: attention où vous mettez la tête ! Grooosse araignée en vue. Beurk beurk.

Parc National de Cahuita: attention où vous mettez la tête ! Grooosse araignée en vue. Beurk beurk.

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita: ailes fermées…

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita: le même papillon, ailes ouvertes

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita: un autre papillon

Un peu avant la sortie du Parc, nous retombons sur le couple de retraités français, qui sont totalement dégoûtés d’apprendre que nous avons revu un paresseux juste après les avoir quittés. C’est alors que, juste avant de sortir du Parc, un vieux guide Caribéen nous indique qu’il y a un petit paresseux qui dort dans un petit arbre le long de la plage. Et bien voilà, ce couple de Français a enfin vu un paresseux ! Ils sont tous contents, même s’ils n’ont pas vu son visage et ne l’ont pas vu bouger 😉

Parc National de Cahuita: un petit paressseux qui dort dans un arbre le long de la plage

Parc National de Cahuita: un petit paressseux qui dort dans un arbre le long de la plage

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita

Parc National de Cahuita: ouuuh le ciel s’assombrit…

Finalement, une dizaine de mètres après la sortie du Parc, un local nous indique gentiment que l’on peut apercevoir un gros iguane perché au sommet d’un arbre. Impressionnant !

Parc National de Cahuita: immense iguane au sommet d'un arbre

Parc National de Cahuita: immense iguane au sommet d’un arbre

A midi, nous mangeons, dans un « soda », un « casado » de poisson très équilibré, comme ils les aiment ici : riz, haricots rouges et spaghettis en accompagnement. Ils sont où les légumes ?! 😉

Cahuita: un casado de poisson bien équilibré ;)

Le soir, nous dégustons une ceviche de poisson sous forme de carpaccio et un gros possion frais entier. Miaaaam.

Cahuita: un poisson frais entier

Cahuita: un poisson frais entier

Cahuita: une ceviche de poisson sous fore de carpaccio

Cahuita: une ceviche de poisson sous fore de carpaccio

En revenant du restaurant vers 20h30, nous croisons tout d’abord un chien. Normal, ils pullulent dans ces pays-ci. Quelques mètres plus loin, nous entendons du bruit dans les buissons. Surement un autre chien ! Et bien non. Oooh que non. C’est un petit paresseux qui marche sur la route, alors que ses grandes griffes ne sont pas du tout appropriées pour marcher par terre mais plutôt pour grimper dans les arbres. Aaah oui, il fait noir, c’est leur heure de sortie 😉 Il passe sous les buissons de notre hôtel mais comme il y a une clôture, il ne peut pas aller bien loin. Il emprunte alors la rue perpendiculaire et tente d’escalader la clôture en bois d’un autre hôtel. Nous l’avons quitté lorsque les chiens de cet hôtel ont commencé à aboyer… Nous ne voulions pas assister à un carnage 😉 Car un paresseux, c’est très trèèès lent !

Cahuita: un paresseux tout mouillé dans la rue menant à notre hôtel

Cahuita: un paresseux tout mouillé dans la rue menant à notre hôtel

Cahuita: un paresseux tout mouillé devant l'entrée de notre hôtel

Cahuita: un paresseux tout mouillé devant l’entrée de notre hôtel

Cahuita: un paresseux tout mouillé devant l'entrée de notre hôtel

Cahuita: un paresseux tout mouillé devant l’entrée de notre hôtel

 

Dimanche 22 mai 2016. Repos à Cahuita.

Aujourd’hui, c’est notre dernier jour au Costa Rica. Déjà ? Et oui, le temps passe tellement vite ! Nous avons vraiment passé un super séjour dans ce beau pays ! De plus, à cette période-ci, contrairement à ce que l’on nous avait dit, le Costa Rica n’est pas trop touristique et nous n’avons pas non plus explosé notre budget. Nous avons tellement fait attention au budget qu’il s’avère être un des pays les moins chers d’Amérique Centrale, avec le Nicaragua ! Surprenant non ? Il suffit de prendre les transports en commun, de n’aller qu’une fois par jour au restaurant et le tour est joué ! Par contre, nous n’avons pas pris les logements les moins chers, surtout qu’en cette saison, il y a de très bon rapports qualité/prix.

Nous profitons de cette dernière journée pour se prélasser à la plage et dans la Mer des Caraïbes. La mer est quelque peu agitée ici mais il y a quand même moyen de s’y baigner en ne s’aventurant pas trop loin.

Cahuita: Playa Negra, une plage de sable noire à deux pas de notre hôtel

Cahuita: Playa Negra, une plage de sable noir à deux pas de notre hôtel

Nous profitons également de notre balcon et observons les tout petits colibris qui viennent dans le jardin. Impossible de les prendre en photos, ils n’y restent que quelques secondes. Tiens, mais nous ne sommes pas seuls sur notre balcon ; en effet, une grosse bête – que dis-je, un molosse – vient le squatter de temps à autre.

Cahuita: le chien immense de l'hôtel qui vient nous rendre visite sur notre balcon...

Cahuita: le chien immense de l’hôtel qui vient nous rendre visite sur notre balcon…

Cahuita: le chien immense de l'hôtel qui vient nous rendre visite sur notre balcon...

Cahuita: quel molosse! Mais qu’est-ce qu’il est gentil !!

Demain, nous partons au Panama pour une petite semaine ; le Panama sera notre dernier pays d’Amérique Centrale. Oui déjà ! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire nous serons en Amérique du Sud (wouhouuu!), où Miss C & Mister C viendront nous rejoindre pour deux semaines. Miss C & Mister C, ou bien Miss & Mister C, ou C&C, ou C2, ou MC2, ou encore E=MC2… ? Faudra choisir votre nom les cocos ! ;).

