Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire dans le nord de la Thaïlande.
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Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire dans le nord de la Thaïlande.
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Mardi 1 décembre. Visite de Yangon (Rangoon).
Yangon s’appelait autrefois Rangoon, tout comme le Myanmar s’appelait la Birmanie. La junte militaire opéra ses changements de noms en 1989. Toutefois, Aung San Suu Kyi et bien d’autres birmans (et étrangers) continuent d’appeler leur pays la Birmanie et leur capitale Rangoon.
Arrivée à Yangon à 5h30 du matin. Nous avons finalement bien dormi dans le bus de nuit. Mais arrivés à Yangon, nous nous rendons vite compte qu’il fait déjà bien chaud et humide à 5h30 du matin ! Nous posons nos sacs à l’auberge et nous partons pleins d’énergie et d’entrain découvrir la ville. Mamma mia, quelle chaleur, quelle humidité alors qu’il n’est que 7h du mat’ ! Nous décidons quand même de marcher 1 petite heure dans les rues de Yangon pour nous rendre à la fameuse pagode Shwedagon. Comme toutes les grandes villes, Yangon est un peu plus bruyante, un peu plus sale, un peu plus odorante mais malgré tout, nous avons aimé nous y promener. Nous nous y sommes sentis à l’aise ; pas désagréable du tout comme grande ville.
Après avoir visité la pagode Shwedagon, considérée par certains comme la plus grande, la plus impressionnante, la plus belle et la plus chère du monde (pas faux), nous sommes allés vers 10h prendre un brunch composé de dim sums. Mmmm. Nous y avons croisé la haute société birmane ; analyse sociologique intéressante. Que des 4X4 Mercedes, BMW et Land Rover dans le parking 😉
Comme il faisait méga chaud, que nous ne savions même pas si nous avions la clim’ dans notre chambre, que nous avions un gros coup de pompe et que nous ne nous voyions pas remarcher de suite pendant 1h pour rejoindre l’hôtel, nous avons décidé de faire une petite sieste dans le parc Kandawgyi situé juste à côté du resto.
Après une bonne grosse heure de repos, nous remarchons jusqu’à l’auberge et découvrons enfin notre chambre plutôt cosy mais avec – ô surprise – salle de bain commune 😉 On ne va pas faire les chochottes quand même 😉 Au final, nous sommes tombés sur une chouette petite auberge d’une petite dizaine de chambres avec 4 grandes salles de bain communes et un personnel super sympa. Une bonne adresse pas trop chère pour la Birmanie.
Yangon, c’est aussi, comme beaucoup de capitale, une ville emplie de diversité : des bâtiments coloniaux abritant désormais les ambassades anglo-saxonnes ou de grands hôtels de luxe et côtoyant le quartier indien et Chinatown ; des pagodes et temples bouddhistes, au moins un temple hindouiste, des églises, au moins une mosquée, etc.
Mercredi 2 décembre. Vol de Yangon à Bangkok (Thaïlande).
Bye Bye la Birmanie. Cela nous fait quelque chose de quitter la Birmanie. On s’y sentait tellement bien. C’est assurément un coup de cœur particulièrement pour ses habitants. Ils sont tellement gentils, souriants, curieux et ce, à tout âge. Ils ne semblent jamais perdre la curiosité et l’innocence enfantine qui les poussent à faire coucou aux étrangers, aux bateaux, aux voitures… et à vouloir absolument savoir d’où on vient. Mister J se souviendra toujours de cette femme qui, voulant absolument nous faire coucou, a failli tomber parce qu’elle ne regardait plus où elle mettait les pieds;-)
On ne saurait trop vous conseiller d’y aller !
Nous avons beaucoup aimé Mandalay, Bagan passionnément et le lac Inlé à la folie.
Mercredi 25 novembre. Trajet de Bagan à Nyaungshwe (Lac Inlé).
La compagnie de bus JJ Express, qui nous avait été recommandée par les Suissesses, est venue nous chercher à l’hôtel en pick-up. A l’arrivée à la gare routière, nous découvrons le bus : il est neuf, confortable et plutôt luxueux. Nous avons même réussi à dormir lorsque les paysages magnifiques que nous avons traversés nous en ont laissé l’occasion !
Arrivés à Nyaungshwe, nous partageons la route vers l’hôtel avec un couple de Calaisiens qui était dans le même bus que nous et que nous avions déjà croisé dans le bateau pour Bagan (bref le monde est petit). Nous nous rendons à une guesthouse que nous avaient conseillée les Suissesses. Elle était complète mais quelqu’un qui avait réservé par téléphone ne s’était pas encore présenté… La propriétaire ne savait que faire mais elle décide finalement de nous donner la chambre en question. Quelle chance de cocus ! J Super chambre avec un balcon donnant sur un jardin et une douche super spacieuse. En plus, la guesthouse est familiale, il n’y a qu’une dizaine de chambres et les propriétaires sont adorables. Bref, nous y sommes super bien. Nous y passerons finalement 5 nuits en tout. Comme nous nous sentons super bien à Inlé, nous avons décidé de prolonger notre séjour ici et de raccourcir le suivant à Yangon, la capitale. C’est l’avantage de ne rien réserver trop à l’avance…
Le soir, nous décidons d’explorer un peu la ville et nous nous arrêtons au hasard dans un restaurant situé dans un endroit un peu perdu. Nous rencontrons par hasard les Calaisiens avec qui nous partagerons le repas. Au menu : leur voyage au Japon et au Pérou ainsi que notre voyage en Chine, au Tibet et en Inde.
Ensuite, pour partager les frais des excursions, nous décidons de nous rendre avec eux dans une petite agence pour nous renseigner sur les prix et les excursions possibles. Nous tombons sur un patron super sympa et très fier de sa voiture rouge, qui nous explique les tours qu’il propose et à des tarifs clairement affichés et défiant toute concurrence. Waouw, lui, il a tout compris ! Nous réservons avec les Calaisiens un tour en bateau sur le lac Inlé ainsi qu’une excursion vers Pindaya, que les Suissesses nous avaient vantée. Cela permet de partager les frais tout en étant assuré de voyager en bonne compagnie !
Retour à l’hôtel, au calme ; il ne nous faudra pas longtemps pour tomber de sommeil ! Il fait même frais car nous dormons la fenêtre ouverte… Houston, we’ve got a problem : il fait 20°C la nuit et nous avons froid…Nous ne sommes plus habitués à de telles températures si basses ; depuis le début de notre séjour (hormis au Tibet), les températures dépassent les 30°C la journée 😉
Jeudi 26 novembre. Premier jour au Lac Inlé… ou pas !
Nous avons décidé de flâner aujourd’hui et de ne rien faire pour nous reposer un peu. Nous n’avons pas arrêté ces derniers jours à Mandalay et Bagan et n’avons pas eu un seul jour de repos depuis Delhi. Nous en profitons pour trier les 400 000 photos de coucher de soleil prises à Bagan et essayer de mettre à jour le blog! Malheureusement la connexion internet est plutôt mauvaise, pas moyen de charger les photos ;( L’important, c’est que nous soyons à jour 😉 Nous publierons certainement ces lignes à Yangon ou Bangkok.
Vendredi 27 novembre. Excursion à Pindaya.
Comme convenu 2 jours auparavant avec les calaisiens, nous partons avec un chauffeur vers Pindaya, où se trouve la grotte aux 8000 Bouddhas. Notre chauffeur parle assez bien anglais, assez du moins pour nous faire des blagues. Il est très sympathique et nous servira même de guide tout au long du trajet et de la visite.
Tout d’abord, notre guide s’est arrêté au marché aux buffles et taureaux de Heho, où on peut acheter un taureau à 1000$.
Passionné de photos, il nous montre aussi les coins où prendre de belles photos. Il nous explique également ce qui y pousse : des champs de moutardes pour faire de l’huile utilisée en guise de médicament, des champs de cacahuètes, des champs de blés, etc. Les paysages vers Pindaya sont magnifiques : un vrai patchwork !
La grotte aux 8000 bouddhas est vraiment impressionnante. Nous ne pensions pas y aller mais n’avons franchement pas été déçus. Il y a une foule de birmans et de groupes pour y accéder, mais heureusement grâce à notre guide, nous avons vite quitté les sentiers battus pour nous retrouver seuls dans de petites allées et à « méditer » dans une toute petite grotte.
Vu tous ses temples, pagodes et statues de bouddhas, nous ne sommes pas surpris de lire dans notre guide de voyage que la Birmanie est le pays le plus dévot de l’Asie du Sud-Est.
