Mexique: Valladolid et Chichén Itzá

Jeudi 17 mars 2016. Trajet de Merida à Valladolid.

Nous arrivons à Valladolid en fin de matinée, le temps de trouver un resto et de partir à la conquête de la ville. Nous avons goûté l’agua de Tamarindo. L’espace d’un instant, cela nous a rappelé la Birmanie, où on nous offrait souvent de petits bonbons au tamarin à la fin du repas. Il a bien le même goût des deux côtés du globe 😉

Valladolid: un agua de tamarindo

Valladolid: un agua de tamarindo

Il n’y a pas grand chose à voir à Valladolid : le zocaló et sa cathédrale, la rue XXX et le couvent San Bernardino et la Cenote Zaci. Mais cette ville est le meilleur point de base pour visiter les pyramides de Chichen Itza (voir plus vas).

Valladolid: calzada de los frailes

Valladolid: calzada de los frailes

Valladolid: une hutte traditionnelle maya

Valladolid: une hutte traditionnelle maya

Valladolid: Valladolid: calzada de los frailes

Valladolid: Valladolid: calzada de los frailes

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: le couvent de San Bernardino

Valladolid: la cenote Sis-Ha du couvent de San Bernardino

Valladolid: la cenote Sis-Ha du couvent de San Bernardino

Valladolid: la cenote Sis-Ha du couvent de San Bernardino

Valladolid: la cenote Sis-Ha du couvent de San Bernardino

Valladolid: la cenote Sis-Ha du couvent de San Bernardino

Valladolid: un christ sur la croix avec les articulations mobiles pour encore plus de réalisme (l'église de San Bernardino)

Valladolid: un christ sur la croix avec les articulations mobiles pour encore plus de réalisme (l’église de San Bernardino)

Valladolid: Valladolid: calzada de los frailes

Valladolid: Valladolid: calzada de los frailes

Valladolid: le Zocaló

Valladolid: le Zocaló

Valladolid: la cathédrale de San Gervasio

Valladolid: la cathédrale de San Gervasio

Valladolid: la cathédrale de San Gervasio

Valladolid: la cathédrale de San Gervasio

Valladolid: el zocaló

Valladolid: el zocaló

Valladolid: la cenote Zaci

Valladolid: la cenote Zaci

Comme goûter, nous avons pris la première glace de notre voyage, un Magnum ! Après 5 mois de voyage et vu la chaleur, Miss V était en manque 😉 Normalement au Mexique, la chaine du froid devrait être bien respectée… Espérons-le !

Valladolid: source de discorde. Deux manières totalement différentes de manger un Magnum...

Valladolid: source de discorde. Deux manières totalement différentes de manger un Magnum…

Assis sur un banc du zocaló à terminer notre glace, une jeune étudiante de l’université de Valladolid est venue nous aborder car elle avait un devoir de français à réaliser. Celui-ci consistait à demander à une personne parlant français de lui raconter en français une histoire culturelle de son pays et, à son tour, elle nous en raconterait une du Mexique. Nous lui avons expliqué où se trouvait la Belgique, que l’on y parlait 3 langues et que la Belgique était connue pour ses bières, son chocolat, ses frites et son fameux Manneken Pis. Elle nous a alors raconté comment se déroulait le Jour des Morts au Mexique. La pauvre, elle était hyper stressée, rigolait nerveusement et commençait surement tout juste à apprendre le français car nous n’avons pas compris grand chose à ce qu’elle lisait concernant cette fameuse Fête des Morts au Mexique. Qui sait, elle se destine peut-être à être guide touristique…

 

Vendredi 18 mars 2016. Visite des pyramides de Chichen Itza.

Voici la vraie raison pour laquelle nous sommes venus à Valladolid : Chichen Itza, les pyramides mayas les plus connues, les plus touristiques, et qui ne se trouve qu’à 40 min de bus de Valladolid. Cela nous permettra d’arriver avant les groupes de touristes venus de plus loin, comme Merida, Playa del Carmen ou encore Cancun.

Peu avant 8h, nous nous dirigeons vers le parking des collectivos (ces vieux minibus) allant à Chichen Itza mais lorsque nous arrivons au parking, pas un chat et pas un seul collectivo à l’horizon… Sommes-nous trop tôt ? Nous ne le saurons jamais. Car comme nous voulons arriver tôt sur le site pour éviter la grande foule, pas question d’attendre qu’un collectivo se pointe on-ne-sait-quand. Heureusement, la gare des bus se trouve juste à côté. Nous nous y rendons et apprenons qu’il y a un bus qui part à 8h30 pour seulement 26 pesos pour une personne (1,2€). Parfait, adjugé, nous le prendrons.

Après un bon 3/4h de trajet, nous arrivons au pied de la pyramide le plus importante du site : el Castillo. Moins imposante que les pyramides de Teotihuacan et beaucoup plus austère que les pyramides de Palenque et d’Uxmal, c’est surtout sa symbolique et son acoustique qui sont intéressantes. Cette pyramide représente le calendrier maya, qui comprend aussi 365 jours mais, par contre, 18 mois de +-20 jours. Les marches de la pyramide représentent les 365 jours de l’année : 91 marches de chacun des 4 côtés, plus une marche pour pénétrer dans la pyramide par le dessus. Les terrasses de chaque côté d’un escalier représentent les 18 mois du calendrier maya : 9 à gauche et 9 à droite.

Chichen Itza: el Castillo

Chichen Itza: el Castillo

Les saisons sont également représentées dans cette pyramide où l’alignement avec le soleil provoque des jeux d’ombres évoquant l’ondulation du corps d’un serpent descendant le long des marches lors des équinoxes et solstices. Des dizaines de milliers de personnes viennent chaque année y assister.

Chichen Itza: el Castillo

Chichen Itza: el Castillo

Chichen Itza: el Castillo et ses 2 serpents à plumes

Chichen Itza: el Castillo et ses 2 serpents à plumes

Chichen Itza: el Castillo et ses 2 serpents à plumes

Chichen Itza: el Castillo et ses 2 serpents à plumes

Quant à l’acoustique du Castillo, vous entendrez un cri d’oiseau venant du haut de la pyramide après avoir tapé dans les mains. Impressionnant et amusant!

Chichen Itza: el Castillo

Chichen Itza: el Castillo

L’intérieur de cette pyramide renferme en fait une deuxième pyramide, dans laquelle se trouve un jaguar rouge aux yeux émeraude, surement utilisé comme trône.

Nous avons passé au moins 1h à examiner cette pyramide sous toutes ses coutures et à écouter les explications des guides par ci par là.

Chichen Itza: el Castillo

Chichen Itza: el Castillo

Chichen Itza: el Castillo

Chichen Itza: el Castillo

C’est alors que nous entamons la conversation avec un couple de Québécois presque retraités que nous avons déjà aperçus à San Cristóbal, Palenque, Uxmal et Valladolid. Et demain, ils vont à Tulum, comme nous 😉 Bref, nous avons quasiment le même itinéraire, sauf qu’ils ont commencé à Cancun et nous, à Mexico City. « Ooooh quelle chance, vous avez visité Mexico City ! » nous dit la dame 😉 Quand ils seront retraités (dans 2 ans), ils envisagent de voyager plusieurs mois en Asie, où ils ne sont jamais allés et de revisiter les Parcs Nationaux de l’Ouest américains mais à moto cette fois. Beau programme ! Et quand ils n’auront plus la force de porter leur sac à dos, ils achèteront une valise à rouettes et resteront beaucoup plus longtemps au même endroit.

Après avoir examiné cette pyramide sous toutes ses coutures pendant une grosse heure, nous nous dirigeons vers la Plate-forme des Aigles et des Jaguars puis vers la Cenote Sacrée.

Chichen Itza: les serpents à plumes de la Plate-forme des Aigles et des Jaguars

Chichen Itza: les serpents à plumes de la Plate-forme des Aigles et des Jaguars

Chichen Itza: un jaguar

Chichen Itza: un jaguar

Chichen Itza: un aigle dévorant un coeur

Chichen Itza: un aigle dévorant un coeur

Chichen Itza: la deuxième Plate-forme des Aigles et des Jaguars

Chichen Itza: la deuxième Plate-forme des Aigles et des Jaguars

Chichen Itza: la Plate-forme des Aigles et des Jaguars

Chichen Itza: la Plate-forme des Aigles et des Jaguars

Chichen Itza: la Plate-forme des Aigles et des Jaguars

Chichen Itza: la Plate-forme des Aigles et des Jaguars

Chichen Itza: la Plate-forme des Aigles et des Jaguars

Chichen Itza: serpents

Chichen Itza: la Cenote Sacrée

Chichen Itza: la Cenote Sacrée

Nous nous rendons ensuite au Temple des Tables, au Temple des Guerriers et le Groupe des Mille Colonnes. Impressionnantes toutes ces colonnes sculptées. Par contre, contrairement aux autres sites que nous avons visités, nous ne pouvons monter sur aucun temple ici, d’où l’utilité d’avoir des jumelles 😉

Chichen Itza: le Temple des Grandes Tables

Chichen Itza: le Temple des Grandes Tables

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: et les colonnes sont sculptées svp!

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Temple des Guerriers et le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Groupe des Milles Colonnes

Chichen Itza: le Groupe des Milles Colonnes

Nous allons ensuite jeter un œil à l’Osario (ou le Temple du Grand Prêtre), qui possède deux beaux serpent le long de son escalier, ainsi qu’à l’étonnant Caracol (ou Observatoire).

Chichen Itza: une hutte traditionnelle maya

Chichen Itza: une hutte traditionnelle maya

Chichen Itza: el Osario ou la Tombe du Grand Prêtre

Chichen Itza: el Osario ou la Tombe du Grand Prêtre

Chichen Itza: el Caracol ou l'Observatoire

Chichen Itza: el Caracol ou l’Observatoire

Chichen Itza: el Caracol ou l'Observatoire

Chichen Itza: el Caracol ou l’Observatoire

Chichen Itza: el Caracol ou l'Observatoire

Chichen Itza: el Caracol ou l’Observatoire

Nous terminons alors notre journée de visite par le Jeu de Pelote, le plus grand qui ait jamais existé et doté d’une acoustique remarquable. Le jeu de pelote se jouait avec une balle en caoutchouc de 20 à 35cm de diamètre, que les joueurs ne pouvaient toucher qu’avec les hanches, les genoux et les coudes. Le capitaine de l’équipe gagnante ou perdante (pas encore très clair) se faisait décapiter. Pourquoi serait-ce le gagnant ? Car à l’époque, cela pouvait être considéré comme un honneur de se sacrifier.

Chichen Itza: le Jeu de Pelote

Chichen Itza: le Jeu de Pelote

Chichen Itza: le Jeu de Pelote

Chichen Itza: le Jeu de Pelote

Chichen Itza: le Jeu de Pelote

Chichen Itza: le Jeu de Pelote

Chichen Itza: les joueurs du Jeu de Pelote

Chichen Itza: les joueurs du Jeu de Pelote

Chichen Itza: le perdant (ou gagnant) sans tête et avec, à la place, des gerbes de sang qui se transforment en serpents

Chichen Itza: le perdant (ou gagnant) sans tête et avec, à la place, des gerbes de sang qui se transforment en serpents

Chichen Itza: l'autre capitaine tenant la tête du perdant (ou gagnant)

Chichen Itza: l’autre capitaine tenant la tête du perdant (ou gagnant)

Chichen Itza: le Jeu de Pelote

Chichen Itza: le Jeu de Pelote

Chichen Itza: le Jeu de Pelote

Chichen Itza: le Jeu de Pelote

Chichen Itza: un des goals du Jeu de Pelote

Chichen Itza: un des goals du Jeu de Pelote

Il est 13h et le site est maintenant rempli de grands groupes de touristes ; il est temps de nous enfuir 😉

Comme il fait méga chaud, que le bus ne coûte finalement pas beaucoup plus cher qu’un collectivo et que le bus, lui, est climatisé, nous décidons de prendre le bus pour retourner à Valladolid. Hasta la vista baby!

Au fait, sur le site, nous avons fait une petite folie, pas tellement au niveau du prix mais de ma taille et du poids. Nous avons acheté un calendrier maya, un grand car les petits étaient moins beaux 😉 Caroline, tu viens bientôt nous en débarrasser hein ? Plus que 2 mois et 9 jours, on t’attend…;)

Chichen Itza: notre petite folie, un calendrier maya

Chichen Itza: notre petite folie, un calendrier maya tout coloré


Mexique: Mérida et Uxmal

Lundi 14 mars 2016. Trajet de Campeche à Mérida.

Après 2h30 de trajet, nous débarquons à Mérida, la capitale de l’État du Yucatán, l’état le plus touristique du Mexique. Jusqu’à présent, nous n’avions pas croisé beaucoup de touristes au Mexique, excepté à San Cristóbal de las Casas. Alors que nous étions les seuls touristes dans le bus ce matin, c’est loin d’être le cas ici à Merida. Bienvenue au Yucatán ! 😉

Mérida est bien différente de Campeche : c’est une grande ville. Les trottoirs au soleil sont vides mais il y a des bouchons sur les trottoirs à l’ombre. Par ailleurs, c’est l’hiver mais il fait 35°C… Faut pas imaginer l’été !