Costa Rica: Tortuguero

 Les Américains qui voyagent à l’étranger pour la première fois sont souvent surpris de découvrir que, malgré tous les progrès réalisés ces 30 dernières années, les étrangers parlent encore des langues étrangères. » Dave Barry

Mardi 17 mai 2016. Trajet San José-Cariari-La Pavona-Tortuguero.

Une longue journée de voyage nous attend : Tortuguero n’est accessible que par bateau (d’un côté la Mer des Caraïbes, de l’autre une enfilade de canaux) et nous devrons prendre deux bus avant d’arriver à l’embarcadère !

Première embuche de la journée : le couple d’Espagnols avec qui nous devions partager le taxi pour aller à la gare de bus ne veut plus prendre de taxi mais y aller à pied. Sympa de prévenir à la dernière minute… Du coup, la réceptionniste n’a pas voulu réserver le taxi, de peur qu’on veuille nous aussi marcher. Nous partirons donc 15 minutes plus tard que prévu (grrr) mais arriverons à la gare à temps pour monter dans le bus pour Cariari. Au final, pas trop grave, mais c’est pesant de ne pas pouvoir compter sur certains autres voyageurs… Notre avis ? La veille, ils ont accepté de partager un taxi pour payer moins cher mais seulement « au cas où » il pleuvrait. Comme il ne faisait pas mauvais, ils ont préféré marcher, sans se soucier un seul instant de l’impact que cela pourrait avoir sur nous, ou sur les autres voyageurs qui auraient voulu partager le taxi avec nous…

Après 2 h de route vertigineuse à travers des cols verdoyants et des vues magnifiques, nous arrivons à Cariari, une toute petite ville, où il y a toute de même 2 terminaux de bus : l’ancien et le nouveau. Nous arrivons au nouveau terminal, et, selon le Lonely Planet, nous devons marcher 500m pour prendre le bus pour La Pavona, qui part de l’ancien terminal. Un local nous explique que nous n’avons pas besoin de marcher car le bus va passer nous chercher au nouveau terminal avant d’aller à l’ancien terminal. La plupart des touristes (dont nous) décide d’attendre au nouveau terminal, alors que 4 autres touristes ne veulent croire que le Lonely Planet et marchent jusqu’à l’autre terminal. Verdict ? Le bus est bien venu nous chercher avant d’aller à l’ancien terminal. Du coup, nous avons pu monter avant tout le monde, caser nos bagages facilement et ce, sans faire la file. Tout cela pour dire qu’il ne faut pas croire aveuglément les guides de voyage mais plutôt se fier aux locaux (sauf en Inde ;-)) ! Ayez confiance en l’être humain ;o)

En route pour Tortuguero

En route pour Tortuguero. Second bus.

En route pour Tortuguero: "Jésus est le pilote, Je suis son copilote."

En route pour Tortuguero: « Jésus est le pilote, Je suis son copilote. »

En route pour Tortuguero: passage à niveau ? Non, passage de bananes !

En route pour Tortuguero: passage à niveau ? Non, passage de bananes ! Le long du parcours du second bus (menant à l’embarcadère), il y a des bananeraies partout.

Après 1h de route très « bumpy », nous arrivons à l’embarcadère de La Pavona, où le bateau public nous attend. Et c’est parti pour 1h15 de navigation sur les canaux habités par des crocodiles, iguanes, lézards, etc. On se croirait presqu’en Amazonie 😉

Tortuguero

En route pour Tortuguero via les canaux

Tortuguero: un beau gros crocodile

Tortuguero: un beau gros crocodile

Tortuguero

Tortuguero

Tortuguero

Tortuguero

Tortuguero

Tortuguero et ses canaux

Tortuguero

Tortuguero et ses canaux

Après une telle journée de trajet, nous sommes bien contents d’arriver à Tortuguero ! Notre hôtel se trouve à deux pas de la plage de sable noir mais la Mer des Caraïbes est trop dangereuse ici pour pouvoir s’y baigner. Pas grave, nous trempons juste nos pieds et marchons sur cette merveilleuse plage quasi déserte 😉 En juillet et août, les tortues viennent y pondre leurs œufs. Dommage, ce n’est pas la saison. Enfin, pas sûr que cela nous aurait plu car à cette période-là, les touristes débarquent apparemment par milliers dans ce petit village.

Bienvenidos a Tortuguero !

Bienvenidos a Tortuguero !

Tortuguero: notre hôtel

Tortuguero: notre hôtel

Tortuguero

Tortuguero et sa plage de sable noir

Tortuguero

Tortuguero et sa plage de sable noire déserte

Tortuguero

Tortuguero et sa plage de sable noire. Oui, le ciel est menaçant, et alors ? ;)

 

Mercredi 18 mai 2016. Visite du Parc National de Tortuguero.

Waouw la nuit fut agitée ! Quel tonnerre monstre ! Mister J a même vu la foudre tomber dans la mer à quelques mètres de notre hôtel. Il n’était pas très rassuré…

Levé à 5h du matin. Ouf, la pluie s’est arrêtée. Nous avons rendez-vous à 5h45 au Parc National avec Francisco, notre guide, pour prendre un café, puis faire une balade de 3h en barque dans les canaux. Vous trouvez cela tôt ? Pourtant en quittant notre chambre à 5h30, nous croisons la gérante de l’hôtel, accompagnée de sa fille d’environ 7 ans, qui a déjà eu le temps d’aller faire les courses. Ils sont très matinaux ici !

Arrivés à l’agence de Francisco, nous faisons brièvement connaissances avec les 6 autres personnes du groupe, tous allemands 😉 C’est bien la première fois que cela nous arrive !

