Inde: Udaipur

Lundi 26 octobre. Trajet en bus de Jodhpur à Udaipur.

Lever très (trop) matinal car notre bus part à 7h30 mais devons arriver à 7h. Nouveau dicton du jour : what you see (on pictures or TV) is never what you get ! Dans l’agence de voyage locale, Jain Travels, où nous attendions notre bus, défilaient sur la TV des pubs pour vanter leur bus qui ressemblaient à de vrais cars européens : beaux, grands, propres, neufs, même luxueux… Ce n’est pas du tout ce que nous avons eu en réalité ! Mais après 1 semaine en Inde, nous nous y attendions un peu 😀  Ceci dit, le bus était confortable : nous avions bien assez de places pour nos fesses et nos jambes, c’est tout ce qui compte.

Et puis, le voyage en bus était assez drôle : des sièges et des couchettes. Que des indiens, les gens montaient et descendaient à chaque coin de rue. Pas de clim mais au final, fenêtres ouvertes, ce n’est pas désagréable lorsque l’on part tôt le matin. Nous mettrons 6h30 (sans toilettes) pour faire les 300 km qui séparent Jodhpur et Udaipur.

À noter : quand on réserve un bus en Inde, il faut toujours bien vérifier que l’on nous déposera bien à la gare routière. Nous avions réservé notre bus (le tout premier !) via notre guesthouse à Jodhpur sans se soucier de quoi que ce soit mais le bus s’est arrêté à l’entrée de la ville moderne, alors que notre hôtel était dans le centre de la vieille ville, à 10 km environ. Avec nos bagages, à cette distance de notre hôtel, pas facile de négocier le tuk tuk dans ce cas là… Il nous a demandé 300 Roupies, on arrivera seulement à négocier 200 pour un trajet qui ne devrait pas dépasser 120… ça ne fait que 2,5€ ! On se fait toujours avoir en Inde, mais au final, ce n’est jamais très grave pour notre budget !

Bref, nous préférons le train : au moins, nous savons exactement où nous arrivons (la gare), il y a plus d’espace et il y a des toilettes à bord.

À peine arrivés à Udaipur, nous nous y sentons tout de suite bien : plus calme que Jodhpur mais aussi plus de charme que Jodhpur et Jaisalmer.

Udaipur

Udaipur

Un lac, des montagnes, des palais… Aaaah voilà enfin l’Inde des mille et une nuits…sans trop exagérer quand même 😉 Il faut quand même avouer que le soir, sur un toit-terrasse doté d’une belle vue sur les palais illuminés, on s’y croit vraiment.

Udaipur

Udaipur

Udaipur by night

Udaipur by night

Udaipur by night: le Palais

Udaipur by night: le Palais

 

Mardi 27 octobre. Visite du palais d’Udaipur.

Le City Palace d’Udaipur est le plus grand palais d’Inde… C’est peut-être aussi le plus vide. Disons que comme souvent en Inde, il est peu mis en valeur. Honnêtement, nous avons préféré l’intérieur du fort de Jodhpur. Mais ça reste un superbe palais quand même. En tout cas, les peintures accrochées au mur de certaines salles du palais nous ont bien fait rire. La notion de perspective des peintres Indiens est perfectible… Bien entendu, le guide dira que c’est une méthode révolutionnaire pour représenter la perspective du palais. Au final, les tableaux défilent et se ressemblent beaucoup. Mister J a l’impression que les indiens peints sont toujours de profils, et avec la même tête… Bref, la magnifique culture indienne passe par d’autre choses que ces peintures représentant des scènes de guerres…

Palais d'Udaipur

Palais d’Udaipur

Palais d'Udaipur

Palais d’Udaipur

Vous a-t-on conté l’épisode de la chauve-souris ? Bien sûr que non ! Comme tous les soirs (même en hiver en Belgique), Mister J a voulu aéré la chambre. Et comme tous les soirs, pour ne pas attirer les moustiques, nous avons éteint les lumières. Jusque-là, tout va bien… C’est alors que Miss V, qui était occupée à ranger ses affaires près de la fenêtre, a senti quelque chose la frôler. Tout de suite, elle a pensé à un gros papillon de nuit…À peine 2 secondes plus tard, Mister J a, lui aussi, senti quelque chose le frôler mais par contre, il n’était pas du tout convaincu par la théorie de Miss V : pour lui, c’était une chauve-souris car elle émettait un petit son… Nous avons alors immédiatement allumé les lumières et qu’avons-nous vu nichée dans l’encablure de la porte de la salle de bain ? Une petite chauve-souris ! Que faire ? Téméraires que nous sommes face aux bestioles, nous ne savions que faire…Mister J a tenté en vain de la faire fuir en lui lançant des paquets de mouchoirs mais elle n’a pas bougé d’un seul poil. Elle devait être aussi terrifiée que nous… Miss V, qui s’était, elle, déjà réfugiée dans le couloir, est alors allée demander de l’aide à la réception. Le fils du patron et un autre jeune employé de l’hôtel sont venus avec un manche à balai et un vieux sweatshirt pour essayer de faire fuir la chauve-souris. Ils n’avaient pas l’air plus rassurés que nous lorsqu’elle s’est envolée la première fois après que le fils du patron ait tapé avec son manche à balais sur la porte de la salle de bain. La pauvre bête, en s’envolant, s’est pris un petit coup de ventilateur et est allée se réfugier sur une arrête de mur de la chambre (il y a d’ailleurs encore un peu de sang sur le mur). Le fils du patron a alors pris son courage à deux mains et s’est emparé de la chauve-souris dans son vieux sweatshirt avant de redescendre, surement pour la montrer à sa famille puis la libérer dehors.

 

Mercredi 28 octobre. Balade sur l’autre rive de la ville blanche.

Après avoir pris notre temps ce matin, nous partons vers 9h30 à l’assaut de l’autre rive d’Udaipur, dite la ville blanche. Pourquoi la ville blanche? Car les maisons sont enduites de chaux. Nous découvrons un quartier calme (rare en Inde), et surtout des points de vue superbes sur le palais. Finalement, il n’est pas nécessaire de faire la balade en bateau sur le lac pour pouvoir admirer le palais dans son ensemble, surtout au vu des prix.

Udaipur: de l'autre côté de la rive

Udaipur: de l’autre côté de la rive

Udaipur: de l'autre côté de la rive

Udaipur: de l’autre côté de la rive

Nous arrivons par hasard aux ghâts et voyons des gens se laver et se brosser les dents dans l’eau verdâtre du lac… On ne juge pas ! Très vite, un papy nous aborde pour nous poser des questions. Qu’il est agréable de papoter 5 minutes avec un Indien sans qu’il n’essaie au final de nous vanter son commerce. Une première pour nous en Inde, excepté dans les hôtels où le patron ou les serveurs aiment parfois discuter de tout et de rien avec nous ou raconter leur histoire!

Nous nous posons ensuite sur une superbe terrasse au bord de l’eau pour écrire ces lignes, et profiter de la vue sur le lac. Le thé est un simple Darjeeling de la marque Twinings. Je pense que j’ai exactement le même à la maison. L’Inde nous réserve encore de belles surprises et tellement de saveurs 😀  Incredible India !

Udaipur: pause thé

Udaipur: pause thé de l’autre côté de la rive

Udaipur: de l'autre côté de la rive

Udaipur: vue sur le Palais depuis l’autre côté de la rive

Le soir, nous avons assisté à un spectacle d’1h de danses indiennes et de marionnettes. La musique n’était pas terrible mais les danses étaient très belles et les costumes magnifiques. Et le petit spectacle de marionnettes nous a fait bien rire.

Udaipur: spectacle de danses traditionnelles et de marionnettes

Udaipur: spectacle de danses traditionnelles et de marionnettes

Udaipur: spectacle de danses traditionnelles et de marionnettes

Udaipur: spectacle de danses traditionnelles et de marionnettes

Udaipur: spectacle de danses traditionnelles et de marionnettes

Udaipur: spectacle de danses traditionnelles et de marionnettes

Udaipur: spectacle de danses traditionnelles et de marionnettes

Udaipur: spectacle de danses traditionnelles et de marionnettes

Jeudi 29 octobre. Visite d’un temple jaïn à Ranakpur.

Première mission de la journée : essayer de trouver la gare des bus et de prendre le bus gouvernemental (càd public) qui passe à Ranakpur. Après 2km de marche (non, toujours pas de tuk tuk), nous avons facilement trouvé la gare des bus d’Udaipur grâce à l’appli Maps.Me sur le smartphone. Il n’y avait pas d’indications en anglais à la gare (c’est rare en Inde…) mais le personnel du point d’information était super aimable (rare aussi en Inde 😉 Une fois assis dans le bus, rempli d’indiens bien sûr, nous faisons la connaissance de 2 occidentaux assis devant nous : un Français qui compte passer plusieurs mois en Inde et une irlandaise, la soixantaine, qui va voyager avec son mari pendant 10 mois en Asie, Amérique du Sud et Amérique Centrale. On se recroisera peut-être dans d’autres pays 😉 Petit détail cocasse : elle a entamé les 2 premières semaines de ce long voyage toute seule car son mari a réussi à avoir des places pour 2 matches de la Coupe du Monde de Rugby ! Mais début de la semaine prochaine, il vient la rejoindre en Inde. Le Français, lui, n’a planifié aucun itinéraire ; il reste 1 semaine à 10 jours dans chaque ville, avant de se décider à bouger en fonction des commentaires des autres voyageurs. Toutefois, il ne visite aucun monument (excepté un monastère tibétain au Ladakh et le temple jaïn de Ranakpur) ; ce qui l’intéresse ce sont les gens, les rencontres, les ruelles, la vie quotidienne, l’atmosphère de la ville… Il doit en fumer de la bonne, ce n’est pas possible !