Notre chauffeur nous emmène ensuite voir une fabrique d’ombrelles et de lampes en papier ainsi qu’une fabrique de poterie. Pas très partants au départ par ce genre d’attrape-touristes, cela s’est révélé être bien intéressant et sans obligation d’achat. Ils ne sont pas le moins du monde insistant. Pour tout vous dire, nous avons acheté 2 lampes en papier, qui iront très bien dans les chambres de notre future maison 😉 Les Calaisiens nous ont proposé de les emmener avec eux et de nous les apporter en Belgique une fois que nous serons rentrés. Trop gentils!

Pindaya: la fabrique d’ombrelles et de lampes en papier

Pindaya: la fabrique d’ombrelles et de lampes en papier

Pindaya: la fabrique de poteries
Petite particularité de la Birmanie que nous avions oublié de mentionner jusqu’alors : les Birmans roulent à droite avec le volant à droite. Pas facile pour dépasser ! Mais comment se fait-ce ? A l’origine, les Anglais étant passés par là, les birmans roulaient à gauche. En 1970, un chef militaire un peu superstitieux a décidé, sur les conseils d’un astrologue, de changer le code de la route (et donc de rouler à droite). Mais les sources d’approvisionnement en voitures n’ont pas changé : ce sont toujours des voitures d’occasions non récentes importées du Japon, de Thaïlande ou de Singapour avec le volant à droite.
Cela donne des scènes cocasses. Par exemple, Mister J devait dire au chauffeur s’il pouvait dépasser ou non. Ou encore les cars de touristes qui font descendre leurs passagers au milieu de la route à l’aide un petit tabouret car le trottoir n’est pas du côté de la porte du bus 😉
Samedi 28 novembre. Excursion en bateau sur le Lac Inlé.
A 7h30 le conducteur du bateau vient nous chercher pour notre journée en bateau sur le lac Inlé. Sur les conseils des Calaisiens, nous emportons des boules Quiès et des vêtements chauds qui seront bien utiles. Ils n’ont finalement pas pu se joindre à nous car ils ont dû avancer leur départ.

Lac Inlé

Lac Inlé
Tout au long de la journée, nous descendons du bateau pour voir des temples et monastères ainsi que pour visiter des marchés et des fabriques artisanales (bijouterie, forgerie, fabrique de tissus en lotus et soie, fabrique de bateaux et de cigares, jardins flottants, etc.). Les visites sont fort intéressantes et nous rendons compte que l’artisanat local est très divers. Nous ressortirons finalement avec 2 paires de boucles d’oreilles pour Miss V et des cigares fabrication maison 100% naturels aux épices pour Mister J.
Bref, une chouette journée ensoleillée à bord d’un bateau. Nous n’avons pas compris tout ce que nous avons visité car le conducteur du bateau baragouinait 3 mots d’anglais… mais qu’importe ! Super journée.
Dimanche 29 novembre. Balade à vélo vers les sources chaudes.
Nous partons vers 9h pour une balade à vélo au bord des canaux du lac Inlé. En fait, on ne voit pas grand choses : juste un point de vue en hauteur mais trop éloigné du lac pour vraiment voir quelque chose, des maisons, le canal, des buffles. Et pour profiter des sources d’eau chaudes, il faut payer 10$ pour se baigner… Non merci ! Cela est peut-être plus intéressant de faire cette balade au tout début, avant de découvrir les paysages magnifiques vers Pindaya et ceux qu’offrent le tour en bateau. Mais pour ceux qui veulent faire un peu de sport et qui adorent le vélo comme nous, cette balade s’y prête bien.
Notre balade fut quand même agrémentée de petites aventures : le vélo de Mister J changeait de vitesses tout seul (surement un vélo du futur) et le pied du vélo de Miss V tombait régulièrement. Bref, la balade était quand même chouette ; nous rentrons vers midi pour faire un peu de lessive et se reposer un chouia.
Lundi 30 novembre. Repos et trajet de nuit du lac Inlé à Yangon.
Nous devons prendre un bus de nuit qui part à 18h. Nous profitons de la journée pour lire et se reposer. Un peu avant leur départ (pour Yangon aussi mais via une autre compagnie de bus), nous rencontrons une Brésilienne et une Française habitant au Brésil qui comptent voyager pendant 10 mois. Contrairement à nous, elles sont à la fin de leur voyage : elles ont déjà visité l’Amérique du Sud, le sud de l’Afrique (en 4X4 et camping, waouw) et l’Asie (mais ni la Chine ni l’Inde) et vont terminer par l’Australie et la Nouvelle-Zélande un peu à l’arrache. Dommage que nous n’ayons pas eu plus de temps pour discuter avec elles car elles étaient super sympas.
Samedi 21 novembre. Trajet en bateau de Mandalay à Bagan.
Départ à 7h pour un trajet d’au moins 8h (10-14h si on s’enlise). Nous sommes assis confortablement dans des transats en bambou. Derrière nous sont assises les 2 routardes suisses rencontrées la veille et avec qui nous avons beaucoup parlé. L’une a voyagé en duo pendant 6 mois en Asie en 87, l’autre à vécu 2-3 ans au Nicaragua et a aussi pas mal voyagé, notamment en Amérique Latine. Elles avaient déjà toutes les deux visité la Birmanie auparavant et voulaient voir la Birmanie d’aujourd’hui. Nous n’avons pas arrêté de parler de voyages et des pays que nous avions ou allons visiter mais aussi de la Belgique et de la Suisse. Finalement, entre les repas, le thé, les siestes et toutes ces discussions, ces 8h de bateau sont passées très vite. C’est toujours intéressant de rencontrer des gens passionnés de voyages.
L’arrivée en bateau à Bagan fut un petit peu décevante car, en réalité, ils nous débarquent à Nyaung U, à 15kms de New Bagan, où nous logerons. Nous n’avons donc pas vraiment aperçu de temples depuis le bateau. Petite déception.
En plus, des dizaines de porteurs et de taximen se pressent à la porte du bateau. Dur dur de négocier un taxi dans ces conditions ; ils demandent des prix bien trop élevés ! Et quelques mètres plus loin, nous avons dû payé une taxe de 20$ chacun pour entrer à Bagan. L’arrivée à Bagan est douloureuse pour notre portefeuille !
Difficile également de trouver des logements à prix décents à Bagan… De manière générale, la nourriture est bon marché en Birmanie, mais les déplacements en bateau et les logements (40$ la nuit à Bagan, 30$ à Mandalay et Inlé) plombent un peu le budget. Mais nous savions que la Birmanie n’était pas un pays bon marché ! Heureusement, les visites des temples et pagodes de Bagan sont gratuites.
Le soir, nous avions prévu de manger avec les deux suissesses, avec qui nous avons continué de parler de voyages ou autre.
Dimanche 22 novembre. Visite des pagodes de New Bagan.
Le matin, nous louons deux vélos pour visiter les pagodes les plus proches, celle de New Bagan. Un peu d’exercice ne nous fera pas de mal après être restés assis 8h la veille sur un bateau. La pagode la plus éloignée que nous voulons visiter se trouve à 2,5 km. Faciiile pour des fans de vélo comme nous ! La première pagode que nous avions sélectionnée, la Mahuna Paya, contient 4 statues de bouddhas ; la seconde, la Nan Paya, des sculptures. Ensuite, nous avons roulé au gré du vent et nous sommes arrêtés à des pagodes moins connues. Un sentiment de liberté nous habite. Quel bonheur se perdre dans cette nature parsemée de pagodes et de temples. Il y en a partout à Bagan (tout le long de la route et des chemins), donc pas besoin de devoir chercher très loin pour en trouver. La question ici à Bagan n’est pas « où se trouvent-ils ? » mais bien « lesquels allons-nous visiter ? »
Bagan, c’est plutôt la campagne, donc c’est vraiment génial de pouvoir s’y déplacer à vélo. Hormis le fait que nous avons commencé notre journée un peu tard à 10h, qu’il faisait donc déjà fort chaud, que Mister J a réussi à tordre sa selle (apparemment pas faite pour être relevée) et qu’il a donc dû revenir en danseuse 😉 Nous comptions louer des vélos les 3 jours mais tout bien réfléchi, les 2 autres jours, nous louerons un scooter électrique, comme la plupart des touristes. Petite réflexion de Mister J : comment se fait-il qu’il y ait autant de scooters électriques à Bagan et pas à Bruxelles ou Paris ? Serions-nous en retard sur la Birmanie de ce point de vue-là?
En revenant, nous sommes tombés sur les 2 suissesses, qui étaient sorties boire un jus de fruits ; nous nous sommes joints à elles et avons goûté au jus d’avocat (pas inconnu de nos papilles car nous l’avions découvert en Indonésie avec un peu de poudre de chocolat). Nous avons bien passés 2h à papoter ; que de choses à se dire entre voyageurs au long cours.