Nous avons rencontré Francisco la veille, il est venu nous chercher à l’embarcadère pour nous conduire à l’hôtel, nous expliquer tout ce qu’il y avait à faire à Tortuguero et accessoirement nous parler des tours que propose son agence. Malgré son très bon anglais, nous lui avons demandé de parler en espagnol pour que nous puissions pratiquer. Vous vous demandez surement pourquoi nous vous racontons cela. Et bien figurez-vous que nous avons tellement bien fait illusion avec notre espagnol que ce matin, même si nous pouvions tous tenir sur un seul bateau, il nous a affrété un autre bateau rien que pour nous deux avec un guide hispanophone ; les 6 autres étant avec Francisco pour écouter ses explications en anglais. Mais soyons réalistes : même si nous avions tout compris des différentes choses à faire à Tortuguero la veille, un tour de 3h avec des explications sur la faune et la flore en espagnol, c’est au-delà de nos capacités. Au final, nous avons tout de même eu droit à notre balade en barque privée avec notre guide hispanophone, tout en pouvant suivre les explications en anglais données par Francisco car nous naviguions côte à côte.

Lors de cette balade en barque dans le Parc National, nous apercevrons deux singes hurleurs, un paresseux, un oiseau noir qui ressemble à un cormoran et qui ouvre ses ailes pour les sécher, le plus grand toucan (très beau bec et superbe oiseau en vol), deux gros perroquets verts et un caïman. Une heure avant la fin de notre balade en bateau, il commence à pleuvoir mais heuresuement, pas des cordes ; nous pourrons terminer l’excursion tout à fait normalement. Seul notre short est mouillé 😉 Il est temps maintenant de trouver un petit-déjeuner et franchement, les restaurants ne courent pas les rues ici, et encore moins en saison basse.

Tortuguero: excursion sur les canaux à la recherche d'animaux...

Tortuguero: excursion sur les canaux à la recherche d’animaux…

Tortuguero: excursion en barque

Tortuguero: excursion en barque

Tortuguero: non, ce n'est pas un cormoran. Non, il ne va pas non plus s'envoler; il ouvre ses ailes pour les sécher.

Tortuguero: non, ce n’est pas un cormoran. Non, il ne va pas non plus s’envoler; il ouvre ses ailes pour les sécher.

Tortuguero

Tortuguero et ses canaux

Tortuguero: le plus grand des toucans

Tortuguero: qui a réussi à voir le plus grand des toucans ? Indice: il n’est pas très grand.

Tortuguero: un gros iguane

Tortuguero: un gros iguane

Tortuguero: un caïman

Tortuguero: un caïman

Après avoir englouti notre petit-déjeuner, nous partons parcourir le Parc National à pied (sur 2kms parallèles à la plage) en espérant apercevoir d’autres animaux. Jumelles autour du cou, nous en apercevons quelques-uns : des fourmis, des fourmis et des colonies de fourmis ; une araignée ; des singes-araignées qui s’accrochent aux branches avec leur queue, des oiseaux noirs à ventre rouge ; des papillons. Finalement, Mister J aperçoit, du bout de ses jumelles, un animal qui ressemble à un panda mais en plus petit. Miss V lui répond qu’il s’agit surement d’un singe capucin à tête blanche. Mais Mister J lui dit que ce n’est pas possible car cet animal à des oreilles pointues. Miss V s’empare alors des jumelles et découvre un…petit tapir ! Sacré Mister J !

Tortuguero: balade à pied dans le Parc National

Tortuguero: balade à pied dans le Parc National

Tortuguero

Tortuguero: oh une araignée !

Tortuguero: deux singes-araignées au sommet d'un arbre

Tortuguero: deux singes-araignées au sommet d’un arbre

Tortuguero: une maman singe-araignée et son petit sur le dos

Tortuguero: une maman singe-araignée et son petit sur le dos

Tortuguero

Tortuguero

Tortuguero

Tortuguero

Tortuguero: la caravane de fourmis transportant des morceaux de feuilles sur le bout de bois

Tortuguero: la caravane de fourmis transportant des morceaux de feuilles sur le bout de bois

Tortuguero: un tapir

Tortuguero: un tapir

Tortuguero

Tortuguero

A la fin de notre balade à pied, il commence à pleuvoir des cordes. Très vite, la rue principale est inondée. Les locaux ont, eux, trouvé la parade : ils marchent pieds nus ; les hommes, torse-nus et en maillot de bain ; les femmes, en mini-short et parapluie 😉 Aaaah enfin, une vraie averse digne de la saison des pluies ! Autant vous dire que le temps de trouver un restaurant ouvert, nos chaussures, chaussettes et shorts étaient complètement mouillés. Cela durera 2-3h. Contrairement à d’autres que nous avons croisés en sortant du Parc, nous avons été bien inspirés de faire cette promenade le matin 😉 Ici, le long de la Côte des Caraïbes, il faut profiter de la moindre éclaircie car il peut pleuvoir à tout moment.

Bien entendu, il fait trop humide pour que nos affaires sèchent. La gérante de l’hôtel nous propose gracieusement de laver et faire sécher nos affaires. Trop sympa, sachant qu’une lessive coûte au Costa Rica jusqu’à 5$/kg dans les laveries !

 

Jeudi 19 mai 2016. Repos à Tortuguero.

Pas de chance pour ceux qui avaient prévu de faire un tour sur les canaux ce matin. Le nuit fut relativement sèche…jusqu’à ce qu’il se mette à pleuvoir vers 4h du matin et ce, jusqu’à 8h ! Pour leur tour en barque, c’est loupé. C’est là que nous nous rendons compte à quel point nous avons été chanceux hier !

L’avantage quand il pleut, c’est qu’il fait bon ; par contre, dès que la pluie s’arrête et que le soleil perce, il fait chauuuud 😉 Oui mais nous avons besoin de cette chaleur pour arriver à faire sécher nos chaussures.