Revenons à notre trajet de 3h en bus gouvernemental. Un peu long mais très intéressant : joli paysages de campagne montagneuse avec ses champs, ses paysans, ses bergers, ses huttes, etc. Chouette trajet si ce n’est que Miss V devait absolument faire une pause technique… Encore moins agréable quand le bus n’arrête pas de sauter à cause de l’état des routes. Il faut dire que nous avions un peu improvisé ce matin-là et n’avions donc pas pris nos précautions quant à la quantité de thé à ingurgiter. Nous devions au départ juste prospecter ce matin-là pour savoir combien nous coûterait un trajet via une agence jusqu’à Ranakpur. Mais nous avons changé nos plans à la dernière minute et avons décidé de prendre le bus gouvernemental, beaucoup moins cher. Bref, après 2h de trajet, Miss V n’en pouvait vraiment plus. C’est alors que (miracle !) le bus s’est arrêté pour faire une pause inespérée de 20 minute (la seule du trajet). Miss V est alors allée immédiatement se cacher derrière des arbustes de l’autre côté de la route. Elle aurait encore préféré faire pipi devant tout le monde que de devoir attendre une minute de plus 😉

Bus pour Ranakpur

Bus pour Ranakpur

Après 30 minutes supplémentaires de trajet, le bus nous a enfin déposé devant les temples jaïns de Ranakpur. C’est là que se trouve le plus imposant temple jaïn de l’Inde. Mais qu’est-ce que le jaïnisme ? Une des nombreuses religions de l’Inde. Les jaïns, non-violents, refusent les armes, ne consomment aucun animal, doivent se détacher des biens matériels, ne tuer aucun être vivant, ne pas voler, etc. Par exemple, ils marche pieds-nus pour ne pas écraser de bêtes, et portent parfois des masques pour éviter d’avaler de bestioles…Les jaïns sont peu nombreux mais ils sont respectés de tous les autres indiens et n’ont donc jamais été persécutés. Peu nombreux…enfin, tout est relatif : ils sont quand même 4 millions dans toute l’Inde, dont 1 million au Rajasthan…

Temple jaïn de Ranakpur

Temple jaïn de Ranakpur

Alors ce temple vaut-il le coût (et ce long trajet)? Oui, il est effectivement superbe, avec toutes ces petites sculptures sur les piliers, les chapiteaux, les dômes ! Quel travail titanesque !!

Temple jaïn de Ranakpur

Temple jaïn de Ranakpur

Temple jaïn de Ranakpur

Temple jaïn de Ranakpur

Temple jaïn de Ranakpur

Temple jaïn de Ranakpur

Après une bonne heure de visite, nous sommes retournés à l’entrée du site et c’est là que l’Irlandaise a vu le bus gouvernemental partir devant ses yeux à 14h50. Le bus est censé passer toutes les heures mais en réalité, on ne sait jamais vraiment à quelle heure il va passer. Mieux vaut être prudent et arriver à l’avance…bien à l’avance ! Car nous avons bien failli rater aussi le suivant, qui est passé à 15h32, alors que nous terminions notre pause « chaï » (thé avec du lait, du sucre et des épices). Heureusement, l’Irlandaise avait pris les devants et a demandé au bus de nous attendre ! Et nous, toujours à la cantine lorsque nous avons vu le toit du bus passer, nous avons à peine remis nos sandales et avons couru comme des dératés (seulement quelques mètres) pour ne pas le rater une nouvelle fois. Que d’émotions ! Fatigués par toutes ces heures – certes intéressantes – de trajet et comme il faisait déjà noir, nous avons, cette fois, daigné prendre un tuk tuk. Nous avons refusé les deux premiers tuk tuk beaucoup trop chers mais avons pris le 3e, 3 fois moins cher.

Bus retour:  de Ranakpur vers Udaipur

Bus retour vers Udaipur

Fatigués par toutes ces heures – certes intéressantes – de trajet et comme il faisait déjà noir, nous avons, cette fois, daigné prendre un tuk tuk mais nous avions au préalable demandé au Français et à l’Irlandaise le montant qu’ils avaient payer le matin. Nous avons refusé les deux premiers tuk tuk beaucoup trop chers mais avons pris le 3e, 3 fois moins cher.

 

Vendredi 30 octobre. Visite d’un temple vishnouïste à Udaipur.

Plutôt que d’à nouveau prendre le même petit déjeuner à notre hôtel, nous sommes allés le prendre dans une pâtisserie renseignée dans notre guide à deux pas de notre hôtel. Nous nous sommes laissés tenter par un cake à la banane, un « chili brownie » et un « moka cake ». Seul le cake à la banane valait vraiment la peine mais les 2 autres n’étaient pas pour autant mauvais. Et oui, Miss V était en manque de dessert, alors que Mister J, lui, est en manque de bonnes pâtes à l’italienne…Ce soir, ce sera une bonne plâtrée de pâtes à la sauce tomate (épicée)!

Le Jagdish Temple, un petit temple vishnouïste, se trouve en fait juste derrière notre hôtel. Nous entendons d’ailleurs les chants des fidèles très tôt le matin et le soir. Pour notre plus grand bonheur, ils étaient encore en train de chanter lorsque nous sommes allés le visiter. Le vishnouisme n’est autre qu’un courant de l’hindouisme. L’extérieur de ce temple est vraiment joli, sculpté de toute part de figures divines, danseurs, chevaux, éléphants et…scènes coquines.

Udaipur: Jagdish Temple

Udaipur: Jagdish Temple

Udaipur: Jagdish Temple

Udaipur: Jagdish Temple

Udaipur: Jagdish Temple

Udaipur: Jagdish Temple

En fin d’après-midi, nous avons marché les 1km et demi nous séparant du téléphérique menant au Sunset point. En haut de la colline, très belle vue de jour et de nuit sur la ville, les îles, les montagnes et le Palais d’Udaipur. Pour le retour, nous avons quand même pris un tuk tuk ; c’est bien plus sûr quand il fait noir…

Sunset Point d'Udaipur

Sunset Point d’Udaipur

Sunset Point d'Udaipur

Sunset Point d’Udaipur

Sunset Point d'Udaipur: le Palais

Sunset Point d’Udaipur: le Palais

Bonne nouvelle : notre opération « zéro moustique » est un réel succès ! Pas une seule piqûre à l’horizon !!

 

Samedi 31 octobre. Dernier jour à Udaipur. Départ vers Bundi.

Notre train pour Bundi est à 18h15 ; nous quittons notre chambre à Udaipur vers 10h et entamons une dernière balade à travers la ville.

Udaipur: de l'autre côté de la rive, Ganesh joue aux échecs

Udaipur: de l’autre côté de la rive, Ganesh joue aux échecs

Udaipur: le bateau du maharaja

Udaipur: le bateau du maharaja

Cela fait 5 jours que nous somme à Udaipur et nous avons un petit pincement au cœur à l’idée de quitter cette ville tellement attachante. D’un autre côté, nous nous sommes bien reposés et il y a encore tellement de choses à voir en Inde !

Après les pâtes, ce midi c’est pizza. On adore la nourriture indienne, mais de temps en temps, il est bon de retrouver quelques saveurs de chez nous. Dommage, ils ne font pas la choucroute ou la fondue savoyarde 😉

Ah tiens, il y a un mois, c’était notre dernier jour de travail et nous passions notre dernière nuit en Belgique, à Schaerbeek… Nous avons l’impression d’être partis depuis si longtemps tellement nous avons déjà vu et vécu de choses, tellement notre voyage est dépaysant, tellement nous sommes déconnectés de la réalité belge. Mais cela semble passer tellement vite en même temps : nous passons sous la barre des 50 semaines !

Alors train ou bus pour se rendre à Bundi ? L’employé de gare de Delhi nous avait prétendu qu’il n’y avait pas de train reliant ces 2 villes ; eh bien, nous en avons trouvé un sur notre fidèle site Cleartrip.com. Non mais ?! Certes, il arrivera un peu tard à Bundi (vers 22h30), mais malgré qu’il roule lentement, le train est quand même plus rapide que le bus. Exemple : pour aller d’Udaipur à Bundi, il faut compter 7h en bus contre 4h15 en train. La gare d’Udaipur est relativement petite comparée à celle de Delhi ; nous n’avons eu aucun mal à trouver notre train. So easyyy ! Après ces 4 petites heures de train en classe Sleeper (sans air co mais nettement moins cher), nous voilà arrivés vers 22h45 à la gare de Bundi. Pas d’inquiétude à l’idée d’arriver si tard car nous avions réservé un hôtel l’avant-veille et avions demandé que quelqu’un vienne nous chercher à la gare, celle-ci se trouvant à 5 kms du centre.

Inde: Jodhpur

Vendredi 23 octobre. Voyage en train de Jaisalmer à Jodhpur.

Lever matinal car notre train pour Jodhpur part à 8h. Après nos déboires de train à Delhi, prendre le train à Jaisalmer, qui ne compte qu’une seule gare et 2 quais, c’est « finger-in-the-nose », « easy game » ou encore « a piece of cake » ! Trooop facile !! Cette fois-ci, nous sommes descendus d’une classe : nous étions en Sleeper càd la même chose qu’en 3A (6 couchettes par compartiment sans séparation avec la couloir) mais sans l’air co. Notre train est encore une fois parti à l’heure mais a pris 1h20 de retard en cours de route ; nous avons donc finalement voyagé pendant près de 7h à bord de ce train et avons eu bien chaud sur la fin. Qu’avons-nous fait pour passer le temps ? Nous avons principalement lu mais pas que…

Train Jaisalmer-Jodhpur

Train Jaisalmer-Jodhpur

Nous avons voyagé en compagnie de 3 jeunes indiens originaires de Calcutta qui avaient visiter Jaisalmer et partaient eux aussi visiter Jodhpur. Et qui avons-nous eu la surprise de retrouver dans notre guesthouse à Jodhpur ? Ces 3 mêmes indiens ! Enfin, ils sont arrivés 1h après nous 😆  Car nous avons une nouvelle technique: lorsqu’on réserve via Booking.com, nous demandons s’il est possible que quelqu’un vienne nous chercher à la gare…Qui ne tente rien n’a rien…

Une mère de famille nous a tapé la discute et comme elle était occupée à faire un travail de recherche sur les maladies dans différents pays, elle nous a demandé de quelles maladies on souffrait le plus en Belgique… Le diabète ? Le cancer ? Elle nous a conseillé de ne pas boire de lait ou de nourriture à base de lait… Sage conseil :-)  Ah oui, petit détail : les indiens sont persuadés de parler parfaitement anglais et ils s’agacent donc assez vite si vous leur demandez de répéter plusieurs fois. C’est que l’anglais tandoori n’est pas facile à comprendre…

À peine arrivés à Jodhpur, nous sommes un peu effrayés par le monde dans les rues et tous ces klaxons. Une autre Delhi ? Que nenni !! Jodhpur est juste un peu trop trépidante à notre goût en fin d’aprèm. À notre grand bonheur, nous découvrirons le lendemain matin qu’il est beaucoup plus agréable de s’y promener le matin ou en début d’aprèm.