Le soir, nous sommes allés voir le coucher de soleil sur le fleuve et sommes tombés sur une belle pagode en or. Superbe spectacle.
Lundi 23 novembre. Visite des temples d’Old Bagan.
Après avoir négocié un scooter électrique, nous partons à la conquête des temples d’Old Bagan, plus grands, plus impressionnants. Dans chacun d’eux nous découvrons à chaque fois 4 statues de bouddhas, toutes différentes les unes des autres.
En sortant du dernier temple, moins connu, une birmane voulait absolument maquiller Miss V au thanaka. Elle insistait sur le fait que cela serait gratuit. Elle a ensuite bien sûr tenté de nous vendre toutes sortes de vêtements dans son boui-boui, en vain; pour la remercier, Miss V lui a acheté un bracelet en bambou laqué qu’elle a porté tout le reste du séjour.
En fin d’après-midi, nous sommes montés sur un temple (par un escalier, je vous rassure), que nous avait indiqué un jeune garçon birman, pour admirer le coucher de soleil sur les temples, pagodes, collines de Bagan. Quel spectacle magnifique qui s’offre devant nous. La lumière du soir révèle les pagodes sous un nouveau jour, qui ont poussé comme des champignons dans une nature verdoyante. Nous recommencerons demain !!
Le soir, nous sommes allés manger dans un restaurant traditionnel birman. Pas de carte là-bas, juste un menu comprenant une bonne quinzaine de petits plats traditionnels (feuilles de tamaris, haricots, potiron, patates, lentilles, poulet, boeuf, poisson, etc).
Encore une fois, en rentrant, qui voit-on au restaurant tout proche de notre hôtel ? Les 2 suissesses. Et c’est parti pour un petit verre et une nouvelle soirée papote au sujet de l’environnement cette fois !
Mardi 24 novembre. Visite des temples d’Old Bagan et Nyaung U.
Après avoir récupéré notre scooter électrique chargé à bloc, nous nous en allons vers des temples un peu plus excentrés, un peu plus à l’est. Découvrir tous ces temples en empruntant les chemins de sable au milieu de nulle part, c’est tout simplement magique ! Tellement magique que nous décidons même de pousser plus loin au nord d’Old Bagan, jusqu’à Nyaung U et sa pagode Schwezigon.
Un car de touristes Birmans nous a repéré. La pagode a eu beaucoup moins de succès que Mister J, qui s’est fait alpaguer par des dizaines de touristes birmans pour se faire prendre en photos avec lui. Ils faisaient la file bien sagement pour attendre leur tour. Une bonne quarantaine de photos tout de même. Miss V y a eu droit aussi mais un peu moins quand même. « Just one image ». « One more ». « One picture please ». « Thank you very so much ». Ils étaient tellement contents de poser avec nous, trop choux !
En fin d’après-midi, nous sommes repartis en scooter vers la première pagode visitée ce matin car Miss V avait décrété que ce serait un super endroit pour admirer le coucher de soleil. On ne se lasse pas de ce paysage merveilleux ! Les couleurs, l’ambiance et l’atmosphère particulière de ce coucher de soleil sont difficilement transmissibles par photo. Mais nous avons essayé !
Dernière soirée avec les suissesses car nous partons pour le lac Inlé demain. Après tous ces moments si intéressants passés ensembles, cela nous a fait quelque chose de les quitter… Comme de quitter Bagan où nous nous sommes tellement bien sentis…
Oui oui, nous sommes toujours vivants J Désolé pour le retard mais, de un, il y a tellement de choses à voir à Mandalay et dans les environs ; de deux, nous étions crevés par notre voyage en Inde et par le vol ; et de trois, la connexion à l’hôtel n’est pas des plus performantes.
Lundi 16 novembre. Arrivée en Birmanie.
Décollage à minuit de l’aéroport de New Delhi. Deux petits vols et une escale nous attendent ; donc, en gros, une nuit blanche…
Petite remarque cocasse : un tel voyage nous apprend non seulement à faire tous nos besoins un peu partout (aéroport, avion, train, nature, toilette-rigole des monastères, etc.), mais aussi à s’endormir dans n’importe quel endroit (aéroport, avion, train, bus gouvernementaux indiens, etc.). Pour la première fois, Mister J a réussi à s’endormir dans un avion, tandis que Miss V s’est même endormie, assise sur un siège en plastique devant la porte d’embarquement, 5 minutes avant de monter dans l’avion ; et rebelote dans l’avion, avant le décollage.
Après une escale de 4h à Bangkok, où nous avons errés pendant 4h dans l’aéroport comme des zombies (car en manque de sommeil), et après que Mister J ait essayé tous les flacons testeurs de crème/huile essentielles dans un duty free de l’aéroport (bah quoi, il est marqué « Try Me ! » dessus), nous voilà enfin en Birmanie.
En sortant du petit aéroport de Mandalay, la différence avec l’Inde nous a sauté tout de suite aux yeux : personne ne nous a accosté pour nous proposer un transport, un hôtel ou un tour. D’ailleurs, l’aéroport était désert, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le temps de retirer un peu d’argent, nous partageons un taxi avec un birman à destination de l’hôtel. Autre différence avec l’Inde : les tarifs sont fixes et affichés clairement. Le conducteur était très sympathique et nous avons profité de cette petite balade pour apprendre un peu de vocabulaire birman (bonjour, merci, etc.).
Sur le chemin, nos yeux pétillent d’envie de découvrir ce pays qui est tellement différent de l’Inde : moins de klaxon, moins de déchets, des temples dorés à tous les coins de rue. Et le ciel est d’une couleur bleue magnifique (regardez les photos !). Last but not least, les birmans sont très souriants et d’une gentillesse incomparable ! Mister J doit venir de Birmanie, c’est certain !
Nous nous sommes reposés le reste de la journée ; la Birmanie attendra bien demain.
Mardi 17 novembre. Visite de Mandalay.
Nous chaussons nos sandales à la conquête de la Birmanie. Enfin, commençons par le Mandalay Palace, ce ne sera déjà pas mal.
Nous découvrons une ville plutôt calme, des gens adorables et contents de rencontrer des touristes, des sourires magnifiques et des rues arborées. Nous sommes sous le charme. Tellement absorbés par cette nouvelle ambiance, nous marcherons, sans vraiment nous en rendre compte, 5 kms pour aller jusqu’au palace.
Nous remarquons aussi que les Birmans savent profiter de la vie : terrasses de café, où ils aiment y boire leur bière « Myanmar » en papotant.
Et quel bonheur de ne plus être sur nos gardes. Mister J, persuadé de donner 20 000 Kyats (15€) à l’entrée du palace, a en réalité donné 200 000 Kyat (150€) ; l’hôtesse s’est contentée de lui rendre 180 000 Kyats avec un grand sourire, amusée de voir qu’il ne s’en sortait pas avec ses liasses de Kyats. Essayez un peu en Inde !
L’après-midi, nous avons découvert un très vieux monastère en bois et deux sites remplis de pagodes.
Après une première journée bien remplie, nous sommes conquis par ce pays et ses habitants. Par contre, il faut visiter la Birmanie maintenant et non demain ; maintenant qu’elle est encore authentique, pas trop touristique, maintenant qu’elle n’est pas encore tombée dans les travers du tourisme de masse. Pour l’instant, des taximen attendent évidemment dans les endroits touristiques mais ils ne sont pas du tout insistants. Des jeunes filles y vendent également des cartes postales et/ou des dames des boissons ; elles sont plus insistantes mais très souriantes. Elles s’amusent d’ailleurs de ce petit jeu et en rigolent souvent.
Demain nous louerons un scooter pour découvrir les environs de la ville.
Mercredi 18 Novembre. Visite de Amarapura.
Quelle est la manière la plus autonome, la plus économique et la plus locale de visiter une ville et ses environs ? Bonne réponse : en louant un scooter ! Première mission de la journée : trouver de l’essence. Ne trouvant pas de station service après 10 minutes de route, Mister J s’est vu contraint de devoir acheter de l’essence en bouteille à un petit marchand le long de la route en guise de dépannage. Une fois arrivés sur la grande route, nous n’avons eu aucun mal à enfin trouver une station essence. Ouf ! À bord de notre scooter, nous nous rendons donc à Amarapura, où se trouve un long pont en tek de 1,2 km. Nous découvrons également ses barques, ses pêcheurs, ses paysans, et de l’autre côté du pont, un petit village, ses écoliers et une pagode.
Jeudi 19 novembre. Visite de Sagaing et Inwa.