Sirotant son thé sur le balcon de l’hôtel en regardant la mer déchaînée, Miss V aperçoit un petit oiseau près d’une fleur du jardin : un superbe colibri rouge et vert. La magie de la nature ! La journée commence bien !!

A midi, nous retournons manger chez Miss Myriam, une mamy caribéenne chez qui on ne viendrait manger rien que pour son sourire. Elle a un sourire à tomber par terre ! Et en plus elle fait bien à manger : poisson ou poulet accompagné du meilleur riz aux haricots (si si), bananes frites, salade.

Tortuguero: coucher de soleil depuis notre balcon

Tortuguero: coucher de soleil depuis notre balcon

Tortuguero: coucher de soleil depuis notre balcon

Tortuguero: coucher de soleil depuis notre balcon


Costa Rica: Cartago et le volcan Irazu

 Voyager est fatal pour les préjugés, l’intolérance et l’étroitesse d’esprit. » Mark Twain

Samedi 14 mai 2016. Trajet de Santa Elena à San José.

Enfin un bus direct ! 😉 Comme nous retournons à San José, en territoire connu, pas besoin d’arriver très tôt. Et comme nous n’avons pas du tout envie de nous lever à l’aube pour prendre le bus de 6h30, nous prendrons l’autre, celui de 14h30. Nous profitons donc de la matinée pour (encore et toujours) papoter avec notre hôte suisse et sa fille de 25 ans, qui est éducatrice sociale en Suisse et qui aime également beaucoup voyager. Elle a travaillé pendant 3 ans dans une prison pour mineurs mais vient de démissionner car les conditions de travail étaient trop dures pour cause de manque de personnel. Par chance, elle a rapidement retrouvé du travail dans un centre pour demandeurs d’asile mais avant de commencer ce nouveau job, elle s’est octroyée 10 semaines de vacances chez son papa au Costa Rica. Et si elle n’avait pas retrouvé de travail rapidement, elle aurait voyagé pendant un bon bout de temps, comme nous 😉 Cela est tellement enrichissant de rencontrer depuis tant de mois des gens d’horizons professionnels totalement différents (infirmière, sage-femme, cuisinier, boulanger, musicien, éducateur, etc.) et avec qui nous avons de toute façon au moins un point commun : les voyages. Mais en réalité, nous nous découvrons beaucoup plus de points communs que nous aurions pu le penser ! Cela nous a également prouvé (mais on le savait déjà) qu’on n’a pas besoin de beaucoup d’argent pour voyager… En choisissant de rester plus longtemps dans les pays les moins cher (qui ne sont pas forcément les pays les moins intéressants) ou en alliant couchsurfing, workaway et autres bon plans, il est possible de voyager pas cher.

Cela nous fait un petit pincement au cœur de quitter Monteverde, où nous nous sentions tellement bien. Nous n’étions encore jamais restés aussi longtemps au même endroit, excepté à Panajachel au Guatemala mais pour d’autres raisons (turista !). Après 4h30 de trajet au chauuud sans airco, nous voilà de retour à San José, qui nous servira à nouveau de base pour visiter cette fois-ci Cartago et le volcan Irazu. Au début, nous comptions loger à Cartago même, qui est sur la route du volcan Irazu, mais vu le nombre très limité d’hôtels dans cette ville, nous avons décidé de retourner à San José, qui est plutôt pas mal du tout pour une capitale 😉

Monteverde: en route pour San José

Monteverde: en route pour San José

Monteverde: en route pour San José

Monteverde: en route pour San José

Tiens, nous n’entendons pas le fameux train klaxonner à tout bout de champ… Peut-être qu’il ne roule pas le WE ? En effet, quelle bonne nouvelle ! Nous allons enfin bien dormir à San José 😉

 

Dimanche 15 mai 2016. Visite de Cartago.

C’est impressionnant comme les rues de San José sont désertes le dimanche ! Où sont-ils tous passés ? 😉 Ah, nous les avons trouvés, ils font la file pour prendre le bus pour Cartago ! Trêve de plaisanterie, la file n’est pas si longue que cela ; pas la peine de s’affoler. Enfin, tout dépend de la fréquence du bus. Alors ? Il faut avouer que sur ce coup-là, ils sont efficaces : un bus part toutes les 15 min pour Cartago, voire avant s’il est plein.

Cartago n’est pas plus jolie que San José mais il y a une raison pour laquelle il faut y aller : la Basilique Notre-Dame des Anges, la plus belle église que nous ayons jamais vue. Encore plus belle de l’intérieur que de l’extérieur. Et nous n’aurions pas pu être mieux inspirés que de venir ici un dimanche de Pentecôte ; la Basilique est pleine à craquer ! Ah bien voilà pourquoi tant de gens prenaient le bus pour Cartago depuis San José. Et ce n’est pas parce que la messe se termine que la Basilique se désemplit : ceux qui n’ont pas pu assister à la première messe sont déjà assis et attendent la deuxième. Pour notre part, nous observons en silence son magnifique plafond en bois, ses colonnes de bois peint, ses vitraux et les pèlerins qui avancent à genoux jusqu’à l’autel. Émouvante toute cette ferveur religieuse !