Notre guesthouse est super. Encore une belle terrasse sur le toit pour profiter de la vue sur le fort et se reposer du trajet !

Jodhpur: toit de notre hôtel

Jodhpur: toit de notre hôtel

Jodhpur: le fort

Le fort de Jodhpur

L’occasion aussi pour nous de papoter avec un couple de Belges qui sont sur la route depuis 1 an et 10 mois : 1 an en Australie, notamment à travailler à Alice Springs en plein milieu du désert, et le reste en Asie. Ils ne savent pas quand ils s’arrêteront…Pas tout de suite en tout cas. Après l’Inde, ils se rendront au Népal, peut-être en Chine et surtout aux Philippines.  Ayant pourtant beaucoup plus voyagé que nous en Asie, ils ont eu aussi beaucoup de mal à Delhi…Quel touriste peut aimer Delhi ?! Ils étaient bloqués à Jodhpur depuis presque 10 jours car elle avait malheureusement attrapé la dengue (surement à Agra) et qu’ils devaient attendre l’approbation de la prolongation de leur visa indien pour pouvoir terminer leur tour du Rajasthan… L’occasion de nous rappeler les risques des piqûres de moustiques, y compris durant la journée et dans les grandes villes (à cause de la dengue) et de lancer l’opération « zéro piqûre de moustiques ». Car nous avions déjà été piqués quelques fois… Cela n’arrivera plus ! Vigilance ! En quoi consiste notre fameuse opération « zéro moustique » ? Plus de short en Inde, que des pantalons ; du répulsif, même durant la journée ; et les vêtements ont été trempés dans de « l’insect écran » (pas eu le temps de le faire avant de partir); et nous dormons aussi sous moustiquaire la nuit mais ça c’est en prévention de la malaria (entre le coucher et le lever du soleil), pas contre la dengue (en journée). Toutefois, très peu de touristes ont conscience qu’il faut faire attention aux moustiques. Comme l’opération « zéro moustique » comprend l’opération « 100% pantalon », Miss V, comme bon nombre de touristes féminines, s’est laissée tentée par un pantalon indien…

Palais d'Udaipur

Pantalon indien

Par la même occasion, ça lui évitera aussi de se faire dévisager de la tête aux pieds par ces jeunes indiens. Et oui, dans certaines villes (surtout à Delhi), les jeunes indiens regardent les occidentales avec des regards de pervers. Et Mister J n’est pas le seul à le dire : le belge rencontré à Jodhpur et l’italien rencontré à Jaisalmer sont du même avis. Heureusement, ce n’est apparemment le cas qu’à Delhi, Agra et Jaipur…

Nous avons peut-être une explication. Comme en Chine (surtout suite à la politique de l’enfant unique), il y a eu beaucoup d’avortements de fœtus fille ces dernières années en Inde. Pourquoi ? Car la naissance d’une fille représente un poids pour sa famille : non seulement elle quittera son foyer une fois mariée mais en plus sa famille devra payer une dot lors de son mariage. Du coup, comme en Chine, il y a beaucoup trop d’hommes par rapport aux femmes et ils ont parfois du mal à trouver une épouse…Depuis, les Indiens ne peuvent plus connaître à l’avance le sexe de leur enfant…

 

Samedi 24 octobre. Visite du fort de Jodhpur.

Le fort de Jodhpur est le lieu incontournable de la ville. Nous avons hésité un peu sur le planning de la journée car Virginie avait mal à la gorge et avait, de surcroît, très mal dormi. Rien de grave. Seulement un abus de clim à Jaisalmer (ou de poussière et de pollution en Inde) 😉  Et en plus, qu’est-ce qu’il fait chaud à Jodhpur, même la nuit ! L’avantage de cette chaleur, c’est que nous avons beau boire des litres, nous ne devons pas souvent faire de pause pipi  😆 

Allez, nous décidons quand même d’y aller. Un peu de sport nous a fait le plus grand bien : pas de tuk tuk pour nous, montée à pied jusqu’au fort!. Super visite, nous avons maintenant une idée de la manière dont vivaient les Maharajas à l’époque. Super audio-guide dans un français impeccable. Assez rare pour le souligner. Le français Tandoori est souvent incompréhensible.

Le fort de Jodhpur

Le fort de Jodhpur

Le fort de Jodhpur

Le fort de Jodhpur

 

Dimanche 25 octobre. Visite de la ville bleue.

Nous partons en vadrouille dans les ruelles de Jodhpur, dite la ville bleue. Pourquoi bleue ? A l’origine, la plupart des maisons peintes en bleue appartenaient aux brahmanes, qui vénèrent essentiellement Krishna, dont le visage est bleu. La tradition a perduré d’autant plus que le bleu éloigne aussi les moustiques. La ville bleue est jolie de loin (du fort), ça lui confère une certaine unité architecturale, mais en s’enfonçant dans la ville, on se rend vite compte que la majorité des maisons ne sont pas bleues ! Et puis, au final, la ville de Jodhpur ressemble en fait à toutes les autres villes d’Inde… À un détail près : tous les enfants rencontrés à Jodhpur nous ont dit avec un grand sourire « Hello, hello ». Alors que dans les autres villes visitées jusqu’à présent, nous avions plutôt droit à « Hello, photos ? » (contre de l’argent bien sûr).

Jodhpur: la ville bleue

Jodhpur: la ville bleue

Jodhpur

Jodhpur: la ville bleue

Petite scène de la vie quotidienne à Jodhpur : si vous voulez voir un chien chier du plastique ou des bouses de vache ultra liquide et d’une couleur pistache très clair, venez en Inde. Ceci dit, vu ce que mangent les chiens et les vaches dans les rues (et aussi les cochons à Jaisalmer), ce n’est pas étonnant. Au final, c’est plutôt écolo  😉 

Jaisalmer

Comment nettoyer les rues? (ici à Jaisalmer)

Pour finir, comment marcher pendant 1h30 à la recherche d’un ATM qui fonctionne à Jodhpur ? Checked ! La prochaine fois, plutôt que de rester à chercher éperdument dans la vieille ville, nous irons dans les grandes artères de la ville moderne. Beurk mais plus efficace !

Inde: Delhi et Jaisalmer

Samedi 17 octobre. Vol Lhassa-Beijing-Delhi

La nuit fut courte… Départ à 6h30 de l’hôtel car nous avions une heure de route pour arriver à l’aéroport de Lhassa. Devinez qui prenait le même avion que nous pour Beijing? Russel, l’anglais qui doit la vie à Mister J! Pour nous remercier, il a tenu à nous offrir le thé (bien cher) à l’aéroport. Décollage à 9h30 de Lhassa. Quelle belle vue sur les montagnes, parfois même enneigées ! Mister J envie les pilotes dans leur cockpit : la vue doit être magnifique ! Après 4h de vol, nous arrivons à l’aéroport de Pékin, où nous avons 7h devant nous avant de prendre l’avion pour Delhi. Que faire ? Bonne question ! Nous avons intelligemment utiliser ce temps pour trier toutes les photos de ces derniers jours et manger un petit bout :-)  Zut, une fois la sécurité passée, il n’y avait plus le choix qu’entre 2 restaurants : un Thai et un Pizza Hut… Hum, disons que nous avons craqué pour le Pizza Hut… Shame on us !

 

Dimanche 18 octobre. Arrivée à l’aéroport de Delhi à 1h30 du mat.

Après 6h30 de vol, nous voilà à l’aéroport de Delhi. Mais nous avons dû encore un peu nous armer de patience avant de pouvoir en sortir… Après 1h30 de file, nous avons pu obtenir nos visas indiens. Ce n’est pas qu’il y avait particulièrement beaucoup de monde devant nous, mais le lecteur d’empreintes digitales était particulièrement inefficace ! Chaque personne devait s’y reprendre àplusieurs fois ! Miss V a batu tous les records : 5 fois pour la main gauche !!! Disons que c’est l’efficacité Tandoori.

Un chauffeur de l’hôtel nous attendait bien à la porte de sortie. Wouhouu! Nous avons donc pu expérimenté la circulation à Delhi : même de nuit, ça klaxonne dans tous les sens, ça passe aux feux rouges et dépasse n’importe comment. Le chauffeur nous a expliqué qu’il travaillait principalement la nuit car la circulation à Delhi est totalement CRAZY ! Ce n’était déjà pas triste à Pékin ; là, c’est bien pire.

Un tout petit peu reposés et après avoir fait un peu de lessive à la main, nous avons pris notre courage à deux mains et avons osé mettre notre nez dehors vers midi. Mazette, mazette, mazette ! Que de klaxons, que de tuks-tuks, que de gens qui se jettent sur nous pour nous demander si on a besoin d’un tuk-tuk ou de billets de train. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas quand notre estomac crie famine ! Nous nous sommes rendus dans un des restaurants typiques renseignés dans le guide du Routard…Oh stupeur (et tremblements) : pour la première fois, il n’y avait pas un seul français ! Je ne vous raconte pas comment les indiens nous ont regardé lorsque nous sommes rentrés dans le restaurant : comme des extraterrestres. Nous commençons à nous y habituer car au Tibet, on nous regardait un peu de la même manière dans les petits restaurants traditionnels où notre guide emmenait notre groupe. Une chose est sure : nous ne prendrons pas de risque en Inde et ne mangerons que végétarien. Un plat de riz biryani et 2 cocas tandooris, nous en avons eu pour 1€50 à deux. Pas mal pour un début ! Et pour rassurer Mélanie : rien à signaler d’anormal côté selles.