Pour supporter la chaleur, nous avons choisi un hôtel colonial avec piscine. Nous logeons dans la partie ancienne, moins cher, mais bénéficions des installations de la partie plus récente, dont la piscine. Encore une occasion de faire trempette et de rencontrer des gens que nous n’avons pas l’habitude de rencontrer habituellement. Mister J a tapé la causette avec deux retraités américains qui ont beaucoup voyagés en Amérique latine. La dame se félicite d’avoir visité les 50 états américains pour le travail. Des américains qui voyagent ? Ça existe ! Ils sont clairement moins « routards » que nous mais ils réfléchissent à faire un long voyage en Asie. Nous avons donc échangé nos « tips&tricks ». Le monsieur a notamment évoqué le Canal de Panama comme un « must-see » qui vaut le détour, notamment en terme de « sécurité » … Affaire à suivre.

Merida: entrée de notre hôtel colonial et exposition de peintures de la grande peintre mexicaine Frida Kahlo

Merida: entrée de notre hôtel colonial et exposition de peintures de la grande peintre mexicaine Frida Kahlo

Merida: notre hôtel colonial et exposition de peintures de Frida Kahlo

Merida: notre hôtel colonial et exposition de peintures de Frida Kahlo

Merida: tableau de et par Frida Kahlo, qui a eu la polio à 6 ans et a été grièvement blessée dans un accident de bus à 19 ans. C'est pendant ces mois d'alitement qu'elle commence à peindre.

Merida: tableau de et par Frida Kahlo, qui a eu la polio à 6 ans et a été grièvement blessée dans un accident de bus à 19 ans. C’est pendant ces mois d’alitement qu’elle commence à peindre.

Merida: "la Colonne Cassée", autoportrait de Frida Kahlo

Merida: « la Colonne Cassée », autoportrait de Frida Kahlo

Merida: tableau de Diego Rivera, époux de Frida Kahlo et de 21 ans son ainé. Ce tableau se trouve sur les billets de 500 pesos mexicains.

Merida: tableau de Diego Rivera, époux de Frida Kahlo et de 21 ans son ainé. Ce tableau se trouve sur les billets de 500 pesos mexicains.

Merida: notre hôtel colonial by night

Merida: notre hôtel colonial by night

Merida: à partir de 18h, nous avons la piscine pour nous tout seuls ;)

Merida: à partir de 18h, nous avons la piscine pour nous tout seuls ;)

 

Mardi 15 mars 2016. Visite de Mérida.

Nous avons décidé de nous lever tôt, à 6h30, afin de profiter de la « fraicheur » matinale. Et nous avons eu bien raison : à 11h, il faisait déjà 32°C ! Les températures monteront jusqu’à 37°C cet après-midi. Nous vous rappelons que nous sommes en hiver 😉

C’est assez agréable de se balader à Mérida. Elle possède beaucoup d’églises, de bâtiments coloniaux et de parcs mais le reste manque beaucoup de charme et ressemble trop à une ville américaine. Bref, ce n’est pas mal mais nous avons préféré les autres villes par lesquelles nous sommes passées.

Merida: la Cathédrale de San Ildefonso

Merida: la Cathédrale de San Ildefonso

Merida: el zocaló

Merida: el zocaló

Merida: le zocaló et son Palacio del Gobernio

Merida: le zocaló et son Palacio del Gobernio

Merida

Merida

Merida

Merida

Merida: l'église de Jésus

Merida: l’église de Jésus

Avenida de la Reforma, les Champs Elysées de Merida

Avenida de la Reforma, les Champs Elysées de Merida

Merida: Avenida de la Reforma, les Champs Elysées de Merida

Avenida de la Reforma, les Champs Elysées de Merida

Merida

Merida

Merida

Merida

Merida

Merida

Merida: une église

Merida: une église

 

Nous nous sommes ensuite réfugiés au marché, là où on retrouve toujours la vraie vie des locaux ! La visite fut fort intéressante : entre fruits & légumes, viandes, ustensiles de cuisine, etc. c’est dépaysant ! Nous remarquons aussi que c’est beaucoup plus hygiénique que dans les marchés en Asie. Cela nous rassure 😉

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez et sa fabrication de tortillas

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez et sa fabrication de tortillas

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez et sa fabrication de tortillas

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez et sa fabrication de tortillas

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez et sa boucherie

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez et ses boucheries

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez et ses stands de nourriture pour chiens

Merida: le marché municipal Lucas de Gálvez et ses stands de nourriture pour chiens

Maintenant que nous avons bien compris la différence entre les tacos, les fajitas, les burritos, les quesadillas et les enchiladas, voilà que nous nous rendons compte qu’il y a des variantes. Gloups ! Exemple : une quesadilla traditionnelle est une tortilla (crêpe) remplie de fromage. Lorsqu’on ajoute du jambon, cela s’appelle une « burrita » (à ne pas confondre avec le burrito, plus grand, plus fourni, plus bourratif). Et quand on ajoute du jambon et du guacamole, cela s’appelle une « syncronizada ». Faciiiile 😉 Au fait, Mister J est maintenant addict à l’agua de Jamaica, la fameuse infusion de fleurs d’hibiscus que nous prenions pour du cassis 😉 Mais il a quand même aussi gouté l’agua de Horchata, faite à base de riz et de cannelle.

Merida: quesadillas (plus précisement "syncronizadas" car, en plus du fromage, il y a du jambon et du guacamole)

Merida: des quesadillas, ou plus précisement des »syncronizadas » car, en plus du fromage, il y a du jambon et du guacamole)

Sur le chemin du retour nous croisons un guide de musée qui nous aborde et commence à nous féliciter pour notre espagnol et à critiquer « los Gringos » qui viennent ici sans s’intéresser à la culture ou la langue. Bon, ne soyons pas naïfs, nous savons bien qu’il essayait aussi de nous vendre son musée. Mais il est vrai qu’ici plus qu’ailleurs, les locaux sont très hermétiques à l’anglais. Même avec notre espagnol de débutants, nous voyons bien qu’ils sont très contents qu’on essaie de le pratiquer. Et au marché, cela aide beaucoup : nous achetons souvent des fruits et légumes et ce, au prix local grâce à nos quelques mots d’espagnol ! En outre, il était aussi content d’apprendre que nous n’allions pas à Cancun, que les Mexicains ne considèrent plus vraiment comme le Mexique et qu’ils appellent « Gringoland ».

Notre journée de visite s’arrêtera en début d’après-midi pour aller se reposer à la piscine et surtout profiter des machines à laver en libre service de l’hôtel pour laver tous nos vêtements ! Nous enfilons rapido presto nos maillots de bains et mettons tous nos vêtements à la machine ! 😉 C’est la première fois que nos vêtements passent dans une machine à laver depuis 5 mois et demi. Quel bonheur ! Nous avions fait laver une partie de nos vêtements en Birmanie et l’autre partie au Laos mais là-bas, ils le font à la main…

 

Mercredi 16 mars 2016. Visite des pyramides de Uxmal.

Nous nous rendons au Terminal de bus de seconde-classe. Selon nos (faibles) informations, il devrait y avoir un bus pour Uxmal à 9h. Bingo ! Mais à notre grande surprise, nous ne sommes pas les seuls touristes à prendre ce bus 😉 Si si, il y avait une bonne grosse dizaine de touristes dans ce bus !

Bus de Merida à Uxmal: Monsieur Chips

Bus de Merida à Uxmal: Monsieur Chips

Après 1h20 de trajet, nous voilà au pied des pyramides de Uxmal, notre 2e site de pyramides mayas. Waouuuuw ! Elles sont à nouveau totalement différentes de celles que nous avons vues à Teotihuacan (pas maya) et à Palenque (maya). Incroyable, toutes ces sculptures encore présentes sur les édifices. Et comme nous avions pris, pour la première fois, nos jumelles (mieux vaut tard que jamais), cela nous a permis d’admirer tout ces bas-reliefs, qui ne sont pas toujours accessibles de près. A réitérer ! Malgré la chaleur, nous optons pour le grand tour, qui comprend la Pyramide du Magicien, le Quadrilatère des Oiseaux, le Quadrilatère des Nonnes, le Jeu de Pelote, le Cimetière, la Grande Pyramide et le Palace du Gouverneur. Encore une fois, ce site est vraiment magnifique. Notre plus belle journée au Mexique depuis notre arrivée !

Uxmal: la Pyramide du Magicien

Uxmal: la Pyramide du Magicien

Uxmal: un iguane

Uxmal: un iguane

Uxmal: la Pyramide du Magicien, en forme de hute traditionnelle maya

Uxmal: la Pyramide du Magicien, en forme de hutte traditionnelle maya

Uxmal: la Pyramide du Magicien

Uxmal: la Pyramide du Magicien

Uxmal: la Pyramide du Magicien et le Quadrilatère des Oiseaux

Uxmal: la Pyramide du Magicien et le Quadrilatère des Oiseaux

Uxmal: la Pyramide du Magicien

Uxmal: la Pyramide du Magicien

Uxmal: la Pyramide du Magicien

Uxmal: la Pyramide du Magicien

Uxmal: un iguane

Uxmal: un iguane

Uxmal

Uxmal: la Quadrilatère des Nonnes

Uxmal: le Quadrilatère des Nonnes

Uxmal: le Quadrilatère des Nonnes

Uxmal: le Quadrilatère des Nonnes

Uxmal: le Quadrilatère des Nonnes

Uxmal: le Quadrilatère des Nonnes

Uxmal: le Quadrilatère des Nonnes

Uxmal: le Quadrilatère des Nonnes

Uxmal: le Quadrilatère des Nonnes

Uxmal

Uxmal

Uxmal: un iguane sur un mur du Quadrilatère des Nonnes

Uxmal: un iguane sur un mur du Quadrilatère des Nonnes

Uxmal: le Jeu de Pelote

Uxmal: le Jeu de Pelote

Uxmal: le goal du Jeu de Pelote

Uxmal: un goal du Jeu de Pelote

Uxmal: le gardien du Jeu de Pelote

Uxmal: le gardien du Jeu de Pelote

Uxmal: le Cimetière

Uxmal: le Cimetière

Uxmal: la Grande Pyramide. Certaines Américaines ont une manière bien particulière de descendre les pyramides...

Uxmal: la Grande Pyramide. Certaines Américaines ont une manière bien particulière de descendre la Grande Pyramide…

Uxmal: la Grande Pyramide

Uxmal: la Grande Pyramide

Uxmal: la Grande Pyramide

Uxmal: la Grande Pyramide

Uxmal: vue depuis la Grande Pyramide sur le Quadrilatère des Nonnes (au fond à gauche) et la Pyramide du Magicien (au fond à droite)

Uxmal: vue depuis la Grande Pyramide sur le Quadrilatère des Nonnes (au fond à gauche) et la Pyramide du Magicien (au fond à droite)

Uxmal: un quetzal (la Grande Pyramide)

Uxmal: un quetzal (la Grande Pyramide)

Uxmal: la Grande Pyramide

Uxmal: la Grande Pyramide

Uxmal: el Palacio del Gobernor

Uxmal: el Palacio del Gobernor

Uxmal

Uxmal: vue depuis le Palacio del Gobernor

Uxmal: la Pyramide du Magicien

Uxmal: la Pyramide du Magicien

Uxmal

Uxmal: el Palacio del Gobernor

Uxmal: des oranges

Uxmal: des oranges

Théoriquement, le bus pour retourner à Merida devait arriver à 15h mais…il est arrivé avec 30 minutes de retard 😉 Les autres touristes qui attendaient commençaient à se poser des questions, surtout que nous étions de plus en plus à attendre ce bus et tout le monde n’avait pas acheté son billet retour. Allions-nous tous pouvoir rentrer dedans ? Ouf, il y avait tout juste la place pour tout le monde 😉

Bus de Uxmal à Merida: Jesus Christ and Angry Birds are with us!

Bus de Uxmal à Merida: Jesus Christ and Angry Birds are with us!


Mexique: Campeche

Samedi 12 mars 2016. Trajet de Palenque à Campeche.

Après 5h20 de trajet, nous débarquons à Campeche, où la température avoisine les 33°C. Autant vous dire mangeons manger dans un restaurant fréquenté par les Mexicains. S’il y a autant de mexicains dans ce restaurant, cela nous garantit une bonne nourriture 😉 Et ce fut super bon ! Et super consistant, comme d’habitude !

Campeche: sorte de polenta mélangée à du poulet et cuite dans une feuille de bananier

Campeche: sorte de polenta mélangée à du poulet et cuite dans une feuille de bananier

Campeche: un agua jamaica

Campeche: un agua jamaica, faite à base de fleurs d’hibiscus (l’emblème de la Jamaïque)

Nous ne croiserons pas beaucoup de touristes à Campeche; quel plaisir ! Mais il y a beaucoup de vendeuses de souvenirs qui viennent des campagnes. Elles déambulent dans la ville chargées de souvenirs dans l’espoir de se faire quelques euros. Leurs regards nous marquent, de même que le regard de leurs enfants que les suivent parfois.