Cartago: la Basilica Nuestra Señora de los Angeles

Cartago: la Basilica Nuestra Señora de los Angeles

Cartago

Cartago: la Basilica Nuestra Señora de los Angeles

Cartago

Basilica Nuestra Señora de los Angeles: plafond en bois

Cartago: les fidèles marchent à genoux jusqu'en l'autel

Cartago: les fidèles marchent à genoux jusqu’en l’autel

Cartago: Jésus et Marie après la dépendaison

Cartago: Jbeaux vitraux

Mais pourquoi une Basilique à cet endroit ? Car une jeune fille indigène y avait trouvé une petite statuette noire en pierre de la Vierge. Elle l’avait mise dans son coffre à jouet et l’avait retrouvée le lendemain non plus dans son coffre à jouets mais à l’endroit-même où elle l’avait découverte la veille. Elle l’a alors enfermée à double tour dans son coffre à jouets mais rebelote. Elle est alors allée voir un prêtre pour raconter son histoire et il plaça la statuette dans le tabernacle. Le lendemain, il fut très surpris de découvrir que la statuette avait disparu ? Il se rendit alors à l’endroit où la jeune fille l’avait découverte et…y trouva la statuette. Persuadé que cela était un message de la Vierge, il fit construire une chapelle à cet emplacement, qui fut transformée en diverses églises, jusqu’à devenir une Basilique. Au début du mois d’août, des milliers de pèlerins viennent rendre hommage à la Negrita (Notre-Dame des Anges).

Les fidèles y viennent aussi chargés de petites bouteilles-statuettes noires de la Vierge, de simples bouteilles d’eau ou carrément d’un bidon afin de les remplir d’eau bénite, qui coule de fontaines en contrebas de la Basilique.

Avant d’aller manger, petit passage aussi par les ruines d’une église reconverties en parc. Mais quelle bonne idée !

Cartago: les ruines d'une église transformée en parc

Cartago: les ruines d’une église transformées en parc

Cartago: les ruines d'une église transformée en parc

Cartago: les ruines d’une église transformées en parc

Cartago: un cheese cake (encore faut-il aimer la gélatine ;)

Cartago: un cheese cake (encore faut-il aimer la gélatine ;)

 

 

Lundi 16 mai 2016. Visite du volcan Irazu.

Après 2h de bus, nous arrivons enfin au sommet du volcan Irazu…dans le brouillard évidemment !

Tierra Blanca: foire aux bestiaux

Dans le bus pour Irazu, passage par Tierra Blanca et sa foire aux bestiaux

Tierra Blanca: foire aux bestiaux

Dans le bus pour Irazu, passage par Tierra Blanca et sa foire aux bestiaux

Volcan Irazu

Volcan Irazu: le désert noir

Volcan Irazu: nada ! Tout est dans le brouillard ;)

Volcan Irazu: nada ! Tout est dans le brouillard ;)

Après 30 minutes d’attente sous un vent glacial (nous étions bien sûr en short et sandales mais avec un coupe-vent), le cratère daigne se dévoiler à nous. Waouuuw ! Nous en venons alors à la conclusion que pour voir certains cratères de volcans, il faut de la patience, de la chance et du courage 😉 Petite déception quand même : il n’y a plus d’eau au fond du cratère ! Mais comment se fait-ce ? L’activité intense du volcan Turrialba, situé non loin de là, et dont on parle très régulièrement à la TV costaricaine, en est la cause. Ce volcan Turrialba crache des cendres tous les jours (on en trouve même à San José), l’eau est contaminée et il a craché de la lave la semaine passée, juste après notre départ de San José.

Volcan Irazu

Volcan Irazu

Volcan Irazu

Volcan Irazu

Volcan Irazu

Volcan Irazu

Volcan Irazu: la playa hermosa

Volcan Irazu: la playa hermosa

Là-haut, nous faisons la rencontre d’une jeune fille, qui grelotte encore plus que nous. Elle est originaire du Bahreïn, est partie vivre toute seule il y a 8 ans au Brésil et étudie depuis 2 ans aux États-Unis. Waouw quel parcours ! Elle passe seulement 1 semaine au Costa Rica puis 1 semaine au Panama. A sa place, nous aurions passé 2 semaines au Costa Rica mais chacun fait ce qu’il veut 😉

Le soir, nous ne pouvons nous empêcher de retourner à notre restaurant argentin favori. On ne change pas une équipe qui gagne : un steak saignant pour Mister J et des gnocchis pour Miss V. Petite pensée quand même pour la dent de Mister J car c’est ici que son plombage était tombé 😉

San José: notre restaurant argentin

San José: notre restaurant argentin un peu classe

San José: steak saignant pour Mister J

San José: steak saignant pour Mister J

San José: gnocchis pour Miss V

San José: gnocchis pour Miss V


Costa Rica: Santa Elena et Monteverde

Lundi 9 mai 2016. Trajet La Fortuna-Tilarán-Santa Elena.

Hier, le bus pour Tilarán est parti à 8h ; aujourd’hui, il part à 8h15. Et dire que le panneau à l’arrêt de bus affiche 7h30 😉

Après avoir contourné l’immense lac Arenal, nous arrivons, après 2h30 de bus, à Tilarán, où nous avons 2h d’attente avant de prendre le prochain bus. Nous en profitons donc pour manger un burrito et un casado dans un soda avec les locaux.

La suite est un peu mouvementée :  il faut prendre un chicken bus jusqu’à Santa Elena sur une route non-goudronnée et en zigzag. 2h30 pour 44kms, tout est dit 😉 Dans le bus, nous faisons la connaissance d’un jeune Québécois qui termine 3 mois de voyage en Amérique Centrale (1 semaine au Salvador, 1 mois au Honduras, 1 mois et demi au Nicaragua et 1 semaine au Costa Rica). Lui aussi a détesté Tegucigalpa mais a beaucoup apprécié le reste du Honduras. Il est musicien de profession (accordéoniste et chanteur) et grâce à son boulot, il a déjà parcouru la France deux fois, 7 mois en tout, allant de marché en marché pour jouer de la musique et vendre des Cds aux quatre coins de la France. Il nous assure qu’en Europe, jouer de la musique dans la rue rapporte bien ! Les Européens aiment la culture, dit-il. Ici, en Amérique Centrale, cela ne fonctionne que dans les endroits très touristiques. Il est d’ailleurs très déçu de n’entendre nulle part de la musique traditionnelle en Amérique Centrale.