Rue des routards à Delhi

Rue des routards à Delhi

Ah oui, au fait, nous avons une deuxième mission aujourd’hui : aller au Tourist Reservation Centre pour essayer de dégoter un maximum de tickets de train. Heureusement que Miss V avait bien lu les conseils du Guide du Routard : l’International Tourist Bureau se trouve au 1er étage de la gare de New Delhi et il ne faut surtout pas croire tous ces rabatteurs, arnaqueurs, faux informateurs qui occupent les environs de la gare et qui vous indiqueront un faux endroit, qui n’est autre que l’agence d’un ami ou de leur oncle.

Ce qui marque particulièrement, c’est cette façon qu’ils ont de vous induire en erreur, en vous affirmant que si vous y allez à pied, vous vous ferez voler votre argent et passeport ! Too dangerous, too dangerous. Mais grâce à leur super tuk tuk magnifique, et pour rien du tout, ils vous emmèneront dans l’agence de voyage de leur cousin, la boutique de leur oncle, et l’hôtel DELUXE de leur meilleur ami. Tout ça alors que vous voulez juste vous rendre à la gare, à 500m de votre hôtel ! La meilleure solution ? Les ignorer et/ou feindre de ne pas parler anglais ; et surtout ne jamais s’arrêter, quitte à devoir regarder votre plan en marchant.

Un français, Jacques, rencontré dans le train nous a raconté qu’à son arrivée à Delhi, le chauffeur de taxi lui avait dit que son hôtel n’était pas accessible à cause d’un festival dans la rue de l’hôtel. Il fallait donc qu’il change d’hôtel. Il a bien failli y croire surtout que le chauffeur de taxi lui a passé au téléphone le réceptionniste de l’hôtel qui lui a dit qu’ils avaient essayé de le joindre à maintes reprises pour le prévenir. Comme il s’est énervé, tout est rentré dans l’ordre : il n’y avait subitement plus de festival dans la rue de son hôtel.

Mais attention, c’est effectivement une méthode d’arnaque tandoori bien connue. Il y a bien d’autres motifs possibles : l’hôtel n’est pas bien ; l’hôtel est une arnaque, il n’existe pas ; l’hôtel a brulé, etc.

Bien entendu, le chauffeur de taxi vous renseignera magnanimement un hôtel super, pour lequel il ne touchera aucune commission 😉

Fin de digression, revenons à nos moutons. Nous avons finalement trouvé l’International Tourist Bureau de la gare, qui regroupe en fait un Tourist Information Centre et un Tourist Reservation Centre. Alors, le service ? Un sketch ! Première étape : le Tourist Information Centre. L’employé censé aider les étrangers a trouvé les numéros de trains à indiquer sur les formulaires de demande de réservation a répondu toutes nos questions jusqu’à l’avant-dernière puis pendant que Mister J remplissait le 3e formulaire de réservation de train, ce monsieur s’est levé, est allé parler à un collègue puis est allé mettre ses affaires dans son casier et est parti, nous laissant seuls assis à son bureau. C’est une blague ou quoi ?! Et notre dernière question ? Il avait surement fini sa journée et nous a donc planté-là. Heureusement, la dernière question était la moins compliquée et un des employés du Tourist Reservation Centre (deuxième étape) qui a fait nos trois réservations de train y a répondu facilement. Pour le reste, nous devrons prendre des bus.

Allez, nous en avons assez vu pour aujourd’hui, nous rentrons à l’hôtel nous « isoler » un peu ! Il faut dire que même les fenêtres fermées, cela klaxonne tellement que nous avons l’impression d’être en pleine circulation. A vrai dire, nous n’attendions rien de Delhi ; nous ne nous attendions pas à aimer cette ville et ce n’est pas pour rien que nous avions réservé un train de nuit pour le 2e jour. Verdict ? C’est peut-être pire que ce que nous ne pensions : vraiment beaucoup trop de bruit (klaxon), trop de circulation, trop de monde. Même l’employé du Tourist Information Centre avait l’air de réellement nous envier d’habiter en Belgique : « oh Belgium, small country, no pollution, no protest. Delhi, too big city, too many people, too much pollution. » Comme nous y reviendrons en fin de séjour pour prendre notre avion vers la Birmanie, nous visiterons peut-être un peu Delhi à ce moment-là… Ou nous resterons bien cachés dans notre hôtel, comme bon nombre de touristes !

Petite précision: nous avions déjà essayé de réserver en ligne le train de nuit pour demain soir vers Jaisalmer mais deux jours avant, nous étions toujours sur liste d’attente. Maintenant, la veille, nous ne sommes plus sur liste d’attente mais ne sommes pas encore sûrs d’avoir de couchettes… D’après les employés du Tourist Reservation Centre, nous avons 99% de chance d’avoir une couchette dans le train : tout se joue les dernières 24h.

 

Lundi 19 octobre. Matinée de repos avant un trajet de 17h30 en train de nuit vers Jaisalmer.

Comme nous avions plein de temps libre devant nous, que nous ne voulions pas être arnaqués financièrement par les conducteurs de tuk tuk et que nous voulions surtout être sûrs d’arriver à la bonne gare (car il y en a quatre à Delhi), nous avions décidé de nous rendre à la gare de Old Delhi à pied. Notre smartphone nous indiquait 30 minutes de marche ; faisable avec nos gros sacs à dos. En réalité, nous avons mis 1h30 sans nous tromper de chemin. Comment est-ce possible? Et bien Old Delhi est encore pire que New Delhi, où se trouvait notre hôtel. Old Delhi n’est en fait qu’un bouchon monstrueux de tuk tuk et de piétons partout. Au moins, nous pouvons maintenant dire que nous avons visité Delhi ; certes pas encore les grands monuments, mais le vrai Delhi, le cœur de Delhi, le Delhi sale, encombré, ultra-bruyant. Nous sommes quand même passé devant la Grande Mosquée, qui ne nous a pas marqué, et avons aperçu de loin le Fort Rouge, qui lui a l’air très beau.

Aaaah ça, nous trouvions que ce n’était pas si facile de prendre le train en Chine. Et bien, nous n’avions encore rien vu ! En Inde, c’est bien pire, malgré que les informations soient traduites en anglais. Le système de train en Inde est le plus dysfonctionnel que nous ayons vu (et probablement que nous ne verrons jamais). Notre démonstration en 5 points :

  • Tout d’abord, il faut choisir sa classe. Il y en a cinq: 1AC, 2AC, 3AC, SC et CC. Sans rentrer dans les détails, certaines offrent couchettes et/ou Air Conditionné. Chacune des classes a ses quotas, c’est-à-dire un nombre de places réservées pour les touristes, les femmes, les militaires, le gouvernement, etc. Un certain nombre de places sont aussi mises en vente à la dernière minute (càd la veille à 10h).
  • Et s’il n’y a plus de places disponibles, il y a des listes d’attentes : General Waitlist, Last minute Waitlist et RAC List. Au fur et à mesure que les gens annulent, vos chances d’obtenir une confirmation augmentent. Mais franchement, on n’est pas certain d’avoir bien compris le système. Au final, pour notre train Delhi -> Jaissalmer, à l’achat, nous étions en General Waitlist, positions 22 et 23. La veille du départ, nous sommes passés en RAC, positions 7 et 8. Cela signifiait que nous pouvions monter dans le train mais sans être assurés d’avoir une couchette. Avant de partir à la gare, 4h avant notre départ, rien n’avait changé : nous étions toujours en RAC…
  • La liste des passagers : si vous avez de la chance, la liste des passagers de votre train sera affichée à l’avance, sur un panneau « Reservation Information ». De cette manière, vous pouvez savoir légèrement à l’avance si vous êtes passés du statut RAC au statut Confirmé et alors découvrir votre numéro de wagon et de couchette. Sinon il faudra attendre de voir le train à quai, car la liste des passagers est collée sur chaque wagon. Nous avons effectivement vu des listes mais jamais celle de notre train… Le point suivant en est peut-être l ‘explication.
  • Les changements de voie continuels: lorsque nous sommes arrivés à la gare, plus de 2h à l’avance, notre train était indiqué voie 16. Après un petit moment, pour être sûrs qu’il n’y avait pas eu de changement, nous sommes allés revoir le panneau central. Quelle brillante idée !  Nous sommes alors allés sur la voie 10. Quelle horreur, quel monde ! Nous sommes remontés vérifier le quai de notre train : pas de changement cette, fois. Un train est finalement arrivé sur ce fameux quai 10 mais il ne semblait pas être le nôtre. Nous sommes allés revoir le panneau central…Oh surpris: le train avait à nouveau changé de voie, voie 9 cette fois.
  • Plus d’un train sur la même voie : nous sommes descendus sur ce fameux quai 9 mais un autre train était affiché ! Nous avons alors rencontré un français d’une soixantaine d’année, Jacques, qui prend ce train Delhi-Jaisalmer 2 à 3 fois par an mais cette fois, il avait l’air aussi perdu… Un train est arrivé mais évidemment, ce n’était pas le nôtre. Un employé de la gare (ah, il y en a quand même !) nous a demandé où nous allions et nous a dit d’aller plus loin…Eurêka ! Il y avait en fait 2 trains sur le même quai et le nôtre était le premier. Ouf !

Enfin, je vous rappelle que nous sommes à 10 minutes du départ , que nous avons enfin trouvé notre train mais que nous ne savons toujours pas si une couchette nous a été attribuée (càd si nous sommes passés au statut ‘Confirmé’). Et si oui, quel est notre wagon et notre n° de couchette ? Par chance, sur la toute première feuille attachée à un wagon de notre classe, nous avons trouvé nos noms et nos couchettes ! Yeeeees, Jaisalmer est à nous !!

Bref, après avoir voyagé en Inde, tout nous paraîtra facile. En tout cas, c’est ce que nous ont affirmé les Canadiens rencontrés en Chine et l’Italien rencontré à Jaisalmer.