Campeche: une (beaucoup trop) jeune vendeuse de bracelets qui accompagne sa maman

Campeche: une (beaucoup trop) jeune vendeuse de bracelets qui accompagne sa maman

Campeche: un adolescent vendeur de snacks

Campeche: un adolescent vendeur de snacks

Campeche

Campeche: une vendeuse de bracelets et d’étoffes en tout genre

 

Dimanche 13 mars 2016. Visite de Campeche.

Le centre historique de Campeche est une ville fortifiée dont toutes les maisons sont colorées. L’espace d’un instant, cela nous rappelle Cuba, en plus joli même et sans ses touristes, mais sans son charme 😉 On ne vient pas à Campeche pour un monument en particulier mais plutôt pour se perdre dans ses rues aux façades toutes colorées. En déambulant ça et là en cherchant un peu d’ombre, nous sommes tombés sur le Zócalo et sa Cathédrale ainsi que l’ex Temple San José.

Campeche: le centre-ville fortifié

Campeche: le centre-ville fortifié

Campeche: le centre-ville fortifié

Campeche: le centre-ville fortifié

Campeche

Campeche

Campeche

Campeche

Campeche

Campeche

Campeche: l'ex Temple San José

Campeche: l’ex Temple San José

Campeche

Campeche

Campeche: le bord de mer...bétonné (de style américain)

Campeche: le bord de mer…bétonné (de style américain)

Campeche

Campeche

Campeche

Campeche

Campeche

Campeche

Campeche

Campeche

Campeche: el Zocaló

Campeche: el Zocaló

Campeche: el Zócalo

Campeche: el Zocaló

Campeche: la Cathédrale Nuestra Señora de la Puríssima Concepción

Campeche: la Cathédrale Nuestra Señora de la Puríssima Concepción

Nous faisons aussi une pause dans une chocolaterie. Au Mexique on trouve beaucoup de chocolateries et la tradition du cacao date de la période préhispanique. Mais ici, on ne le mange pas ; non, on le boit ! Malgré le grand nombre de chocolaterie, les seules barres de chocolat que nous trouvons sont des barres à faire fondre dans du lait chaud ! Il s’agira donc d’une pause dégustation d’un chocolat frappé bien glacé. C’est bon, mais un peu lourd et sucré comme l’aiment les mexicains !

Campeche

Campeche

Campeche: et un chocolat frappé glacé

Campeche: et un chocolat frappé glacé

En fin d’après-midi, nous profitons de la piscine, que nous avons (presque) pour nous tout seuls, quand il n’y a pas une famille mexicaine qui y passe son après-midi en buvant de la bière ou une boisson énergisante et en mettant la musique à fond.

Mexique: Palenque

Jeudi 10 mars 2016. Trajet vers Palenque avec excursion à Agua Azul et Misol-Ha.

Sur la carte, Palenque ne paraît pas très loin mais la route est sinueuse ; ça monte, ça descend et ça tourne dans tout les sens, ce qui rallonge sensiblement le temps de trajet (entre 5h et 7h). Partis à 5h du matin, la journée s’annonce longue… Finalement pas tant que çà car nous papotons tout le long du trajet avec un jeune Français de 22 ans qui est assis à côté de nous sur la banquette arrière du minibus (et oui, encore cette foutue banquette arrière !). C’est son premier voyage en dehors de l’Europe. Il reste 1 mois au Mexique et a un permis-travail jusqu’en novembre pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Entre-temps, il hésite à descendre l’Amérique du Sud ou alors tout de suite partir travailler en Océanie puis visiter l’Asie…Il nous pose tout plein de questions sur l’Asie, sur notre budget, sur « comment fait-on notre lessive » ; et nous nous faisons un plaisir de partager avec lui notre expérience.

Après 2h30 de trajet, nous arrivons aux cascades d’Agua Azul, où nous avons 2h de temps libre, juste le temps de bien les admirer, de prendre des photos, de monter tout en haut et de piquer une petite tête (presque) seuls. Magique !

Cascades de Agua Azul

Cascades de Agua Azul

Cascades de Agua Azul

Cascades de Agua Azul

Cascades de Agua Azul

Cascades de Agua Azul

Cascades de Agua Azul

Cascades de Agua Azul

Cascades de Agua Azul: Mister J pique une petite tête

Cascades de Agua Azul

Cascades de Agua Azul

Cascades de Agua Azul

Nous reprenons ensuite la route pendant une grosse heure et arrivons à la cascade Misol-Ha. Certes, elle est plus vertigineuse qu’à Agua Azul mais le site est tout petit et on se marche donc sur les pieds. Franchement, nous aurions pu passer cette étape…

Cascade de Misol-Ha

Cascade de Misol-Ha

Cascade de Misol-Ha

Cascade de Misol-Ha

Après 30 minutes de route, le chauffeur du minibus nous dépose près du centre de Palenque, alors que les autres, courageux, poursuivent la journée avec la visite des ruines de Palenque. Nous ferons cela demain en solo à notre aise car la journée est déjà bien remplie. Et dire que la plupart des gens du minibus reprennent la route ce soir pour retourner à San Cristobal (d’où nous venions) ou une autre destination encore plus loin. De grands malades ! 😉

Nous sentons immédiatement que nous sommes descendus de nos montagnes mexicaines, qui nous ont épargné, jusqu’à présent, la lourde chaleur. A Palenque, il fait chauuuud et humide ! Tout ce que l’on aime 😉 Il ne manquerait plus que l’on se plaigne, hein ?

Palenque

Palenque

 

Vendredi 11 mars 2016. Visite des ruines de Palenque.

C’est la première fois au Mexique nous prenons un collectivo, càd un de ces vieux minibus que les locaux prennent à la place du bus. Après 10 minutes d’attente afin que le collectivo se remplisse et 15 min de route, nous arrivons déjà sur le site archéologique de Palenque. Il est 8h30 et il fait déjà chaud ! 😉

Nos premières pyramides mayas ! Nous découvrons leur belle écriture et un grand nombre de bas-reliefs. Le site est magique et immense. Entre les pyramides mayas et la jungle qui les entoure, on se croirait vraiment dans Indiana Jones, surtout Mister J et son chapeau ! Par contre, la cuisse droite de Miss V se souviendra encore pendant quelques jours de toutes ces marches que nous avons montées et descendues. Par ailleurs, contrairement à Cuba, nous visitons le Mexique hors-saison. Cela ne signifie évidemment pas que nous sommes seuls sur les sites, mais il n’y a pas trop de monde, nous ne nous bousculons pas.

Palenque: el Templo de las Inscripciones

Palenque: el Templo de las Inscripciones

Palenque: une (trop) jeune vendeuse

Palenque: une (trop) jeune vendeuse

Palenque: el Palacio

Palenque: el Palacio

Palenque: el Palacio

Palenque: el Palacio

Palenque: el Palacio et ses écritures maya

Palenque: el Palacio et ses écritures maya

Palenque: el Palacio et ses bas-reliefs

Palenque: el Palacio et ses bas-reliefs

Palenque: el Palacio

Palenque: el Palacio

Palenque: vue depuis le Palacio

Palenque: vue depuis le Palacio

Palenque: Indiana Jones...

Palenque: Indiana Jones is back…

Palenque

Palenque: bas-relied coloré

Palenque: el Templo de los Guerreros

Palenque: el Templo de los Guerreros

Palenque: el Templo de los Guerreros

Palenque: el Templo de los Guerreros

Palenque: el Templo de la Cruz

Palenque: el Templo de la Cruz

Palenque: el Templo de la Cruz

Palenque: la plus vieille pub pour cigare… (en el Templo de la Cruz)

Palenque: vue depuis le Templo de la Cruz sur le Templo del Sol (gauche) et le Palacio (droite)

Palenque: vue depuis le Templo de la Cruz sur le Templo del Sol (gauche) et le Palacio (droite)

Palenque: el Templo del Sol

Palenque: el Templo del Sol

Palenque: le Templo de la Cruz Foliada

Palenque: le Templo de la Cruz Foliada

Palenque: vue depuis le Templo de la Cruz Foliada

Palenque: le Templo de la Cruz Foliada

Nous sommes ensuite allés faire un petit tour du côté du musée pour en savoir un peu plus sur la culture maya, leur écriture, leur sculpture, leur tombeau, etc. A l’origine, les temples étaient totalement recouverts de bas-reliefs; cela devait être magnifique! Mais les deux choses qui nous ont le plus marqué sont le masque coloré la reproduction d’un tombeau maya, superbe !

Le musée de Palenque: l'écriture maya

Le musée de Palenque: l’écriture maya

Le musée de Palenque: encensoir

Le musée de Palenque: encensoir

Le musée de Palenque: masque

Le musée de Palenque: masque coloré

Le musée de Palenque: reproduction d'un tombeau maya

Le musée de Palenque: reproduction d’un tombeau maya

Le musée de Palenque: masque

Le musée de Palenque: masque

A midi, pour la première fois, nous testons les enchiladas. Pas mauvais, mais comme ce sont des tortillas en sauce, c’est encore plus gras que d’habitude.

Palenque: enchiladas

Palenque: enchiladas

Nous décidons qu’à partir d’aujourd’hui, nous ne mangerons plus qu’une fois par jour au restaurant ! Nous avons du mal à digérer leur nourriture qui est très consistante, trop copieuse et super grasse. On comprend mieux leur courbe de poids qui a fortement tendance à suivre celle des Américains. Mais malheureusement pour eux, leur courbe de taille ne suit pas !

Dorénavant, le soir, nous mangerons un repas light fait-maison : des légumes (avocat, tomates, concombre) et des fruits (pastèque, melon, ananas, pamplemousse). Et le matin, si le petit-déjeuner n’est pas inclus, ce sera bananes, mangue et une petite pâtisserie 😉 Depuis que nous faisons cela, notre estomac, de même que notre portefeuille s’en portent mieux !

Campeche: Mister J fait des emplettes

Mister J fait des emplettes ;)


Mexique: San Cristóbal de las Casas

Lundi 7 mars 2016. Visite de San Cristóbal de las Casas.

Arrivés à 6h30 du matin à San Cristóbal de las Casas, nous nous les gelons un peu. Il faut dire que San Cristóbal est situé à 2200m d’altitude et il y fait donc un peu frais le matin et le soir. Vers 7h, nous déposons nos bagages à notre gîte, qui est tenu par un Québécois de Montréal qui vit au Mexique depuis 11 ans et qui est marié à une Mexicaine. Cela faisait longtemps que nous n’avions plus entendu parler Français 😉

Pour bien commencer la journée, nous prenons tout d’abord un petit-déjeuner de champion : des fruits, du yaourt, des graines, etc.

San Cristóbal de las Casas: petit-déjeuner de champion avec un jus de carotte

San Cristóbal de las Casas: petit-déjeuner de champion avec un jus de carotte

Nous pouvons maintenant commencer à visiter la ville. San Cristóbal de las Casas nous fait un peu penser à Oaxaca, colorée, vivante, mais en plus petite et plus champêtre. Toute de suite, nous nous y sentons bien !

San Cristóbal de las Casas

San Cristóbal de las Casas

San Cristóbal de las Casas: la rue Real de Gadalupe

San Cristóbal de las Casas: la rue Real de Gadalupe

San Cristóbal de las Casas: la rue Real de Gadalupe

San Cristóbal de las Casas: la rue Real de Gadalupe

San Cristóbal de las Casas: la rue Real de Gadalupe

San Cristóbal de las Casas: la rue Real de Gadalupe

San Cristóbal de las Casas

San Cristóbal de las Casas

Ce qui nous frappe immédiatement à San Cristóbal, ce sont ses églises colorées, surement les premières d’une longue série en Amérique Latine. Nous commençons par la Plaza 31 de Mayo et la Cathédrale San Cristobál Martír, notre saint patron, le patron des voyageurs 😉

San Cristóbal de las Casas: les alentours de la Plaza 31 de Mayo

San Cristóbal de las Casas: les alentours de la Plaza 31 de Mayo

San Cristóbal de las Casas: la Plaza 31 de Mayo

San Cristóbal de las Casas: la Plaza 31 de Mayo

San Cristóbal de las Casas: la cathédrale de San Cristóbal Mártir et la croix maya

San Cristóbal de las Casas: la cathédrale de San Cristóbal Mártir et la croix maya

San Cristóbal de las Casas: la cathédrale de San Cristóbal Mártir

San Cristóbal de las Casas: la cathédrale de San Cristóbal Mártir

San Cristóbal de las Casas: "Éteins ton GSM. Rappelle-toi que pour communiquer avec Dieu, tu n'as pas besoin de téléphone".

San Cristóbal de las Casas: « Éteins ton portable. Rappelle-toi que pour communiquer avec Dieu, tu n’as pas besoin de téléphone ». ;)

San Cristóbal de las Casas: la Place de Cathédrale

San Cristóbal de las Casas: la Place de la Cathédrale

San Cristóbal de las Casas: la cathédrale de San Cristóbal Mártir

San Cristóbal de las Casas: la place de la Cathédrale

Nous nous dirigeons ensuite vers l’Arche del Carmen, rouge, et son église, jaune. Nous décidons ensuite de monter en haut de la colline de San Cristobál jusqu’à l’église de la Colline, blanche et rouge. Quelle vue magnifique sur la ville, ses collines environnantes et l’église Santa Lucia. 