Arrivés à Santa Elena, nous allons directement à l’hôtel que nous avons réservé. Il est tenu par un Suisse très accueillant. C’est l’occasion de papoter un peu en français 😉 Il nous apprend pas mal de choses sur le Costa Rica (et sur la Suisse). Il nous explique, par exemple, que si les Costa Ricains (et les habitants d’Amérique Central en général) mangent tous les jours du riz, des haricots rouges et des patates, c’est une question de budget. Le reste est trop cher pour eux. Il nous explique aussi que les Costa Ricains veulent tous profiter du tourisme en construisant un hôtel, mais que pour y arriver, ils empruntent à un taux atteignant les 20%. De cette manière, 90% des hôtels de Monteverde appartiennent en réalité aux banques. Et s’ils n’arrivent pas à rembourser la totalité, ils se retrouvent à la rue, alors qu’ils ont peut-être déjà remboursé deux fois le coût de l’hôtel. Ils empruntent même à 20% pour s’acheter le dernier smartphone Samsung. Ils sont complètement fous ! Ce Suisse, lui, a décidé de prêter à plusieurs Costa Ricains de sa rue à un taux de 0%. Ses amis suisses le prennent pour un fou mais il y gagne autrement, dit-il. Il y gagne en gratitude, en reconnaissance, etc. Pourquoi s’est-il installé au Costa Rica ? La question est plutôt : pourquoi n’est-il pas resté en Suisse ? D’une part, il a des rhumatismes et le climat suisse ne lui convient donc plus (trop froid, trop de variations de température). D’autre part, il a travaillé longtemps comme éducateur pour enfants et en avait marre de voir tous ces riches Suisses travailler comme des fous pour gagner toujours plus d’argent (afin de pouvoir s’acheter une grosse voiture, un bateau, changer de voiture tous les deux ans, partir en vacances toujours plus loin, toujours plus cher) au lieu de s’occuper de leurs enfants, qui en pâtissent évidemment énormément. De plus, il était seul le midi pour gérer une trentaine d’enfants de 8 à 15 ans. Lorsqu’il a commencé à avoir des problèmes de sommeil à cause de son boulot, il a décidé de changer de vie. Au début, il comptait déménager en Asie et a finalement atterri au Costa Rica un peu par hasard. Il a décidé de venir aider ces gens à s’en sortir et tenir un tout petit hôtel en collaboration avec une locale. Et puis, ce pays lui convient finalement très bien tant du point de vue du climat que de l’attitude relax des gens. Pura vida !

Santa Elena: vue depuis notre balcon

Santa Elena: vue depuis notre balcon

Parlons un peu de cette fameuse phrase « Pura Vida », la phrase la plus utilisée par les Costa Ricains. Ils l’utilisent pour saluer quelqu’un, pour remercier, pour dire « excellent ».

  • « Como esta ? »
  • « Pura vida, y tú ? »
  • « Muchas gracias ! »
  • « Pura vida ! »
  • « Hasta mañana ! »
  • « Pura vida ! Hasta luego ! »

Mais « Pura vida » est bien plus qu’une jolie phrase, c’est un style de vie, une attitude positive face à la vie, une philosophie du bonheur, une forme joyeuse de vivre sans se prendre la tête et sans se plaindre. « Take it easy » (càd « relax » en anglais) et « Hakuna matata » (càd « il n’y a pas de problème » en swahili) peuvent être considérés comme des synonymes de cette expression.

Santa Elena: Pura Vida ! La phrase la plus utilisée par les Costa Ricains. Mais aussi tout un style de vie...

Santa Elena: Pura Vida ! La phrase la plus utilisée par les Costa Ricains. Mais aussi tout un style de vie…

Le soir, nous accompagnons le gérant suisse de notre hôtel, sa fille, qui est venue la rejoindre pour 10 semaines, et son jeune filleul costaricain de 7 ans jusqu’à un joli point de vue sur Monteverde.

Santa Helena: au vert, dans les montagnes, comme en Suisse...

Santa Helena: au vert, dans les montagnes, comme en Suisse…

Nous allons ensuite manger dans le soda juste à côté de notre hôtel, où nous sommes tout contents de retrouver de la ceviche ! A la fin du repas, nous nous faisons offrir un petit verre d’alcool local à base de canne à sucre.

Santa Elena: ceviche de poisson

Santa Elena: ceviche de poisson

Santa Elena: poissons frits, sauce crevette

Santa Elena: poissons frits, sauce crevette

Santa Elena: une liqueur locale à base de canne à sucre. Pas mauvais du tout !

Santa Elena: une liqueur locale à base de canne à sucre. Pas mauvais du tout !

 

Mardi 10 mai 2016. Visite de la Réserve Naturelle de Monteverde.

Rien de tel qu’un petit-déjeuner sur la terrasse de l’hôtel accompagné d’un très bon café costaricain d’altitude ! L’hôtel ne possède que 5 chambres et comme nous sommes en saison basse, nous avons vraiment l’impression d’être dans une maison d’hôtes. Le pied !

Santa Elena: bon matin ! Petit-déjeuner sur la terrasse...

Santa Elena: bon matin ! Petit-déjeuner sur la terrasse…

Santa Elena: délicieux café d'altitude "made in Costa Rica"!

Santa Elena: délicieux café d’altitude « made in Costa Rica »!