Quant au voyage en lui-même ? Nous étions en classe 3AC, c’est à dire avec 6 couchettes et air conditionné, mais sans compartiment fermés. Un peu bruyant la nuit, quand les gens montent dans le train (36 arrêts), mais tout s’est bien très passé ! Il faut dire qu’après avoir fait un voyage de 31h en train de Xi’an (Chine) à Lhassa (Tibet), un trajet de 17h30 en train de nuit paraît plutôt court en fait  :-) 

Train de nuit de Delhi à Jaisalmer

Train de nuit de Delhi à Jaisalmer

Le Français d’une soixantaine d’année rencontré sur le quai était dans le même wagon que nous et est venu continuer la discussion entamée sur le quai. Jacques est instit’ depuis 40 ans et il prend ce train 2 à 3 fois par an car une de ces anciennes élèves, Capucine, s’est mariée il y a 9 ans avec un Intouchable (un hors-caste, pire que la classe la plus basse en Inde) vivant dans le désert du Thar, près de Jaisalmer. Très rapidement, les enfants du désert, tous Intouchables, ont demandé à Capucine de leur apprendre à lire et à écrire. Elle a alors contacté Jacques, son ancien instit’, pour savoir ce qu’il était possible de faire. Plutôt que de poser des milliers de questions, Jacques s’est rendu une première fois sur place. A son retour, il a commencé à essayer de récolter des fonds en France et en Allemagne pour construire un premier petit bâtiment en guise d’école. Depuis 3 ans, il y retourne 2 à 3 fois par an pendant ses vacances pour enseigner aux enfants du désert. Un deuxième bâtiment a été construit depuis et tout une école est en cours de construction (même un bâtiment pour accueillir un prof). Jacques sera retraité en juillet de l’année prochaine et compte alors passer 6 mois de l’année en Inde comme directeur de l’école des enfants intouchables du désert du Thar. Comme il l’a dit à Mister J, Jacques a enfin trouvé un sens à sa vie…Quant à Capucine, elle fait notamment de l’éco-tourisme: autour de sa maison de pierres, elle propose des logements dans des huttes sans eau ni électricité (renseigné dans le Lonely Planet) et des safaris à dos de chameau ou dromadaire dans le désert du Thar, l’excursion typique par excellence de la région.

 

Mardi 20 octobre. Arrivée à Jaisalmer à 11h30.

Croyez-le ou non, notre train est arrivé à l’heure à Jaisalmer : à 11h30 pétantes.

Où se trouve Jaisalmer en fait?  Appelée la ville jaune, Jaisalmer se trouve tout à l’ouest du Rajasthan, près de la frontière avec la Pakistan ; ce qui explique ce long trajet de 17h30 en train depuis Delhi.

A nouveau, pour ne pas être arnaqués financièrement par les conducteurs de tuk tuk et pour surtout être sûrs d’arriver au bon hôtel (et pas celui de leur cousin), nous avons marché 30 minutes, sous la chaleur quelque peu accablante, avant d’arriver à notre hôtel. Dilemme : chambre sans fenêtre un peu odorante mais avec air conditionné ou chambre avec une fenêtre sans odeur et avec ventilo mais sans air conditionné ? Mister J, un peu claustro, a choisi la seconde. Verdict ? Un peu chaud en soirée mais parfait la nuit. C’est qu’il fait chaud à Jaisalmer l’après-midi ! D’ailleurs, nous avons passé l’après-midi entière sur le toit de notre hôtel à manger un délicieux repas puis à parler en français avec un Italien, cuisinier, qui a vécu 2 ans en France puis 4 ans à Bruxelles pour ensuite partir 1 an en Australie, puis 4 mois en Nouvelle-Zélande et finalement 8 mois en Asie. Il travaille depuis 8 jours à Jaisalmer à la réception de notre hôtel. Il compte rentrer pour la Noël en Italie puis en janvier dans notre petit pays car la Belgique et avoir un « chez lui » lui manquent. Combien de temps restera-t-il en Belgique avant d’avoir à nouveau la bougeotte ? Seul l’avenir nous le dira  :-) 

Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Jaisalmer: toit de notre hôtel

Toit de notre hôtel

Bref, très vite nous avons pu constater que Jaisalmer était une ville nettement moins bruyante et beaucoup plus reposante que Delhi. Parfait, c’est tout à fait ce qu’il nous fallait !

Nous sommes quand même montés à la forteresse/citadelle de grès jaune en toute fin d’après-midi pour commencer à découvrir ses ruelles et surtout pour manger sur le toit d’un restaurant tout en admirant le coucher de soleil. Délicieux repas mais la vue est nettement plus belle d’en-bas (vue sur la citadelle) que d’en-haut (vue sur la ville). Il faut quand même l’avouer : qu’est-ce que la nourriture indienne végétarienne est bonne ! Un vrai délice !!

Fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Resto dans le fort de Jaisalmer

Resto dans le fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Mercredi 21 octobre. Visite matinale de la forteresse/citadelle.

Crevés après ce trajet en train de Delhi à Jaisalmer, nous nous étions endormis à 21h, comme des papys. Nous nous sommes alors levés à 6h30 et avons donc pu arpenter de long en large les ruelles de la forteresse/citadelle pendant plus de 2h avant l’arrivée en masse des cars de touristes et écoliers indiens et avant que tous les commerçants se soient mis au travail. La citadelle est, comme partout en Inde, un peu sale, en continuelle réparation mais en cherchant bien, on y trouve de beaux palais et temples et pas mal de charme. Hier soir, Miss V était un petit peu déçue de cette citadelle mais cela lui a rappelé sa réflexion de l’époque concernant le Vieux-Montréal : cela ne sert à rien de toujours vouloir comparer tout ce que l’on visite avec nos villes-musées européennes, sous peine d’être constamment déçus. On est en Inde pardi, et il faut regarder cela avec des yeux d’Indiens 😉 Force est de constater qu’elle a beaucoup plus apprécié la deuxième visite de la citadelle.

Fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Maison du fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

Fort de Jaisalmer

 

Après-midi repos à Jaisalmer sur le toit de notre hôtel. Et ce sera ainsi demain aussi. Il fait bien trop chaud l’après-midi à Jaisalmer pour visiter quoi que ce soit et nous avons un blog qui a au moins 1 semaine de retard. Au travail !

En début de soirée, nous irons surement voir le coucher de soleil sur le lac de Jaisalmer…

Lac de Jaisalmer

Lac de Jaisalmer

Lac de Jaisalmer

Lac de Jaisalmer

Lac de Jaisalmer

Lac de Jaisalmer

Mercredi 21 octobre. Visite matinale de la forteresse/citadelle.

Aujourd’hui matin, nous sommes partis à la recherche des havelis, ces anciennes et grandes demeures de riches marchands indiens. Nous avons longtemps hésité avant de payer l’entrée pour visiter l’intérieur de l’une de celle-ci et n’avons pas été déçu: joli.

Jaisalmer: à la recherche des havelis

Havelis à Jaisalmer

Jaisalmer: à la recherche des havelis

Havelis à Jaisalmer

Jaisalmer: à la recherche des havelis

Après avoir mangé dans un chouette petit restaurant dans le fort, nous avons discuté sur le toit de notre hôtel avec un couple de jeunes diplômés autrichiens qui ont étudié comme des malades pendant 3 ans (car ils ont fait 5 ans en 3 ans) et qui ne voulaient donc pas commencer à travailler tout de suite. Ils ont donc pris leur sac sur leur dos en espèrant voyager 1 an en Asie (et peut-être Océanie) puis 1 an en Amérique Latine. Ils s’envoleront dans  1 semaine pour le Japon mais nous les recroiseront peut-être dans un autre pays asiatique… Contrairement à nous, ils n’ont planifié aucun itinéraire et ne connaissent donc pas encore la destination qui suivra le Japon; le Vietnam peut-être. Ils espèrent aussi pouvoir travailler sur un bateau de croisière pour gagner un peu d’argent. C’est sûr que le Japon ce n’est pas donné!

Resto dans le fort de Jaisalmer

Resto dans le fort de Jaisalmer


Photos de l’Inde

Gallery

Namaste!

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Rajasthan.

[RFG_gallery id=’3′]

Photos du Tibet

Namaste!

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Tibet.

[RFG_gallery id=’2′]

Tibet: De Shigatse à EBC

Mardi 13 octobre. Trajet de 7h de Lhassa jusqu’à Shigatse et visite du monastère Ta Shi Lhun Po.

Jolis paysages montagneux tout au long de ce trajet.

En route vers Shigatse

En route vers Shigatse

Monastère Ta Shi Lhun Po

Monastère Ta Shi Lunh Po

Quant aux toilettes, nous avons cette fois expérimenté celles ayant le plus petit trou (pas facile pour les filles) et celles ayant le plus de mouches. Désolé mais il est impossible de raconter le Tibet sans parler des toilettes  :-) 

Et la nourriture dans tout ça? Un voyage au Tibet n’est certes pas donné mais nous mangeons pour rien: notre guide nous emmène dans des restaurants traditionnels tibétains où nous mangeons facilement pour 3€ à deux. Notre record est de 1,5€ à deux pour 2 soupes de nouilles. Bon, il faut avouer que le choix est généralement restreint mais nous avons déjà pu testé le curry de yacht, les nouilles tibétaines aux cacahuètes, les raviolis de yak et la soupe de raviolis de porc de Shigatse. 

 

Mercredi 14 octobre. Trajet jusqu’à l’Everest Base Camp  et visite du monastère Rongpu. Nuit sous tente tibétaine.

Très long trajet de 8h30, entrecoupé de quelque pauses photos dont une à 5248m !

En route vers l'Everest Base Camp

En route vers l’Everest Base Camp

En route vers l'Everest Base Camp

En route vers l’Everest Base Camp

En route vers Everest Base Camp

En route vers l’Everest Base Camp

Il faisait presque trop chaud dans le minibus avec ce soleil qui tapait sur les vitres mais dès que l’on sortait du minibus pour prendre une photo, on se les gelait. Tout ce qu’il faut pour attraper un bon rhume. Checked ! Après ces 8h30 de minibus, nous avons pu découvrir le Tourist Base Camp et plus particulièrement notre tente traditionnelle tibétaine en peau de yak ainsi que notre hôte, qui ne parlait pas un seul mot d’anglais, ainsi que son bébé de 3 mois.