Nous reprenons notre scooter pour une journée bien remplie en dehors des sentiers battus (ou presque). Tout le long de la route, nous découvrons comment vivent les birmans à la campagne : avec leurs baraquements, leurs vaches, leurs cochons. Nous arrivons à Sagaing, dont la colline est remplie de pagodes et de monastères dorés. Au hasard, nous choisissons une pagode située en hauteur sur la colline et commençons son ascension en espérant avoir une belle vue de là-haut. Quelle ne fut pas notre surprise : un moine âgé et un peu édenté nous a tapé la discute dans un anglais approximatif et a tenu à nous montrer les endroits de la pagode qui offraient les plus belles vues. Magnifiques ! À la fin de la visite, après lui avoir donné un petit pourboire (non réclamé, ça change) car il était vraiment super gentil, il a tenu à aller chercher deux fascicules sur le bouddhisme pour nous les donner. Ce sont de vraies rencontres comme celle-ci que nous attendons et qui nous ont un peu manqué en Inde.

Sagaing et sa colline remplie de pagodes dorées
L’après-midi, nous décidons de nous diriger vers Inwa (Ava pour les Britanniques). Arrêté sur le bas-côté de la route, un taximan nous demande où nous allons et nous confirme qu’il faut bien prendre à droite. Nous le suivons mais arrivons à un cul-de-sac…Il faut en fait prendre une barque pour arriver de l’autre côté de la rive à Inwa. Quid du scooter ? On peut le prendre avec nous sur la barque, nous disent les birmans. Bonne idée ! Car de l’autre côté de la rive, des dizaines de calèches attendent les touristes pour faire le tour d’Inwa, qui est trop étendue pour tout faire à pied.
Toute première impression : Inwa, c’est vraiment la campagne !
Nous nous aventurons sur des sentiers de terre et tombons par hasard sur un premier monastère en briques compris dans notre « combo ticket ». Si ça ce n’est pas de la chance !
Nous reprenons ensuite un sentier à travers les champs pour finalement arriver à Bagaya Kyaung, un vieux monastère en bois plus touristique où nous retrouvons plein de calèches et un groupe de voyage organisé. Pourquoi arrivons-nous une fois sur deux en même temps que les grands groupes en voyage organisé?! Grrrr

Inwa: le monastère Bagaya Kyaung
Vendredi 20 novembre. Visite de Mandalay.
Ce matin, au petit déjeuner de notre hôtel, nous avons discuté avec une jeune allemande que nous avions déjà croisés trois fois le soir au même restaurant que nous. Elle compte aussi voyager pendant un an mais toute seule et sans avoir rien planifié. Jusqu’à présent, elle a visité la Russie, la Chine et la Mongolie. Après la Birmanie, où elle restera 1 mois, elle ira à Bangkok, comme nous ; puis en Indonésie ou au Philippines et surement en Nouvelle-Zélande. Ensuite, elle se rendra également en Amérique du Sud. Qui sait, nous la recroiserons peut-être dans un autre pays, peut-être en Amérique du Sud… Elle compte apprendre l’espagnol sur place ; elle a l’air d’avoir facile à apprendre des langues étrangères, comme l’anglais, le français et l’hindi. Elle est déjà allée plusieurs fois en Inde ; au total, elle y a passé 6 mois et a même appris l’hindi. Elle nous a confirmé que nous avions fait la partie la plus difficile et que si nous avions aimé le Rajasthan, nous aimerions le sud de l’Inde, plus calme, plus éduqué, totalement différent. Un jour peut-être…
Nous avons débuté la journée par la visite de la pagode Mahamuni, où se trouve une statue de bouddha que les fidèles de la gente masculine couvrent chaque jour de feuilles d’or.
Nous avons ensuite poursuivi la matinée par la visite d’un vieux monastère en bois, le Shwe In Bin Kyaung. Il n’est pas bien différent des deux autres que nous avons vus les jours précédents (le Shwenandaw Kyaung à Mandalay et le Bagaya Kyaung à Inwa) mais celui-ci a de loin notre préférence car il n’est pas touristique pour un sou. En arrivant, nous étions les seuls touristes ; ensuite, un petit groupe de 10 personnes est arrivé, c’est tout. Quel calme ! Un vrai monastère quoi !
Le soir, nous sommes allés à la colline de Mandalay pour le coucher de soleil. Vu la foule monstrueuse, ce coucher de soleil n’a aucun intérêt. On y retrouve tous les groupes de touristes en voyage organisés présents à Mandalay et c’est rempli de gens qui « réservent » leur place pour « admirer » un coucher de soleil qui est au final le même que chez eux. Nous quittons les lieux sans attendre !
Par contre, nous étions très contents d’être monter là-haut pour admirer les statues, pagodes et mosaïques que l’on rencontre tout le long de l’ascension.
En revenant, deux routardes suisses nous ont demandé devant l’hôtel si c’était bien le scooter… Très vite, nous apprenons qu’elles partent également demain pour Bagan. Nous ferons un petit bout de chemin ensemble.
Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire en Birmanie.
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1. Aimons-nous l’Inde?
L’Inde mérite son bilan. C’est ici que nous allons donc répondre aux deux questions qui nous avaient été posées par les ados dans le bus entre Bundi et Ajmer:
Pour ses villes ? Se balader en ville en Inde réserve de nombreuses surprises. La vie urbaine indienne est remplie d’embouteillages, de klaxons, de tuk-tuk, de marchands, de vaches, de cochons, de singes, d’odeurs, de couleurs… Cela a (parfois) son charme. Mais le plus souvent, on est bien content de retrouver son hôtel ou tout autre endroit calme.
Pour ses paysages ? Eh bien il y a des paysages magnifiques, mais tellement peu mis en valeur. Il y a des poteaux électriques, des déchets, des canalisations, une autoroute…
Pour ses palais ? Ils sont uniques, on arrive à se projeter au temps où les Maharajas y vivaient, mais ils sont vides et mal entretenus pour la plupart. On ne peut pas dire que nous les adorons et qu’ils sont magnifiques.
Pour ses habitants ? Parfois adorables et serviables. Parfois exécrables et filous. Les rencontres ont été nombreuses mais il faut toujours se méfier et ne jamais baisser la garde. Exemple : la logique « je t’aide alors que tu n’as rien demandé, donc tu dois venir voir mon magasin. »
Pour sa nourriture ? Assurément l’une de nos plus belles surprises. On s’attendait à galérer pour manger mais nous nous sommes délectés de plats succulents. Toutefois, nous ne pouvons pas réduire l’Inde à sa gastronomie.
Alors pourquoi aimons-nous l’Inde ? Cette question nous a tourmentés un moment mais nous avons trouvé un début de réponse à cette énigme. L’Inde, c’est un patchwork de plein de choses, chacune « presque » superbe mais toujours entachée de certains éléments, comme des déchets dans un lac, un conducteur de tuk-tuk beaucoup trop insistant dans une chouette ville, des commerçants trop racoleurs, les arnaques aux touristes, tous ces scooters qui klaxonnent à tue-tête en fin d’après-midi. Mais au final, ce patchwork de petites choses « presque » superbes forme un ensemble tellement intéressant, étonnant et superbe ; les points négatifs s’effacent, et on y voit la beauté d’un pays, une diversité, un dépaysement…
2. Dans quel sens tracer son itinéraire?
Pourquoi conseillons-nous de faire l’itinéraire dans le même sens que nous càd de commencer par Jaisalmer et terminer par Agra (dans le sens inverse des aiguilles d’une montre) alors que la plupart des touristes le font dans l’autre sens, comme le proposent les guides de voyage ?
3. Et le budget dans tout ça?
Par curiosité, nous sommes allés voir sur internet le prix d’un voyage en groupe au Rajasthan pour 13-17 jours. C’est fou ce que l’on peut faire comme économies en organisant soi-même son voyage de A à Z et en prenant les transports locaux. Ce mois en Inde nous a grosso modo coûté 1000€ pour 2 en allant au resto souvent le matin, presque tous les midis et tous les soirs et en prenant des chambres tout à fait correctes (pas les moins chères) et même parfois des hôtels aux standards internationaux.
Mercredi 11 novembre. Visite du Taj Mahal et du Fort Rouge.
Aller voir le Taj Mahal, cela se mérite. Une nouvelle fois, quelle aventure !