San Cristóbal de las Casas

San Cristóbal de las Casas: l’Arco del Carmen

San Cristóbal de las Casas

San Cristóbal de las Casas

San Cristóbal de las Casas: el Templo del Carmen

San Cristóbal de las Casas: el Templo del Carmen

San Cristóbal de las Casas: la colline San Cristóbal

San Cristóbal de las Casas: la Colline San Cristóbal

San Cristóbal de las Casas: el Templo del Cerrito (le temple de la colline)

San Cristóbal de las Casas: el Templo del Cerrito (le temple de la colline)

San Cristóbal de las Casas: vue depuis la Colline San Cristóbal

San Cristóbal de las Casas: vue depuis la Colline San Cristóbal

San Cristóbal de las Casas: l'église Santa Lucia

San Cristóbal de las Casas: l’église Santa Lucia

Nous finissons alors notre matinée de visite par l’église Santa Lucia, bleue et blanche ainsi que l’église San Francisco, jaune et rouge.

San Cristóbal de las Casas: il y a de la musique dans l'air...

San Cristóbal de las Casas: il y a de la musique dans l’air…

San Cristóbal de las Casas: l'église Santa Lucia

San Cristóbal de las Casas: l’église Santa Lucia

San Cristóbal de las Casas: l'église Santa Lucia

San Cristóbal de las Casas: l’église Santa Lucia

San Cristóbal de las Casas

San Cristóbal de las Casas

San Cristóbal de las Casas: l'église San Francisco

San Cristóbal de las Casas: l’église San Francisco

San Cristóbal de las Casas: l'église San Francisco

San Cristóbal de las Casas: l’église San Francisco

A midi, au moment de choisir à manger, nous sommes un peu perdus par les termes employés sur la carte. Nous pensions connaître un minimum la nourriture mexicaine. Mais en regardant la carte de plus prêt… Nous ne saurions dire quelle est la différence entre les tacos, les fajitas, les burritos, les tortillas, les quesadillas et les enchiladas ? Voici un petit lexique pour s’en sortir :

  • Le mot « tortilla » est utilisé pour désigner une omelette mais pas que…cela peut aussi désigner une crêpe de blé ou de maïs à partir de laquelle on fait des tacos, des fajitas, des burritos, des quesadillas et des enchiladas.
  • Le taco se compose d’une tortilla repliée ou enroulée sur elle-même contenant presque toujours une garniture, le plus souvent à base de viande et de sauce.
  • La fajita est constitué d’une tortilla généralement de farine de maïs pliée et remplie de viande et de crudités et condiments. La fajita n’est pas un plat mexicain, mais américain d’inspiration mexicaine 😉
  • Le burrito se compose d’une tortilla de farine de blé garnie de divers ingrédients tels que de la viande de bœufs, des haricotss, des tomates, des épicess, du piment, de l’oignon, de la salade, etc. Il est plus grand et plus consistant qu’un taco ou une fajita. D’invention récente, le burrito n’est pas un plat de la cuisine traditionnelle mexicaine.
  • La quesadilla réalisé à partir d’une tortilla et de fromage fondant, parfois agrémenté d’autres ingrédients. Elle est cuite sur une plaque chauffée ou une poêle.
  • L’enchilada est composée d’une tortilla de maïs recouverte de sauce salsa (sauce pimentée à base de tomates) ou de mole (sauce à base de piment, cacao ou chocolat, sésame, cacahuète, tomate) servies chaudes. Elle est généralement frite.

Merida: des tacos

Merida: des tacos

San Cristóbal de las Casas: des fajitas

San Cristóbal de las Casas: des fajitas, un peu plus fournies que des tacos

San Cristóbal de las Casas: un burrito

San Cristóbal de las Casas: un burrito, le plus consistant de tous

Merida: quesadillas (plus précisement "syncronizadas" car, en plus du fromage, il y a du jambon et du guacamole)

Des quesadillas

Campeche: enchiladas

Des enchiladas, le plus bourratif (car avec de la sauce)

Qu’on se le dise, la nourriture mexicaine est très riche et très copieuse. C’est excellent, un genre de malbouffe très savoureuse mangée sur le pouce par les mexicains. Et nous sommes content de parfois trouver des restaurants végétariens avec des légumes sautés ! Les serveurs nous regardent parfois bizarrement quand nous ne commandons qu‘un guacamole et un plat pour deux… Mais même avec cela, il nous est difficile de tout finir !

 

Mardi 8 mars 2016. Visite de San Cristóbal de las Casas et repos.

San Cristóbal est une ville étonnante. Elle ressemble à une petite ville de campagne mexicaine dans laquelle on mélange des mexicains de la ville, des mexicains des campagnes qui viennent vendre leurs fabrications, des touristes… San Cristóbal semble aussi être devenu le repère des jeunes hippies, des bohèmes, des altermondialistes, des adeptes du yoga, des anarchistes, des trustafarians (jeune hippies de parents très riches) ainsi que des jeunes marginaux (SDF) canadiens et américains qui viennent passer l’hiver au chaud, ou de globes trotteurs en manque de budget qui jouent de la musique pour financer le reste de leur voyage. Il suffit à Miss V d’enfiler son pantalon indien et de mettre son sarong indonésien en écharpe et à Mister J de mettre son pantalon « éléphant » thaïlandais pour se fondre dans la masse 😉 Après Katmandou au Népal et Ubud en Indonésie, San Cristóbal sera-t-elle la nouvelle Mecque des hippies ?

Nous sommes également frappés par la quantité de vendeuses très insistantes qui passent de terrasses en terrasses de restaurant pour nous vendre toutes sortes de choses. Et pire, nous sommes choqués par la quantité d’enfants qui travaillent : ils vendent des bracelets, toutes sortes d’étoffes, des chewing-gums, cirent les chaussures, mettent les courses dans les sacs au supermarché… Nous avons vu une mère donner à sa petite fille des bracelets et nous désigner pour cible pour les vendre. Le travail des enfants est un problème complexe mais on se refuse toujours de leur acheter quoique ce soit, même si leur regard triste nous arracherait le cœur !

San Cristóbal de las Casas: un jeue cireur de chaussures...

San Cristóbal de las Casas: un jeune cireur de chaussures…

San Cristóbal de las Casas: un autre jeune travailleur...

San Cristóbal de las Casas: un autre jeune travailleur…

Le matin, nous nous rendons à la colline Guadalupe où se trouve la petite église de Guadalupe puis à l’église Santo Domingo, qui n’est pas colorée mais qui possède la plus belle façade de la ville.

San Cristóbal de las Casas: vue sur l'église Guadalupe au fond

San Cristóbal de las Casas: vue sur l’église Guadalupe au fond

San Cristóbal de las Casas: la colline de Guadalupe

San Cristóbal de las Casas: la colline de Guadalupe

San Cristóbal de las Casas: l'église de Guadalupe

San Cristóbal de las Casas: l’église de Guadalupe

San Cristóbal de las Casas: l'église de Guadalupe

San Cristóbal de las Casas: l’église de Guadalupe

San Cristóbal de las Casas: l'église de Guadalupe

San Cristóbal de las Casas: l’église de Guadalupe

San Cristóbal de las Casas: vue depuis la colline de Guadalupe

San Cristóbal de las Casas: vue depuis la colline de Guadalupe

Après deux semaines à Cuba et autant de temps au Mexique, nous avons remarqué quelques différences avec nos églises : représentation plus réaliste de la souffrance du Christ, différentes statues de la Vierge dans une même église (Vierge de la Douleur, de la Charité, de la Miséricorde, etc.), représentation de Dieu (statue de la Sainte Trinité). De plus, dans toutes les églises du Mexique, ils vénèrent Notre-Dame de Guadalupe.

San Cristóbal de las Casas: la Vierge de la Douleur. Chose courante en Amérique Latine: dans la même église, vous trouverez aussi une statue de Vierge de la Solitude, une autre de la Vierge de la Charité, etc.

San Cristóbal de las Casas: la Vierge de la Douleur.

San Cristóbal de las Casas: contrairement à chez nous, Dieu est très souvent représenté dans les églises d'Amérique Latine (sur les statues de la Sainte Trinité)

San Cristóbal de las Casas: contrairement à chez nous, Dieu est très souvent représenté dans les églises d’Amérique Latine (sur les statues de la Sainte Trinité)

San Cristóbal de las Casas: dans les églises d'Amérique Latine, les souffrances et le martyr de Jésus sont représentés de manière bien plus réalistes que chez nous (sang, blessures de flagellation, etc.)

San Cristóbal de las Casas: les souffrances et le martyr de Jésus sont représentés de manière bien plus réalistes que chez nous (sang, blessures de flagellation, etc.)

San Cristóbal de las Casas: ldans les églises d'Amérique Latine, les souffrances et le martyr de Jésus sont représentés de manière bien plus réalistes que chez nous

San Cristóbal de las Casas

San Cristóbal de las Casas:  les souffrances de Jésus, les genoux et les stigmates (pieds, mains, tête et flanc) en sang

San Cristóbal de las Casas: les genoux et les stigmates (pieds, mains, tête et flanc) en sang

A midi, nous mangeons dans un tout petit restaurant végétarien qui est tenu par un Mexicain qui a vécu 18 ans aux USA, voyagé un an en Europe et habité un an en Allemagne. Nous discutons un peu avec lui de notre voyage, qu’il trouve fantastique, et il nous avoue vouloir revenir en Europe visiter Berlin, Barcelone, Lisbonne, etc. Aaaah que l’Europe est belle aussi ! 😉

San Cristóbal de las Casas: dans un restaurant végétarien

San Cristóbal de las Casas: le jus du jour (jus d’orange, figue de Barbarie, sauge, ail, concombre, gigembre, graines de lin) dans un restaurant végétarien

 

Mercredi 9 mars 2016. Excursion au Cañon del Sumidero.

Nous ne savons pas comment nous faisons notre compte mais la banquette arrière des minibus, soit la moins bonne place, est toujours pour nous ! Il ne pourrait pas une fois venir nous chercher en premier ?! Heureusement, après 1h de bus, nous arrivons à l’embarcadère. Après s’être bien tartiné de crème solaire car le soleil tape comme pas possible, nous embarquons, avec un autre groupe, à bord d’un bateau à moteur. A nouveau, nous nous sentons tout petit dans ce canyon aux falaises vertigineuses. A l’aller, nous nous arrêtons régulièrement pour observer des oiseaux, quelques singes, un crocodile, une stalactite qui ressemble à un hippocampe, une petite chapelle dans une grotte pour Notre-Dame de Guadalupe, une cascade à sec qui a merveilleusement creusé la roche, etc. Sur le chemin du retour, nous y allons d’une traite à toute allure. Mesdames, attention à vos perruques et Messieurs, à vos chapeaux !

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero: le stalactite hippocampe

Cañon del Sumidero: le stalactite hippocampe

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero: crocodile à babord!

Cañon del Sumidero: crocodile à babord!

Cañon del Sumidero: chapelle de Notre-Dame de Guadalupe

Cañon del Sumidero: la grotte-chapelle de Notre-Dame de Guadalupe

Cañon del Sumidero: cascade assèchée qui a sculpté la roche

Cañon del Sumidero: cascade assèchée qui a sculpté la roche

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Cañon del Sumidero

Nous nous arrêtons ensuite une petite heure à Chiapas del Corso, qui possède une chouette place et une église colorée. Puis retour à San Cristobal de las Casas pour faire nos « valises » et nous coucher tôt, car demain, nous nous levons à 4h du matin !

Chiapas de Corso: el zócalo et sa fontaine sa fontaine

Chiapas de Corso: el zócalo et sa fontaine sa fontaine

Chiapas de Corso: l'église Santo Domingo

Chiapas de Corso: l’église Santo Domingo

Chiapas de Corso: l'église Santo Domingo

Chiapas de Corso: l’église Santo Domingo

 

Mexique: Oaxaca

Vendredi 4 mars 2016. Trajet de Mexico City à Oaxaca.

Sur les conseils d’un jeune Allemand rencontré à Cuba et qui a vécu à Mexico City, nous partons pour Oaxaca plutôt que pour Puebla. D’après lui, Oaxaca est encore plus joli que Puebla et la nature y est très belle.

Alors ce fameux bus ADO ? Super confortable, propre, comme neuf et qu’à moitié plein ! Et nous sommes les seuls étrangers 😉 Et les Mexicains du bus sont super sympas : une Mexicaine préviendra d’ailleurs gentiment Mister J qu’il n’y a pas de lumière dans la toilette du bus. Malheureusement, après moins d’1h de trajet, le chauffeur du bus nous informe que le bus est en panne et qu’un autre bus arrivera dans une heure. Notre premier trajet longue-durée au Mexique commence bien… Enfin, ici au moins, ils nous expliquent clairement ce qu’il se passe, contrairement à l’Asie 😉 A notre grande surprise, ce n’est pas un bus ADO mais un bus OCC qui arrive, soit la gamme en-dessous. Celui-ci n’est déjà pas mal rempli mais nous trouvons 2 places tout à l’arrière du bus. Nous sommes toujours bel et bien les seuls touristes 😉 Le bus OCC est un petit peu plus vieillot que celui d’ADO mais toujours très confortable. Ouf !