Everest Tourist Camp

Everest Tourist Camp

Après un bref changement de vêtements, nous avons commencé l’ascension de 1h30 vers le monastère Rongpuk et l’Everest Base Camp (à 5200m d’altitude) pour se rapprocher un peu plus du pied de l’Everest. Pas si facile à cette altitude, avec ce froid et après toutes ces heures de route de monter jusque-là but we did it ! Malheureusement, nous n’avons pu que deviner le sommet de l’Everest, caché par des nuages…

Grotte du monastère Rongpu

Grotte du monastère Rongpu

En route vers l'Everest Base Camp

En route vers l’Everest Base Camp

L'Everest caché par les nuages

L’Everest caché par les nuages

En redescendant, il a commencé à neiger légèrement ; la soirée et la nuit promettaient d’être froides. Effectivement, il a fait -10°C cette nuit-là. Nous nous les gelions un peu le soir dans la tente malgré le poêle. La nuit le poêle était éteint, mais, grâce à nos super sacs de couchage et les couvertures à notre disposition, nous n’avons pas eu froid la nuit. Et puis, nous avons bien sûr dormi tout habillés. Mais comme toute première nuit de WE ou camp scout, Miss V n’a pas vraiment réussi à dormir, et Mister J non plus d’ailleurs, comme la plupart de gens de notre groupe. Il faut dire que les lits étaient assez durs et la respiration parfois un petit peu dérangée par l’altitude. Et ce à quoi personne ne s’attendait, c’est que notre hôte et son bébé dormiraient dans la même pièce que nous. Comme nous pensions qu’elle dormirait dans la tente adjacente et que du coup, tous les lits de notre tente étaient à notre disposition, une personne de notre groupe avait en fait pris son lit ! Ce qui a fait beaucoup rire notre hôte… Déçue, notre camarade de groupe a alors commencé son déménagement vers un autre lit mais gentille et hospitalière comme une tibétaine, notre hôte lui a finalement laissé son lit et en a pris un autre.

Et les toilettes du camp ? Comment dire ? Des 4 filles de notre groupe, Miss V est la seule à avoir osé utiliser les toilettes officielles du camp. D’ailleurs, les seules camarades de toilettes qu’elle ait eues étaient toutes chinoises. Les autres du groupe ont préféré opter pour la nature mais il n’y avait pas un arbre à l’horizon… Le meilleur endroit qu’elles aient trouvé est : derrière les toilettes officielles.

 

Jeudi 15 octobre. Trajet retour de 8h vers Shigatse.

Bonne nouvelle : à notre réveil, le sommet de l’Everest, que nous pouvions aussi voir du camp de tentes, était découvert. Vite, l’appareil photo ! Quel spectacle magnifique que de voir le soleil révéler petit à petit le sommet de l’Everest au lever su soleil.

Everest Base Camp

Everest Base Camp

Everest Base Camp

Everest Base Camp

Nouveau long trajet. Vu la journée de malade et la mauvaise nuit que nous avons passées la veille, nous avons surtout essayé de dormir pendant ces 8h de trajet. Je dis bien « essayé » car grâce aux nombreux tournants et trous dans la route, qui nous font sauter, voire même parfois décoller de la banquette, nous sommes réveillés toutes les 5 minutes 😉

Retour vers Shigatse: belle vue sur l'Everest

Retour vers Shigatse: belle vue sur l’Everest

Après 48h sans se laver, nous nous sommes empressés de prendre une bonne douche. Après cela, nous n’avions qu’une seule envie : dormir !!

 

Vendredi 16 octobre. Visite du Monastère Kumdum, glacier Karola et lac Yamdrok. Retour à Lhassa.

Notre grand héros du jour: Miser J!!! Lorsque nous étions au Camp de Base de l’Everest, un anglais, Russel, qui avait pris part, lui, au voyage de 14 jours jusqu’au Mont Kailash avec des passages à 6000m, a eu des problèmes de respiration et est tombé dans les pommes. Il n’a bien sûr pas passé la nuit sous tente tibétaine à 5000m d’altitude mais a eu droit à un retour direct dans la ville la plus proche et la plus basse avec en prime un petit tour à l’hôpital jusqu’au lendemain matin. Comme des 4 groupes de l’agence, le nôtre était le seul à faire le « petit » voyage d’une semaine avec retour à Lhassa le jour d’après, nous sommes allés chercher Russel pour essayer qu’il termine le voyage avec nous. Il a réussi à faire le voyage  jusqu’à Shigatse avec nous, notamment grâce aux deux néerlandaises qui lui parlaient sans cesse pour le distraire. Mais le lendemain matin, alors que Mister J et Miss V étaient les seuls à être déjà arrivés au petit déj, Russel ne s’est pas senti bien du tout. Mister J, avec son diplôme de secouriste émérite en poche, s’est occupé de la situation: couverture, polar, masque à oxygène, baffes pour qu’il ne tombe pas dans les pomme, etc. Après 15 min, notre guide est enfin arrivé… Russel est finalement rentré en train à Lhassa le soir même (seulement 2-3h de trajet), alors que nous, nous avons entamé notre longue journée de minibus avec un peu de retard mais une vie sauve! Pauvre Russel, il avait prévu un voyage de 14 jours au Tibet mais y a finalement réellement voyager que 4 jours. Ce n’est pas de si tôt qu’il reviendra au Tibet, ni en haute altitude! Ceci dit, il a complètement été barjot de faire un footing en arrivant le premier jour à Lhassa, alors que l’on nous dit et redit de bien se reposer et de boire beaucoup…

Et encore un long trajet mais plein de belles choses à voir. Que de beaux paysages ! Surtout le lac Yamdrok.

Kumbum Monastery

Monastère Kumbum

Glacier Karola

Glacier Karola

Lac Namtso

Lac Namtso: point de vue 1

Lac Namtso

Lac Namtso: point de vue 2

Lac Namtso

Lac Namtso: point de vue 3

 

Tibet: Lhassa

Vendredi 9 octobre. Voyage de 31h à bord du plus haut train du monde, à destination du Tibet.

Maintenant que nous avons réussi à avoir nos tickets pour Lhassa, espérons qu’ils nous laissent monter dans le train. En fait, ce sont nos passeports et surtout notre permis d’entrer au Tibet qui les intéressent. Premier checkpoint avant d’entrer dans la gare : OK, pas de souci. Par contre, au contrôle des bagages, Mister J s’est vu confisquer son canif… Après des dizaines de passages aux rayons X, c’est au dernier contrôle qu’ils le voient… Heureusement, Miss V a toujours le sien.

Ensuite, le plus difficile a été de trouver la salle d’attente et le quai de notre train. Nous étions plutôt stressés à l’idée de rater notre train ou de nous voir refuser l’accès. Autant ce ne sera pas très grave si nous n’arrivions pas à prendre un train en Inde et devons faire l’impasse sur une ville, autant ne pas pouvoir aller au Tibet aurait été une grosse déception pour nous. C’est l’une des destinations que nous attendions le plus.

Avant de pouvoir entrer dans notre wagon, nouvelle vérification, minutieuse cette fois, de notre permis d’entrer au Tibet. C’est bon, nous pouvons monter à bord. Notre petite cabine de 4 personnes était déjà occupée par 2 chinois plutôt bruyants (dans tous les sens du terme), surtout quand l’un d’eux regardait des vidéos sur son iPhone sans écouteur. Toute la cabine pouvait en profiter… Heureusement, ils sont descendus au prochain arrêt, à Lanzhou, 6h45 plus tard. Bref, ce ne fut pas la meilleure partie de notre voyage, surtout que les paysages chinois traversés étaient plutôt désertiques et les villes, il faut le dire, assez moches. Les 2h30 suivantes, nous les avons passées seuls dans notre cabine, jusqu’à Xining.

Train couchettes n°1

Train couchettes n°1

Heureusement que nous ne nous étions pas encore complètement installés dans notre cabine car un des contrôleurs, probablement le seul parlant un peu anglais dans ce train, est venu nous prévenir que ce train-là n’allait pas plus loin que Xining. WTF ??! Et on va comment à Lhassa ?

Des 3 mots en anglais (Other, Train & Opposite) que connaissait le contrôleur, nous croyons comprendre qu’un autre train nous attendrait sur le quai d’en face… Ouf, c’était bien cela ! Avant de pouvoir monter dans ce second train, la contrôleuse a voulu à nouveau examiner notre permis d’entrer au Tibet. Elle faisait une bien drôle de tête mais nous a laissé monter à bord. Seul un chinois plus âgé, assez calme, est monté dans notre cabine mais il est descendu à l’arrêt suivant, à Golmud, à 2h du matin.

Train couchettes n°2

Train couchettes n°2

 

Samedi 10 octobre. Poursuite de notre long voyage en train jusqu’ à Lhassa.

Nous sommes alors restés seuls dans notre cabine tout le restant du trajet. Que rêver de mieux, si ce n’est des merveilleux paysages de montagnes enneigées, d’eaux laiteuses, de yaks et moutons que nous avons pu découvrir à notre réveil et ce, jusqu’à Lhassa. Les 8 dernières heures auraient pu être les plus longues, vu la durée du trajet, mais ont en réalité été les plus belles.

Voyage en train jusqu'au TIbet

Voyage en train jusqu’au Tibet

Voyage en train jusqu'au TIbet

Voyage en train jusqu’au Tibet

Voyage en train jusqu'au TIbet

Voyage en train jusqu’au Tibet

Mais nous n’étions pas encore au bout de nos peines. Arrivés à Lhassa, un des policiers s’est emparé de nos passeports, que nous ne quittions bien sûr pas des yeux. Chose rassurante, Miss V a très vite remarqué que les étrangers et les moines étaient tous soumis aux mêmes règles : « confiscation » du passeport et conduite au poste de police quelques mètres plus loin. Plus de peur que de mal, les policiers voulaient juste photocopier notre passeport et notre permis d’entrer au Tibet.