Lever à 5h du mat’ pour y arriver au lever du soleil et ainsi éviter cette foule de toursites qui se pressent au porte de cette merveille. Arrivés au Taj vers 6h, nous faisons une première mini file pour avoir nos tickets. Ensuite, nous faisons une deuxième file plus conséquente jusqu’à l’ouverture des portes vers 6h40. Et là surprise : un contrôle de sécurité très très poussé ; on comprend mieux la file. Fouille au corps d’abord. Côté homme, le garde qui s’occupe de la palpation aurait été envoyé en prison s’il palpait comme cela dans nos pays. Mais restons ouverts ! Ensuite, nouvelle file pour le fouillage des sacs. Comme souvent, pour des raisons religieuses ou de paranoïa, nous ne sommes pas autorisés à prendre de la nourriture ni des appareils électriques / électroniques, sauf l’appareil photo et le téléphone portable. Miss V avait une lampe de poche dans son sac et des barres de céréales qu’elle avait oubliées (ahhhh la terroriste !). Dans ce cas, il faut soit jeter le contenu interdit, soit le mettre à la consigne. C’est le jeu. Mais où est la consigne ? En dehors du site, à 800m de l’entrée… Cette lampe frontale est quand même super méga utile et nous ne voulons pas la jeter. Nous voilà partis à la recherche de la consigne. Plutôt que de laisser juste la lampe frontale et la nourriture, nous décidons de déposer nos sacs en entier pour être certains qu’ils ne trouveront pas autre chose d’interdit dedans… Nous retournons ensuite faire la file pour nous faire re-palper (c’est tellement agréable ;). Je vous rassure, nous n’avons pas refait toute la file. Avec l’aide des gardes, nous sommes passés sous les barrières pour nous retrouver plus ou moins au début de la file.
Un conseil utile aux visiteurs : ne prenez aucun sac, juste votre appareil photo, votre téléphone portable et votre portefeuille ! Le contrôle de sécurité est bien plus rapide sans sac. Cela vous évitera de devoir faire une file supplémentaire et d’éventuellement ouvrir un débat avec les gardes pour savoir si un paquet de chewing-gum, c’est de la nourriture ou non…et pourquoi les lampes de poche sont interdites…
Mais bon, nous y sommes ! Il est déjà 7h et nous nous dirigeons vers la porte rouge. Le Taj se dévoile enfin petit à petit à nous dans une légère brume matinale, tel un rideau rouge qui se lève pour ouvrir le spectacle. Mister J est totalement sous le charme dès notre entrée. Miss V, elle, a osé dire: « ah moi je pensais que c’était coloré, plus colossal et que j’aurais été plus impressionnée ! ». Mais comment est-ce possible ? Au début, de loin et dans la brume, le Taj lui paraissait tout petit, tout blanc-gris et tout simple. Mais je vous rassure, elle a fini par être conquise, à tel point qu’à la fin, elle n’arrivait plus à quitter le site 😉 Voici son endroit favori:
Au fur et à mesure que la brume se dissipe et que nous nous rapprochons du Taj, les détails du marbre se révèlent à nous et le soleil levant rougeoyant se reflète sur lui. C’est tout simplement ma-gni-fi-que !
Comment peut-on faire un monument aussi magnifique, grand et sobre en même temps ? L’histoire est hyper touchante : en 1632, l’empereur Shah Jahan a construit ce mausolée pour sa 3ème femme décédée alors qu’elle accouchait de son 14ème enfant.
Le mythe dit qu’il aurait trouvé le meilleur architecte perse de l’époque et aurait fait assassiner sa femme pour qu’il comprenne sa douleur et fasse un mausolée à la hauteur de ses sentiments.
L’empereur Shah Jahan fut, quelques années plus tard, retenu en captivité par son propre fils, avide de pouvoir, et ce, dans le Fort Rouge, d’où il avait vue sur le Taj Mahal. Il y passa 8 ans avant de mourir et fut enterré au Taj Mahal aux côtés de sa femme. C’est le seul détail qui « casse » la symétrie du site.
Le mythe dit également que l’empereur voulait construire un autre Taj Mahal de l’autre côté de la rive du Yamuna, totalement symétrique mais noir et relié par un pont à l’actuel Taj Mahal. Ce ne serait qu’un mythe, mais c’est une tellement belle histoire…
On réalise vraiment à quel point il pouvait l’aimer sa 3ème femme. Car ce monument, il ne l’a pas construit pour montrer sa virilité, son pouvoir ou son argent. Non rien de tout cela, il voulait tout simplement montrer son amour pour sa défunte femme. C’est tellement beau !
Saviez-vous que le Taj Mahal est un peu un monument belge ? Si si ! Les incrustations de pierres ont été réalisées en Noir Belge… Ah la Belgique est décidément PARTOUT !
Après un petit déjeuner bien mérité à notre hôtel, nous avons ensuite visité le Fort Rouge. Magnifique aussi !! Agra a beau être la ville la plus dégueulasse et la moins agréable que nous ayons vue, elle possède quand même les 2 plus beaux monuments que nous ayons visités.
Ce soir, nous sommes fatigués de notre périple. Après un rapide coucou à nos familles respectives, nous allons nous coucher tôt. Mais c’était sans compter sur Diwali, la fête des lumières, le nouvel an indien. Non, pas de musique ou de scènes de fêtes. Les indiens adorent les feux d’artifices et les pétards. Depuis que nous sommes arrivés en Inde, il n’y a pas un jour qui passe sans que nous attendions des pétards et/ou des feux d’artifices. Mais ce soir, c’est autre chose, c’est la folie ! C’est difficile de décrire ce vacarme incessant, ça pète dans tous les sens. Les pétards qui explosent à la fenêtre de notre salle de bain sont vraiment impressionnants ! D’ailleurs, chaque année il y a des blessés graves parmi les indiens. Nous avons l’impression que notre hôtel est dans la bande de Gaza, sous les bombardements. Plus que la fête des lumières, Diwali est en réalité la fête de pétards. Elle dure 5 jours, soit jusqu’à notre dernier jour en Inde. Super ! J’espère que nous aurons l’occasion de voir autre chose de Diwali que ces pétards qui nous font sursauter. Toutefois, c’est quand même la fête des lumières aussi : comme chez nous à Noël, il y a beaucoup de guirlandes de lumières, notamment dans les rues et sur les hôtels.
Jeudi 12 novembre. Sunset sur le Taj Mahal.
Visite de Fatehpur Sikri, à 1h en bus d’Agra ? Euh non, plutôt la visite du Baby Taj… Euh non, finalement, ce sera juste le coucher de soleil sur le Taj Mahal.
Mais pourquoi ce revirement de situation soudain ? Pourquoi cette journée de repos inattendue ? Nous ne rentrerons pas dans les détails mais l’expliquerons simplement par un nouveau dicton tout frais tout neuf : « Toute personne normalement constituée attrapera un jour ou l’autre une bonne chiasse en Inde. Cela fait partie du patrimoine national ». Ceci dit, vous ne l’attraperez pas forcément en même temps, même si vous partagez les mêmes plats. Miss V en sort, alors que Mister J commence tout juste… On nous avait prévenu. Pourtant, nous avons cru y échapper, mais non… La solution : se mettre au régime « banane, riz (ou patates), coca et beaucoup d’eau » pendant 3 jours. Après seulement 2 jours, tout devrait déjà rentrer dans l’ordre. Même pas peur ! Surtout que nous ne mangeons que végétarien en Inde et que nous avons avec nous une pharmacie en béton au cas où… mais n’avons pas encore eu besoin de l’utiliser. Ceci dit, mieux vaut que cela arrive à la fin du séjour qu’au début, sous peine de devenir paranos.
Alors ce coucher de soleil ? Pour tout vous dire, le soleil ne s’est pas couché sur le Taj Mahal lui-même ; mais au moins, pour une fois, le ciel n’était pas tout blanc : un peu de bleu à certains endroits et un peu d’orange à d’autres. Et puis, nous avons surtout eu la chance de pouvoir admirer une dernière fois le Taj et ce, pendant 1h30 depuis l’autre côté de la rivière Yamuna. Trooop bien !! Au retour, notre tuk-tuk s’est arrêté brusquement et le chauffeur en est sorti. Il ne va quand même pas nous faire le coup de la panne ?! Surtout qu’il va commencer à faire noir et que le quartier de l’autre côté de la Yamuna River n’est pas des plus rassurants (grande pauvreté, énormément de bidonvilles). Heureusement, après avoir chipoté à quelque chose à l’arrière de son tuk-tuk, nous voilà repartis. Cela nous est arrivé une seconde fois, en plein milieu d’une voie à deux bandes…Trop classe ce tuk-tuk !
Vendredi 13 novembre. Trajet de Agra à New Delhi.
