Argentine: Posadas et San Ignacio Mini

Jeudi 1er septembre 2016. Trajet Cafayate-Salta-Posadas.

Bonne rentrée à tous ! De notre côté, ce n’est pas encore pour tout de suite 😉 Quoique…cela fait déjà 11 mois que nous sommes sur les routes ; il ne nous reste donc plus que 1 mois et demi ! Un mois et demi, ça va encore mais 6 semaines, cela paraît vachement court 😉 Mamma mia !

Ce matin, nous devons prendre le bus tôt le matin pour Salta, où nous déjeunerons et ferons quelques courses, car à 15h nous partons en bus pour Posadas. Arrivée prévue le lendemain vers 10h soit… 19h de trajet !

Et comme le dernier long trajet que nous ayons fait ne brillait pas par sa gastronomie à bord (11h de trajet de San Pedro de Atacama à Salta durant lesquelles nous n’avons eu que des biscuits sucrés et salés), nous avons décidé de prendre les devants : nous achetons au Carrefour des baguettes de farine complète, du gruyère tranché, de la rosette de Lyon (qui ne venait certainement pas de Lyon…) et un tube de Savora, comme si on était au pays de Mister J !

Vers 13h, nous mangeons dans le même restaurant où nous avions nos habitudes à Salta ; Miss V prend des ravioles au potiron et Mister J une entrecôte. Bien calés, nous retournons à la gare de bus pour attendre patiemment le bus. La compagnie s’appelle Flecha Bus et au vu des différents bus stationnés dans la gare, nous prenons un peu peur devant leur vétusté. Mais le nôtre, qui arrivera cette fois à l’heure, est plutôt récent. Ce sont bien des « camas » (sièges inclinables à 160°), les toilettes fonctionnent et surtout, une charmante hôtesse nous accueille à bord. Il manque simplement…la ceinture de sécurité, qui semble coincé sous nos sièges. Enfin bref, les autres ne semblent pas en avoir non plus ! Cela ne fait tout de même pas très sérieux.

Vers 17h, nous avons droit à des snacks composés de biscuits sucrés et salés, accompagné d’un « maté » ou d’un « thé ». Le soir, surprise : nous avons droit à un plateau repas composé d’un caviar d’aubergines en entrée, d’un poulet pané avec de la purée en plat chaud et d’un riz au lait vraiment pas terrible en dessert. Finalement, ce fut bon et rassasiant. Du coup, nous ne mangerons notre pique-nique que le lendemain midi.

Pour accompagner le repas, nous avions le choix entre un vin blanc pétillant, une sangria ou un soda. Et pour digérer, une liqueur ou un whisky. Un vrai service 4 étoiles dans ce bus ! Mister J tente le Whisky ; la serveuse ne doit pas être habituée à servir un Whisky car la dose est franchement généreuse. Ce n’est pas grave, cela permet de bien dormir !

Vers 23h, le 3e et dernier film de la soirée se termine, la TV s’éteint, il est temps de dormir…

 

Vendredi 2 septembre 2016. Repos à Posadas.

Notre bus arrive à Posadas, comme prévu, vers 10h du matin. Alors ces 19h de bus ? Franchement, avec les 3 films, les snacks, le repas du soir et des sièges-camas (très inclinables et larges) pour dormir, nous n’avons pas vu le temps passer. Heureusement car, le pays étant tellement grand, ce ne sera pas le seul trajet de ce genre en Argentine ! Quant aux prix des vols intérieurs, ils sont tout à fait abordables…pour les Argentins. Pour les étrangers, il est le double ;( Et le site internet ne mentionne cette différence de prix qu’à la dernière étape. Arrrgh, désillusion, nous devons prendre le bus 😉

Arrivés au terminal de bus de Posadas, nous devons maintenant rejoindre le centre-ville qui se trouve à 5 kms… Bus ou taxi ? Taxi ou bus ? Restant fidèles à nos bonnes habitudes, nous choisissons le bus local, qui nous y déposera en moins de 20 minutes.

D’après notre guide de voyage, les hôtels ne sont pas terribles à Posadas. Nous avons réservé un « Boutique-Hôtel ». C’est le nom qu’utilisent certains hôtels qui dépensent un peu plus que les hôtels classiques en décoration et en confort. Ils s’autoproclament alors Boutique-Hôtel. Nous avons choisi cet hôtel non pour son côté « Boutique » mais pour son côté bon rapport qualité/prix dans le centre-ville ! Et heureusement car le côté « Boutique » ne saute vraiment pas aux yeux 😉 Il fait plutôt vieux hôtel pour homme d’affaire un peu à l’abandon. Mais c’est propre, la chambre est grande et calme, c’est tout ce qu’il nous faut.

Comme nous pouvons avoir la chambre immédiatement, nous en profitons pour nous reposer, pique-niquer et préparer le reste de notre voyage !