Bus de Mexico City à Oaxaca

Bus de Mexico City à Oaxaca: trop chou le papy!

Pour faire passer le temps, des films en espagnol passent sur les écrans du bus avec le son à fond. Pas facile de comprendre, et ça nous ennuie plus qu’autre chose… Jusqu’à ce que… Tiens, c’est du français que j’entend ? Ou je soudainement devenu bilingue en Espagnol ? Un film français sous-titré en espagnol venait de commencer ! Mais lequel ? Les Chtis ? Non. Un indice : Christian Clavier. Les Bronzés ? Les Visiteurs ? Non plus. Nous étions les seuls à regarder ce film, qui n’est autre que… « Mais qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? » ! Pas facile pour les Mexicains de suivre cette histoire… Mais du coup, nous, nous étions aux anges !

Neuf heures après avoir quitté Mexico City (au lieu de 6h30-7h), nous voilà enfin à Oaxaca. En marchant les 2,4 kms nous séparant de notre hostal, nous savons déjà qu’Oaxaca va nous plaire : elle est colorée, vivante (surtout sur les places) et à taille humaine.

Oaxaca

Oaxaca

Oaxaca

Oaxaca

Oaxaca

Oaxaca

Arrivés à l’hostal El Quijote, nous sommes accueillis par son très sympathique patron, qui nous prête ses guides de voyage pour les feuilleter : le Lonely Planet sur l’Amérique Centrale, le Footprint sur le Mexique, les cartes routières, il a tout… Idéalement, nous aurions aimer tomber sur le Routard qui combine le Guatemala, l’est du Mexique et le Bélize… Mais c’est beaucoup moins facile au Mexique que dans les pays d’Asie que nous avons visités jusqu’à présent. En Asie, ils font des copies de nombreux guides, et le marché de l’occasion est super important.

Fatigués et surtout affamés par ce long trajet, nous prendrons ce soir une Margarita en apéro, un guacamole en entrée ainsi qu’une soupe de maïs et des tacos en plat principal. Rien que ça ?! 😉

Oaxaca: une Margarita

Oaxaca: une Margarita

Oaxaca: un guacamole, une soupe de maïs, et des tacos à la vapeur

Oaxaca: un guacamole, une soupe de maïs, et des tacos à la vapeur

Oaxaca: soupe de maïs et de poulet

Oaxaca: soupe de maïs et de poulet

Oaxaca: guacamole

Oaxaca: guacamole

 

Samedi 5 mars 2016. Visite d’Oaxaca.

Après un petit-déjeuner de champion, bien consistant, en compagnie de deux perroquets, nous entamons notre visite de Oaxaca par la Basilique Nuestra Señora de la Soledad.

Oaxaca: el café Alex

Oaxaca: el café Alex et ses oiseaux

Oaxaca: la Basilica de Nuestra Señora de la Soledad

Oaxaca: la Basilica de Nuestra Señora de la Soledad

Oaxaca: la Basilica de Nuestra Señora de la Soledad

Oaxaca: la Basilica de Nuestra Señora de la Soledad

Nous poursuivons ensuite par la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption et le Zocaló, qui est très fréquenté par les locaux. Les enfants y jouent, les hommes y font cirer leurs chaussures tout en lisant leur journal et les femmes papotent.

Oaxaca: la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption

Oaxaca: la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption

Oaxaca: la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption

Oaxaca: la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption

Oaxaca: el Zócalo

Oaxaca: el Zócalo

Oaxaca: el Zócalo

Oaxaca: el Zócalo

Oaxaca: el Zócalo et ses cireurs de chaussures

Oaxaca: el Zócalo et ses cireurs de chaussures

Finalement, nous empruntons la très jolie Calle Alcalá, une rue piétonne bordée de belles maisons colorées, jusqu’à l’église San Antonio, que nous ne pouvons malheureusement visiter pour cause de mariage. Nous nous arrêtons alors dans une libraire internationale de la Calle Alcalá à la recherche d’un guide de voyage sur le Mexique. Oui, nous gardons toujours l’espoir d’en trouver un (enfin, surtout Mister J). Alors que nous pensions une nouvelle fois repartir bredouille, Mister J tombe, par hasard, sur quelques Lonely Planet. Qui l’eût cru ?! A défaut d’avoir trouver le Routard, nous achetons le Footprint qui regroupe nos trois prochaines destinations : le sud du Mexique, le Bélize et le Guatemala. Tout en un, troooop géniaaal !

Oaxaca: Calle Alcalá

Oaxaca: Calle Alcalá

Oaxaca: Calle Alcalá

Oaxaca: Calle Alcalá

Oaxaca: c'est bon, nous sommes enfin parés!

Oaxaca: c’est bon, nous sommes enfin parés!

 

Dimanche 6 mars 2016. Visite d’Oaxaca et bus de nuit vers San Cristóbal de las Casas.

Ce n’est pas parce que nous avons un bus ce soir qu’il ne faut rien faire, que du contraire ! On dormira mieux 😉 Nous retournons dès lors à l’église Santo Domingo en espérant pouvoir rentrer à l’intérieur cette fois. Mais non, ce n’est à nouveau pas possible ; non pas qu’il y ait à nouveau un mariage, mais la messe de 13h qui va commencer d’une minute à l’autre. Puisque c’est ainsi, nous assisterons à la messe, une première en espagnol 😉 Notons deux différences avec la messe dans nos pays : d’une part, l’église est remplie – tous âges confondus : enfants, adolescents, parents, vieillards – et d’autre part, la communion ne se donne pas dans les mains mais directement dans la bouche. Sachant qu’il existait des variantes, Miss V a bien observé et a fait comme eux 😉

Oaxaca: l'église Santo Domingo

Oaxaca: l’église Santo Domingo

Oaxaca: trop chous ces mamys!

Oaxaca: trop chous ces mamys!

Oaxaca: l'église Santo Domingo

Oaxaca: l’église Santo Domingo

Oaxaca: l'église Santo Domingo

Oaxaca: l’église Santo Domingo, toute dorée

Oaxaca: l'église Santo Domingo

Oaxaca: l’église Santo Domingo

Oaxaca: l'église Santo Domingo

Oaxaca: l’église Santo Domingo

Oaxaca

Oaxaca: près de l’église Santo Domingo

Nous faisons ensuite une petite incursion au Théâtre Macedonio Alcalá, avant de nous rendre à l’église Notre-Dame de Guadalupe, un peu excentrée et plus récente. Mais minute papillon, il faut attendre un peu que…la messe se termine 😉

Oaxaca: le Théâtre Macedonio Alcalá

Oaxaca: le Théâtre Macedonio Alcalá

Oaxaca: le Théâtre Macedonio Alcalá

Oaxaca: le Théâtre Macedonio Alcalá

Oaxaca: l'église Notre-Dame de Guadalupe

Oaxaca: l’église Notre-Dame de Guadalupe

Oaxaca: l'église Notre-Dame de Guadalupe

Oaxaca: l’église Notre-Dame de Guadalupe

Oaxaca: Notre-Dame de Guadalupe apparaît à l'indigène Juan Diego

Oaxaca: Notre-Dame de Guadalupe apparaît à l’indigène Juan Diego

Oaxaca: des tacos gratinés

Oaxaca: des tacos gratinés

Après un repas du soir à l’heure mexicaine (à 18h nous avions terminé), nous allons récupérer nos sacs à l’hostal et marchons jusqu’à la gare de bus. A 20h, nous montons dans THE bus. Pour ce trajet de nuit de 11h, nous avions choisi un bus ADO GL, un peu plus confortable que les bus ADO tout court : plus d’espace pour les jambes, siège inclinables à 120°, écouteurs pour regarder la TV (donc pas de bruit), deux toilettes (une pour les hommes et une pour les femmes. Et cette fois-ci, nous n’étions pas les seuls touristes ! Il y avait quelques Mexicains aussi. En Asie, tous les bus de nuit que nous avions pris était complets mais ce n’est pas le cas ici ; le tiers des sièges étaient libres. Il faut dire que les Mexicains optent plutôt pour les classes moins chères et que ce n’est pas la saison touristique. On ne va pas s’en plaindre 😉 Dans le bus, nous avons regardé un film mafieux espagnol où Mister J n’a rien compris car ils étaient à la recherche de « el dinero ». Mais sapristi, ils vont faire tout un film sur un dîner ?! Aaah mais non, « el dinero », veut dire « l’argent », pas « le dîner » ! Fallait le dire au début du film, pas à la fin !

Autre différence avec l’Asie : les bus au Mexique ne s’arrêtent jamais ! Pas d’arrêt pipi ! Du coup, nous sommes obligés d’utiliser les toilettes du bus. Sur l’autoroute, c’est finger-in-the-nose. Mais sur les routes de campagnes bien sinueuses et avec des casse-vitesse tous les 20 mètres, c’est du sport !

Mexique: Mexico City et Teotihuacan

Mercredi 2 mars 2016. Visite de Mexico City (suite et fin).

Après une bonne nuit et un petit déjeuner de champion, nous partons à l’assaut du Mexique. Qui dit nouveau pays, dit nouvelle adaptation. Ce matin, en plus de mettre à jour le blog pour le bonheur de nos impatients lecteurs, nous nous sommes donnés comme mission de comprendre comment fonctionnent les bus au Mexique. Après 45 minutes de métro (incluant 3 changement), nous voilà arrivés à l’immense « Terminal de Autobuses del Norte ». Waouw, on ne s’est pas trompé ? Ce n’est pas l’aéroport ?! C’est gigantesque, et cela semble bien mieux organisé qu’en Asie. Comme nous n’avons pas de guide de voyage sur Mexico City, nous ne connaissons pas toutes ces compagnies de bus mais savons quand même qu’ADO est une bonne compagnie. Nous nous rendons donc au comptoir d’ADO. Oui mais…ce n’est pas si simple car il y a plusieurs comptoirs ADO : il y a ADO, ADO GL et ADO Platino… Nous devinons qu’il s’agit de différentes classes et nous dirigeons vers le comptoir ADO (tout court) en supposant que c’est la moins chère. Bingo, le prix du trajet (20€ par personne pour 7h de bus) est moins cher que ce que pensait Mister J ! Espérons seulement que le bus ne soit pas pourri et qu’il soit confortable…

Nous reprenons le métro (pendant une éternité) en direction du Zocaló, aussi appelé Plaza de la Constitución. Nous y sommes déjà allés avant de partir à Cuba mais comme il y avait des barrières partout pour la venue du Pape, nous n’avions pas pu visiter la Cathédrale ni nous rendre au centre de la Place. Manque de bol, il pleut cette fois-ci ! C’est une journée froide, grisâtre et pluvieuse aujourd’hui. Alors ce Zocaló ? Le Lonely Planet la décrit comme une des plus belles places du monde. Certes, elle est jolie et entourée de beaux bâtiments mais elle ne vaut quand même pas ce qualificatif. Non désolé, elle n’arrive pas à la cheville de la Grand Place de Bruxelles, la Place de la Vieille Ville à Prague, la Place Saint Marc à Venise ou encore de la Place Stanislas à Nancy. Ceci dit, elle vaut la peine d’être vue.

Mexico City: le Zócalo (ou Plaza de la Constitución)

Mexico City: le Zócalo ou Plaza de la Constitución

Mexico City: le Zócalo et sa Cathédrale Métropolitaine sous la pluie

Mexico City: le Zócalo et sa Cathédrale Métropolitaine sous la pluie

Mexico City: el Zócalo

Mexico City: el Zócalo

Mexico City: la Ciudad De Mexico (CDMX)

Mexico City: la Ciudad De MeXico (CDMX)

Mexico City: el Zócalo

Mexico City: el Zócalo ou Plaza de la Constitución

Mexico City: près du Zocalo

Mexico City: près du Zocalo

A midi, nous décidons de nous faire plaisir et de retourner manger dans le chouette restaurant que nous avions essayé lors de notre premier séjour dans la ville (avant Cuba). Nous commandons 2 sangrias, des tacos et du guacamole. Cela fait du bien de se retrouver avec du choix sur la carte et de ne pas se voir répondre « désolé, on en a plus » à chaque truc que nous commandons (comme à Cuba).

Mexico City: sangria

Mexico City: sangria. Hasta la vista baby!

Mexico City: tacos

Mexico City: tacos

Quid de l’insécurité à Mexico City ? Certes, la présence policière est marquante partout (métro, lieux touristiques, etc.) mais nous nous sommes sentis très bien et en sécurité à Mexico City. Comme partout, il faut bien sûr faire un minimum attention : ne pas porter de bijoux, ne pas avoir d’objets de valeur ni ses documents dans son sac à dos, sortir son smartphone qu’en cas de nécessité, éviter de sortir la nuit.