Depuis 2 mois, nous vous parlons de quetzales, que ce soit sur les temples mayas ou la monnaie du Guatemala. Mais à quoi ressemble vraiment un quetzal ? C’est un oiseau devenu assez rare en captivité mais avec un peu (voire beaucoup) de patience, il est possible d’en observer dans la Réserve de Monteverde. Youpiiie ! Le gérant de nôtre hôtel nous a d’ailleurs donné un tuyau : « il y en a au tout début de la Réserve, là où il y a des barrières ; soyez très patients et vous en verrez ! ». En effet, dès notre arrivée dans la Réserve, Miss V aperçoit un splendide mâle à longue queue. Cela ne fait que 5 minutes que nous sommes dans la Réserve et notre journée est déjà réussie.

La Réserve de Monteverde: chuuut !

La Réserve de Monteverde: chuuut !

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant mâle. Très rare en captivité, la journée commence bien ! ;)

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant mâle. Très rare en captivité, la journée commence bien ! ;)

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant mâle

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant mâle

La Réserve est surtout réputée pour sa flore plus que sa faune mais nous apercevrons quand même une maman coati avec ses 3 petits, un agouti et de gigantesques papillons noirs et bleus.

La Réserve de Monteverde: un bébé coati à nez blanc

La Réserve de Monteverde: un bébé coati à nez blanc

La Réserve de Monteverde: un agouti

La Réserve de Monteverde: un agouti

Les autres points fort de la réserve sont son pont suspendu et la « ventana », càd son point de vue superbe sur cette immense réserve dont seuls 2% peuvent être visités.

La Réserve de Monteverde: le pont suspendu

La Réserve de Monteverde: le pont suspendu

La Réserve de Monteverde: vue du pont suspendu

La Réserve de Monteverde: vue du pont suspendu

La Réserve de Monteverde: le pont suspendu

La Réserve de Monteverde: le pont suspendu

La Réserve de Monteverde: la Ventana (fenêtre)

La Réserve de Monteverde: la Ventana (fenêtre)

La Réserve de Monteverde: la Ventana (fenêtre)

La Réserve de Monteverde: la Ventana (fenêtre)

A la fin de notre longue promenade, nous tombons sur un trou tout rond dans un arbre mort, ce qui est synonyme de nid de quetzales. Après 30 minutes d’attente, la femelle quetzal daigne enfin sortir du nid et ce, plusieurs fois. Quel merveilleux plumage ! Notre journée est décidément bel et bien réussie.

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant femelle

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant femelle

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant femelle

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant femelle

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant femelle

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant femelle

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant femelle

La Réserve de Monteverde: un Quetzal Resplendissant femelle

 

Mercredi 11 mai 2016. Tyroliennes à Monteverde.

Notre voyage manquait un peu d’adrénaline. Monteverde est l’endroit idéal pour assouvir ce genre d’envie. Saut à l’élastique, swing, tyroliennes, pont suspendus, tout est prévu pour jeunes ou moins jeunes en manque de sensations. Mais les tyroliennes (ziplines) sont l’activité phare de Monteverde. Certains Américains ne dorment d’ailleurs qu’une seule nuit ici rien que pour cela, sans même visiter la réserve naturelle. Une demi-dizaine d’agenceS ont développé leur propre parcours de tyroliennes mais nous avons choisi l’original, le tout premier parc qui a développé cette activité. Le parcours est peut-être un peu moins « extrême » mais il est plus écologique et se fond dans le décor. Et de toute façon, des sensations, nous en avons eu ! 😉

Santa Elena: c'est parti pour un super parcours de tyroliennes !

Santa Elena: c’est parti pour un super parcours de tyroliennes !

La journée commence par un échauffement du tonnerre : un swing de tarzan. Miss V, tout à fait dans son élément mais quand même pas au point de passer en premier, passera en seconde position, suivie d’un Mister J qui poussera un cri de terreur digne des plus grand films d’horreur 😉 Maintenant que nous sommes bien chauds, il est temps d’apprendre à dompter les tyroliennes : comment se positionner, comment freiner, comment ne pas tourner, etc. Et c’est partiii ! Rien de tel qu’un peu de pratique pour se former. Pour certains, le plus dur semble d’attendre son tour sur les petite-plateformes situées parfois à 40m de hauteur. Nous voyons des jambes et des bras trembler ; nous, nous ne faisons que papoter et rigoler. Mais Mister J n’a-t-il pas le vertige ? Après tous les parcs d’attractions faits ensemble, il semble l’avoir perdu ! Si si, c’est possible 😉

Monteverde: Miss V sur une tyrolienne

Monteverde: Miss V sur une tyrolienne

Monteverde: Miss V sur une tyrolienne

Monteverde: Miss V sur une tyrolienne

Monteverde: Miss et Mister J sur une plate-forme entre deux tyroliennes

Monteverde: Miss et Mister J sur une plate-forme entre deux tyroliennes

Monteverde: Miss et Mister J sur une plate-forme entre deux tyroliennes

Monteverde: Miss et Mister J sur une plate-forme entre deux tyroliennes

Après 7 câbles de tyroliennes, les moniteurs nous annoncent qu’ils ont une surprise pour nous, sans nous en dire plus… Miss V a l’honneur d’ouvrir la marche, enfin plutôt la descente…. Mais de quoi s’agit-il ? Première surprise : un rappel de 40m. Miss V a l’impression d’être retournée à l’école secondaire lorsqu’elle pouvait monter le mur d’escalade pendant le cours de gymnastique puis redescendre en rappel. Ici, c’est juste beaucoup plus haut. Troop bien ! Oui mais puisque nous sommes redescendus sur la terre ferme en rappel, il faut remonter. Deuxième surprise : remonter les 40m dans un ficus (arbre parasite creux) puis sur une échelle, le plus effrayant pour la majorité du groupe.