Le chauffeur de notre tour organisé, qui nous attendait bien à la sortie de la gare, nous a conduit à notre hôtel et nous a aidé pour le check-in. Yes, nous y sommes arrivés : nous sommes à Lhassa !!! Et autre bonne nouvelle : nous n’avons pas été victimes du mal d’altitude, contrairement à certaines personnes sous oxygène dans le train. Rendez-vous demain à 10h30 pour rencontrer notre guide et les autres participants du tour organisé.

Notre hôtel à Lhassa

Lhassa: notre hôtel à Lhassa

 

Dimanche 11 octobre. Visite du Potala Palace et du Jokhang Temple à Lhassa.

Notre guide est bien sûr tibétain, raison pour laquelle nous avons choisi l’agence de voyage Explore Tibet. Notre groupe est composé de 6 autres jeunes très sympas et grands voyageurs: un couple de néerlandais en lune de miel pendant 3 mois en Asie, 2 amis allemands passant 5 semaines en Chine et  2 amies néerlandaises dont l’une va voyager pendant 2 mois et demi fin de cette année.

A peine sortis du minibus, après avoir fait 10m en parlant avec un des allemands, Miss V était déjà essoufflée. Et ne parlons pas de la visite du musée situé en bas du Potola Palace: dès qu’il fallait monter quelques marches, nous étions si essoufflés. Il faut dire que Lhassa se trouve quand même à 3600m d’altitude ! My God, comment allons-nous monter jusqu’au Potola Palace ? Il faut croire que notre corps s’y habitue assez rapidement car nous n’avons pas eu trop de mal à y arriver.

Lhassa: Potala Palace

Lhassa: Potala Palace

Potala Palace

Potala Palace

Superbes le Potola Palace et le centre historique de Lhassa avec son Barkhor Square, le Jokhang Temple et la Barkhor Street! 

Lhassa: Barkhor Square

Lhassa: Barkhor Square

Lhassa: Jokhang Temple

Lhassa: Jokhang Temple

Barkhor Street

Barkhor Street

De plus, notre guide nous a appris plein de choses intéressantes à propos du Tibet et des tibétains. D’ailleurs, nous avions réservé notre tour auprès d’une agence tibétaine afin que notre argent aille directement aux tibétains mais n’avions pas pensé au fait que de cette manière, nous apprendrions aussi la vraie histoire du Tibet et des tibétains, alors qu’avec un guide chinois…(suite censurée).

Alors que dire de notre première impression au Tibet ? Les Tibétains sont souriants, aimables et heureux de voir des étrangers. Cela nous change un peu de Pékin et Xi’An. Selon les allemands qui voyagent avec nous, c’est aussi le cas dans la campagne chinoise… Les gens y sont plus avenants qu’en ville.

Pas de chiffres officiels bien sûr, mais Lhassa serait maintenant peuplée de 70% de chinois aidés par les autorités à s’installer, en favorisant leur embauche, etc. Et malheureusement, lorsque l’on s’éloigne du centre historique, Lhassa ressemble désormais à une grande ville chinoise moderne sans aucune cohérence architecturale. Quel dommage !

 

Lundi 12 octobre. Visite des monastères Drepung et Sera.

Superbes aussi ces deux monastères, à flanc de montagnes. Quant aux toilettes, ce sont les pires que nous ayons vues jusqu’à présent: une rigole séparée en 4 espaces par un mini muret;  bonjour les odeurs et la vue. Mais quand il faut, il faut…surtout qu’il est conseillé de bien s’hydrater pour éviter le mal d’altitude. Et qui dit bien s’hydrater, dit passer par la case « toilette ».

Monastère Drepung

Monastère Drepung

Monastère Sera

Monastère Sera

Après cette journée de visite, nous avons suivi les 2 allemands et les 2 néerlandaises dans un « salon » de thé traditionnel tibétain. Comment dire? Nous n’avons pas bu grand chose, à part le sweet tea (thé avec un peu de lait de yacht) que nous commençons à bien connaître maintenant. L’autre thé était du thé au beurre salé; nous l’avons goûté mais une gorgée nous a suffit. Nous avons alors commandé du thé noir mais il avait aussi le goût de beurre de yacht. C’était une expérience de plus…

Chine: Xi’an

Mardi 6 octobre. Voyage de 4h15 en train jusque Xi’an.

Bye bye Beijing, bonsoir Xi’an. Mamma miaaaa, nous devons prendre le train en Chine…  Heureusement que Mister J a demandé à la réception à quelle gare nous devions nous rendre car celle où nous avions été chercher nos tickets n’était pas celle où nous devions embarquer ! On l’a échappé belle !! Leçon n°2: toujours demander à la réception dans quelle gare nous devons nous rendre. Mais la réceptionniste nous a quand même fait un peu stresser (pour rien) en nous disant qu’il était temps de partir pour la gare. Arrivée à la gare après 40 min de métro, nous avons tout de suite été soulagés de voir que, contrairement à l’autre gare, la plupart des indications étaient traduites en anglais et qu’il n’y avait quasiment pas de files au guichet pour faire vérifier nos passeports et tickets. Bref nous sommes arrivés 1h30 à l’avance dans la salle d’attente.

Encore une fois, nous avons pu constater que les Chinois sont les rois pour dépasser dans les files. Et c’est le garçon ou la fille qui fait la file pour toute la famille à la gare; donc quand vous pensez qu’il n’y a qu’une personne devant vous, il y en a en réalité souvent 5 voire plus (le mari ou la femme, l’enfant et les grands-parents). Zen, relax, take it easy !

Et ce voyage en TGV chinois alors ? Super ! De peur d’avoir une fesse dans le vide comme dans les bus en Indonésie, nous avions longtemps hésité entre la 1ère et la 2e classe. Heureusement que nous avions choisi la 2classe car elle est étonnamment mieux qu’en France : plein de place pour les jambes, toilettes grandes et propres, femmes de ménage passant dans les allées pendant le voyage pour nettoyer le sol et prendre les déchets. Et au niveau du bruit ? Là aussi, nous avons été positivement surpris : les Chinois, habituellement très bruyants, sont relativement calmes dans le TGV. Niveau paysages, nous n’avons pas vu grand choses, à part quelques rizières au début, car il pleuvait et il y avait du brouillard durant tout le trajet.

 

Mercredi 7 octobre. Visite de Xi’an.

Nous avons commencé la journée par aller à la gare de Xi’an pour essayer d’obtenir nos tickets de train pour Lhassa (Tibet). Nous avions déjà essayé de les avoir à Pékin mais l’employée de gare avait refusé de nous les donner car le document fourni par l’agence de voyage ne suffisait pas, elle voulait aussi voir notre permis d’entrer au Tibet. Nous avons donc fait imprimer la copie de notre permis avant de venir à Xi’an et nous nous sommes rendus déterminés mais stressés à la gare de Xi’an. L’employée de gare avait déjà imprimé le ticket de Mister J quand son chef est arrivé, lui a demandé de reprendre le ticket de Mister J, a coupé le micro, a pris nos passeports et nos copies de permis d’entrer au Tibet,… Eeeeh, rendez-nous nos passeports et nos tickets de train !! Après 2 minutes de stress interminables, la jeune employée de gare nous a rendu le ticket de train de Mister J et a imprimé celui de Miss V. Que s’est-il passé ? Pas la moindre idée ! Peut-être qu’il y a un guichet spécial destiné à imprimer les tickets vers le Tibet et qu’elle n’était pas habilitée à le faire…Ouf sauvés par notre bonne étoile ! Normalement, rien ne devrait plus nous empêcher d’aller au Tibet…

Après toutes ces émotions, nous avons poursuivi la journée en visitant la ville de Xi’an. Honnêtement, nous avons préféré Pékin à Xi’an. Cette dernière nous a paru être une grosse ville très bruyante et ultra bondée.

Xi'an

Xi’an

Bref, après une journée passée à déambuler dans les rues de Xi’an, nous étions contents de rentrer à notre auberge pour être un peu au calme. Ceci dit, nous avons quand même pu apprécié certains endroits de cette ville. Les remparts de la ville sont très jolis, bien larges (de l’aiiir !) mais la balade semble interminable et un peu monotone car la vue n’est pas exceptionnelle du tout ; le quartier musulman est intéressant avec toutes ces échoppes de nourriture et de souvenirs ; les Tours de la Cloche et du Tambours sont jolies, ressemblant fortement à celles de Pékin.

Xi'an: les remparts de la ville

Xi’an: les remparts de la ville

Xi'an: la Tour de la Cloche

Xi’an: la Tour de la Cloche

Et internet ? Encore plus pourri qu’à Pékin ! Impossible d’uploader les photos sur le blog. Snif.

 

Jeudi 8 octobre. Visite de l’Armée des soldats enterrés.

Parce que la véritable raison pour laquelle nous sommes venus à Xi’an est bien l’Armée de soldats en terre cuite, située à 30km à l’est de Xi’an. On a trop hâte !!

Impressionnant tous ces soldats, et tous différents les uns des autres ; mais encore plus impressionnant est le travail de reconstitution qu’il y a derrière. Un post-it sur chaque morceau ; 3-4 mois pour reconstituer un guerrier. Quel travail de fourmi !

L'armée de soldats enterrés: fosse 1

L’armée de soldats enterrés: fosse 1

L'armée de soldats enterrés: fosse 2

Fosse 2: les post-it

Deuxième rencontre très intéressante de notre voyage: un couple de canadiens, cinquantenaires, qui ont voyagé 2 ans en Asie, ont habité ensuite presqu’un an en Thaïlande et habitent maintenant en Chine, à l’est de Beijing, où ils enseignent l’anglais à des élèves chinois, beaucoup plus disciplinés que les petits Thaïlandais 😉 Leçon n°3 (du Canadien) : « You cannot trust anybody’s opinion before visiting the country by yourself ».

Cela fait déjà une semaine que nous sommes partis, encore 53 autres à venir  😛 

Vendredi 9 octobre. Voyage de 31h à bord du plus haut train du monde, à destination du Tibet.