 

Jeudi 3 mars 2016. Visite des pyramides de Teotihuacan.

Nous nous rendons à nouveau en métro au « Terminal de Autobuses del Norte » et nous rendons directement au comptoir « Teotihuacan ». Facile, nous avions repéré les lieux la veille 😉 Pour une fois, nous ne sommes pas les seuls touristes dans le bus : 3-4 autres couples s’y trouvent aussi. Après 1h de bus, nous arrivons sur le site de Teotihuacan, qui est beaucoup plus grand que Mister J ne le pensait. Stupeur : les pyramides sont énormes ! Mister J pensait voir des petits tas de cailloux ! C’est ça la magie de ne pas s’occuper de l’itinéraire 😉

Ce site archéologique contient certaines des plus grandes pyramides jamais construites en Amérique précolombienne. La ville a sans doute été construite aux environs de 200 ans avant J.C. et habitée jusqu’à sa chute entre les 6e et 7e siècles. Mais Teotihuacan conserve encore beaucoup d’énigmes et beaucoup de questions à son sujet font encore débat. Était-elle au centre d’un Empire ? Quelle était l’origine ethnique de ses habitants ? Etc.

Teotihuacan

Une sculpture de Teotihuacan

Teotihuacan

Une sculpture de Teotihuacan

Nous empruntons la Chaussée des Morts sur un bon kilomètre en direction des deux plus grandes pyramides. Arrivés au pied de la Pyramide du Soleil, la plus grande, nous nous sentons tout petits. Elle est bien plus grande que les temples que nous avons vus en Asie 😉 Elle nous fait plutôt penser à ses cousines égyptiennes, les Pyramides de Gizeh. Nous attaquons alors son sommet, qui offre une superbe vue sur tout le site et les montagnes avoisinantes.

Teotihuacan: la Chaussée des Morts

Teotihuacan: la Chaussée des Morts est longue de 4 kms

Teotihuacan: la Chaussée des Morts et ses deux grandes pyramides

Teotihuacan: la Chaussée des Morts et ses 2 grandes pyramides

Teotihuacan: la Pyramide du Soleil

Teotihuacan: la Pyramide du Soleil

Teotihuacan: au sommet de la pyramide du Soleil

Teotihuacan: au sommet de la pyramide du Soleil

Teotihuacan: vue sur la Pyramide de la Lune depuis la Pyramide du Soleil

Teotihuacan: vue sur la Pyramide de la Lune depuis la Pyramide du Soleil

Teotihuacan: au sommet de la pyramide du Soleil

Teotihuacan: au sommet de la pyramide du Soleil, vue sur la Chaussée des Morts

Nous nous dirigeons ensuite vers la Pyramide de la Lune, un peu plus petite mais toujours aussi impressionnante. Nous ne pouvons monter que jusqu’à la moitié de cette pyramide, et ce n’est pas plus mal car elle est très raide et nous sommes déjà fatigués ! Et puis, la vue sur la Chaussée des Morts, longue de 4 kms, et la Pyramide de la Lune est déjà magnifique à cette hauteur.

Teotihuacan: la Pyramide de la Lune

Teotihuacan: la Pyramide de la Lune

Teotihuacan: la Pyramide de la Lune

Teotihuacan: la Pyramide de la Lune

Teotihuacan: vue depuis la Pyramide de la Lune

Teotihuacan: vue depuis la Pyramide de la Lune

Teotihuacan: vue sur la Pyramide du Soleil depuis la Pyramide de la Lune

Teotihuacan: vue sur la Pyramide du Soleil depuis la Pyramide de la Lune

 

Le site de Teotihuacan contient aussi quelques peintures murales, telles que celle du Temple du Puma.

Teotihuacan: le Temple du Puma

Teotihuacan: le Temple du Puma

De nombreux vendeurs ambulants vendent des appeaux en bois le long de la Chaussée des Morts. En plus des oiseaux, notre visite s’est faite avec des bruits de crocodiles, tigres et autre animaux qui peuvent faire peur au détour d’une pyramide !

Super contents de notre visite et fiers de prendre les transports en commun, nous reprenons le bus vers Mexico City et décidons de nous arrêter en métro à l’Avenida de la Reforma, considérée comme les Champs Élysées mexicains. En effet, elle est différente du Mexico résidentiel ou du Mexico colonial que nous avons vu jusqu’à présent : des gratte-ciels, des hôtels chics, des magasins de luxe, des statues de personnages importants, etc. Toutefois, nous ne sommes pas vraiment convaincus, il manque le charme qui opère sur les Champs Élysées !

Mexico City: Avenida de la Reforma (les Champs-Elysées mexicains)

Mexico City: Avenida de la Reforma (les Champs-Elysées mexicains)

Mexico City: statue de Christophe Colomb

Mexico City: statue de Christophe Colomb

Mexico City

Mexico City: les États Unis Mexicains


Photos du Mexique

Gallery

Retrouvez ici le tableau et la carte de notre itinéraire au Mexique.

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Cuba: Varadero

Samedi 27 février 2016. Trajet de Trinidad à Varadero.

Arrivés à Varadero après 6h de bus, personne ne nous attend à la gare de bus comme convenu. Nous décidons alors de nous rendre à pied à la Casa Particular que nous avions réservée via l’agence Infotur (puisque notre casa de Trinidad n’en n’avait pas trouvé de libre, ce qui nous avait un petit peu fait flipper). Sur le chemin, une voiture s’arrête à notre hauteur : « Géronimo? » Si si, c’est pour nous 😉 Le gars qui devait venir nous chercher à la gare de bus était en retard et nous montre alors le chemin de « sa » Casa Particular. La propriétaire a l’air embêtée car sa casa est complète mais elle nous revend à son voisin pour 25$ la nuit (nous avons compris les discussions) alors que nous payons 35 $ par nuit. Explication : il y a 5$ de commission prise par l’agence de voyage Infotur, plus les 5$ de commission prise par la propriétaire de la Casa Particular qui est complète.  La chambre est grande et plutôt propre ; ça nous convient. Lorsque nous demandons si nous pouvons prendre le petit-déjeuner à la casa, notre logeuse nous répond que nous devrions pouvoir le prendre chez sa voisine dont la casa est complète. Par contre, pas de repas du soir. Ah bon ? De toute façon, comme personne ne nous demande quoi que ce soit et ne s’intéressent à nous, cela signifie pour nous qu’elles gagnent suffisamment d’argent comme cela et nous décidons donc de nous débrouiller seuls pour manger le matin.

Le soir, nous décidons de tester un restaurant bien côté : il s’appelle Salsa Suarez, n’est pas bon marché, mais c’est un de ces nouveaux restaurant privé qui essaie de faire une cuisine internationale avec pas mal de succès. Un vrai délice !

Varadero: poisson et poulpe

Varadero: poisson et poulpe

Varadero: les bons flans cubains

Varadero: les bons flans cubains

Varadero

Varadero

Là, nous rencontrons deux jeunes Québécoises dont l’une revient à Varadero pour la 15e fois. Nous lui demandons si elles ont visité autre chose à Cuba. Non, elles restent juste une semaine à Varadero dans un hôtel pas trop cher pour pouvoir s’offrir quelques bons restaurants comme celui-ci (plutôt que de manger la nourriture de l’hôtel). Ce n’est pas du tout notre manière de voyager mais pourquoi pas ?! Toutefois, notre tour du monde les fait rêver…

 

Dimanche 28 février 2016.  Premier jour à Varadero.

Comment décrire Varadero ? C’est une presque-île de 20 kms de long et 1km de large qui s’enfonce vers la mer. Varadero possède une magnifique plage de sable blanc qui s’étend sur 20 kms de long. A un bout de Varadero, il y a la ville, un peu moche, où se trouvent les casa particulares (donc où nous logeons). A l’autre bout, des luxueux hôtels all-inclusive où les superlatifs et les tarifs s’envolent. Et tout cela brasse une quantité de touristes impressionnantes qui font la crêpe toute la journée et profitent des cocktails à volonté de leurs hôtels. Beaucoup d’entre eux ne voient certainement rien d’autre de Cuba ; mais nous ne le diront jamais assez, il en faut pour tous les goûts !

Varadero

La plage de Varadero et ses kitesurfs

Varadero

La plage de Varadero

Au final, du côté ville, la plage est sympathique. Nous trouvons un petit coin d’ombre et pas bondé du tout où nous installer pour profiter de la plage. Que cela fait du bien de se reposer de temps en temps devant une si belle mer !

Varadero

La plage de Varadero

Varadero

La plage de Varadero

Varadero

La plage de Varadero

En fin d’après-midi, arrive un couple de retraités belges qui a loué une voiture et voyage depuis 1 mois à Cuba. Ce sont des voyageurs au long cours et ont d’ailleurs voyagé 3 mois en Thaïlande, au Laos et au Cambodge. Chose étrange, ils n’ont pas aimé le Laos mais ont adoré la Thaïlande. C’est bien la première fois que nous entendons ça ; d’habitude, c’est le contraire : les gens trouvent que la Thaïlande est beaucoup trop touristique et le Laos beaucoup plus authentique. Eux, ils ont trouvé que la Thaïlande, c’était génial, super facile d’y voyager alors qu’au Laos… Bizarre. Ce ne sont peut-être pas de vrais routards après tout, qui sait…Allez, ne soyons pas médisant, il en faut pour tous les goûts ! Et que pensent-ils de Cuba alors? Ils trouvent que c’est surfait et qu’ils n’ont pas réussi à voir le vrai Cuba. Tiens, tiens, ce n’est pas la première fois que nous entendons cela ; nous en reparlerons plus loin dans cet article…

Le soir, nous testons un des restaurants d’état de Varadero et, pour la première fois, prenons chacun un cordon bleu. Excellent choix ! Même en France ou en Belgique, ils ne sont pas toujours aussi bon. Par contre, pour l’accompagnement, c’est comme d’habitude : du riz aux haricots rouges 😉

 

Lundi 29 février 2016. Journée loose ou galères.

Nous terminons notre séjour à Cuba comme nous l’avons commencé : par une journée loose ou galères. La boucle est bouclée, il est temps de quitter Cuba 😉

Comme on nous avait indiqué que les horaires de bus pour l’aéroport de La Havane n’étaient connus qu’un jour à l’avance, nous nous rendons à l’agence de voyage vers 9h. Après plusieurs coups de fil, l’employée de l’agence nous annonce que, pour l’instant, il n’y a pas de bus prévu pour l’aéroport, que la programmation finale ne sera connue qu’à 11h et que nous devons donc repasser plus tard.

Nous nous rendons alors à une autre agence de voyage mais elle n’a pas non plus de bus prévu pour l’aéroport le lendemain. L’employée de l’agence téléphone alors à 3 autres agence de voyage et nous annonce qu’il n’y a qu’un bus programmé à 11h, donc trop tard pour nous car notre vol est à 15h… Elle nous conseille alors de repasser en fin de matinée à la première agence que nous avions consultée. Suspens…

Varadero

Varadero: le saut du bonheur (version masculine)

Varadero

Varadero: le saut du bonheur (version féminine)

Nous profitons donc d’une belle matinée à la plage et vers 13h, nous retournons à la première agence de voyage. Après plusieurs coups de fil, elle nous confirme que, malheureusement, il n’y a pas de bus qui parte assez tôt pour nous. Seule autre option (en dehors de l’auto-stop) : un taxi, qui coute 120$ pour 2h30 de trajet. Nous retournons à la deuxième agence, où le prix d’un taxi est légèrement moins cher, 100$. L’employée nous indique qu’entre-temps, elle a été informée qu’un bus partait aujourd’hui-même à minuit pour l’aéroport mais que nous devrions alors attendre à l’aéroport pendant…12h ! Euuuh, c’est bien gentil mais non merci ! N’ayant pas le choix, nous réservons ce taxi à 100$, soit le double du trajet en bus. Grrrr.

Nous décidons ensuite d’aller manger. Il faut quand même dire un mot sur les restaurants à Cuba. Ils sont très inégaux et il y en a 2 types : les restaurants d’état et les restaurants privés. Dans les restaurants d’état, il y a, en général, le choix entre du porc, du poulet et du poisson. Le tout est invariablement servi avec du riz aux haricots rouges et d’une toute petite salade composée de choux, de 2 rondelles de tomates, et de 3 rondelles de concombre. Niveau dessert, le choix se limite souvent à 2 boules de glace ou un flan. En général, c’est assez bon marché à défaut d’être très bon. Disons que c’est un peu comme un service public : on y va car on en a besoin pour s’alimenter mais on n’y va pas pour se faire plaisir. Dans certains, il faut carrément imaginer un restaurant tenu par des fonctionnaires de la sécurité sociale : pas de sourire, aucune efficacité, rien de disponible sur une carte déjà peu fournie. Pour d’autre, cela peut être une réelle bonne surprise.

Depuis quelques années, des restaurants privés sont apparus. Il y a ceux qui copient les restaurants d’état (ce qui n’aide pas au niveau du choix des plats…) et ceux qui tentent de se différencier, mais ils sont en général beaucoup plus chers et souvent bondés, et donc rarement une option pour nous. Du coup, quand nous cherchons un restaurant, c’est un peu la galère ; et quand nous en tenant un bon, nous avons tendance à y retourner régulièrement.