C’est reparti ensuite pour 8 autres câbles, dont certains atteignent 800m de longueur et offrent une vue imprenable sur la forêt. Trop géniaaal ! Au final, nous avons passés 3h totalement démentielles ! Nous en rêvons encore et nous repassons la vidéo en boucle 😉

Monteverde: les tyroliennes, c'est déjà fini. Snif ;)

Monteverde: les tyroliennes, c’est déjà fini. Snif ;)

 

Jeudi 12 mai 2016. Observation des grenouilles à Santa Elena.

Aujourd’hui, nous décidons de nous rendre aux étangs à grenouilles à la recherche de grenouilles toute colorées. Enfin, ce ne sont pas tout à fait des étangs mais plutôt des vivariums dans lesquels se trouvent des étangs et de la verdure. Mieux vaut être patient ou prendre un guide car les grenouilles ne sont pas facile du tout à trouver et il y a plein de reflets sur les vitres des vivariums. Mister J, armé de sa torche, tel Indiana Jones, se débrouillera plutôt bien pour les débusquer 😉

Santa Elena: les étangs à grenouilles

Santa Elena: les étangs à grenouilles

Santa Elena: les étangs à grenouilles

Santa Elena: les étangs à grenouilles

Santa Elena: un crapaud venimeux

Santa Elena: un crapaud venimeux

Santa Elena: les étangs à grenouilles

Santa Elena: les étangs à grenouilles

Santa Elena: la grenouille masquée. Zorrooo est arivééé...

Santa Elena: la grenouille masquée. Zorrooo est arivééé…

Santa Elena: les étangs à grenouilles

Santa Elena: les étangs à grenouilles

Santa Elena: mais qui voilà ? Un dinosaure ou le monstre du Loch Ness ? Mais nooon, c'est juste la plus grande grenouille du Costa Rica.

Santa Elena: mais qui voilà ? Un dinosaure ou le monstre du Loch Ness ? Mais nooon, c’est juste la plus grande grenouille du Costa Rica.

Santa Elena: les étangs à grenouilles

Santa Elena: les étangs à grenouilles

Tiens, tiens, un arc-en-ciel. Un double arc-en-ciel svp ! Pleuvrait-il au Costa Rica ? 😉 Nous sommes effectivement au tout début de la saison des pluies mais jusqu’à présent, elle ne nous dérange pas car il ne pleut qu’en fin d’après-midi et pas forcément tous les jours.

Santa Elena: un double arc-en-ciel

Santa Elena: un double arc-en-ciel

Le soir, nous retournons aux étangs à grenouilles pour suivre la visite guidée et voir les grenouilles nocturnes. Force est de constater que le guide est beaucoup plus rapide que nous pour les trouver 😉 En plus, ce jeune guide dynamique est vraiment très drôle, parle très bien anglais et connaît même quelques mots de français et de néerlandais. Il nous raconte par exemple, que les Australiens, la nuit tombée, partent à la chasse aux crapauds armés d’un marteau car il suffit que leur chien lèche un crapaud pour mourir. De même, si nous en touchons un et portons la main à notre bouche sans l’avoir lavée au préalable, nous risquons d’y passer. Sympa ces crapauds ! 😉 Nous terminons le tour par le clou du spectacle, celle que tout le monde veut voir : la rainette aux yeux rouges. Waouuuw, magnifique ! Nous repassons ensuite par l’insectarium pour admirer leur très belle tarantule 😉

Santa Elena: les étangs à grenouilles by night

Santa Elena: une mini grenouille by night

Santa Elena: les étangs à grenouilles by night

Santa Elena: les étangs à grenouilles by night

Santa Elena: les étangs à grenouilles by night

Santa Elena: les étangs à grenouilles by night

Santa Elena: les étangs à grenouilles by night

Santa Elena: les étangs à grenouilles by night

Santa Elena: la rainette aux yeux rouges !

Santa Elena: la rainette aux yeux rouges !

Santa Elena: le clou du spectacle, celle que tout le monde veut voir, la rainette aux yeux rouges !

Santa Elena: la rainette aux yeux rouges !

Santa Elena: le clou du spectacle, celle que tout le monde veut voir, la rainette aux yeux rouges !

Santa Elena: le clou du spectacle, celle que tout le monde veut voir, la rainette aux yeux rouges !

Santa Elena: une très belle tarantule

Santa Elena: une très belle tarantule

 

Vendredi 13 mai 2016. Balade au milieu des ficus de Santa Elena.

Qu’est-ce qu’un ficus ? Un arbre parasite qui pousse tout autour d’un autre arbre en l’encerclant jusqu’à le faire mourir. Une fois mort, l’arbre original pourri et il ne reste que le ficus au tronc creux. Cela peut prendre cent ans. Il est possible de grimper à l’intérieur du ficus, notre hôte est monté jusqu’à 20m de hauteur mais sans être attaché, nous ne nous y risquerons pas.

Santa Elena

Santa Elena

Santa Elena

Santa Elena

Santa Elena: un ficus, arbre parasite qui encercle un autre arbre jusqu'à le faire mourir. Reste alors le ficus creux.

Santa Elena: un ficus, arbre parasite qui encercle un autre arbre jusqu’à le faire mourir. Reste alors le ficus creux.

Santa Elena: un ficus

Santa Elena: un ficus

Santa Elena: un ficus

Santa Elena: un ficus

Santa Elena: un ficus

Santa Elena: un ficus

Santa Elena: un ficus

Santa Elena: un ficus

Santa Elena

Santa Elena

Cet après-midi, ce sera repos, mise à jour du blog et longue papote avec notre hôte et sa fille. Demain, nous repartons pour San José, qui sera à nouveau notre base pour visiter la ville de Cartago et le Volcan Irazu.