Partis tôt ce matin, nous comptions manger des biscuits dans le train pour le petit-déjeuner. Assis dans le train, nous voilà entourés de 6 mamas indiennes, dont plusieurs d’entre elles voulaient absolument que nous goûtions leur petit-déjeuner improvisé : du pain de mie blanc qu’elles tartinaient avec ce qui ressemblait à du pesto mais qui devait plutôt être à base d’épinards et sur quoi elles ajoutaient des mini chips allongées. « It’s indian way to create new things » qu’elles disaient. Et elles insistaient vraiment pour que nous goûtions. Comment voulez-vous leur expliquer, sans les vexer, que nous risquons de tomber malade ? Nous n’avons tout simplement pas essayé de leur expliquer. Mister J leur a juste dit, redit et reredit: « No no, we’ve already had breakfast. No no, we will not try. No no, thank you, I am sorry ». Les regards déçus des mamas indiennes suite à nos refus nous ont crevés le cœur mais notre raison nous disait de ne pas accepter… Du coup, plus possible non plus de manger les biscuits que nous avions prévus pour le petit-déjeuner sans risquer de les offenser. Nous avons aussi vite compris pourquoi nous n’avions pas de place pour déposer nos sacs en dessous des banquettes… vu tous les sacs de nourriture qu’elles avaient emportés 😆 OK les trains en Inde peuvent parfois avoir 12h de retard mais quand même…
Retour à la case départ, à Delhi. Nous sommes désormais bien moins effrayés par la capitale indienne qu’en y arrivant il y a 4 semaines. C’est qu’un mois de voyage en Inde en mode « routard », ça forge un Homme! 😆 Nous sommes plus que prêts à parcourir le monde maintenant ! Enfin, nous allons quand même visiter Delhi avant.
Samedi 14 novembre. Visite de la Humayun’s Tomb.
Au réveil, les news nous assomment. Surtout Mister J, qui passe en revue les 800 chaines TV de l’hôtel mais il n’y a ni France 24, ni TV5 Monde… Il s’arrête alors sur une chaine d’info indienne en continu difficilement compréhensible. Tout d’un coup, il se sent très loin de sa patrie…
Même si nos cœurs saignent et que nos pensées vont aux victimes, qui festoyaient comme nous aimons le faire, au resto ou à un concert de rock, nous allons tout de même essayer d’apporter un peu de douceur, d’aventures et d’évasion dans ce monde de brutes ! Voilà de quoi se changer un peu les idées…
Même après 4 semaines en Inde, nous n’avons pas encore tout testé…Mais de quoi s’agit-il ? Non, ce n’est pas culinaire. Réponse : le métro de Delhi bien sûr ! J’avoue que si plusieurs autres touristes ne nous avaient pas vanté les mérites de ce métro, en faisant quasiment des éloges à son propos, nous n’aurions pas osé le prendre. Verdict ? Eh bien, il est tout frais, tout neuf et tout propre. Oui, c’est possible en Inde 😆 Petite précision : ces touristes en question nous avaient dit que ce métro était super en dehors des heures de pointe. Mais ce que nous ne savions pas, c’est que le samedi, les heures de pointes, c’est toute la journée… À l’aller, aux alentours de midi, nous avons eu un petit stress en voyant le monde sortir de la station de métro, mais une fois dans le métro, nous avons tout de suite été rassurés : pas trop trop de monde aux guichets et les deux métros que nous avons pris n’étaient pas du tout bondés. Pas vraiment une heure de pointe quoi. Par contre, pour le retour, c‘est une autre histoire : nous avons vraiment vécu une heure de pointe, avec des wagons bondés et les indiens qui se poussent comme des malades pour entrer. D’ailleurs, il y a même des wagons réservés aux femmes ! On comprend pourquoi 😀 Ceci dit, pas de panique, nous sommes arrivés à destination sans aucun problème. Yes, we did it ! Et nous réitèrerons l’expérience demain !
Et cette Humayun’s Tomb? Ce tombeau servit très probablement de modèle au Taj Mahal… Rien que ça ?! Comme nous avons déjà vu le Taj, Mister J ne fut pas impressionné mais a quand même bien aimé. Miss V, elle, a décrété que ce monument ferait partie de son top 4 de l’Inde ! En plus, il est coloré 
Le must ? Nous sommes restés 30 minutes assis dans l’herbe à admirer le monument. Pour une fois qu’il y a de l’herbe en Inde, nous n’allions tout de même pas nous priver…Et en plus, il faisait calme. Un luxe à Delhi ! Que dis-je, un luxe en Inde !
Dimanche 15 novembre. Préparation de nos sacs, de nos papiers, etc. À minuit, vol Delhi-Bangkok-Mandalay.
Finalement, le Qutb Minar, ou la Tour de la Victoire, ce ne sera pas pour cette fois-ci. Avant de prendre l’avion, ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour prendre le métro, marcher dans les rues et visiter un dernier monument. Nous aurions été tout suants, tout collants et avec les pieds tout noirs jusqu’au lendemain. Peut-être que nous n’aurions même pas été autorisés à entrer dans l’avion dans cet état 😆 Et puis, nous avons nos sacs et les papiers à préparer ainsi que notre bilan sur l’Inde à écrire…
Lundi 16 novembre. Arrivée à Mandalay, en Birmanie.
Vendredi 6 novembre. Trajet de Pushkar à Jaipur.
Un bus gouvernemental à destination de Jaipur était censé faire une pause de 15 minutes à la « station de bus » située juste derrière notre hôtel à Pushkar. Il est peut-être passé dans la rue mais ne s’est en tout cas jamais arrêté à la station de bus. Mais un peu dubitatifs (c’est l’Inde quoi), nous avions bien sûr prévu un plan B : un bus privé de 30 minutes jusqu’Ajmer puis un bus gouvernemental jusque Jaipur. Maiiis, comme il y a toujours un mais…nous avons dû attendre 45 minutes avant que le bus privé pour Ajmer daigne démarrer. Et oui, les chauffeurs de bus privé attendent que le bus soit plein pour démarrer. Il criait « Ajmer, Ajmer, Ajmer ! » à tue-tête et faisait croire qu’il allait bientôt démarrer. Mister J et quelques indiens lui auraient bien déboiter la tête. Heureusement que nous n’avions pas de train ou d’avion à prendre 😉 Par contre, vive le bus gouvernemental pour Jaipur ! Parti à l’heure à moitié plein, nous n’avons eu aucun mal à trouver de la place pour nos grands sacs. De plus, la route était plutôt en bonne état pour une fois (pas trop « bumpy »), même si nous sommes arrivés avec 1h de retard 😉 OK, il y avait des travaux sur la route…
A la descente du bus, harcelés par certains conducteurs de tuk-tuk (mais moins que nous ne l’imaginions), nous nous sommes empressés de nous diriger vers un quartier calme conseillé par le Guide du Routard. Les 4 premiers hôtels dans lesquels nous sommes entrés étaient soit complets, soit totalement hors budget. Pas de panique, il en reste d’autres dans le quartier. Aiguillé par un indien, dont nous nous méfions bien sûr, nous avons trouvé une chambre dans un hôtel qui n’est mentionné ni dans les guides, ni sur Booking et dont le prix de la chambre était dans notre budget. Mister J a même réussi à faire baisser le prix d’un chouia, comme nous restions 4 nuits. Le prix de notre chambre ? 9€ la nuit. Le moins cher (mais fort petit) que l’on ait pris jusqu’à présent s’élevait à 5,5€ la nuit à Pushkar. Notre chambre à Jaipur n’a pas de fenêtre vers l’extérieur (juste une qui donne sur le couloir 😉 mais encore une fois, nous avons un super toit-terrasse. De plus, d’après notre guide de voyage, il y a deux bons restos pas chers dans notre quartier ! Notre séjour à Jaipur s’annonce bien…
Samedi 7 novembre. Visite du Palais des Vents et de la ville rose.
Nous logeons dans un quartier très calme, loin des embouteillages et des klaxons ; mais qui dit calme, dit un peu excentré. Nous sommes à 3 kms du centre, où se trouvent le City Palace et le Palais des Vents. Mister J avait parié sur 30 min à pied pour rejoindre le centre ; Miss V sur 45 min. Et vous ? A votre avis, qui a gagné ? Miss V bien sûr ! 😉 Cette marche dans les grandes artères de Jaipur nous a décalqués, comme dirait Mister J ! Finies les petites ou moyennes villes où nous nous promenions facilement et plutôt agréablement, nous attaquons maintenant les grandes villes. Jaipur est la première, suivie ensuite par Agra puis Delhi. Quelle horreur de traverser toutes ces grandes rues ! C’est l’anarchie la plus totale avec, bien sûr, un flux continu de voitures. Par hasard, nous tombons sur l’entrée du Palais des Vents. Voilà, un vrai palais des 1001 nuits ! Enfin, la façade seulement, dirait Mister J. Miss V a adoré cette visite. Ne vous inquiétez pas si vous êtes un petit peu déçu au début ; la splendeur de cette façade se révèle petit à petit. Et enfin, nous étions un peu au calme.
Par contre, nous nous sommes encourus lorsque nous avons découvert le prix d’entrée du City Palace, surtout que d’après notre guide de voyage et certains commentaires sur TripAdvisor, il est moins impressionnant que celui de Jodhpur et d’Udaipur. Déjà que l’entrée au Palais des Vents a quadruplé en 2 ans ; cela est resté en travers de la gorge de Mister J. Cette fois-ci, nous passons notre tour !