Ce midi, pour notre dernier jour, nous décidons de manger dans le seul restaurant de la ville que nous aimons bien : le fameux Salsa Suarez, qui est un peu cher mais innovant. Malheureusement, ce midi (enfin il est déjà 14h), le restaurant est entièrement réservé pour un groupe ; nous ne pouvons donc pas y manger. Nous repassons devant le restaurant d’hier midi mais ne nous y arrêtons pas car nous savons délibérément qu’il n’y aura que 3 plats de la carte encore disponibles. Nous décidons alors d’aller manger une pizza dans une restaurant italien indiqué dans le guide mais…suspens…il est fermé ! Grrrr. Nous retournons donc, comme tout le monde, dans un de ces restaurant d’état qui sert de la nourriture pour vous nourrir, pas forcément pour faire plaisir à vos papilles. Vu l’offre limitée de restaurants, celui-ci est bien sûr bondé, et le service n’étant pas très efficace…

Bref, avec ces galères pour trouver un bus et un restaurant, nous retournons à la plage à 15h (soit 3h après l’avoir quittée 😉 et profitons un maximum de ces dernières heures de repos devant cette mer magnifique.

Varadero

Varadero

Le soir, vers 18h30, nous voulons acheter de l’eau dans le seul petit magasin encore ouvert mais, comme par hasard, il n’y a que des petites bouteilles et aucun prix n’est affiché ; c’est à la tête du client. Verdict à la caisse : 1,5$ la petite bouteille d’eau, ce qui est normalement le prix d’une grande. Et comme nous en avons acheté 3, la caissière s’est fait un beau pourboire. Mais comment est-ce possible ? Il suffit de ne pas scanner le code-barres du produit et d’entrer le prix désiré à la main. Ça nous est souvent arrivé. Et c’est à prendre ou à laisser. Ils savent bien qu’on galère à s’approvisionner donc ils en jouent.

Nous allons ensuite manger au restaurant. Nous demandons 4 fois l’addition mais ne la recevons toujours pas. Mister J se rend alors directement au comptoir pour payer. Étrange, le total est légèrement plus élevé que ce que nous avions estimé. Il se rend alors compte après coup que le prix de sa bière a été multiplié par 3. Ça aussi c’est courant à Cuba ! Ils savent bien qu’on ne regarde pas toujours le détail de la note, ou que l’on ne se souvient plus du prix indiqué sur la carte. Nous avons eu le cas avec le prix de deux cafés qui avait été doublé (2$ au lieu de 1$). Au final, cela ne représente pas beaucoup mais nous trouvons ces pratiques particulièrement détestables. Ces notes « gonflées » pour les touristes, sorte de pourboires forcés, nous montrent à quel point certains Cubains prennent les touristes pour des vaches à lait. Nous avions rarement ressenti autant cela qu’ici. Nous sommes vraiment sensibles à la difficulté que peuvent avoir certains Cubains face au coût élevé de la vie sur l’île et, depuis notre arrivée à Cuba, nous laissons de bons pourboires (entre 10 et 15%), mais quand ils font exprès de gonfler la note, cela nous met en rage. Grrrr.

 

Mardi 1 mars 2016. Vol de La Havane à Mexico City.

Après 2 h de taxi, nous voilà à l’aéroport de La Havane un peu trop en avance. Pendant ces deux heures de taxi, nous avons eu la chance de réécouter les chansons anglophones des années 90  et donc de notre (pré-)adolescence : « What is Love » de Haddaway, « This is the Rythm of the Night » de Corona, « Freed from desire » de Gala, « Blue (Da Ba Dee) » de Eiffel 65, etc. 😉 On est bien en 2016, non ? Ah oui, j’oubliais, nous sommes à Cuba ! Et selon le notre chauffeur de taxi, « Varadero es el paradisio de Cuba ».

Pour la première fois, nous sommes plutôt contents de quitter un pays. Une chose que l’on ne pensait jamais écrire : la société de consommation nous manque ! Avoir des restaurants où la majorité des plats de la carte sont disponibles, trouver des bus facilement, retrouver des biscuits corrects, ou du jus de fruit autre que du nectar ; oui, tout cela nous manque !

Nous avons vraiment apprécié notre séjour à Cuba, il y a des paysages magnifiques, des gens sympathiques et souriants, et nous avons tellement appris de leur mode de fonctionnement. Inversement, nous avons été fortement déroutés par leur système de consommation et déçus de voir leur totale dépendance vis-à-vis du tourisme. Le tourisme est un acteur trop important de leur économie, et par conséquent, Cuba nous montre ce que le touriste veut voir : de la musique, des cocktails, des bonnes histoires de Che Guevara. Mais la réalité est masquée, et malgré tous nos efforts, nous ne sommes pas certains d’avoir vraiment tout compris à la société cubaine actuelle. Et puis il y a eu ces enquiquinements, ce système quasi mafieux qui fait en sorte que les touristes dépensent le plus de CUCs possibles sur l’île, parfois sans aucun remords. Après tout, le touriste est richissime, peut payer les toilettes 1$ lorsqu’il a vraiment envie d’y aller, la petite bouteille d’eau 2$ s’il a vraiment soif, le sandwich 6$ s’il a vraiment faim ou le taxi 100$ s’il doit vraiment aller à l’aéroport. Mister J appelle cela le « racket organisé des touristes ». Ceci dit, visiter Cuba vaut vraiment la peine mais il faut y aller maintenant, avant l’invasion américaine, et il faut aussi y aller en connaissance de cause : y voyager en routard n’est pas des plus simples, tout – absolument tout – est cher, le côté surfait des quartiers touristique peut en décevoir certains, etc.

Alors ce vol de retour ?  Nickel chrome, il s’est beaucoup mieux passé qu’à l’aller ! Au lieu d’un siège et demi pour deux, nous avons eu droit à trois sièges pour deux (soit le double de l’aller) car l’avion n’était pas du tout complet. Wouhouuu !

Dès notre arrivée à notre appart-hôtel à Mexico City, nous fonçons vers le supermarché pour faire nos courses pour les petit-déjeuners et les repas du soir. Vous n’imaginez pas le bonheur intense que nous avons ressenti lorsque nous avons retrouvé ce vrai supermarché où nous avions l’embarras du choix ! 😉 Et quel bonheur aussi après deux semaines et demi de pouvoir se cuisiner une grosse casserole de légumes !

 

Cuba: Trinidad

Mardi 23 février 2016. Trajet de Cienfuegos à Trinidad.

Après le dernier petit-déjeuner d’Ernesto, notre super cuisinier personnel, nous décidons de nous reposer un peu car Mister J a le nez bien encombré et n’arrête pas de se moucher. Trinidad ne se trouve qu’à 1h30 de route de Cienfuegos mais le bus ne part qu’à 13h. Nous avons donc le temps de glander toute la matinée 😉 Mais heureusement que nous sommes arrivés bien à l’avance à l’endroit de rendez-vous du bus car il est arrivé 30 minutes d’avance ! Un coup, il arrive une heure en retard (à La Havane) ; un coup, il arrive une demi-heure à l’avance. Il faudrait savoir 😉

Nous arrivons en début d’après midi à Trinidad et nous lançons immédiatement à la recherche d’une Casa Particular. Mister J se mouche de plus en plus et a mal à la tête ; du coup, nous ne sommes pas dans les meilleures conditions. Mais notre premier essai sera fructueux : une chouette petite chambre, dans ce qui ressemble plus à un hôtel qu’à une casa. Il y a 6 chambres mais nous sommes les seuls clients. Et la famille se relaie à tour de rôle pour nous « garder ». A chaque fois que nous passons dans le salon, il y a une personne différente 😉

 

Mercredi 24 février 2016. Visite de Trinidad.

Au petit-déjeuner à la casa, nous prenons du café, un jus de fruit frais, des toasts grillés et une assiette de fruits. Quant à l’omelette, nous passons notre tour car, en ce moment, nous mangeons beaucoup d’œufs ; ils veulent tous nous préparer des œufs au petit-déjeuner 😉 Pour la première fois, nous sommes vraiment déçus par le petit-déjeuner dans une Casa Particular : le café n’était pas bon, le jus de fruit n’avait pas de goût, les toasts étaient du pain rassis grillé et les fruits étaient secs. Ce petit déjeuner nous a laissé sur notre faim ; nous décidons donc de ne plus y prendre le petit-déjeuner les jours suivants. Nous décidons également de ne pas y manger ce soir, nous verrons peut-être demain. Après tout, ce serait sympa d’une fois changer et de manger le soir dans un chouette resto avec de la musique…

Trinidad est une chouette ville typiquement cubaine telle qu’on l’imagine : les couleurs, les odeurs de cigares, les groupes de musiques à chaque coin de rue.

Trinidad: un cigare Montecristo bien roulé

Trinidad: un cigare Montecristo bien roulé

Trinidad

Trinidad et ses papys musiciens

Trinidad

Trinidad et ses papys musiciens

Nous nous rendons tout d’abord à la Place Céspedes et visitons l’église San Francisco de Paula. Ensuite, nous rejoignons la Place Mayor en passant de ruelles colorées en ruelles colorées et visitons l’église de la Très Sainte Trinité.

Trinidad: la Place Cespedes

Trinidad: la Place Cespedes

Trinidad: l'église San Francisco de Paula (sur la Place Cespedes)

Trinidad: l’église San Francisco de Paula (sur la Place Cespedes)

Trinidad et ses rues colorées

Trinidad et ses rues colorées

Trinidad

Trinidad et ses rues colorées

Trinidad

Trinidad et ses rues colorées

Trinidad: la Place Mayor

Trinidad: la Place Mayor et l’église de la Très Sainte Trinité

Trinidad: la Place Mayor

Trinidad: la Place Mayor

Pour le repas de midi, nous nous posons sur un toit-terrasse avec une vue magnifique sur la ville, les montagnes et la mer. Seul problème : il n’y a pas d’ombre, et pas un seul parasol ! Nous croisons un couple d’Écossais, que Mister J aborde en faisant une petite blague « It’s a shame, no one got the idea to put an umbrella on this terrace ». Et là, le serveur nous explique, dans un très bon anglais, qu’à Cuba, il est interdit de mettre des parasols sur les toit-terrasses. Il nous propose discrètement d’en sortir un à condition que nous nous mettions loin du bord de la terrasse, là où personne ne pourra nous voir. Et le voilà qu’il nous installe un petit endroit ombragé, où nous avons pu partager un cocktail avec ce couple d’Écossais retraités.

Trinidad

Trinidad: le toit-terrasse

Trinidad

Trinidad: vue depuis le toit-terrasse

Trinidad: de la cuchancharra (rhum, miel et citron)

Trinidad: de la cuchancharra (rhum, miel et citron)

Ce fut un moment très sympa pendant lequel nous avons pu échanger beaucoup de nos expériences respectives à Cuba. Ce fut notamment l’occasion de dresser une liste de quelques paradoxes cubains :

  • 1) La double monnaie : Il y a deux monnaies en circulations les CUCs (Pesos Convertibles) et les CUPs (Pesos Cubains). 1 CUC vaut 1 US$ (fixe). Et 1 CUC vaut 24 CUPs, mais cela peut varier. Toutefois, seuls les CUCs sont convertibles en monnaies étrangères, fixé au cours du dollar (1 CUC = 1US$ = x €). Sauf que si on change 100 US$, on obtient que 90 CUCs car l’état n’aime pas les dollars américains et taxe donc de 10% l’échange de cette monnaie. Il est donc bien plus avantageux de changer des Euros ou des Livres Sterling. Pour l’histoire, le dollar américain était trop utilisé au goût du gouvernement cubain par les touristes ainsi que par les cubains pour les achats de gros montants. Il a donc décidé de mettre en place les CUCs au même cours que le dollar américain. Mais pour éviter que les dollars américains ne circulent encore, il a mis en place cette taxe ingénieuse de 10%. Cela a permis également au gouvernement d’instaurer plus de contrôle sur qui achète quoi. En effet, certains magasins ne pouvaient percevoir que des CUCs et d’autres que des CUPs, ce qui permettait ainsi de maintenir une double économie, l’une pour les touristes et l’autre pour les locaux. Ce système de double monnaie est en voie de disparition et, depuis quelques mois, tous les commerces acceptent les CUCs et les CUPs.
  • 2) A Cuba, le chauffeur d’un cyclo-taxi pour touristes peut être un chirurgien reconverti. C’est ce que nous a raconté le couple d’Écossais. Leur chauffeur leur a expliqué que le salaire moyen d’un chirurgien est de 40 CUCs (=40 US$) par mois, ce qui ne lui suffisait pas pour subvenir aux besoins de sa petite famille. Celui d’un taximan peut être 10 fois plus élevé. C’est un des plus gros problèmes à Cuba : les personnes travaillant en relation avec les touristes gagnent démesurément plus que les autres.
  • 3) Certains produits sont introuvables à Cuba : un poivrier par exemple. Un restaurateur l’a fait importer par sa famille des États-Unis et a dû payer 110% de taxe à l’importation. Par conséquent, il y a un marché noir pour tout : dans certaines rues, on vous vend « sous le manteau » des prises électriques d’occasion, de la super glue ou du gel pour les cheveux. Et des produits que l’on considère de première nécessité, comme du dentifrice ou du savon, sont tout simplement inaccessibles pour les cubains moyens. Depuis, nous regardons différemment certains objets.
  • 4) Cuba a 2 faces : une face touristique remplie de couleurs, de musique live, de danse et de cocktails, et une réalité beaucoup plus terne qui concerne la majorité des Cubains. La difficulté de s’approvisionner, les maisons délabrées… En s’éloignant un peu des sentiers battus, on est bien loin de l’image de carte postale. Le Cuba touristique a un côté superficiel, entretenu par les cubains car le tourisme est leur principale source de revenu. « Surfait » est probablement un des mots qui est sorti le plus souvent de la bouche des touristes que nous avons rencontrés pour décrire Cuba. Les touristes qui restent plutôt dans les quartiers touristes, comme La Vieille Havane, sont alors choqués lorsqu’ils osent s’aventurer dans des quartiers moins touristiques, voire carrément populaires, comme La Nouvelle Havane. Dans notre cas, nous avons tout de suite été mis dans le bain puisque nous avons découvert La Nouvelle Havane, plus délabrée et où nous logions, avant la Vieille Havane, toute pimpante. En utilisant le mot « surfait », les touristes se plaignent aussi de ne pas voir le vrai Cuba. Nous, nous estimons l’avoir entre-aperçu car dans chacune des villes que nous avons visitées, sans exception, nous nous sommes promenés dans les quartiers populaires, où nous n’avons croisés que quelques rares touristes. Et puis, nous avons essayé de nous faire à manger à La Havane et nous sommes donc confrontés à la difficulté de faire ses courses à Cuba. Mais avons-nous pour autant compris la réelle vie des Cubains. Pas sûr à 100%. Que nous cachent-ils d’autre ?