Départ à 10h de la gare de Xi’an; après 31h de trajet en train, nous devrions arriver à Lhassa, la capitale du Tibet. Mais arriverons-nous à dormir sur nos couchettes? Telle est la question  :-) 

Chine: Beijing

Vendredi 2 octobre 2015. Arrivée à Beijing (Pékin).

Pas besoin de taxi, nous avons pris le métro comme des grands pour rejoindre le centre-ville puis avons continué à pied. Un bon test pour vérifier que nos sacs à dos n’étaient pas trop lourds. Checked ! En chemin, confiants comme jamais, nous nous sommes même de suite mêlés à la population locale le temps d’une petite pause dans un parc, où les locaux faisaient du badminton ou autre gym matinale. Et dire que nous étions tout fiers de nos premiers pas en Chine…jusqu’à ce que l’on mette royalement 1h30 pour trouver notre auberge ! Il faut dire que, pour alléger nos sacs, nous n’avions pas pris le guide du Routard de la Chine. Nous comptions sur notre smartphone pour nous sauver la vie mais fort est de constater qu’il n’indique pas toujours le bonne rue et ne connait pas toutes les rues…Aaah la technologie! Rien de tel qu’un bon bouquin!! Heureusement qu’il nous a quand même indiqué le bon quartier. Et pour couronner le tout, certaines rues, comme la nôtre bien sûr, ne sont pas traduites dans notre alphabet… Heureusement, une femme de ménage (troisième personne que nous interrogions) a réussi à nous mettre dans la bonne direction en nous répondant en chinois et en faisant de grands gestes. Sauvés par le gong!

Beijing: notre rue

Beijing: notre rue

Beijing: notre chouette auberge dans un hutong pas très loin de la Cité Interdite

Notre chouette auberge dans un hutong, non loin de la Cité Interdite

Fatigués du vol et de cette première matinée à errer dans les rue à la recherche de notre auberge, nous avons décidé de passer la fin de matinée et l’après-midi à la découverte des hutongs, labyrinthes de ruelles populaires typiques.

Au coeur des hutongs les plus visités

Au coeur des hutongs les plus visités

Première impression ? Pékin n’est pas spécialement une jolie ville mais est agréable à vivre. On s’y est tout de suite senti bien, contrairement à Yogyakarta en Indonésie, où nous avons eu besoin d’un temps d’adaptation car nous nous sentions oppressés par la foule et par les conducteurs de tuk-tuk qui nous sautaient dessus à chaque coin de rues. Bref, nous n’avons pas ressenti de choc culturel… à part l’alphabet. De ce côté-là, c’était tout de même plus simple en Indonésie (même alphabet). Et puis, on nous avait prétendu qu’avec l’anglais, nous n’aurions aucun problème à Pékin… Faux, archi faux : la plupart des gens, même des jeunes qui travaillent dans des restaurants, ne parlent pas l’anglais (ou très mal). On leur parle en anglais et eux en chinois, tout ça avec des gestes. Mais au final on s’en sort  :-) 

Des Chinois, en veux-tu ? En voilà ! A tout casser, il y avait 10 Belges ou autres européens dans l’avion. On n’en croyait pas nos yeux ! Et même sur place : dans les métros et les rues, nous ne rencontrons pas beaucoup d’étrangers. L’étranger serait-il finalement une espèce en voie de disparition en Chine ? C’est bien la première fois que l’on ne dit pas : purée, il y a encore plein de Français 😉

Pékin de nuit

Beijing by night

Nous sommes les rois du métro et des distributeurs de billets. Premier achat de bouteilles d’eau dans un petit magasin aussi. Pas mal pour une première journée. Nous sommes comme 2 poissons dans l’eau 😆 .

 

Samedi 3 octobre. Visite de la Cité Interdite et de la place Tian’anmen.

Nous allons très vite nous rendre compte que « peu d’étrangers » ne signifie pas « peu de touristes ». En effet, les chinois visitent leur pays ! Et tout particulièrement leur capitale, où ils se retrouvent entassés par milliers, surtout pendant la « Golden Week » (semaine de la fête nationale) qui tombe, comme par hasard, cette semaine ! No ticket, no ticket. Tomorrow, tomorrow. Sur base de ces deux seuls mots d’anglais, ils tentent de nous faire comprendre que la Cité Interdite est sold-out ; c’est une blague ou quoi ?! A vrai dire, on aurait pu le deviner à la sortie du métro. Quelle foule ! C’est un peu comme leur Disneyland en fait. Par ailleurs, Mister J a découvert leur technique pour davantage vous serrer dans les files : ils mettent les pieds en canard et font de tout petits pas.

Cité Interdite

Beijing: la Cité Interdite

Nous avons bien vite pu observer quelques différences culturelles importantes : les chinois crachent dans la rue, se raclent la gorge, parlent très fort, jouent des coudes pour passer devant, pètent et nous rotent à la figure. Comme nous avions été prévenus, cela ne nous a pas décontenancé ni réellement dégouté…sauf la belle glaire rencontrée ce matin sur notre chemin. Les enfants défèquent aussi sur le trottoir, voire carrément sur la place Tian’anmen. Non non, tout cela n’est pas un mythe. Ils ne sourient pas vraiment non plus mais les gens rencontrés dans la rue sont toujours prêts à nous aider lorsqu’on leur demande notre chemin, contrairement aux employés de gare et de restaurants que l’on a toujours l’impression de déranger avec nos questions en anglais.

Place Tian'anmen

Beijing: la Place Tian’anmen

Place Tian'anmen

Place Tian’anmen

Nous avons également rencontré « quelques » difficultés avec les moyens de communication : pas d’accès à Google ni à Tripadvisor ni à Gmail ni à Facebook. PLutôt déconcertant ! Et quand nous arrivons enfin à avoir internet, i n’est pas très performant : il est très lent et nous sommes souvent déconnectés. Pas du tout pratique pour alimenter un blog et encore moins pour uploader des photos. Quelle galère !

Nous étions tellement impatients de déguster un bon canard laqué pékinois que nous avons oublié de le prendre en photo… avant.

Le Canard laqué... Après

Le Canard laqué…après

Leçon n°1 : toujours avoir suffisamment d’argent liquide sur soi, sous peine de ne pas pouvoir payer le resto car leurs lecteurs de carte Visa ne sont pas des plus performants.

 

Dimanche 4 octobre. Visite de la Grande Muraille de Chine à Mutianyu.

Lever matinal : breakfast à 7h, départ à 7h30. Notre impression en un seull mot : waouwC’estDémentiel ! Magnifique, impressionnant, splendide !! Nous avons pas mal marché, monté et descendu des centaines de marches, sué sous le soleil ; bref nous sentons encore bien nos jambes ce matin. Cette section de la muraille est considérée comme un peu moins touristique, plus sauvage et familiale ; ceci dit, il y avait quand même une belle file au cable car (téléphérique) et plein de Chinois évidemment ;)`

La Grande Muraille de Chine

La Grande Muraille de Chine

La Grande Muraille de Chine

La Grande Muraille de Chine

Dans le bus, nous avons également fait notre première rencontre : une péruvienne qui a longtemps habité en Argentine mais qui habitent désormais en France depuis 7 ans et qui suit actuellement des cours de chinois à l’université de Shanghai. Une vraie globetrotteuse, surtout pour une péruvienne, et un véritable puits d’information sur l’Amérique Latine. On ne pouvait mieux tomber !

Comme nous appréhendions la gare de Pékin, nous voulions aller chercher nos tickets de train pour Xi’an quelques jours à l’avance. Quelle brillante idée ! Autant le métro pékinois est facile à utiliser car les indications sont toujours traduites en anglais, autant la gare de Pékin, c’est du chinois ! Elle est immense, remplie de monde; seul « Ticket Office » était traduit en anglais (encore heureux !) ; quant aux employés de gare, ils ne parlent pas ou mal anglais et ne sont pas sympathiques pour un sou. Après nous être faits baladés d’un guichet à l’autre, nous avons enfin réussi à les avoir ces fameux tickets. Heureusement que nous avions réservé nos billets de train bien à l’avance via internet car les 2 étrangers devant nous se sont vu entendre dire que le train qu’il voulait prendre était sold-out jusqu’au 13 octobre… Nous avons entendu un beau « Shit ! » sortir de la bouche de l’un d’eux.

Lundi 5 octobre. Visite du Temple des Lamas et du Palais d’été.

Première journée de smog (de pollution) aujourd’hui ; nous avions été épargnés jusqu’ici. Le ciel était encore bleu tôt ce matin mais il restera blanc pour tout le reste de la journée. Pas génial pour les photos, tant pis.

Nous avons commencé la matinée par une visite au Temple des Lamas, le temple bouddhique tibétain le plus renommé en dehors du Tibet. Très joli, dépaysant en plein cœur de Pékin et pas trop de monde, contrairement à ce que l’on nous avait dit. Nous avons choisi le bon jour pour une fois.

Beijing: le Temple des Lamas

Beijing: le Temple des Lamas

Beijing: le Temple des Lamas

Beijing: le Temple des Lamas

Nous avons poursuivi la matinée et le début d’après-midi au Palais d’été. Pas mal, au vert dans un grand parc, mais à nouveau quelque peu bondé, un autre Disneyland chinois.

Beijing: le Palais d'été

Beijing: le Palais d’été

Beijing: le Palais d'été

Beijing: le Palais d’été

Ah oui, on avait oublié de mentionner une chose…Contrairement à l’Indonésie, il y a pas mal de passages pour piétons ici mais attention, cela ne veut pas dire que les véhicules à 2 ou 4 roues vous laisseront la priorité. De même, quand le feu est vert pour les piétons, il faut toujours faire très attention, surtout aux nombreux 2 roues qui grillent les feux rouges, roulent à contre-sens,…et aux voitures, qui, semble-t-il, ont le droit de tourner à droite aux feux rouges, comme au Canada ou aux États-Unis…En gros, c’est un peu l’anarchie, mais moins qu’en Indonésie, donc nous avons été nettement moins effrayés le premier jour.

Mardi 6 octobre. Bye bye Pékin!

Photos de Chine

Gallery

Nǐ hǎo!

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre bref itinéraire en Chine.