Nous décidons alors de partir à la découverte des rues de la ville rose. De belles portes, des ruelles et des bazars partout… Nous sommes même tombés sur une rue où avait lieu un « shopping festival », une sorte de grande solderie-bazar de vêtements.

Une des portes de la ville rose
Après une journée bien remplie mais ayant encore un peu d’énergie, nous décidons de rentrer à pied à notre hôtel (oui, nous sommes vraiment avares de tuk-tuk) et d’affronter une nouvelle fois ce trafic incessant. Quelle horreur !!
Le soir, nous avons regardé un film de circonstances : Slumdog Millionnaire. Nous y avons retrouvé tant de choses que nous avons retrouvés en Inde : les lavandières (les femmes qui lavent le linge dans les lacs, rivières, etc.), les déchets, les tuk-tuk, les trains et leurs barreaux, les vendeurs dans les trains, les enfants qui travaillent ou mendient dans les rues, les arnaques aux touristes, etc.
Dimanche 8 novembre. Repos.
Après un petit déj’ bien consistant (pour une fois) et un long moment de réflexion, nous décidons de nous reposer de notre journée harassante d’hier. Nous décidons alors de passer l’avant-midi et l’aprèm sur le toit-terrasse de notre hôtel (certainement le dernier que nous aurons en Inde…), où nous avons rencontré un couple de français vivant à Bayonne et qui a pour objectif de voyager 4 mois en Inde. Le Français en question, Antoine, est, en l’occurrence, le premier occidental que nous croisons à avoir testé la nourriture de rue, surtout les samossas. Est-il tombé malade ? Non ! Il ne mange pas n’importe quoi non plus dans la rue mais quand même, il doit avoir un estomac bien accroché ! Nous avons également brièvement parlé avec un autre jeune français qui vit en Inde depuis 1 an, s’est converti à l’hindouisme et comprend l’hindi, travaille dans notre hôtel, fait de la musique et attend la réponse de son label pour son dernier album.
Le soir, Antoine nous a emmené chercher nos premiers samossas dans un magasin très sûrs (pas dans la rue). Notre repas du soir fût très bon marché et très épicé 😀 Antoine a également pris un congé sabbatique mais avant de partir, il n’avait jamais voyagé et savait très peu parler anglais. Il est d’abord parti deux semaines à Londres puis 3 semaines à Montréal, a ensuite travaillé en intérim quelques mois avant de débarquer ici en Inde pour 4 à 6 mois. Franchement, pour un novice comme lui, il se débrouille comme un chef, encore mieux que nous. Chapeau bas! Pour un premier voyage en Asie, nous n’aurions jamais choisi l’Inde mais lui, il voulait quelque chose de trash; il ne s’est pas trompé de destination, il est servi et en est ravi 😆 Petit détail amusant: il est le seul à mieux comprendre l’anglais tandoori que l’anglais parlé par un Anglais… Normal, c’est en voyageant ici en Inde qu’il apprend l’anglais et de surcroît, en parlant principalement avec des Indiens.
Lundi 9 novembre. Visite du fort d’Amber.
Se rendre à Amber fut déjà toute une aventure. Antoine, le novice plus téméraire que nous, nous avait expliqué comment s’y rendre : prendre un bus au carrefour près de l’hôtel jusqu’à la Pink City (centre de Jaipur) puis un second jusqu’au fort d’Ambert. Jusque-là, cela n’a pas l’air compliqué… Sauf que jusqu’ici, nous avions toujours pris le bus à des arrêts de bus. Là nous devions l’attendre à un carrefour, mais de quel côté l’attendre ? La seule et unique solution pour s’en sortir est de demander aux locaux dans la rue. Il faut souvent s’y reprendre à plusieurs fois pour arriver à avoir la bonne réponse. Car s’ils ne savent pas, ils essaient de deviner la réponse pour vous aider… Et surtout, à la question « comment va-t-on à Amber ? », chacun semble avoir son propre avis sur la question…Tous les chemins mènent à Rome mais pas à Amber quand même…
Imaginez, la scène : « il faut prendre le bus là-bas », « non de l’autre côté », « non, il faut prendre le 6 et changer à Ajmer Gate»… dans un mélange d’anglais et d’hindi. Tout cela sous l’œil averti des conducteurs de tuk-tuk qui nous affirment que cela est bien trop compliqué pour un touriste et qui se demandent quand on va finir par abandonner pour louer leur service ;-). Entre-temps , ils ne cessent de baisser leurs tarifs pour nous appâter mais ne pourront jamais rivaliser avec les 10 roupies nécessaires pour prendre le bus ! Finalement, deux jeunes indiens nous ont gentiment invités à les suivre et à prendre le même bus qu’eux. Mission accomplie ! Mais qu’est-ce qu’il faisait mourant de chaud dans ces 2 bus. Nous avons au moins perdu 3 litres d’eau chacun 😉
Situé à 10 kms au nord-est de Jaipur, le fort d’Amber est une impressionnante forteresse entourée de rempart et dominée par un autre fort, le fort de Jaigarh, perché en haut de la colline. Il comprend encore un palais, tout vide. Mais joli.
Dans l’après-midi, nous avons marché dans la rue pour profiter encore un peu de Jaipur et notamment de l’Albert Hall Museum (mais juste l’extérieur) 😉
Voici une vidéo de notre marche à côté des voitures (à lire avec le son et en HD!):
Et au moment de traverser, nous utilisons la méthode « j’avance petit à petit », nécessaire quand après 10 minutes, on n’a toujours pas eu d’accalmie nous permettant de traverser :
Mardi 10 novembre. Trajet de Jaipur à Agra.
Lever très matinal à 5h du mat’ pour prendre notre train pour Agra à 7h. Nous avons pour la première fois pris la classe CC (Chair Car). Nous redoutions un peu le trajet car nous pensions que cette classe était inférieure à la classe Sleeper habituelle. Mais quelle surprise à l’arrivée du train ! Wagon climatisé, sièges inclinables et plein d’espace pour les jambes et les bagages. Un confort supérieur aux trains corail en France, et bien supérieur aux trains InterCité en Belgique. On nous a même servi du thé, des biscuits, du pain et une omelette pour le petit déjeuner. Miss V en a profité pour pioncer la majeure partie du trajet 😉
Arrivés à Agra, pas de stress car nous avions déjà réservé une chambre et un conducteur de tuk-tuk de l’hôtel nous attendait à la gare. Heureusement car la ville a l’air sale, grande et peu pratique.
Nous avons déjà réservé notre tuk-tuk pour partir demain matin voir le Taj Mahal au lever du soleil 😉 RDV à 5h45 à la réception ! Waouuuuw.
Dimanche 1er novembre. Balade dans les rues de Bundi.
Début de matinée pas très productif vu que nous sommes arrivés assez tard la veille à Bundi. Nous avons simplement déambulé dans les rues du quartier se trouvant au pied du Palais de Bundi.

Bundi: vue sur le palais et le fort
Sommes-nous au beau milieu d’un rêve ? Aucun indien ne nous a sauté dessus pour essayer de nous vendre quelque chose ?! Et oui, Bundi, la campagnarde, n’a pas encore perdu son authenticité ni sa simplicité. Les gens nous saluent simplement à coup de « Namaste », « Hello » et bien sûr de grands sourires. Ils sont contents de nous voir et essaient de communiquer avec nous dans un anglais souvent approximatif. Mais quel bonheur, ils ne sont pas encore devenus dépendants du tourisme et ils n’essayent pas de nous faire rentrer à tout prix dans leurs échoppes. Une petite fille a même couru vers nous pour juste nous demander nos prénoms.
Comme nous sommes à la campagne, il y a évidemment aussi beaucoup plus de vaches dans les rues, plus de chiens aussi et quelques cochons. Non, ces vaches ne sont pas abandonnées, elles ont bel et bien un propriétaire, qui a vite compris que les rares pelouses et poubelles de la ville ainsi que les restes de nourriture et les déchets (papier par exemple) des rues et des égouts à ciel ouverts sont un fourrage particulièrement bon marché…
A midi, nous avons mangé le meilleur thali (assortiments de mini plats) que nous ayons mangé depuis le début de notre séjour en Inde, et pour pas très cher en plus ! Il comprenait même un dessert indien (très sucré bien sûr), une première pour nous en Inde !!
En fin d’après-midi, nous sommes allés du côté du bazar et du marché. Ce côté-là de la ville est inévitablement plus bruyant et donc moins plaisant mais, somme toute, intéressant. Que vendent-ils, par exemple, sur le marché ? Des légumes et des légumes : petits choux-fleurs, petites aubergines rondes, tomates, navets, épinards, salades, poivrons, gingembre, curcuma, etc..