Posadas est décrite dans notre guide de voyage comme une ville sans charme mais franchement, il faudrait qu’ils y reviennent faire un tour. Elle n’est certes pas très jolie d’un point de vue architectural mais loin d’être moche. De plus, les rues sont très vivantes, modernes et donnent vraiment envie de s’y balader. Ce n’est pas le cas de toutes les villes 😉

Posadas: vue de notre hôtel

Posadas: vue de notre hôtel. Au fond à gauche, on aperçoit le Rio Paraná; de l’autre côté du fleuve se trouve le Paraguay.

Le soir, nous sortons vers 19h30 pour trouver un restaurant mais…les restaurants n’ouvrent qu’à 20h (au plus tôt). Certains ouvrent même qu’à partir de 21h. Mamma mia ! Après avoir fait un petit tour pour passer le temps, nous entrons vers 20h15 dans un restaurant et nous nous sommes bien sûr les premiers 😉 Mais le serveur nous réserve une surprise : il nous dit qu’il a de la bonne bière belge. Après 11 mois de voyage, pour une surprise, c’est une bonne surprise.  Mais…il nous ramène de la Grolsch… Grrrrr ! Jusqu’à preuve du contraire, la Hollande ne se trouve pas encore en Belgique 😉

 

Samedi 3 septembre 2016. Visite des ruines de la mission jésuite de San Ignacio Mini.

Hier, journée de repos, il faisait beau et chaud mais aujourd’hui que nous voulons visiter, il fait froid et il pleut. Le temps joue avec nos pieds depuis Salta 😉 Mais ce n’est pas cela qui nous arrêtera. Aujourd’hui, nous allons visiter les ruines de la mission jésuite de San Ignacio Mini, qui se trouve à 55kms au nord de Posadas. Pour s’y rendre, il faut prendre un bus local du centre-ville jusqu’au terminal de bus, puis un car jusqu’à San Ignacio.

Fondée en 1696 par les Jésuites espagnols, San Ignacio Mini était un véritable village où vécurent jusqu’à 4500 personnes. Mais là encore, nous ne sommes pas d’accord avec notre guide de voyage, qui décrit San Ignacio comme un gentil village mignon et les ruines jésuites comme très belles. San Ignacio ressemble plutôt à un trou perdu désert et il ne reste malheureusement pas grand-chose des ruines (à cause des guerres, de l’abandon et de la dégradation naturelle). 

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio: restes des missions jésuites

San Ignacio et ses rues pavées recouvertes de terre rouge

San Ignacio et ses rues pavées recouvertes de terre rouge

San Ignacio Mini: maquette de la mission jésuite, avec la cathédrale au fond

San Ignacio Mini: maquette de la mission jésuite, avec la cathédrale au fond

San Ignacio Mini: en chemin vers les ruines de la cathédrale jésuite

San Ignacio Mini: en chemin vers les ruines de la cathédrale jésuite

San Ignacio Mini: l'entrée de la cathédrale

San Ignacio Mini: l’entrée de la cathédrale

Seuls les portails sculptés et la couleur des pierres (noirs par-ci, ocre par-là) sont vraiment intéressants. Et malheureusement, ne sont affichées que quelques pauvres explications, pas de quoi apprendre grand-chose. Là où nous avons été étonnamment surpris par Posadas, nous sommes étonnamment déçus par San Ignacio. Il faut dire que la pluie n’a pas aidé. Les ruines se trouvant au vert, il doit être beaucoup plus agréable de s’y promener par beau temps, comme dans un parc forestier.

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio Mini: les ruines de la mission jésuite

San Ignacio Mini: de la brique noire, de la brique rouge, colorée cette mission jésuite.

San Ignacio Mini: de la brique noire, de la brique rouge, colorée cette mission jésuite.

Mais pourquoi des missions jésuites ? Pour évangéliser l’Amérique du Sud (selon les Jésuites), pour étendre la présence espagnole en l’Amérique du Sud (selon la couronne espagnole), pour protéger les peuples de leurs ennemis (selon les indigènes). Ces anciennes missions jésuites se visitent désormais en Bolivie, en Argentine, au Paraguay et au Brésil.

Nous sommes parfois dégoutés par la quantité énooorme de viande que l’on nous sert en Argentine mais il faut admettre que dans certains restaurants, ils servent de la viande d’une excellente qualité : à San Pedro de Atacama (Chili), à Cafayate et ce midi à Posadas, la viande fondait dans notre bouche. Jamais nulle part ailleurs nous n’avons goûté de la viande si tendre et goûteuse.

En Argentine, la viande s’accompagne presque toujours de vin. Mais si les Argentins savent faire du très bon vin, ils ne savent pas le boire ! En général, on vous servira votre bouteille de vin rouge dans un seau à glace. Et surtout, accompagné de gros glaçons ou d’eau pétillante… Sacrilège ! 😉 Nous avons vraiment du mal à nous y faire !

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