Si ces paradoxes nous font sourire (ou pleurer, selon les cas), la société cubaine a de très bons côtés et il faut les souligner. Les soins de santé sont gratuits et l’espérance de vie (78,4 ans) côtoie celle des pays développés. De même, l’éducation est gratuite et obligatoire et le taux de d’alphabétisation atteint 99,8%. La culture a aussi une place très importante à Cuba, où les places de concerts ou de théâtre se vendent à un prix dérisoire, même pour les Cubains. Et c’est cela qui nous attire dans ce pays : la richesse de leur culture. Cela passe surtout par la musique et la danse. La musique live est partout à Cuba. Et qui dit musique cubaine, dit danse. On voit parfois un serveur qui s’ennuie gratouiller la guitare du groupe qui fait une pause. Et ils sont pluridisciplinaires : on peut même parfois voir les membres d’un groupe échanger leurs instruments. 

L’après-midi, nous décidons de monter en haut de la Tour de la Lutte contre les Bandits, qui nous offre une vue imprenable sur toute la ville, les montagnes et la mer.

Trinidad: la Place Mayor

Trinidad: la Place Mayor et la Tour de la Lutte contre les Bandits

Trinidad: Che Guevara

Trinidad: Che Guevara est décidément partout à Cuba

Trinidad

Trinidad: vue sur les montagnes depuis la Tour de la Lutte contre les Bandits

Trinidad: vue de la Tour de la Lutte contre les Bandits

Trinidad: vue sur la Place Mayor depuis la Tour de la Lutte contre les Bandits

Le soir, nous retournons manger sur le même toit-terrasse pour assister au coucher de soleil sur Trinidad.

Trinidad

Coucher de soleil sur Trinidad

Trinidad

Coucher de soleil sur Trinidad

 

Jeudi 25 février 2016. Excursion dans la Valle de Los Ingenios.

Comme tout est cher à Cuba, nous avons démarché plusieurs agences de voyage pour cette excursion. Et au final, nous avons pris le moins cher : Infotur. Nous pensons que le gars de l’agence de voyage a demandé à un de ses potes de faire office de guide pour nous. Il semble avoir développé son petit business perso. D’ailleurs, nous avons remarqué que, dans l’agence, il y a deux systèmes de tickets : l’un officiel issu d’un carnet officiel qui dispose d’une copie carbone numérotée pour la comptabilité de l’agence de voyage ; et l’autre, une simple photocopie d’un ticket officiel qui rentre plutôt dans la comptabilité personnelle du gars de l’agence.

L’excursion n’en a été que plus amusante car nous nous sommes coltinés, avec un couple de jeunes français, un guide « francophone » qui ne connaissait pas beaucoup plus le français que nous l’espagnol ! Il répondait « oui, c’est bien ça » à toutes nos questions et semblait inventer la plupart de ses explications. Le point positif, ce fut la voiture qu’il a utilisée pour nous conduire sur les différents sites : une voiture américaine des années 60, un voyage dans le temps !

Trinidad: notre taxi pour la matinée (dans la Valle de los Ingenios)

Trinidad: notre taxi pour la matinée (dans la Valle de los Ingenios)

Malgré les connaissances très approximatives du guide sur l’histoire de cette vallée, nous ne sommes pas déçus d’y être allés. Nous voulions absolument aller voir cette vallée, un must-see de la région. Qu’a-t-elle de si particulier ? C’est une vallée dans laquelle des exploitations gigantesques de canne à sucre se sont développées afin produire du sucre et du rhum. Le sucre était exporté en URSS tandis que le rhum était destiné au marché local.

La Valle de los Ingenios ou la Vallée des Moulins à Sucre

La Valle de los Ingenios ou la Vallée des Moulins à Sucre

La Valle de los Ingenios: la canne à sucre

La Valle de los Ingenios: la canne à sucre et une presse pour en extraire le jus

La Valle de los Ingenios: la demeure des propriétaires de la sucrerie

La Valle de los Ingenios: la demeure des propriétaires d’une sucrerie

De nombreux esclaves africains étaient utilisés pour travailler dans les champs. Pour les surveiller et veiller à ce qu’ils ne s’enfuient pas, des tours gigantesques ont été construites, dont certaines offrent une vue imprenable sur la vallée. Ils nous rappellent alors que deux autres pays avaient aussi recours à l’esclavage : le Brésil dans les champs de canne à sucre, comme à Cuba, et les États-Unis dans les champs de coton. Le travail dans les champs de canne à sucre était tellement harassant que les esclaves n’y travaillaient que 7 à 10 ans ; ensuite, ils s’attelaient à des tâches « moins difficiles », comme aller chercher de l’eau au puits. Le guide nous raconte aussi que les esclaves étant très chers à l’achat, un propriétaire avait eu l’idée d’acheter des couples d’esclaves, dont la progéniture lui assurait une relève…

La Valle de los Ingenios: la tour servant à surveiller les esclaves dans les champs de canne à sucre

La Valle de los Ingenios: une tour servant à surveiller les esclaves dans les champs de canne à sucre

La Valle de los Ingenios: les chambres des esclaves africains, où ils s'entassaient à 15

La Valle de los Ingenios: les chambres des esclaves africains, où ils s’entassaient à 15

La Valle de los Ingenios: l'eau du puits, qui était transportée par les esclaves, servait à notamment à remplir le bain des propriétaires

La Valle de los Ingenios: l’eau du puits, qui était transportée par les esclaves, servait notamment à remplir le bain des propriétaires

La Valle de los Ingenios: la plus haute tour servant à surveiller les esclaves dans les champs de canne à sucre

La Valle de los Ingenios: la plus haute tour servant à surveiller les esclaves dans les champs de canne à sucre

La Valle de los Ingenios: vue de la tour

La Valle de los Ingenios: vue de la plus haute tour

La Valle de los Ingenios: vue de la tour

La Valle de los Ingenios: vue de la plus haute tour

Et qu’en est-il aujourd’hui ? Depuis la chute de l’URSS, le sucre est devenu invendable et les exploitations ont fermé les unes après les autres. L’embargo américain y est certainement pour quelque chose aussi mais le guide prétend que non…

L’excursion se terminant plus tôt que prévu (midi au lieu de 14h), il nous reste l’après-midi pour continuer à découvrir Trinidad et partir notamment hors des sentiers battus. Nous passerons notamment par la Place des Trois Croix et la Place Jigüe.

Trinidad: Place des Trois Croix

Trinidad: Place des Trois Croix

Trinidad: en dehors des sentiers battus

Trinidad: en dehors des sentiers battus

Trinidad: suivant un rituel afro-cubain de purification, certaines femmes ne s'habilent qu'en blanc pendant un an (accessoires compris)

Trinidad: suivant un rituel afro-cubain de purification, certaines femmes ne s’habilent qu’en blanc pendant un an (accessoires compris)

Trinidad

Trinidad: en dehors des sentiers battus

Trinidad: Place du Jigüe

Trinidad: Place du Jigüe avec son bar « La Bodeguita del Medio ».

Trinidad: Place du Jigüe

Trinidad: Place du Jigüe

Le soir, nous mangeons à notre casa. Après tout, ce n’est pas parce que le petit-déjeuner n’est pas bon que le repas du soir le sera également…Et bein si ! La soupe de poulet était grasse, le riz beaucoup trop cuit et le jus de fruit toujours sans goût. C’est décidé : pour une fois, nous boycotterons la nourriture de notre casa et irons manger au restaurant !

 

Vendredi 26 février 2016. Excursion à Topes de Collantes.

Pour cette excursion, nous avons également essayé de trouver la moins chère car les différences de prix entre les agences de voyage étaient faramineuses (entre 35$ par personne pour 1 journée chez Cubanacan et 60$ chez Cubatour). Cette fois-ci, nous avons vraiment eu une bonne surprise : le groupe était très sympa, la promenade super chouette, la guide était très intéressante et parlait excellemment bien anglais. Merci Cubanacan !

Nous prenons tout d’abord place dans un camion-bus et partons en direction d’un superbe point de vue sur Topes de Collantes et la mer. 

Trinidad: notre camion-bus pour notre journée dans les montagnes à Topes de Collantes

Trinidad: notre camion-bus pour notre journée dans les montagnes à Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes: vue sur les montagnes et la mer

Nous visitons ensuite une plantation de café, où nous recevons un expresso (moins bon que le café des casas particulares) puis commençons notre balade à pied.

Topes de Collantes: un pilon pour les graines de café

Topes de Collantes: un pilon pour les graines de café

Topes de Collantes: et une expresso inclus dans le prix de la visite

Topes de Collantes: et une expresso inclus dans le prix de la visite !

Topes de Collantes: une plantation de café, bien à l'ombre des arbres

Topes de Collantes: une plantation de café, bien à l’ombre des arbres

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes; une ferme de plantations de café et bananiers

Topes de Collantes; une ferme de plantations de café et bananiers

Topes de Collantes: un arbre à guavas

Topes de Collantes: un arbre à guavas

Topes de Collantes: un palmier royal, l'emblème de Cuba

Topes de Collantes: un palmier royal, l’emblème de Cuba

Topes de Collantes

Topes de Collantes

L’excursion se termine par un petit bain dans une magnifique cascade. Cela fut d’autant plus magique que nous ne sommes que 4 (2 Anglais et nous 2) à avoir tenté l’expérience de la baignade. Mais nooon, l’eau n’était pas si froide que ça 😉

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Topes de Collantes

Nous avons ensuite partagé le repas de midi avec tout notre groupe, le moment d’échanger sur notre voyage. Un couple de Canadiens nous apprend que c’est la 5e fois qu’ils viennent à Cuba, qu’ils ont aussi fait une voyage d’un an l’année passée mais en Europe et en Afrique, et que dans les années 90, ils ont voyagé 6 mois en Asie du Sud-Est. Waouw, pas mal ! Une retraitée Française, qui a également beaucoup voyagé an Asie et Amérique Latine, nous a, elle, donné quelques conseils sur le Chili et l’Argentine. Chouette groupe de voyageurs aux longs cours ! 😉

Topes de Collantes: une autre bonne bière cubaine, plus forte et (donc) meilleure ;)

Topes de Collantes: une autre bonne bière cubaine, plus forte et (donc) meilleure ;)

Après cette très agréable excursion, nous nous rappelons qu’il reste une place que nous n’avons pas encore visitée à Cuba : la Place Santa Ana. On y va, on n’y va pas ? Allez, pour ne pas avoir de regrets, allons-y ! En plus, nous sommes tout prêts ! Nous avons pu y observé des Cubains faire la file avec leur bouteille ou bidon pour acheter de la bière et de l’agua cola. En rigolant, une Cubaine a expliqué à deux autres touristes : « Vous, c’est du Coca-Cola et nous, de l’agua cola ».

Topes de Collantes: l'église Santa Ana

Trinidad: l’église Santa Ana

Topes de Collantes: la Place Santa Ana

Trinidad: la Place Santa Ana

Topes de Collantes

Trinidad: une des rues menant à la Place Santa Ana

Topes de Collantes: "vous, c'est du Coca-Cola et nous, de l'agua cola"

Trinidad: « vous, c’est du Coca-Cola et nous, de l’agua cola »