Comme Mister J ne regarde jamais où il met les pieds, ce qui devait arriver arriva : il a scalpé une bouse de vache avec sa sandale… juste devant le restaurant où nous nous apprêtions à prendre un verre. Cela rappellera des souvenirs à la maman de Miss V, qui avait marché en sandales dans une crotte de chien juste avant de rentrer dans un restaurant en France.
Il paraît qu’il y a un restaurant à Bundi dont le cuisinier a travaillé dans un restaurant italien à Goa et dont les pizzas valent vraiment le coup. Verdict ? Elles sont effectivement super bonnes ! Nous n’en mangerons peut-être plus d’aussi bonnes avant un an…
Lundi 2 novembre. Visite du fort et du palais de Bundi
Lever matinal après une bonne nuit de sommeil, nous voilà partis à la conquête du fort de Bundi. Le fort est abandonné et la nature y retrouve petit à petit sa place, de même que les singes qui s’amusent dans ce fort et profitent des piscines.

Le Fort de Bundi

Le Fort de Bundi
Après un moment de doute à la billetterie, où un gardien nous a affirmé « From this point it’s completely the jungle. You’d better have a guide, it’s full of monkey’s up there and they are waiting for you !» (ce qui pourrait être le trailer du nouveau film de la planète des singes), nous décidons quand même de monter à la conquête du fort, armés de bâtons et d’une pierre pour les faire fuir. Nous étions peu fiers au début mais au final, nous avons fait tellement de bruit avec ces bâtons qu’aucun singe ne s’est approché de nous. En tout, nous avons dû voir une bonne vingtaine de macaques, surtout sur le trajet du retour.
La visite du palais est très rapide : il est vide, et seule une très petite partie est ouverte à la visite. Il possède quand même un beau petit jardin et quelques fresques ont résisté au temps. Mister J était un peu déçu ; Miss V, quant à elle, s’est amusée en prenant des photos.
Comme on ne change pas une équipe qui gagne, nous sommes retournés au Rainbow Restaurant, le restaurant qui, d’après nous, fait les meilleurs thalis. Nous avons testé le deuxième thali de la carte. Alors ? Un vrai délice aussi, et deux autres petits desserts de tester (toujours aussi sucrés)!
Mardi 3 novembre. Trajet en bus de Bundi à Pushkar.
Après un lever (encore) matinal, nous nous sommes rendus à pied à la gare de bus de Bundi pour prendre un premier bus pour Ajmer (5h) puis un second pour Pushkar (30 minutes).
Le trajet ne nous a pas paru très long ; nous avions la compagnie d’ados très intéressés de savoir ce qu’on faisait dans ce bus ainsi que d’avoir notre compte Facebook et notre numéro de téléphone… Mais la conversation n’a pas été beaucoup plus loin car ils se sont assez vite moqués de nous et de notre anglais un peu trop parfait !
Ils nous ont toutefois posé deux questions très intéressantes :
Après 5h de trajet dans un bus gouvernemental indien, quel bonheur de sortir de ce bus pour retrouver des sensations au niveau des fesses, qui se sont endormies à cause des banquettes trop durs. D’ailleurs, les 30 minutes dans le second bus, nous les avons passées debout car le bus était bondé. Arrivés à Pushkar, nous trouvons refuge dans une chouette guesthouse qui nous avait été conseillée par un autre routard français à Ranakpur (Udaipur), Benjamin, celui qui ne visite aucun monument. Hasard de nos calendriers, nous le retrouvons également dans cette guesthouse ; il a tellement aimé cette ville qu’il a décidé de revenir à Pushkar.
A première vue, la ville est chouette, et assez calme car le centre-ville est interdit aux voitures mais pas aux scooters ! Il est très facile de trouver nos marques dans cette ville très occidentalisée et très orientée « tourisme ». Contrairement à Jaipur ou Udaipur, Pushkar ne vous dit surement rien mais elle est en réalité très touristique. C’est effectivement là que nous avons vu le plus de touristes, et notamment des touristes ayant des looks que nous n’avons croisés nulle part ailleurs en Inde : baba cools, yogis ou motards. Pushkar est en fait connue comme étant la ville des hippies, la ville « Peace and Love » et accessoirement la ville où a lieu la plus grande foire aux dromadaires, foire pendant laquelle il ne vaut mieux pas venir car les prix des hébergements sont multipliés par 4 (au moins).
Nous avons également fait connaissance avec la mendicité des enfants qui nous demandent des sous pour manger un « chapati », parfois pousser par leurs parents juste à côté. Pourquoi ici et pas ailleurs ? Pourtant, ce n’est pas ici que se trouvent les plus pauvres. Peut-être que Pushkar est devenue trop touristique (sans vouloir paraître sans cœur) …
Nous avons également découvert les arnaques aux donations qui prouvent que notre vigilance ne doit jamais fléchir en Inde ! Originellement, à l’arrivée dans la ville, les visiteurs étaient invités à déposer des pétales de fleurs dans le lac en guise d’offrandes. Aujourd’hui, on vous offrira des pétales dès votre sortie du bus et à chaque point d’accès au lac en vous invitant à les déposer en offrandes dans le lac. Mais si vous acceptez, vous vous retrouverez entourés d’indiens qui vous « inviteront » à faire une donation et ne vous lâcheront que si le montant leur convient (parfois plusieurs milliers de roupies selon si vous avez l’air riche ou pas…). Heureusement, grâce à notre guide du Routard, nous étions au courant de ces pratiques détestables. Nous n’avons pas été dupes mais beaucoup de touristes, trop peu préparés, se font avoir, comme ces deux anglaises d’une soixantaine d’année. En s’éloignant du centre touristique, l’accès au lac se fait sans soucis 😉
Mercredi 4 novembre. Visite de Pushkar.
Après avoir déambulé dans les rues du marché et avoir fait un petit tour au lac pour observer les ablutions (bain purificateur), nous avons passé la pause de midi à notre guesthouse avec Benjamin, qui nous a vanté les talents du cuisinier de notre guesthouse. Miam ! Pendant cette pause, nous avons bien sûr parlé de l’Inde, dont Benjamin est littéralement tombé amoureux, mais aussi du Tibet, de la Chine et du Ladakh, la pointe nord de l’Inde où s’expatrient beaucoup de Tibétains et où Benjamin a débuté son séjour. Benjamin est plutôt positif quant à l’avenir des Tibétains (étudiants chinois avec des t-shirt « Free Tibet » au Ladakh) alors que Mister J pas du tout (arrivée massive de plus en plus de chinois au Tibet)… Intéressante conversation !
Nous sommes ensuite montés sur le toit-terrasse de notre guesthouse, où nous avons fait la connaissance d’une jeune anglaise qui voyage en solo en Asie depuis 9 mois. Cela fait 2 mois qu’elle est arrivée en Inde et elle compte y rester encore 2 mois pour pouvoir visiter l’Inde dans son entièreté. Elle nous a avoué que les trajets lui demandent tellement d’énergie qu’elle reste souvent plusieurs jours, voire 1 semaine, au même endroit. Nous comprenons 😉 De plus, elle estime que les femmes qui voyagent en Inde ne vivent pas la même expérience que les hommes ; c’est encore plus oppressant, plus fatigant. Miss V approuve aussi ! Quel courage de voyager toute seule en Inde!! Mais quand bien même, nous aimons l’Inde pour ses qualités et ses défauts 😉

Pushkar: toit de notre guesthouse
Benjamin nous avait aussi conseillé d’aller observer le coucher de soleil en haut de la colline qui se trouve derrière notre guesthouse. En effet, quelle belle vue sur Pushkar ! Et presque pas un chat là-haut, vu que ce n’est renseigné dans aucun guide touristique. Nous avons surtout remarqué la présence d’un occidental qui s’est offert une séance de yoga tectonique pendant bien 1h à l’endroit qui offrait la meilleure vue sur la ville… Cela a même fait rire l’indien qui s’occupait de l’entretien du petit temple posté au sommet de la colline !
Jeudi 5 novembre. Relax, chill out, take it easy!
Plutôt que de prendre un énième pancake à la banane, nous avons décidé de varier les plaisirs ce matin et de prendre un petit déjeuner très sain : un muesli deluxe avec fruits frais, figues, grenades, noix, noix de cajou, etc. Miam miam ! Voici la devise du restaurant Honey & Spice: « May food be one’s only medicine. If we eat rigthly, no doctor is needed. If we eat wrongly, no doctor can cure us ». A méditer…
Journée de détente, de blogging et de lecture. Vous remarquerez que, pour une fois, nous sommes à jour! 😉 C’est aussi le premier endroit depuis 1 mois où internet fonctionne correctement…